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Troubles du comportement alimentaire (TCA): centre de référence suprarégional à l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B)
Trajet de soins en Belgique Prise en charge des troubles du comportement alimentaire (TCA) à l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) Un centre de référence suprarégional pour les jeunes de 0 à 23 ansLes troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie, hyperphagie...) sont des pathologies complexes qui nécessitent une prise en charge spécialisée. L’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) est reconnu comme centre de référence régional et suprarégional pour l’accompagnement des jeunes concernés, de la petite enfance à l’entrée dans l’âge adulte. Notre approche repose sur un trajet de soins structuré, coordonné, multidisciplinaire et remboursé. Image 1-Deux sites de consultation et d’hospitalisation La prise en charge s’organise sur deux hôpitaux, selon l’âge du jeune :HUDERF (Hôpital des Enfants Reine Fabiola) : pour les enfants de 0 à 15 ansErasme : pour les adolescents et jeunes adultes de 12 à 23 ansLes consultations s’adressent aux jeunes bruxellois, sur demande d’un médecin (pédiatre, généraliste, etc.), soit pour un premier avis, soit dans le cadre d’un trajet de soins déjà activé ou d’une situation complexe. Image 2-Un accueil ambulatoire spécialisé à temps partiel (0-23 ans) Une prise en charge thérapeutique à temps partiel est proposée selon l’âge :HUDERF : pour les jeunes de 0 à 11 ans, au sein des consultations de pédopsychiatrie ou en lien avec les unités de jourErasme : pour les jeunes de 12 à 23 ans, au sein de l’Erasme Medical Center (EMC) Des thérapies multifamiliales et autres soins groupaux sont également proposés.Deux niveaux d’accès :Régional (Bruxelles) : sur orientation des professionnels locaux dans le cadre du trajet de soinsSuprarégional : pour les situations complexes venant d’autres provinces, via les professionnels spécialisés 3-Une expertise dédiée aux situations complexes Les professionnels de santé (médecins généralistes, pédiatres, psychiatres, psychologues...) peuvent solliciter l’expertise du HUB pour :des consultations de seconde lignedes avis spécialisésdes concertations multidisciplinairesune prise en charge à temps partiel intensiveune hospitalisation si nécessaire Centre de Référence TCA H.U.B  
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Troubles du comportement Alimentaires: Le trajet de soins TCA structuré (INAMI)
Le trajet de soins des TCA est organisé en 3 niveaux. Il est remboursé et encadré par l’INAMI Niveau 1 – Trajet de soins local Mis en place par le médecin traitant ou le pédiatre après un diagnostic de TCA (anorexie, boulimie, hyperphagie), il donne droit à :30 séances avec un psychologue conventionné dans un réseau SMEA (*)15 séances avec un diététicien conventionné2 concertations par an minimum entre les professionnels qui accompagnent le jeuneLes équipes EMAS des réseaux SMEA accompagnent les professionnels pour l’activation et le suivi du trajet de soins :Brustars (Bruxelles)Archipel (Brabant wallon)Kirikou (Namur)Rhéseau (Hainaut)Realism (Liège)Matilda (Luxembourg) Niveau 2 – Soins spécialisés à temps partiel Ce niveau vise à intensifier l’accompagnement thérapeutique :assuré par des équipes hospitalières (HUB, UZ...) en lien avec les réseaux SMEA (Brustars à Bruxelles)comprend des accueils thérapeutiques à temps partiel, dont les thérapies multifamiliales Niveau 3 – Soins et expertise suprarégionaux Ce niveau concerne les situations les plus complexes :9 centres agréés en Belgique (FR/NL) prennent en charge les jeunes en suprarégionalPour :• les cas sévères ou résistants• une demande de second avis• des soins intensifs à temps partiel• une coordination multidisciplinaire complexe• une hospitalisation Centre de référence TCA H.U.B
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Troubles du comportement alimentaire chez les jeunes : L'Hôpital Erasme devient centre de référence régional et suprarégional
Face à l’augmentation préoccupante des Troubles du comportement alimentaire (TCA) chez les adolescents et jeunes adultes, l’Hôpital ERASME (H.U.B) prend une position stratégique : depuis avril 2025, il est désigné centre de référence régional et suprarégional pour les cas complexes de TCA, dans le cadre d’un nouveau trajet de soins coordonné, multidisciplinaire et pris en charge par l’INAMI. Ce dispositif s’adresse aux jeunes de 0 à 23 ans, avec un objectif clair : ne plus laisser les familles seules face à ces troubles souvent invisibles, mal compris, mais toujours graves. Notre rôle est autant clinique que soutenant et structurant : accompagner les jeunes, les familles, mais aussi aider les professionnels dans les trajets de soins complexes  Dr Judith Dereau pédopsychiatre référente TCA à l’H.U.B Une pathologie en pleine expansionLes chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les données publiées par Sciensano en 2024, 13 % de la population belge présente une suspicion de TCA. Chez les adolescents, cette proportion atteint 18 % chez les filles, contre 7 % chez les garçons. À Bruxelles, la prévalence est encore plus marquée : 18 %, contre 12 % en Flandre.Anorexie, boulimie, hyperphagie… Derrière ces termes se cache une réalité bien plus vaste que le simple rapport à la nourriture. Les TCA traduisent une détresse profonde, un trouble du