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Gastroscopie
Afin que vous soyez clairement informé(e) du déroulement de cet examen, nous vous invitons à lire attentivement ces informations. Votre médecin est à votre disposition pour vous exposer en complément toute autre précision que vous souhaiteriez. Qu'est-ce qu'une gastroscopie ? La gastroscopie est une exploration visuelle de l’œsophage, l’estomac et le duodénum permettant de mettre en évidence des lésions, ce qui permet à votre médecin de déterminer l’origine de vos symptômes. Pourquoi réaliser une gastroscopie ? Votre médecin vous a proposé cet examen compte tenu de symptômes évoquant un problème du tube digestif supérieur (œsophage, estomac, duodénum). La gastroscopie se fait au moyen d’un endoscope (tube flexible dont le bout est muni d’une caméra vidéo et d’une lampe) afin de détecter des lésions internes et de pouvoir faire des prélèvements (biopsies) si nécessaire. Cet examen contribue à établir un diagnostic dans divers problèmes (difficultés ou douleur lors de la déglutition, douleurs abdominales, brûlant, mise au point d’anémie, de diarrhée, de perte de poids, saignement digestif, détection de tumeurs, etc) .Dans certains cas, des colorations par application de solution colorée ou par processus informatique de traitement de l’image vidéo (NBI), voire l’utilisation de zoom seront réalisées afin de mieux détecter des lésions tumorales débutantes. Comment vous préparer à une gastroscopie ? Avant la procédure :Expliquez à votre médecin quels sont vos antécédents (problèmes de santé connus) et quels médicaments vous prenez habituellement. Si vous avez des allergies connues, détaillez-les à votre médecin. Si vous êtes diabétique, votre médecin vous conseillera de ne pas injecter votre insuline rapide et/ou ne pas prendre d’antidiabétiques oraux avant l’examen.Pour un examen diagnostic, si vous prenez des médicaments qui fluidifient le sang :Ticlid® ou du Plavix® : ne pas interrompreHéparine de bas poids moléculaire (Fraxiparine®, Clexane®, Innohep®, Fraxodi®) : ne pas interrompreSintrom® :  vérifier l’INR la semaine précédente : si équilibré : ne pas interrompreEliquis®, Xarelto®, Pradaxa® : ne pas prendre la dose le matin de l’endoscopiePour un examen associé à un traitement (gastroscopie thérapeutique), discuter la modalité d’interruption avec votre médecin.Vous devez impérativement être à jeun (ni boire, ni manger, ni fumer) depuis 6 h avant la gastroscopie afin de ne pas gêner la vision, ni prendre de risque durant l’examen. Enlevez vos éventuelles prothèses dentaires et lunettes. Comment se déroule une gastroscopie ? Une anesthésie locale (spray) est faite au niveau de la gorge. Vous êtes installé sur le côté gauche. Une pièce en plastique (mors) est placée entre vos dents. Votre médecin introduit l’endoscope par la bouche pour arriver au niveau du tube digestif. L’examen n’est pas douloureux. Vous n’êtes pas gêné pour respirer car l’endoscope ne va pas dans les poumons mais il est important de vous concentrer sur votre respiration afin qu’elle soit régulière ce qui évite les nausées. Vous devez laisser couler votre salive durant l’examen et ne pas essayer de l’avaler. De l’air est insufflé durant l’examen au niveau de votre estomac, ce qui peut occasionner de petits renvois d’air et donner l’impression que le ventre est gonflé. Des biopsies (prélèvements) seront réalisées selon le jugement de votre médecin, ce qui peut donner une sensation de pincette. L’examen dure environ 5 à 10 minutes .Si vous le souhaitez, une sédation (un calmant) ou une anesthésie peut être effectuée avant l’examen pour faciliter sa tolérance. Dans ce cas, vous devrez rester en surveillance durant au moins une heure avant de pouvoir rentrer, vous ne serez pas en mesure de vous concentrer le jour-même ni de prendre de décision importante, et ne pourrez pas conduire durant 24h. Dans ce cas, nous vous conseillons de vous faire accompagner.Après l’examen, votre médecin vous informera du délai nécessaire avant de pouvoir à nouveau manger et boire. Il vous expliquera les résultats de l’examen et vous proposera éventuellement un traitement. Gastroscopie : quelles complications possibles ? Tout acte médical, même conduit dans des conditions de compétence et de sécurité conformes aux données actuelles de la science et des réglementations en vigueur recèle un risque de complication.Les complications de la gastroscopie sont très exceptionnelles (perforation, hémorragie, troubles cardio-vasculaires et respiratoires, infections). Elles peuvent nécessiter une hospitalisation. Elles peuvent être favorisées par vos antécédents médico-chirurgicaux ou la prise de certains médicaments. Ces complications pourraient se manifester le jour de l’examen ou dans les jours suivants. En cas de symptôme anormal (douleur abdominale, thoracique, vomissements de sang (rouge ou noir), toux, fièvre, frissons,..), n’hésitez pas à recontacter le médecin qui s’est occupé de vous aux heures ouvrables, du lundi au vendredi, de 8h00 à 16h30 :  Clinique d'Endoscopie Hôpital Général Erasme au +32 (0)2 555.32.92Hôpital de Jour Erasme au +32 (0)2 555.37.77Prendre rendez-vous pour faire une endoscopie à l'Hôpital Erasme : rendez-vous [dot] Endoscopie [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (rendez-vous[dot]Endoscopie[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be) Institut Bordet au +32 (0)2 541.37.20Prendre rendez-vous pour faire une endoscopie à l'Institut Jules Bordet : accueil [dot] endoscopie [at] bordet [dot] be (accueil[dot]endoscopie[at]bordet[dot]be) Si vous n’arrivez pas à le contacter, il importe de contacter rapidement votre médecin traitant, un médecin de garde ou le service des urgences.Entre chaque patient et selon la réglementation en vigueur, l’endoscope est désinfecté et les accessoires utilisés sont stérilisés ou jetés (matériel à usage unique).À propose de la gastroscopie thérapeutiqueDiverses pathologies du tube digestif supérieur peuvent être traitées par gastroscopie. Dans ce cas, l’examen s’effectue la plupart du temps sous sédation ou anesthésie. Les principales possibilités sont les suivantes :Dilatations de rétrécissements œso-gastro-duodénaux (sténoses).Mise en place de prothèse(s) du tube digestif supérieur comme traitement d’une fuite ou d’un rétrécissement.Ablation de tumeurs superficielles.Coagulation de lésions vasculaires.Arrêt d’hémorragies (hémostase).Ligature de varices œsophagiennes.Mise en place de ballon intragastrique afin de perdre du poids.En cas d’examen thérapeutique, le risque de complication peut être plus important(selon le problème médical à traiter) et nécessite la plupart du temps une surveillance hospitalière. 