rapport au corps, au stress, à l’estime de soi et aux autres. Dans un premier temps, c’est bien souvent à l’adolescence — période de bouleversements identitaires — que ces troubles s’installent silencieusement.Un soin en ambulatoire pour les TCA plus adaptéLongtemps, les jeunes en souffrance se sont retrouvés face à une absence de solution, entre des consultations isolées ou une hospitalisation complète. Il y a un an, la mise en place du trajet de soins ambulatoire, financé et encadré par les autorités fédérales pour garantir un accompagnement progressif, adapté et de proximité, a été une première étape.Depuis ce printemps, il y a un renforcement de l’accompagnement, avec la mise en place de soins ambulatoires régionaux, un accueil thérapeutique à temps partiel, et la désignation de 9 centres de référence en Belgique, dont l’H.U.B, via son Service de Psychiatrie du bébé, de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte — à cheval sur l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) et l’Hôpital Erasme. L’H.U.B proposera son expertise aux patients et aux professionnels.En tant que centre de référence, l’équipe travaillera avec toutes les régions et pourra s’occuper des cas les plus sévères. Au niveau bruxellois, l’H.U.B est heureux d’annoncer un partenariat avec l’UZ Brussel pour proposer un accueil à temps partiel spécialisé et multilingue qui sera mis en place très prochainement. Un maillage territorialCe nouveau trajet de soins repose sur un réseau solide et articulé :au premier niveau, les médecins généralistes, avec les psychologues et les diététiciens conventionnés, soutenus par les EMAS (Équipes Multidisciplinaires Ambulatoires de Soutien), trajet de soins pris en charge financièrement,au second, les équipes de traitement à temps partiel des réseaux SMEA (Santé Mentale Enfants et Adolescents), avec des offres thérapeutiques dans chaque région,au dernier niveau, les centres spécialisés comme l’H.U.B.Mais pour que cette réforme porte ses fruits, un défi subsiste : faire évoluer les mentalités. Les TCA ne sont pas des troubles simples, mais des pathologies complexes et parfois mortelles. Dans les situations les plus sévères, en plus des complications somatiques, le suicide est aussi un risque. Il est urgent de détecter tôt et d’agir vite. Lien INAMI : Prise en charge des troubles du comportement alimentaire pour les jeunes jusqu’à 23 ans inclus | INAMI Lien H.U.B : https://www.erasme.be/fr/centre-pluridisciplinaire-ambulatoire-specialise-tca
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Troubles du comportement alimentaire chez les jeunes : l’Hôpital Erasme devient centre de référence régional et suprarégional
Face à l’augmentation préoccupante des Troubles du comportement alimentaire (TCA) chez les adolescents et jeunes adultes, l’Hôpital Erasme (H.U.B) prend une position stratégique : depuis avril 2025, il est désigné centre de référence régional et suprarégional pour les cas complexes de TCA, dans le cadre d’un nouveau trajet de soins coordonné, multidisciplinaire et pris en charge par l’INAMI. Ce dispositif s’adresse aux jeunes de 0 à 23 ans, avec un objectif clair : ne plus laisser les familles seules face à ces troubles souvent invisibles, mal compris, mais toujours graves Notre rôle est autant clinique que soutenant et structurant : accompagner les jeunes, les familles, mais aussi aider les professionnels dans les trajets de soins complexes  Dr Judith Dereau pédopsychiatre référente TCA à l’H.U.B Une pathologie en pleine expansionLes chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon les données publiées par Sciensano en 2024, 13 % de la population belge présente une suspicion de TCA. Chez les adolescents, cette proportion atteint 18 % chez les filles, contre 7 % chez les garçons. À Bruxelles, la prévalence est encore plus marquée : 18 %, contre 12 % en Flandre.Anorexie, boulimie, hyperphagie… Derrière ces termes se cache une réalité bien plus vaste que le simple rapport à la nourriture. Les TCA traduisent une détresse profonde, un trouble du rapport au corps, au stress, à l’estime de soi et aux autres. Dans un premier temps, c’est bien souvent à l’adolescence — période de bouleversements identitaires — que ces troubles s’installent silencieusement.Un soin en ambulatoire pour les TCA plus adaptéLongtemps, les jeunes en souffrance se sont retrouvés face à une absence de solution, entre des consultations isolées ou une hospitalisation complète. Il y a un an, la mise en place du trajet de soins ambulatoire, financé et encadré par les autorités fédérales pour garantir un accompagnement progressif, adapté et de proximité, a été une première étape.Depuis ce printemps, il y a un renforcement de l’accompagnement, avec la mise en place de soins ambulatoires régionaux, un accueil thérapeutique à temps partiel, et la désignation de 9 centres de référence en Belgique, dont l’H.U.B, via son Service de Psychiatrie du bébé, de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte — à cheval sur l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) et l’Hôpital Erasme. L’H.U.B proposera son expertise aux patients et aux professionnels.« Notre rôle est autant clinique que soutenant et structurant : accompagner les jeunes, les familles, mais aussi aider les professionnels dans les trajets de soins complexes », souligne la Dr Judith Dereau, pédopsychiatre référente TCA à l’H.U.B.En tant que centre de référence, l’équipe travaillera avec toutes les régions et pourra s’occuper des cas les plus sévères. Au niveau bruxellois, l’H.U.B est heureux d’annoncer un partenariat avec l’UZ Brussel pour proposer un accueil à temps partiel spécialisé et multilingue qui sera mis en place très prochainement. Un maillage territorialCe nouveau trajet de soins repose sur un réseau solide et articulé :au premier niveau, les médecins généralistes, avec les psychologues et les diététiciens conventionnés, soutenus par les EMAS (Équipes Multidisciplinaires Ambulatoires de Soutien), trajet de soins pris en charge financièrement,au second, les équipes de traitement à temps partiel des réseaux SMEA (Santé Mentale Enfants et Adolescents), avec des offres thérapeutiques dans chaque région,au dernier niveau, les centres spécialisés comme l’H.U.B.Mais pour que cette réforme porte ses fruits, un défi subsiste : faire évoluer les mentalités. Les TCA ne sont pas des troubles simples, mais des pathologies complexes et parfois mortelles. Dans les situations les plus sévères, en plus des complications somatiques, le suicide est aussi un risque. Il est urgent de détecter tôt et d’agir vite.Lien INAMI : Prise en charge des troubles du comportement alimentaire pour les jeunes jusqu’à 23 ans inclus | INAMI Lien H.U.B : https://www.erasme.be/fr/centre-pluridisciplinaire-ambulatoire-specialise-tcaCommuniqué de presse
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Program Pediatric Traumatic Brain Injury- Symposium
Traumatic Brain – Pediatric TBI Symposium A full-day multidisciplinary update on pediatric traumatic brain injuryDate & Location: 7 November 2025,  Musée de la MédecineTime: 8:00 AM – 5:40 PMRegistration   Download ProgramAbout the EventTraumatic Brain is a very complex topic, demanding extensive teams of knowledgeable specialists in management and treatment protocols in a multidisciplinary care system. This full-day program will focus on the latest thoughts on diagnosis, clinical decision-making and treatment options.  We will have a broad panel of specialists covering the most important aspects from neurosurgical, neurological, intensive-care-medicine, child protection, and radiological point of view. Program Overview08:00 – 08:30Registration and CoffeeMorning SessionModerators: Ariane Willems and Claudine Sculier TimeTitleSpeakers08:30 – 08:45Welcome and OverviewOlivier De Witte08:45 – 09:00Epidemiology of Pediatric TBIHelena Van Deynse & Viktor-Jan De Deken09:00 – 09:30Physiopathology and Classification of Pediatric TBIMania De Praeter09:30 – 09:45Neuroimaging in Pediatric TBIIsabelle Delpierre09:45 – 10:15Coffee Break–10:15 – 10:45Initial Stabilization in Pediatric PTBI – Emergency Department ManagementAriane Willems &  Martial Kalisa10:45 – 11:15PICU Management of Neuro- and Polytrauma in Children Ariane Willems & Sophie Martin11:15 – 11:30Role of Nurses in Pediatric TBI ManagementNathalie Bailly 11:30 – 12:00Keynote Lecture I: Non-Accidental Pediatric Brain InjuryOlivier Klein12:00 – 12:15Q&AModerators12:30 – 13:30Lunch Break Afternoon Session – Part 1: Surgical ConsiderationsModerators: Olivier Klein and Bart DepreitereTimeTitleSpeakers13:30 – 14:00Cerebrovascular Autoregulation MonitoringBart Depreitere14:00 – 14:15Multimodal Neurologic Monitoring: state of art – what about children Sophie Schuind14:15 – 14:30Craniotomy or CraniectomyViviana Minichini14:30 – 14:45Cranioplasty and Delayed ComplicationsGuus Koerts14:45 – 15:15Keynote Lecture II: Pediatric TBI – When to Operate and When Not to operateStephanie Dufour15:15 – 15:45Panel Discussion: Multidisciplinary Management of Pediatric TBI – Case-Based DialogueModerators15:45 – 16:15Coffee Break Afternoon Session – Part 2: Prevention and Outcomes TimeTitleSpeakers16:15 – 16:30Prevention of Epilepsy in Pediatric TBITom Balfroid16:30 – 16:45Rehabilitation and Long-Term OutcomesBernard Dan16:45 – 17:00Ethical and Social Considerations- Family RoleJulie Cano Chervel17:00 – 17:15Keynote Lecture III: Future Directions – Pediatric-Specific Clinical TrialsPaolo Frassanito 17:15- 17:40Conclusions–17:40Drink–  Invited SpeakersHelena Van Deynse and Viktor-Jan De Deken, Data Analyst · KCE , VUB, BrusselsMania De Praeter , Neurosurgeon UZA, AntewerpenOlivier Klein,  Neurosurgeon , CHU de Nancy – NANCYBart Depreteire, Neurosurgeon, UZ Leuven  - LEUVENGuus Koerts, Neurosurgeon , CHU St Luc,  BrusselsPaolo Frassanito,  Neurosurgeon, Policlinico Universitario Agostino Gemelli IRCCS, ROME Location: Musée de la MédecineCampus Erasme – Place FacultaireRoute de Lennik, 8081070 BruxellesBelgiqueInfo:Symposium [dot] Paeds [dot] Neurosurgery [at] hubruxelles [dot] be   We thank our sponsors for their support. Image
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DREPANOCYTOSE: Journée de dépistage à l'Hôpital Erasme