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Les options endoscopiques dans la prise en charge de l'obésité
L’obésité est une pathologie chronique qui peut entraîner de nombreuses complications métaboliques et cardiovasculaires. Lorsque les approches conventionnelles comme le régime et l’activité physique ne suffisent pas, des solutions endoscopiques peuvent être envisagées. Ces techniques, peu invasives, permettent une prise en charge efficace en limitant les risques liés à la chirurgie bariatrique. Obésité : quelle prise en charge médicale à l'H.U.B ? Le Service de Gastro-Entérologie de l’Hôpital Erasme propose une prise en charge multidisciplinaire de l’obésité avec des options endoscopiques innovantes. Parmi celles-ci, la pose d’un ballon gastrique permet de réduire la sensation de faim et de favoriser la perte de poids. Une autre alternative est la sleeve gastroplastie endoscopique, qui consiste à réduire la taille de l’estomac sans intervention chirurgicale lourde.Nos équipes associent ces techniques à un suivi nutritionnel et comportemental personnalisé afin d’optimiser les résultats. Une collaboration étroite entre gastroentérologues, endocrinologues, diététiciens et psychologues assure une approche globale et adaptée à chaque patient.Il est essentiel d’adopter une hygiène de vie saine avant et après une intervention endoscopique pour l’obésité. Une alimentation équilibrée, riche en fibres et en protéines, ainsi qu’une activité physique régulière, sont recommandées pour maximiser les résultats. À la prise en charge endoscopique s’associe des rendez-vous multidisciplinaire chez le gastroentérologue, la diététicienne et la psychologue, afin de renforcer les changements du mode de vie. Découvrez la Clinique d'Endoscopie de l'H.U.B
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Le traitement des complications chirurgicales par voies endoscopiques
Complications chirurgicales : quelle prise en charge médicale à l'H.U.B ? Il arrive qu’après une intervention chirurgicale digestive (ablation de l’œsophage, de l’estomac, chirurgie bariatrique pour perdre du poids, ablation d’une partie du colon), la suture digestive présente une fuite (ou fistule si persiste dans le temps). Ceci peut donner une infection abdominale de voisinage et d’autres complications. Notre équipe d’endoscopie a développé une série de techniques permettant de résoudre ces complications par voie endoscopique, parfois en association avec un traitement radiologique afin de pouvoir éviter de réopérer. Ainsi, il est possible de poser temporairement une prothèse oeso-gastrique, d’utiliser des thérapies aspiratives ou de poser un drain interne afin d’atteindre une cicatrisation. De même, après chirurgie pancréatico-biliaire, il peut survenir une fuite de bile ou de sécrétions pancréatiques. Différentes approches permettent de résoudre celles-ci grâce aux différentes techniques disponibles en endoscopie (cholangiopancréatographie rétrograde/percutanée, drainage sous échoendoscopie,..).La prise en charge de ces complications éventuelles nécessite une discussion entre les intervenants de l’équipe chirurgicale, radiologique et endoscopique de manière à choisir la meilleure solution pour chaque patient. La disponibilité de l’ensemble des techniques au quotidien permet de prendre en charge rapidement les patients qui le nécessitent. L’expertise de l’équipe de la Clinique d'Endoscopie spécifiquement dans la prise en charge de ces complications, ainsi que son matériel disponible, en font un centre réputé dans cette activité, pour laquelle de nombreux patients sont référés par d’autres hôpitaux.Si vous souffrez de complication chirurgicale, parlez-en à votre médecin. Celui-ci peut prendre contact avec les médecins de la Clinique d’endoscopie afin de discuter d’un éventuel traitement endoscopique par téléphone au +32 (0)2 555.32.72.  Découvrez la Clinique d'Endoscopie de l'H.U.B Traitement endoscopique des complications chirurgicales : quelles innovations à l'H.U.B ? De multiples publications scientifiques ont été émises par les membres du service au cours des dernières années sur ce sujet (stent oeso-gastriques ou prothèses double pigtails pour traiter les fuites après chirurgie bariatriques, drainage sous échoendoscopie ou par cholangiographie rétrograde dans le cadre de fuite biliaires post-opératoires, par exemple).Par ailleurs, au sein du service est développé un nouvel instrument permettant de résoudre par coupe automatique, des problèmes post-chirurgicaux de diverticules et chicanes empêchant le patient de s’alimenter correctement (Candy cane syndrome). Des études sont ouvertes afin de pouvoir traiter les patients qui en ont besoin par ce nouvel instrument.
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Clinique de rythmologie cardiaque
Le service de cardiologie de l'Hôpital Universitaire de Bruxelles offre des soins complets et personnalisés aux patients atteints de pathologies cardiaques et cardiovasculaires complexes nécessitant une prise en charge rapide. Qu’est-ce qu’un trouble du rythme cardiaque ? Un trouble du rythme (arythmie) est une anomalie de la fréquence ou de la régularité des battements du cœur. Le cœur peut battre trop vite (tachycardie), trop lentement (bradycardie) ou de façon irrégulière. Certaines arythmies sont bénignes, d’autres nécessitent une prise en charge rapide, selon leur origine et les symptômes associés.  Missions de la Clinique de Rythmologie Cardiaque La Clinique de Rythmologie Cardiaque a pour vocation de prévenir, diagnostiquer et traiter les troubles du rythme cardiaque grâce à une approche intégrée et pluridisciplinaire. Nos équipes spécialisées — rythmologues, cardiologues, infirmier·ère·s expert·e·s et technicien·ne·s d’électrophysiologie — mettent en œuvre les techniques les plus récentes pour assurer une prise en charge sécurisée, personnalisée et centrée sur le patient. Image Image Image Un parcours de soins personnalisé Évaluer précisément les troubles du rythme grâce à des examens spécialisés (Holter, ECG prolongé, explorations électrophysiologiques…).Proposer des traitements adaptés : médicaments anti-arythmiques, ablations par cathéter, pose de stimulateurs cardiaques et défibrillateurs implantables.Améliorer la qualité de vie des patients souffrant d’arythmies chroniques.Assurer un suivi spécialisé à long terme, incluant le télésuivi des dispositifs implantés.Accompagner les patients et leurs familles, en leur offrant une information claire, une écoute attentive et un suivi adapté. L'accès aux traitements les plus innovants Proposer des techniques diagnostiques de pointe, telles que les explorations électrophysiologiques et les enregistrements du rythme cardiaque.Garantir l'accès aux traitements les plus innovants, incluant les ablations cardiaques, la stimulation cardiaque et la cardioversion.Promouvoir une approche pluridisciplinaire, en collaboration avec les cardiologues, anesthésistes, infirmiers spécialisés et autres experts du pôle cardiovasculaire.Promouvoir l’innovation et la formation, en intégrant les avancées technologiques et en participant aux programmes de recherche en rythmologie. Notre offre de soins Examens diagnostiques proposésECG (électrocardiogramme) - Enregistrement rapide de l’activité électrique du cœur.Holter ECG - Enregistrement sur 24h à plusieurs jours pour détecter des arythmies ponctuelles.Enregistrement implantable ("Holter sous-cutané") - Un petit dispositif mis sous la peau pour surveiller le rythme sur plusieurs mois.