À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose, le service d’hématologie de l'H.U.B. vous accueille dans le hall de l’hôpital Erasme pour un dépistage pré-conceptionnel gratuit, sans rendez-vous. Image Et si connaître votre statut changeait votre avenir – et celui de vos enfants ? Journée de dépistage drépanocytose – 19 juin 2025Informez-vous, faites-vous dépister, posez vos questionsÀ l’occasion de la Journée mondiale de la drépanocytose, les équipes de l’Hôpital Erasme et de l’Hôpital des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) vous accueillent pour une journée d’information et de dépistage gratuite et ouverte à tous.Au programme de cette journée :Un stand d’information– Pour mieux comprendre la drépanocytose, une maladie génétique encore peu connue– Pour découvrir pourquoi le dépistage avant de fonder une famille peut faire toute la différencePrésentation du parcours de soins au sein du H.U.B– Comment les patients atteints de drépanocytose sont suivis et accompagnés au quotidien– Quels sont les services et spécialistes impliqués dans la prise en chargeAccompagnement des futurs parents atteints de drépanocytose– Vous souhaitez avoir un enfant ? Une information spécifique est proposée sur les options et les conseils disponibles pour les patients porteurs ou atteints de la maladieSensibilisation au don de sang, en collaboration avec la Croix-Rouge– Le don de sang est essentiel pour soigner les personnes atteintes de drépanocytoseDépistage sans rendez-vous (uniquement à Erasme)Test rapide et gratuit– Une simple goutte de sang prélevée au bout du doigt– Résultat rapide, accompagné d’une explication claire et adaptée à votre situation– Possibilité de rencontrer un médecin le jour même (ou plus tard sur rendez-vous) pour en discuterEntretiens individuels et confidentiels– Avec un médecin hématologue spécialisé et une conseillère en génétique– Pour poser vos questions, discuter de votre situation personnelle ou recevoir un conseil pré-conceptionnelPourquoi se faire dépister ?La drépanocytose est une maladie héréditaire du sang.Le dépistage permet de savoir si vous êtes porteur du gène responsable.Si les deux futurs parents sont porteurs, il existe un risque pour l’enfant à naître.Connaître son statut, c’est pouvoir faire des choix éclairés et protéger la prochaine génération.Informations pratiques :Où ?– Hôpital Erasme – H.U.B – Route de Lennik 808, 1070 Anderlecht (hall principal, rez-de-chaussée)– Hôpital des Enfants Reine Fabiola – HUDERF – Avenue J.J. Crocq 15, 1020 Bruxelles (hall principal, rez-de-chaussée): (seul un stand d'information est prévu à l’HUDERF. Pour bénéficier du test de dépistage gratuit, rendez-vous à l’Hôpital Erasme.)Quand ?– Jeudi 19 juin 2025, de 9h à 16hEntrée libre et gratuiteLiens :Drépanocytose | Hôpital Universitaire des Enfants Reine FabiolaDrépanocytose | Hôpital ErasmeDrépanocytose : connaître son statut génétique et s'informer sur la PMA | Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola
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TDAH : un trouble qui bouscule le quotidien, une prise en charge qui évolue
Inattention, impulsivité, difficultés émotionnelles ou organisationnelles... Derrière ces symptômes souvent banalisés ou mal interprétés, se cache parfois un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).  TDAH : un trouble qui bouscule le quotidien, une prise en charge qui évolueInattention, impulsivité, difficultés émotionnelles ou organisationnelles... Derrière ces symptômes souvent banalisés ou mal interprétés, se cache parfois un trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Encore mal compris, parfois stigmatisé, le TDAH touche pourtant jusqu’à 5 % des enfants et près de 3 % des adultes[1]. Mais comment le diagnostiquer de manière rigoureuse ? Vers qui se tourner ? Et surtout, comment mieux vivre avec ce trouble au quotidien ?Nous avons interrogé le Professeur Pierre Oswald, Directeur du Service de Psychiatrie de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) et Stéphanie Braun, Psychologue clinicienne spécialisée en évaluation psychométrique, pour éclairer ce parcours souvent sinueux.TDAH : un trouble ancien, des perceptions changeantesLe TDAH n’a pas toujours porté ce nom. Dès le 18ème siècle, des médecins décrivaient des enfants “agités”, “distraits”, “instables” — sans pour autant nommer un trouble. Au début du XXème siècle, le “déficit de l’attention” est évoqué sous des formes variées, souvent en lien avec des hypothèses neurologiques ou éducatives.Ce n’est qu’à partir des années 1980, avec l’évolution des classifications psychiatriques (notamment le DSM), que le TDAH prend une forme clinique plus stable. Il est désormais reconnu comme un trouble neurodéveloppemental, ce qui signifie qu’il trouve son origine dans le développement du cerveau, qu’il émerge dans l’enfance et impacte durablement certaines fonctions cognitives comme l’attention, la mémoire de travail, la planification ou encore, la régulation émotionnelle et comportementale. « Ce n’est pas un simple retard ou une difficulté passagère, mais un mode de fonctionnement qui s’installe dès l’enfance, et dont les manifestations varient selon les périodes de vie », souligne Stéphanie Braun.Évaluer le TDAH : une démarche clinique rigoureuseContrairement à certaines idées reçues, il n’existe aucun test biologique (prise de sang, IRM...) permettant de diagnostiquer un TDAH.  « Le diagnostic repose sur une évaluation clinique approfondie », explique Stéphanie Braun.Chez l’enfant comme chez l’adulte, l’évaluation s’appuie sur plusieurs outils scientifiquement validés :une anamnèse détaillée (parcours scolaire, antécédents familiaux, histoire personnelle),des auto-questionnaires  standardisés et actualisés,des entretiens cliniques structurés, permettant de nuancer les données récoltées et, si nécessaire, un bilan neuropsychologique, notamment chez les enfants et les adolescents pour repérer les forces et faiblesses cognitives ou répondre à une demande scolaire d’aménagements. Au sein de l’ H.U.B., nous pouvons compter sur l’expertise du neuropsychologue Hichem Slama, directeur du Service de Neuropsychologie et de Logopédie« On fait un vrai travail de détective. On cherche à comprendre ce qui, dès l’enfance, a pu indiquer un fonctionnement différent, même si la personne a développé des stratégies de compensation ».Des signes discrets, souvent confondus avec autre choseSi l’on connaît bien les enfants agités ou rêvassant en classe, le TDAH peut aussi se manifester de manière bien plus discrète, notamment chez l’adulte, ce qui rend le diagnostic particulièrement complexe. « Chez un adulte qui consulte pour une souffrance psychique, le TDAH doit toujours être envisagé dans le diagnostic différentiel », insiste le Pr Oswald. « Les symptômes classiques tels que l’inattention, l’impulsivité, l’hyperactivité – peuvent être masqués par des mécanismes de compensation ou se transformer avec le temps : anxiété chronique, troubles du sommeil, sentiment d’échec, irritabilité, difficultés relationnelles », précise-t-il.Il faut donc être particulièrement attentif à la régulation émotionnelle : « Des colères intenses ou des tristesses profondes, courtes mais disproportionnées, souvent suivies de culpabilité, peuvent signaler un TDAH sous-jacent », ajoute-t-il. Chez certains adultes, les difficultés se manifestent tardivement, lorsqu’un mécanisme de compensation cède — changement de rythme, parentalité, surcharge mentale…Un trouble rarement seul : anxiété, dépression, addictionsDans plus de 80 % des cas, le TDAH coexiste avec d’autres troubles, comme la dépression, des troubles anxieux, ou encore des troubles du sommeil[2]. « Ces comorbidités sont souvent des conséquences des efforts constants déployés pour compenser les difficultés attentionnelles et émotionnelles et fonctionner normalement », indique le psychiatre.Il cite aussi des liens fréquents avec :des troubles de la consommation de substances (alcool, cannabis, cocaïne)[3],des troubles de la personnalité (notamment la personnalité borderline),et des troubles comportementaux, parfois en lien avec des parcours médico-légaux.Quand consulter ? Et par où commencer ?Trop souvent, les personnes consultent tardivement, lorsqu’une détresse importante s’est installée. « Il ne faut pas attendre d’aller mal pour consulter. Des difficultés d’organisation, de concentration, de gestion émotionnelle au quotidien sont déjà des signaux d’alerte », insiste Stéphanie Braun.Le parcours de soin démarre en général par le médecin généraliste, qui peut ensuite orienter vers un professionnel formé au TDAH (psychologue, psychiatre). « Il faut former les médecins de première ligne au dépistage, afin d’améliorer la fluidité de communication et de prise en charge entre les différentes lignes de soins », explique le Pr Oswald. Car le TDAH, ce n’est pas “juste un trouble psy” : il impacte toute la vie — scolaire, professionnelle, sociale, familiale. Être parents d’un enfant avec un TDAHChez l’enfant, ce sont souvent les enseignants qui sont les premiers à repérer des comportements qui sortent de la norme : agitation motrice, difficultés à suivre les consignes, troubles attentionnels. La collaboration entre les parents, l’école et les professionnels de santé est alors essentielle. « Ce n’est jamais facile pour un parent d’être convoqué pour parler des difficultés de son enfant, mais c’est ce qui va permettre d’entamer un parcours de soins adaptés qui bénéficiera à tous, enfants, parents et enseignants», note Stéphanie Braun.Un diagnostic peut être un soulagement pour les familles, en apportant une explication aux difficultés rencontrées et en ouvrant l’accès à des aides concrètes : aménagements scolaires, accompagnement éducatif, guidance parentale. Il faut néanmoins rester prudent et « Éviter de coller une étiquette trop tôt, tout en restant attentif aux signaux d’alerte. » souligne Stéphanie Braun.Et au quotidien ? Conseils pratiques en attendant un diagnosticPas besoin d’attendre un diagnostic officiel pour commencer à s’aider. De nombreuses stratégies de régulation peuvent déjà être mises en place avec le patient :Hygiène de vie (sommeil, alimentation, activité physique régulière),Outils de gestion du temps et des priorités (agendas visuels, minuteurs),Espaces de pause et de récupération dans la journée,Psychoéducation (comprendre son fonctionnement),Soutien parental et aménagements scolaires adaptés,Relaxation, cohérence cardiaque, méditation, via des applications ou associations spécialisées.« Beaucoup de choses peuvent déjà améliorer le quotidien, même sans traitement médicamenteux », rappelle le psychiatre. Il plaide pour une approche pluridisciplinaire et personnalisée, incluant des professionnels de la santé mais aussi des coachs, éducateurs, ergothérapeutes, diététiciens.Un trouble multifacette à aborder avec nuance et espoirAujourd’hui, le TDAH est reconnu comme un trouble à part entière, avec une base neurologique et génétique, mais fortement influencé par l’environnement et les facteurs psychosociaux. Un trouble à la croisée du biologique et du vécu, qui nécessite une approche nuancée, humaine et individualisée.Le TDAH n’est pas un “défaut” à corriger, mais un fonctionnement cérébral différent, avec ses défis, mais aussi ses ressources. Il ne se résume pas à un diagnostic posé ou non : il se travaille au quotidien, dans une collaboration entre la personne, sa famille et les soignants.« La médecine n’apporte jamais de certitude absolue. En psychiatrie encore moins. Mais ce qu’on peut garantir, c’est un accompagnement respectueux, progressif, et adapté à chaque personne », conclut le Pr Oswald.Pour aller plus loinTDAH BelgiqueAssociation française TDAH FranceApplications recommandées : Petit BamBou, Respirelax+, Time TimerLivres : TDAH adulte – Le reconnaître et le prendre en charge (Ed. Dunod), Mon cerveau a besoin de lunettes (Annick Vincent) [1] Source : Polanczyk G et al. (2007). The worldwide prevalence of ADHD: a systematic review and metaregression analysis, American Journal of Psychiatry ; Faraone SV et al. (2021), WFADHD Statement.[2] Source: American Psychiatric Association. Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, Fifth Edition (DSM-5), 2013 ; Faraone SV et al. (2021), The World Federation of ADHD International Consensus Statement, Neuroscience and Biobehavioral Reviews.[3] Source : Wilens TE et al. (2011). Does ADHD predict substance-use disorders? A 10-year follow-up study of young adults with ADHD, Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry. LiensPsychiatrie | Hôpital ErasmePsychologie | Hôpital ErasmeNeuropsychologie et logopédie | Hôpital ErasmeNeurologie | Hôpital Erasme
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L’H.U.B contribue à une avancée majeure dans la recherche sur l’hépatite associée à l’alcool
Le Prof. Christophe Moreno, Directeur du Service de Gastro-Entérologie de l’H.U.B, nous explique l’intérêt de cette étude et rappelle des points essentiels sur le dépistage de cette maladie.L’Hépatite associée à l'alcool, une maladie méconnue et mortelleL’étude a testé une molécule chez des patients atteints d’hépatite sévère associée à l’alcool. La maladie du foie évolue de manière asymptomatique chez les patients qui consomment de l’alcool de manière excessive pendant des années et qui, sans le savoir, développe une cirrhose du foie. Or, 15 à 20 % des patients [1] qui ont une consommation excessive d’alcool vont un jour développer une cirrhose. Lorsque le patient présente une jaunisse, c’est que la maladie a déjà atteint un stade avancé et que le foie est abîmé. Il existe des formes plus sévères que d’autres. Lorsque le patient fait une jaunisse sans présenter les symptômes d'une insuffisance hépatique, il peut vite se remettre. Dans le cas où les stigmates d’une insuffisance hépatique sont observés parce que le patient souffre, sans le savoir, d’une cirrhose du foie, le pronostic est alors très mauvais."L’hépatite associée à l’alcool est la forme la plus sévère chez les patients atteints d’une maladie du foie : 25% d’entre eux décèdent dans le mois qui suit l’apparition des symptômes. L’hôpital Erasme – H.U.B est un centre de référence dans la prise en charge de l’hépatite associée à l’alcool. Nous suivons environ 30 à 40 cas par an."Peu de solutions thérapeutiques pour les patients réfractaires au traitement standard Image Actuellement, on utilise des corticoïdes pour traiter les patients atteints d’une hépatite sévère associée à l’alcool. Cette approche thérapeutique est celle qui recommandée par les sociétés européennes et américaines d’hépatologie. À ce stade, aucun médicament n’a été approuvé par les autorités réglementaires dans cette indication.L’hépatite associée à l’alcool est une maladie encore relativement méconnue et elle a fait l’objet de très peu d'investissement de la part de l’industrie. En d’autres termes, il y a très peu de recherches scientifiques sur le sujet. De plus, quand les patients sont diagnostiqués, le taux de mortalité est tellement élevé à court terme, qu’il est difficile de proposer un traitement médicamenteux suffisamment efficace à temps. "Il faut savoir que, si le taux de mortalité des patients atteints de cette maladie est de 25 % à un mois, il monte jusqu’à 75% pour les patients réfractaires aux corticoïdes." [2]Cela peut sembler paradoxal, mais l’arrêt de l’alcool n’exerce aucune influence sur le taux de survie du patient à court terme. En revanche, si le patient répond bien aux corticoïdes et qu’il est vivant à 3 ou 6 mois, l’arrêt de l’alcool va jouer un rôle déterminant dans l’évolution de la maladie et dans le pronostic du patient au long cours. Une étude qui met en avant le rôle central de la régénération hépatique Image L'étude à laquelle nous avons contribué a été menée au niveau mondial chez un peu plus de 300 patients. Nous sommes le centre clinique qui a recruté le plus de patients en Europe. Le but de cette étude est d'évaluer la sécurité et l’efficacité d’un médicament, le Larsucosterol, dont l’un de ses principaux effets est une amélioration de la régénération hépatique. Cette régénération hépatique est centrale dans le traitement de cette maladie, car il a été constaté que l’une des raisons pour lesquelles le taux de mortalité est si élevé à court terme est que le foie ne se régénère plus. "On a longtemps cru que l’hépatite associée à l’alcool était très inflammatoire, ce qui est le cas d’ailleurs. Aujourd’hui, on sait qu’elle est également associée à un défaut de régénération."Bien que les résultats de l’étude n’aient pas atteint les objectifs initialement fixés, on observe que le traitement présente un bénéfice pour un segment de patients aux États-Unis. Ces résultats ont fait l’objet d’une publication dans la prestigieuse revue New England Journal of Medicine – Evidence et permettent le lancement d’une nouvelle étude de phase III (étude qui, a priori, devrait