Échographie cardiaque - Visualisation du cœur en mouvement.Tests d’effort - Évaluation du rythme cardiaque à l’exercice.Étude électrophysiologique (EEP) - Exploration précise du circuit électrique du cœur, réalisée en salle de rythmologie.Traitements et techniques utiliséesCardioversion électrique - Un choc électrique contrôlé pour remettre le cœur au rythme normal.Ablation par radiofréquence ou cryoablation - Technique mini-invasive consistant à neutraliser la zone responsable de l’arythmie (Radiofréquence = "chaleur" ciblée - Cryoablation = "froid" contrôlé)Pose de pacemaker - Appareil qui empêche le cœur de battre trop lentement.Défibrillateur implantable (DAI) - Surveillance permanente du rythme avec défibrillation automatique si besoin.Stimulateur resynchroniseur (CRT) - Pour synchroniser le cœur en cas d’insuffisance cardiaque associée.Médicaments antiarythmiques - Pour réduire la fréquence ou prévenir les crises.Anticoagulants - Pour réduire le risque de caillot et d’AVC, notamment en cas de fibrillation atriale. Les maladies prises en charge par la Clinique de Rythmologie Cardiaque de l'H.U.B Fibrillation atriale (FA ou fibrillation auriculaire)Le trouble du rythme le plus fréquent. Les oreillettes battent de façon rapide et irrégulière.Symptômes : palpitations, essoufflement, fatigue, risque d’AVC. Flutter atrialForme particulière d’arythmie avec un circuit électrique tournant rapidement dans l’oreillette.Symptômes proches de la FA, mais moins irréguliers. Tachycardie supraventriculaire (TSV)Accélération brusque du cœur partant des oreillettes.Crises soudaines de palpitations rapides qui peuvent durer quelques minutes à plusieurs heures. Tachycardie ventriculaireTrouble grave venant des ventricules, pouvant mener à un arrêt cardiaque.Prise en charge urgente. Bradycardie et bloc auriculo-ventriculaireRalentissement anormal du rythme cardiaque dû à un défaut de conduction électrique.Peut nécessiter un pacemaker. Extrasystoles atriales ou ventriculairesBattements en trop, souvent bénins, mais gênants.Sensation de “raté” ou de battement fort. Syndrome de Wolff-Parkinson-White (WPW)Présence d’une voie électrique supplémentaire dans le cœur.Crises de tachycardie chez les jeunes adultes. Fibrillation ventriculaireArythmie la plus grave, cause majeure d’arrêt cardiaque.Urgence extrême, prise en charge par défibrillation. Pr. Ruben Casado Arroyo - Directeur de la Clinique de Rythmologie Cardiaque de l'H.U.B Le Dr Casado Arroyo a obtenu son diplôme de médecine de l’Université de Cantabria en 2001 et son certificat de spécialiste en Soins Intensifs de l’Université de Saint-Jacques-de-Compostelle en 2007 et Cardiologie de l’Université de Saragosse en 2011. En 2006 et 2007, il a fait un stage de recherche comme research fellow à l’université de Harvard (Massachussetts General Hospital) et en 2008 à l’université D’Annunzio en 2008.  Il a ensuite effectué, de 2011 à 2013, une surspécialisation en rythmologie (troubles du rythme cardiaque, clinique, traitement et recherche) à la Vrije Universiteit Brussel, dans le service du professeur Pedro Brugada. En 2015, il a fait un stage de recherche dans le domaine de l’opération par cathéter de la tachycardie ventriculaire à l’Université de Pennsylvanie, dans le service de professeur Francis E. Marchlinski.Il est membre actif du département de médecine de l’Hôpital Erasme depuis 2013, au sein du service de cardiologie. Il est spécialisé dans le domaine de l’ablation par cathéter pour le traitement de la fibrillation auriculaire et la tachycardie ventriculaire. Il est l’auteur de nombreuses publications scientifiques et de livres dans ce domaine. FAQ – 10 questions fréquentes sur les troubles du rythme cardiaque 1. Une arythmie est-elle toujours dangereuse ? Non. Certaines sont bénignes (extrasystoles), d’autres nécessitent un suivi, d’autres encore une prise en charge urgente. Votre rythmologue évaluera le niveau de risque. 2. Quelles sont les causes des troubles du rythme ? Elles peuvent être liées à l’âge, au stress, à l’hypertension, à une maladie cardiaque, aux hormones, à l’alcool, ou parfois être sans cause identifiée. 3. Comment savoir si j'ai une arythmie ? Les signes les plus courants sont : palpitations, essoufflement, fatigue, étourdissements ou malaises. Un ECG ou un Holter permet de confirmer le diagnostic. 4. Est-ce que la fibrillation atriale peut disparaître ? Elle peut être paroxystique (par crises) et évoluer de manière variable. Certaines personnes peuvent être stabilisées grâce aux traitements ou à une ablation. 5. L'ablation est-elle douloureuse ? Non. Elle se fait sous anesthésie locale ou générale. Vous pouvez ressentir une gêne, mais l’intervention est en général bien tolérée. 6. Puis-je reprendre une activité physique après une procédure ? Oui, après avis médical. Une activité régulière et adaptée est bénéfique pour le cœur. 7. Les appareils implantés (pacemaker/DAI) sont-ils visibles ? Ils sont placés sous la peau. On peut souvent distinguer une petite bosse, mais elle reste discrète. 8. Les arythmies peuvent-elles provoquer un AVC ? Oui, surtout la fibrillation atriale. L’évaluation individuelle du risque permet de décider d’un traitement anticoagulant pour prévenir cette complication. 9. Les palpitations sont-elles toujours liées à une arythmie ? Non. Elles peuvent venir du stress, d’un effort, d’une anémie ou d’un trouble thyroïdien. Mais un ECG permet de trancher. 10. Les extrasystoles peuvent-elles être liées au reflux gastrique (RGO) ? Oui, c’est fréquent. Le reflux gastro-œsophagien peut irriter le nerf vague, qui influence le rythme cardiaque, et déclencher des extrasystoles (petits battements « en avance »).Les patients décrivent souvent :Palpitations après les repasBattements irréguliers en position allongéeAggravation après repas copieux ou acidesTraiter le reflux (mesures alimentaires, antiacides, éviter les repas tardifs) améliore souvent les extrasystoles associées.
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L’H.U.B facilite l’accès à une prise en charge spécialisée pour la dépression résistante
Le Service de Psychiatrie de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) ouvre une consultation ambulatoire spécialisée, offrant un accès rapide à des traitements innovants et à une prise en charge globale des patients atteints de dépression résistante. En savoir plus. Interview avec le Pr. Pierre Oswald, Directeur du Service de Psychiatrie et le Dr. Youssouf Ramdani, Psychiatre. La dépression est une maladie fréquente. Elle peut toucher n’importe qui, à n’importe quel moment de la vie. Dans la plupart des cas, les traitements permettent une amélioration sensible. Mais pour certaines personnes, malgré des traitements bien suivis, les symptômes restent très présents : fatigue, perte de plaisir, douleurs, anxiété, perte d’espoir… On parle alors de dépression résistante.Qu’est-ce que la dépression résistante ?Cela signifie simplement que les traitements habituels n’ont pas suffisamment aidé, pas que « rien ne peut fonctionner ». La dépression résistante n’est pas une maladie incurable, ni une fatalité. C’est une forme de dépression récurrente qui nécessite d’autres approches, parfois plus intensives ou plus innovantes.D'après le Pr Pierre Oswald : « Une personne en dépression résistante n’est pas “condamnée”. Nous disposons aujourd’hui de nombreuses options thérapeutiques efficaces pour l’aider. »Pourquoi la dépression peut-elle résister ?Parce que la dépression touche la personne dans sa globalité :L’humeur,L’énergie,Le sommeil,La concentration,L’appétit,Les douleurs,La vie relationnelle,La manière de se voir, de voir le passé et l’avenir.Il est donc logique qu’un traitement unique ne suffise pas toujours. C’est pourquoi l’H.U.B propose une prise en charge complète, qui agit à la fois sur le corps, le mental et le mode de vie.Quelles sont les solutions proposées à l’H.U.B ?1. Les traitements médicamenteux classiques et renforcésIl existe plusieurs familles de médicaments antidépresseurs. Lorsqu’un premier traitement ne fonctionne pas suffisamment, le psychiatre peut changer de molécule, augmenter progressivement la dose ou associer deux traitements pour en améliorer l’efficacité.Ces ajustements sont courants, ils permettent simplement de trouver la formule qui convient à chaque personne, car nous ne réagissons pas tous de la même façon.Dans certains cas plus sévères, un traitement peut être donné par injection ou par perfusion, ce qui permet d’agir plus rapidement. Ce type d’intervention se déroule toujours dans un cadre sécurisé et accompagné.2. Les thérapies psychologiquesLes thérapies jouent un rôle majeur dans l’amélioration et la prévention des rechutes. Elles ne remplacent pas les médicaments, mais elles complètent très efficacement les traitements.Voici quelques exemples :La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) - Elle aide à repérer les pensées automatiques négatives (“je ne vaux rien”, “rien ne changera jamais”) et à les remplacer par des pensées plus réalistes et plus apaisantes. Elle donne aussi des outils concrets pour agir au quotidien.La Désensibilisation et le Retraitement par les Mouvements Oculaires (EMDR) - Cette approche est utilisée lorsque des souvenirs douloureux ou des traumatismes entretiennent la dépression. Elle permet de “désensibiliser” l’émotion liée à ces souvenirs pour qu’ils fassent moins souffrir.La Relaxation, la méditation, le mindfulness - Ces techniques aident à calmer le mental, réduire les ruminations, diminuer l’angoisse et ramener la personne dans l’instant présent. Elles sont très utiles lorsque la dépression s’accompagne de stress ou d’épuisement.Les thérapies psychocorporelles - Elles passent par le corps : respiration, mouvements doux, prise de conscience des sensations. Elles sont particulièrement efficaces lorsque la dépression provoque des douleurs physiques, une tension constante ou une sensation de “blocage”.Pourquoi ces thérapies sont si importantes ?Parce qu’elles permettent d’agir sur les symptômes que les médicaments traitent moins bien : la culpabilité, les pensées envahissantes, la douleur morale, les difficultés relationnelles ou la perte de confiance en soi.3. Les traitements physiquesDans certaines situations, des traitements agissant sur le cerveau peuvent être proposés.Electroconvulsivothérapie (ECT) qui est un traitement moderne, médicalement très encadré et sans rapport avec les images véhiculées par certains films. Voici la réalité de l’ECT :Elle se déroule sous anesthésie courte (comme pour une petite intervention médicale),La personne ne ressent rien, aucune douleur,Tout est surveillé par une équipe médicale formée et expérimentée.L’ECT est utilisée uniquement dans des cas particuliers, comme par exemple, lorsque la dépression est extrêmement sévère, avec un risque vital ou une impossibilité totale de s’alimenter. Dans ces situations, elle peut être très efficace et très rapide, ce qui peut sauver des vies. Le psychiatre prend toujours le temps d’expliquer et de répondre à toutes les questions. Rien n’est fait sans l’accord du patient.4. Le travail sur le mode de vieIl ne s’agit pas de “donner des conseils” : le mode de vie fait réellement partie du traitement. Lorsque le sommeil ou l’alimentation sont perturbés depuis longtemps, ou que l’activité physique est très faible, le cerveau lui-même en souffre et la dépression se renforce. À l’H.U.B, les équipes accompagnent les patients à améliorer :Le sommeil - Comprendre le rythme du corps, retrouver des horaires réguliers, traiter l’insomnie (ne pas réussir à dormir ou se réveiller souvent) ou l’hypersomnie (trop dormir).L’alimentation - Certaines personnes perdent l’appétit, d’autres mangent pour calmer une douleur morale. Un soutien personnalisé permet d’éviter les carences et de stabiliser l’énergie.L’activité physique - Elle améliore l’humeur autant que certains médicaments et aide à diminuer l’anxiété. Aucun niveau sportif n’est demandé : quelques minutes par jour suffisent pour commencer.La gestion du stress - Respiration, relaxation, pleine conscience, organisation du quotidien : autant d’outils qui rendent les journées plus légères et préviennent les rechutes.Une nouvelle consultation ambulatoire dédiée à la dépression résistante : un accès rapide et efficaceL’H.U.B a ouvert une consultation spécialisée, permettant d’accéder à un traitement innovant : l’eskétamine. Ce traitement agit différemment des antidépresseurs classiques et permet, chez 60 % des patients, une amélioration notable lorsque les autres traitements n’ont pas fonctionné.Pourquoi est-ce une avancée importante ?Le traitement est remboursé pour les épisodes dépressifs résistants (selon les règles de l’INAMI).Il ne nécessite pas d’hospitalisation : tout se fait en consultation, avec une surveillance infirmière et médicale.Une fois la démarche validée par un psychiatre, les rendez-vous sont rapides, alors que d’autres centres belges ont des listes d’attente très longues.Il s’agit d’un traitement complémentaire, qui vient s’ajouter aux antidépresseurs habituels.Pour le Dr Youssouf Ramdani : « Ce traitement n’est pas miraculeux, mais il offre une chance supplémentaire à des personnes parfois bloquées dans une souffrance qui dure depuis longtemps. »Pourquoi une prise en charge en ambulatoire ?Parce qu’il n’est plus nécessaire, aujourd’hui, d’être hospitalisé pour bénéficier d’un traitement spécialisé. L’objectif est de :Proposer des solutions flexibles et de proximité aux habitants de la région,Raccourcir les délais pour recevoir de l’aide,Assurer une continuité de suivi avec les soignants habituels.L’H.U.B : un lieu où l’on prend soin de toute la personneLa prise en charge de la dépression se fait en équipe : psychiatres, psychologues, infirmiers, spécialistes du sommeil, diététiciens, algologues, etc. L’objectif est que plus aucun patient ne doive “errer” entre différents services ou centres.