évaluer la meilleure dose de médicament à administrer à une population de patients encore plus importante que celle de l’étude de phase IIa).L’H.U.B, un centre clinique leader dans le domaine de l'hépatite associée à l'alcoolNous faisons partie des deux centres qui ont été sélectionnés pour mener cette étude clinique en Belgique. L’hépatite associée à l’alcool est une thématique de recherche importante dans notre service de Gastro-Entérologie. Nous avons étudié, dans des modèles animaux, la physiologie de la maladie et nous avons développé une réelle expertise clinique via plusieurs études qui nous ont permis de tester plusieurs molécules et stratégies thérapeutiques.Ce qui fait de l’H.U.B un pionnier dans la prise en charge de l’hépatite associée à l’alcool, c’est notre programme de transplantation hépatique en procédure accélérée. “Nous sommes, avec des chercheurs et médecins de Lille (France), les premiers au monde à avoir développé une solution thérapeutique pour les patients atteints d’hépatite associée à l’alcool et réfractaires aux corticoïdes”. La transplantation hépatique représente la seule chance de survie pour ces patients, mais elle ne s’adresse qu’à une partie d’entre eux, ceux qui sont éligibles à une greffe du foie. Nous avons réalisé la première greffe en procédure accélérée en 2006. Aujourd'hui, l’H.U.B est vraiment reconnu en Belgique et à l’international pour cette activité. Image Au début, le fait de greffer des foies sains à des patients atteints d’hépatite associée à l’alcool (qui par définition n’avaient une abstinence que depuis quelques semaines) a été très débattu dans la communauté scientifique et médicale. Aujourd'hui, cette approche est préconisée par les sociétés européennes et américaines d’hépatologie. Le combat a été long et difficile, mais il a considérablement amélioré les chances de survie des patients et, par extension, a profondément modifié l’éthique dans le domaine.Il a également représenté une occasion pour l’H.U.B de consolider son expertise via le développement d’une équipe pluridisciplinaire avec : des chirurgiens, des hépatologues, un psychiatre rattaché au service de Gastro-Entérologie spécialement pour maladies du foie associées à l’alcool, un psychologue, une assistante sociale et une équipe d’infirmier.e.s énormément investie aussi dans l’évaluation de ces patients. Nous discutons tous ensemble de chaque cas pour décider si, oui ou non, les patients seront candidats à la transplantation, en utilisant des critères les plus objectifs possibles. Au-delà de cette procédure, le suivi du patient est bien évidemment indispensable.Vers un autre regard et une autre prise en charge de la maladieIl y a encore un an, on faisait la distinction entre les patients atteints d’une maladie du foie “gras” et ceux atteints d’une maladie du foie associée à l’alcool. On s’est rendu compte que cette segmentation n’avait aucun sens, car les maladies du foie, qu’elles soient liées à un problème métabolique (comme le diabète ou l’obésité) ou à une consommation excessive d’alcool, forment un continuum chez la plupart des patients. On observe, bien souvent, que les patients qui souffrent de dysfonctionnements métaboliques sont à risques de développer une maladie du foie. De même, les patients qui développent une cirrhose liée à une consommation excessive d’alcool, présentent généralement d’autres facteurs de comorbidité avec du diabète, de l’obésité ou encore de l’hypertension.La nouvelle nomenclature commune créée par les sociétés scientifiques devrait susciter plus d’intérêt de la part de l’industrie pharmaceutique. Si peu d’entreprises ont investi dans la recherche sur les maladies du foie associées à l’alcool, nombre d’entre elles se penchent sur les maladies métaboliques. Or, comme les mécanismes physiopathologiques de toutes ces maladies du foie sont très proches, elles pourront désormais tester les nouvelles molécules chez tous les patients, qu’ils souffrent d'une hépatite associée à des troubles métaboliques ou à une consommation excessive d’alcool.Cette évolution notoire, qui s’inscrit aussi dans les recommandations émises par l’Organisation Mondiale de la Santé, devrait contribuer, à terme, à déstigmatiser cette maladie qui reste la première cause de mortalité d’origine hépatique. Nous espérons que des molécules encore plus efficaces seront développées pour augmenter les chances de survie des patients. Nous souhaitons aussi que la greffe ne soit plus un sujet tabou et s’ouvre à tous les patients motivés qui fourniront les efforts nécessaires pour rester abstinents.Pour un renforcement de la prévention et du dépistage de première ligneMême s’il n’existe pas encore de médicaments approuvés et que les corticoïdes restent le seul traitement disponible, on comprend mieux la maladie du foie associée à l’alcool. Quand un patient développe une jaunisse dans un contexte de consommation excessive d’alcool, il est dans une situation grave et urgente qui requiert une hospitalisation dans un centre expert. “Si le patient est réfractaire aux corticoïdes et qu’il peut bénéficier d’une greffe, il doit être admis dans un hôpital académique comme l’H.U.B, qui a la possibilité d’effectuer des transplantations hépatiques et, dans notre cas, de proposer une procédure accélérée”.Bien que ces solutions soient proposées pour améliorer le pronostic des patients, la prévention et le dépistage de l’hépatite associée à l’alcool