« Les troubles psychiques et physiques sont liés. Une personne ne se résume jamais à ses symptômes. Notre mission est de l’accompagner dans sa globalité. » conclut Pr Pierre Oswald Vous cherchez de l’aide ? Vous pensez être concerné.e ?Contactez le Service de Psychiatrie de l’H.U.BTéléphone : +32 (0)2 555 43 20Email: Cons [dot] Psy [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be ( Cons[dot]Psy[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)Des solutions existent. Vous n’êtes pas seul.e. Contacter la consultation
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Le Centre de Revalidation Gériatrique de l’H.U.B. se modernise
Notre Centre de Revalidation Gériatrique (CRG) entame une transformation en profondeur afin d’offrir à nos patients — et à nos équipes — un environnement plus confortable, moderne et adapté aux besoins actuels. En savoir plus. Des travaux pensés pour votre confort et votre sécurité Le bâtiment fait l’objet d’un programme de rénovation globale. Parmi les améliorations :Modernisation des installations techniques : nouvelle chaudière, raccordement au réseau d’eau de ville, nouveau tableau électrique, ventilation repensée, distribution d’eau neuve, radiateurs et système d’appel infirmier renouvelés.Installation d’un ascenseur, facilitant les déplacements verticaux à l’intérieur du bâtiment — un atout pour les personnes à mobilité réduite, le transport de lits ou de matériel médical.Ces interventions garantissent non seulement un cadre plus confortable, mais aussi un environnement plus sûr, conforme aux normes techniques et sanitaires actuelles.Des chambres repensées pour davantage de confort et d’intimitéL’aménagement a été entièrement reconsidéré pour donner aux patients des espaces plus adaptés :Chambres doubles portées de 14 m² à 26 m² — un gain d’espace significatif pour le confort et la dignité.Chambres plus lumineuses, avec des matériaux chaleureux et contemporains.Chaque chambre disposera d’une salle de bains complète : douche à l’italienne, lavabo, WC suspendu — un progrès majeur pour l’autonomie et le confort des résidents.Portes d’entrée élargies pour faciliter le passage des lits et bandeaux de lit équipés pour accueillir les besoins médicaux (gaz médicaux, prises électriques).Ces aménagements visent à offrir un cadre de vie plus humain, serein et digne, en phase avec les attentes actuelles de confort, d’intimité et de bien-être.Un cadre de travail amélioré pour mieux vous accompagnerCes rénovations ne profitent pas seulement aux patients : elles améliorent aussi le quotidien des équipes soignantes. Un environnement modernisé, confortable et fonctionnel facilite les soins, rend les déplacements plus fluides, et permet un meilleur confort — au service de votre prise en charge Merci à toutes les équipes pour leur engagement Malgré les travaux, le personnel du CRG continue de faire preuve d’un professionnalisme remarquable, s’adaptant avec souci et bienveillance aux contraintes temporaires, toujours avec pour priorité le bien-être des patients.En modernisant le CRG, l’H.U.B. s’engage résolument pour un accueil et des soins de qualité — dignes, sécurisés et chaleureux —, afin de garantir à chaque patient gériatrique un cadre de séjour digne, confortable et adapté à ses besoins. Nous remercions tous les patients et leurs proches pour leur patience et leur confiance.ContactAccueil : +32 (0)2 777 22 00Admission: Tél : +32 (0)2 777 23 38 - Email : admission [dot] CRG [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (admission[dot]CRG[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be) Secrétariat: Tél: +32 (0)2 777 23 33 ou Tél: +32 (0)2 777 23 31 - Email: SecMed [dot] CRG [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (SecMed[dot]CRG[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be) Heures de visites : De 14h à 20h
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Fêtes de fin d’année & troubles du comportement alimentaire chez les jeunes: permanences téléphoniques
Pour de nombreuses familles confrontées à un trouble du comportement alimentaire (TCA), les repas festifs peuvent devenir une source d’angoisse. Pour vous soutenir, le Centre de référence TCA met en place des permanences téléphoniques Des permanences téléphoniques pour accompagner les famillesLes fêtes de fin d’année sont souvent synonymes de partage, de convivialité… mais peuvent aussi devenir une période sensible lorsqu’un jeune présente un trouble du comportement alimentaire (TCA).Repas prolongés, pression sociale, commentaires sur la nourriture ou le poids : autant de situations qui peuvent générer stress et inquiétudes pour les jeunes comme pour leurs familles.Afin de soutenir les parents et les proches durant cette période particulière, le Centre de référence des Troubles du Comportement Alimentaire (TCA) du Hôpital Universitaire de Bruxelles met en place des permanences téléphoniques spéciales.Permanences téléphoniques – Centre de référence TCANos équipes restent disponibles pour vous aider à :• préparer les repas de manière sereine• anticiper les situations délicates• répondre aux questions liées à l’alimentation• soutenir les parents, les jeunes et les professionnels• trouver des repères pour traverser cette période en confiance Numéro : 02 555 65 96Dates des permanencesPermanence spécifique aux questions diététiques Avec Charlotte Dupont, diététicienne    Jeudi 18/12 – 13h30 → 15hPermanences "soutien relationnel "Lundis 22 & 29/12 et Mardis 23 & 30/12 – 9h → 10h30Mercredis 24 & 31/12 – 11h → 15h Une écoute, des conseils, un soutien personnaliséChaque famille vit les fêtes différemment. L’objectif de ces permanences est d’offrir un espace d’écoute bienveillant et des conseils pratiques pour permettre aux jeunes et à leurs proches de traverser cette période plus sereinement, sans pression excessive autour des repas.Pour toute question ou inquiétude, n’hésitez pas à nous appeler.Nos équipes sont là pour vous accompagnercdr [dot] ctca [at] hubruxelles [dot] be (Envoyer un mail )Erasme Medical Center (EMC)Route de Lennik 900 − 1070 Bruxelles Centre de référence TCAService de Psychiatrie du bébé, de l'enfant, de l'adolescent et du jeune adulte    
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Peut-on faire des crises d’épilepsie après un AVC ?
Quand on vit un AVC ou quand l’un de nos proches en traverse un, l’urgence est d’abord à la survie, à la récupération, à la rééducation. Mais plusieurs semaines ou plusieurs mois plus tard, certains patients font face à un phénomène inattendu : des crises d’épilepsie. En savoir plus. Interview avec le Prof. Nicolas Gaspard, Directeur du Service de Neurologie de l’H.U.BQuand on vit un AVC ou quand l’un de nos proches en traverse un, l’urgence est d’abord à la survie, à la récupération, à la rééducation. Mais plusieurs semaines ou plusieurs mois plus tard, certains patients font face à un phénomène inattendu : des crises d’épilepsie, alors qu’ils n’en ont jamais eu auparavant. Cela peut surprendre, inquiéter, parfois être mal interprété. Cet article est là pour vous aider à comprendre, sans dramatiser, ce qui se passe.1. Pourquoi une crise d’épilepsie peut apparaître après un AVC ?Un AVC laisse une petite cicatrice dans le cerveau. Chez environ 1 patient sur 10, cette cicatrice devient le point de départ de crises d’épilepsie. Cela n’a rien à voir avec les crises éventuellement survenues le jour de l’AVC : celles-ci sont provoquées par l’événement aigu, alors que l’épilepsie est une maladie qui s’installe dans le temps.“Ce phénomène n’est pas rare, surtout lorsque l’AVC a été sévère ou qu’il s’agissait d’un AVC hémorragique”, précise le Pr. Gaspard.2. Et si la personne était déjà épileptique ?“C’est une situation beaucoup moins fréquente. L’AVC ne change généralement pas la nature de l’épilepsie déjà existante. Mais il faut savoir que chez les personnes de plus de 65 ans, l’épilepsie d’origine vasculaire (liée aux vaisseaux) est très fréquente”, explique le Pr. Gaspard.Autrement dit : lorsqu’une personne âgée commence à faire des crises d’épilepsie, cela peut être un signe qu’elle est à risque de faire un AVC. Dans ces cas, les médecins mettent en place une prévention stricte, comme s'il s’agissait d’un premier AVC.3. Quels signes doivent alerter après un AVC ?Les crises d’épilepsie peuvent prendre des formes très différentes. Elles ne ressemblent pas toujours aux convulsions « classiques ». Voici ce qui doit pousser à consulter rapidement :Une perte de connaissance, même brève ;Des secousses involontaires ;Un trouble soudain du langage ;Ces manifestations peuvent ressembler à un nouvel AVC, ce qui rend le doute encore plus légitime. Dans le doute : appelez le 112 ou la Stroke Unit de l’H.U.B.4. Comment pose-t-on le diagnostic ?Le plus souvent, c’est l’histoire racontée par le patient ou ses proches qui aide le mieux. Un enregistrement du cerveau (Electro encéphalogramme - EEG) peut montrer des anomalies, mais il n’est pas toujours révélateur.“Quel que soit le résultat, les médecins se basent surtout sur ce que vous décrivez”, souligne le Pr. Gaspard.5. Des traitements efficacesLa bonne nouvelle, c’est que les épilepsies liées à un AVC répondent très bien aux traitements : la très grande majorité des patients ne font plus de crise avec un médicament adapté. Les médecins choisissent le traitement en tenant compte :De l’âge ;De la mémoire et de l’attention (certains médicaments peuvent les influencer) ;Des autres traitements déjà pris.6. Comment réduire le risque de nouvelles crises ?Quelques gestes simples peuvent faire une vraie différence :Bien suivre son traitement, tous les jours ;Utiliser un pilulier, des alarmes, ou demander l’aide d’un proche en cas de difficultés ;Avoir un sommeil régulier et de qualité ;Limiter la consommation d’alcool ;Signaler à son médecin tout nouveau médicament, car certains peuvent favoriser les crises.En résuméFaire de l’épilepsie après un AVC, ce n’est pas rare, et ce n’est pas une fatalité. Les traitements sont efficaces, et une bonne vigilance permet de reprendre une vie sereine. Si un doute survient – un geste anormal, une absence, un trouble du langage – il vaut mieux consulter. La Stroke Unit de l’H.U.B reste votre interlocuteur privilégié.Vous souhaitez prendre rendez-vous avec l'un de nos spécialistes pour vous ou pour l'un de vos proches ? Contactez-nous par téléphone au +32 (0)2 555 33 52 ou par email à cons [dot] neuro [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (cons[dot]neuro[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be) Image
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Yuki, le collègue à quatre pattes qui réconforte les patients en soins intensifs
Depuis trois ans maintenant, un membre du personnel particulier apporte un rayon de soleil dans les chambres du service des soins intensifs de l'Hôpital Erasme. Yuki, un bichon maltais à la blancheur immaculée, a pris ses fonctions le 25 décembre 2022 et continue d'adoucir le quotidien des patients hospitalisés. Une présence thérapeutique reconnueChaque dimanche, Yuki fait sa tournée dans le service. À ce jour, ce thérapeute canin a accompagné 217 patients, leur offrant des moments de réconfort précieux dans un environnement hospitalier souvent anxiogène. Sa présence s'inscrit dans une démarche de zoothérapie, une pratique qui utilise les interactions avec les animaux pour améliorer la santé et le bien-être des patients.Les bienfaits de cette médiation animale sont multiples. La présence apaisante de Yuki aide à réduire le stress et l'anxiété des patients hospitalisés. Elle favorise également leur santé physique et émotionnelle en diminuant le sentiment d'isolement, particulièrement pesant pour ceux qui reçoivent peu de visites. Les patients peuvent passer du temps avec lui, le caresser ou participer à quelques animations simples qui stimulent des mouvements de base mais importants pour leur rétablissement.Comme en témoigne un patient : « Yuki m'a apporté beaucoup de bonheur lors de mon hospitalisation, j'aurais aimé le voir encore plus souvent. J'ai de la chance d'avoir ma famille qui me rendait visite tous les jours, mais je pense à ceux qui n'ont pas cette chance. Yuki est d'autant plus important. »Un protocole sanitaire rigoureuxCette initiative a été encouragée par l'établissement et validée par le chef de l'Hygiène ainsi que le chef du service des soins intensifs. Pour garantir la sécurité de tous, Yuki suit un protocole sanitaire très strict avant chaque venue à l'hôpital et entre chaque visite auprès des patients.L'approche non-pharmacologique dans la gestion du stress, de la douleur et de la qualité de vie des patients hospitalisés aux soins intensifs s'avère primordiale pour l'H.U.B. La présence de Yuki répond parfaitement à cette philosophie de soins, en respectant les besoins et les souhaits de chaque patient.Une belle réussite qui inspireLe succès de Yuki a d'ailleurs inspiré le développement du projet au sein de l'Hôpital des Enfants. Tika, une jeune teckel se rend au chevet des jeunes patients.Pour les enfants hospitalisés, la venue de Tika offre les mêmes impacts positifs : réduction du stress et de l'anxiété, amélioration de l'humeur, support émotionnel, stimulation de l'interaction sociale et aide à la revalidation.Cette belle réussite de la zoothérapie au sein de l'H.U.B démontre qu'au-delà des soins médicaux traditionnels, la présence bienveillante d'un compagnon à quatre pattes peut faire toute la différence dans le parcours de guérison des patients.
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Vieillir en santé : comment la gériatrie ouvre un nouveau chapitre de vie
Et si on changeait de regard sur la gériatrie ? Souvent perçue comme un lieu d’attente, de renoncement, de fin de parcours, elle est, en réalité, une spécialité qui vise à assurer le “bien vieillir” de nos seniors. Découvrez l'interview du Dr. Pierre Hanotier. Accompagner des continuités de vie Interview du Dr. Pierre Hanotier, Directeur du Service de Gériatrie de l’H.U.BÀ l’hôpital, la gériatrie est souvent mal comprise. On l’imagine comme un lieu d’attente, de renoncement, de fin de parcours. La réalité est tout autre : la gériatrie accompagne, soutient, répare, guide. Et elle aide surtout à assurer le “bien vieillir” des patients en prévenant les fragilités pour préserver ce qui compte : l’autonomie, la qualité de vie et la possibilité de continuer à être soi.Dans le couloir du Service de Gériatrie, une femme de 75 ans avance, concentrée, soutenue par une kinésithérapeute. Son pas est hésitant, mais le regard est fier : elle réapprend à marcher après une hospitalisation. Dans une salle voisine, un groupe participe à un atelier de mouvement doux : respirer, étirer, retrouver ses appuis. Un peu plus loin, une psychologue discute avec une famille qui cherche des réponses, des repères, du souffle. La gériatrie, c’est cela. Un soin patient, collectif, profondément humain.« Nous n’accompagnons pas des fins de vie, nous accompagnons des continuités de vie », explique Pierre Hanotier. Il résume la mission de la médecine gériatrique en une phrase : « On ne soigne pas seulement des corps qui vieillissent. On aide des personnes à rester vivantes dans leur histoire. ». Image Accompagner les situations complexes… Il y a, bien sûr, les situations aiguës : les chutes, les décompensations cardiaques, les pertes soudaines d’autonomie, les troubles cognitifs qui s’installent. Ce sont des moments où tout vacille. Où les familles cherchent à comprendre ce qui arrive. Où les décisions se prennent ensemble, en équipe et dans un dialogue ouvert et transparent.La force du service, c’est sa pluridisciplinarité : médecins, infirmiers, aide-soignant.e.s, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychologues, assistant.e.s sociales, diététicien.ne.s. Tous s’impliquent dans le suivi des patients. Chacun observe une part du vécu. Ensemble, ils composent une réponse personnalisée, holistique, qui prend soin de la personne, mais aussi de ceux qui l’entourent. « Quand une personne âgée tombe malade, c’est souvent toute la famille qui chancelle. Notre rôle est aussi de les soutenir. », rappelle Pierre Hanotier.… mais aussi accompagner la vie, longtempsCe que la gériatrie porte aujourd’hui, c’est une vision nouvelle : le bien vieillir. À travers différents programmes, le service veut proposer des soins personnalisés avec : des bilans réguliers pour anticiper des fragilités potentielles ; l’activité physique pour un renforcement musculaire adapté ; des conseils nutritionnels simples et concrets ; des exercices de stimulation de la mémoire et des fonctions cognitives en général ; des repères pour garder confiance en son corps et en soi. Tout cet accompagnement ne vise pas à faire rajeunir les patients, mais à leur permettre de vieillir en bonne santé pour profiter, le plus longtemps possible, de ce que la vie a à leur offrir et qui les rend heureux : marcher, cuisiner, voyager, lire, jouer d’un instrument, peindre, tricoter, conduire, rire, passer du temps avec leurs enfants et petits-enfants.« Vieillir, ce n’est pas se restreindre. C’est apprendre à prendre soin de soi autrement. », souligne Pierre HanotierUn appel à une nouvelle génération de seniorsIl est temps de le dire clairement : la gériatrie n’est pas un lieu où l’on “attend la fin”. C’est une discipline médicale active, attentive, fine, à l’écoute des patients et de leurs proches. Aujourd’hui, les personnes âgées de 75 ans sont encore actives, curieuses, engagées. La gériatrie s’adresse aussi à eux. Nos parents, nos grands-parents, nous-mêmes demain, avons besoin de cette médecine, tout comme un enfant a besoin d’un suivi pédiatrique. Consulter un gériatre avant d’aller mal, c’est comme faire réviser son vélo avant que la chaîne ne casse. C’est intelligent. C’est responsable. C’est prendre soin de sa liberté et de sa qualité de vie.ConclusionLa vieillesse n’est pas forcément synonyme de déclin. C’est un nouveau chapitre de vie qui s’écrit et qui, s’il est bien préparé, peut être beau, long et puissant. La gériatrie est là pour cela : non pas pour arrêter le temps, mais pour lui donner de la qualité. Découvrez le Service de Gériatrie de l'H.U.B Dr. Pierre Hanotier, Directeur du Service de Gériatrie de l'H.U.B À lire également... Le Centre de Revalidation Gériatrique de l’H.U.B. se moderniseNotre Centre de Revalidation Gériatrique (CRG) entame une transformation en profondeur afin d’offrir à nos patients — et à nos équipes — un environnement plus confortable, moderne et adapté aux besoins actuels. En savoir plus.
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Les Mardis de l'AVC reprennent dès janvier 2026 !
Chaque mois, la Clinique Neurovasculaire de l'H.U.B organise un atelier où patients, aidants et soignants se rencontrent et échangent sur des problématiques liées au post-AVC (équilibre, concentration, langage, conduite, alimentation, etc.). Un moment privilégié pour partager ses problèmes, ses bonnes pratiques ou encore ses questions avec des personnes qui vous comprennent. Découvrez les ateliers de 2026 ! Les ateliers AVC de 2026 13/01/2026 - AVC, hypertension et hypercholestérolémie. En savoir plus10/02/2026 - AVC et tabac. En savoir plus17/03/2026 - AVC et troubles de l'équilibre : prévention des chutes et aides techniques. En savoir plus21/04/2026 - AVC : fatigue, troubles de l'humeur et du sommeil. En savoir plus16/06/2026 - Reprendre la conduite après un AVC. En savoir plus22/09/2026 - Les troubles de la concentration et de la cognition après un AVC. En savoir plus17/11/2026 - AVC et gestion des facteurs de risque cardiovasculaire grâce à l'alimentation. En savoir plus15/12/2026 - Communiquer après un AVC : les logopèdes vous accompagnent. En savoir plus Articles sur la vie après un AVCLes mardis de l'AVC ont lieu tout au long de l'année. Vous avez manqué les précédents ? Voici quelques articles dans lesquels nos experts vous expliquent tout !L’AVC : agir vite pour sauver le cerveau, à tout âge. Lire l'articleReprendre le volant après un AVC : ce qu’il faut savoir. Lire l'articleObésité : un facteur clé dans la prévention des AVC. Lire l'articleLes troubles de la parole et du langage après un AVC. Lire l'articleL’alimentation : un précieux atout dans la prévention des AVC. Lire l'articleAnatomie d’une chute : les troubles de l’équilibre après un AVC. Lire l'articleAVC : Comment prévenir l'épuisement des aidants proches ? Lire l'articlePeut-on faire des crises d’épilepsie après un AVC ? Lire l'article
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Retour sur la conférence annuelle en transplantation de l’H.U.B : le Sympadot 2025
La coordination se réjouit du déroulement de l'évènement et d’évaluations très positives, confirmant l’intérêt des professionnels pour les sujets abordés, parfois très techniques, mais essentiels à la pratique clinique. Lire la suite Cette année, le symposium annuel de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) a rassemblé 315 participants venus de diverses spécialités : transplantation, soins intensifs, oncologie, infectiologie, et soins palliatifs. La coordination se réjouit du déroulement de l'évènement et d’évaluations très positives, confirmant l’intérêt des professionnels pour les sujets abordés, parfois très techniques, mais essentiels à la pratique clinique.Un témoignage patient marquantParmi les moments forts du symposium, la présence d’un patient ayant bénéficié de deux transplantations et confronté à une récidive oncologique après transplantation a particulièrement retenu l’attention. Son récit, retraçant son parcours médical complexe et son expérience au sein de l’H.U.B, a offert aux participants un aperçu concret de l’impact des soins de transplantation sur la vie des patients et a enrichi les échanges scientifiques de manière précieuse.L’H.U.B, centre de référence au cœur d’un réseau de transplantationLe symposium a également illustré le rôle central de l’H.U.B comme centre de référence en transplantation, coordonnant et collaborant avec de nombreux hôpitaux et universités partenaires (Saint-Pierre, Anvers, Liège, Sambre et Meuse, et l’Erasme). Ces échanges permettent de partager les expériences, les bonnes pratiques et de renforcer la qualité des soins dans l’ensemble du réseau, tout en consolidant l’expertise académique et clinique de l’H.U.B dans ce domaine.Parmi les présentations scientifiques, Charlotte Martin, cheffe du service de maladies infectieuses, a notamment abordé la syphilis et son absence de contre-indication au don d’organes, ainsi que l’impact du COVID-19 sur la transplantation pulmonaire. Maya Hites a quant à elle détaillé les critères d’éligibilité au don d’organes, un sujet essentiel pour garantir la sécurité des receveurs.Innovations en transplantation : réduire la marginalité des organesCorentin Boquelet, Coordinateur en transplantation, a présenté un projet innovant qu’il développe à l’H.U.B, portant sur l’intégration de la normothermic regional perfusion (A-NRP), une technique de préservation des organes post mortem. Grâce à la mise en œuvre aux soins intensifs après l’arrêt circulatoire, cette approche vise à élargir l’éligibilité des donneurs au don d’organes, notamment chez des patients plus âgés ou présentant des comorbidités, afin de convertir davantage de donneurs potentiels en donneurs effectifs.Cette stratégie permet une phase de restauration, de traitement et d’optimisation des greffons abdominaux après l’arrêt cardiaque, contribuant à réduire la souffrance organique, à améliorer la qualité des greffes et à augmenter les chances de succès pour les receveurs, tout en diminuant le risque de complications ou de retransplantation.Don d’organes et soins palliatifs : un dialogue nécessaireLe symposium a également abordé des sujets sensibles, comme le don d’organes après euthanasie. L’objectif est de créer un lien constructif entre équipes de soins palliatifs et équipes de transplantation : proposer l’information sur le don aux patients concernés, sans pression ni obligation, afin de valoriser leur autonomie et les opportunités de don. L’expérience montre que, bien accompagnés, ces patients peuvent devenir des donneurs, contribuant ainsi à sauver des vies.Priorité à la transplantation dans un contexte de pénurieJacques Creteur, Médecin-Chef à l'Hôpital Erasme H.U.B, a rappelé la complexité de gérer l’activité de transplantation dans un hôpital confronté à une pénurie d’infirmiers. Malgré ces contraintes, la transplantation reste une priorité stratégique pour l’H.U.B, qui s’affirme comme un acteur majeur en matière de greffes et de formation médicale académique.Perspectives pour 2026Le symposium a également ouvert la discussion sur la promotion du don d’organes au niveau local et fédéral, et sur le rôle clé des médecins traitants dans le processus de consentement et d’information aux patients. Les enjeux incluent l’encodage correct du consentement dans les réseaux bruxellois et l’amélioration de la communication entre hôpital et médecins de terrain.Enfin, plusieurs présentations ont souligné l’importance d’évaluer rigoureusement chaque donneur pour éviter la transmission de maladies aux receveurs. La collaboration entre experts infectiologues, oncologues et chirurgiens est cruciale pour prendre ces décisions complexes.ConclusionCette édition du symposium a mis en lumière l’excellence médicale et scientifique de l’H.U.B, tout en rappelant que le don d’organes reste une activité vitale, nécessitant à la fois expertise, innovation et dialogue interdisciplinaire. Grâce à l’engagement de tous les professionnels impliqués, l’hôpital continue de renforcer son rôle de leader académique et clinique dans le domaine de la transplantation.