sont essentiels. Les médecins traitants jouent un rôle majeur dans le dépistage de cette maladie qui, rappelons-le, se développe dans le temps et reste asymptomatique jusqu’au jour où le foie se dégrade et dysfonctionne. Si le médecin constate que son patient a une consommation excessive d’alcool, il peut effectuer un dépistage simple et non-invasif. La première étape de dépistage est de faire une prise de sang pour calculer le Fib4, un score qui permet d’évaluer si le patient a du tissu fibreux dans le foie. Si les résultats de ce score suggèrent la présence de fibrose, le médecin généraliste a la possibilité de prescrire un fibroscan (un examen non invasif qui évalue le degré de fibrose hépatique) à son patient et de le référer à l’hôpital pour effectuer la procédure. Le patient ne doit pas forcément consulter un spécialiste, il peut retourner chez son médecin traitant qui aura reçu les résultats de l’examen. Bien entendu, si l’état du patient le requiert, il faudra qu’il consulte aussi un hépatologue pour bénéficier d’une prise en charge optimale.En matière de prévention, il est impératif de sensibiliser les patients à risques sur le caractère asymptomatique de cette maladie. L’objectif n’est pas de culpabiliser les patients, ni de le “forcer” à arrêter leur surconsommation d’alcool ou de nourriture, mais bien de les encourager à être attentifs à leur corps et à ne pas attendre les symptômes pour consulter un médecin. La détection précoce de l’hépatite associée à l’alcool peut éviter une dégradation sévère du foie et une issue quasi irréversible. [1] Source : The Lancet – actions > Search in PubMed > Search in NLM Catalog > Add to Search> . 1995 Oct 14;346(8981):987-90. doi: 10.1016/s0140-6736(95)91685-7.[2] Source : Hepatology. 2007 Jun;45(6):1348-54. doi: 10.1002/hep.21607.  Prof. Christophe MORENODirecteur du Service de Gastro-Entérologie de l’H.U.BPrésident du consortium Européen SALVE (Study for alcohol-related liver disease in Europe)
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La schizophrénie : un trouble complexe, aux formes multiples
À l’occasion de la Journée Mondiale de la Schizophrénie, le Prof. Pierre Oswald, Directeur du Service de Psychiatrie de l’H.U.B, ouvre des perspectives quant à la façon dont ce trouble est défini, perçu et surtout prise en charge. Comment définir la schizophrénie ?La schizophrénie est un trouble psychiatrique qui affecte la perception, les pensées, les émotions et le comportement. Ce n’est pas un trouble chronique, mais plutôt global, multiforme, protéiforme, qui affecte le patient dans différentes dimensions. Chez certains patients, ce trouble peut se manifester quand la personne rencontre des difficultés à gérer certaines obligations de la vie de tous les jours, à concrétiser des envies, des projets, un idéal de vie ou à atteindre des objectifs spécifiques. Chez d’autres, il se caractérise par épisodes psychotiques lors desquels le rapport à la réalité du patient devient complètement dysfonctionnel. Chez d'autres encore, le trouble peut durer très longtemps, avec de réelles difficultés ponctuelles au niveau de la concentration, de l’attention, de l’orientation et, parfois, des manifestations hallucinatoires ou délirantes. “Ce qu’il est important de retenir quand on parle de schizophrénie, c’est la notion de fluctuation. Chez certains patients, on observe une dégradation progressive de la maladie.”Pour les épisodes psychotiques, il peut s'agir d'un épisode unique en dépit duquel il est possible d’envisager une stabilité dans le rapport à la réalité et une organisation des activités quotidiennes relativement normale.Existe-t-il une ou plusieurs schizophrénies ?Il y a plusieurs schizophrénies. On parle de ce trouble de manière générale par souci de simplicité et de clarté, de bonne communication entre soignants et avec les patients.Si on veut aller plus loin, on parle de spectre de la schizophrénie, dont peut différencier les formes :Celles qui se manifestent par un épisode unique mais long (6 mois) ;Celles qui se présentent sous une forme “négative” et qui affectent l’attention, la concentration, la motivation ou la capacité du patient à “se mettre en route” ;Celles qui se présentent sous d’autres traits “positifs”, avec des éléments délirants et hallucinatoires qui ont un impact sur le quotidien du patient.Certains patients sont stables toute leur vie. D’autres patients vivent avec épisodes “négatifs” ou “positifs” ponctuels plus ou moins marqués.Comment reconnaître la forme de schizophrénie du patient ?Un diagnostic précis de la forme de schizophrénie dont souffre le patient requiert un travail scrupuleux et minutieux de la part du médecin. Notre seul outil diagnostique est un examen mental qui se présente sous forme d’interrogatoire. Nous ne disposons pas, à ce jour, d’indicateurs biologiques, ni d’imagerie médicale. Nous posons toute une série de questions, au patient et à son entourage quand cela est possible, à propos de son développement, de son parcours de vie et de sa capacité à s’adapter, ou non, à son environnement. Notre but est de collecter suffisamment d’informations et de données à interpréter pour poser un diagnostic. Image Quelle prise en charge est proposée à l’H.U.B aux patients atteints ou suspectés d’être atteints de schizophrénie ?Pour les troubles durables de schizophrénie, le traitement se base principalement sur les besoins de la personne. Dans un trouble aussi complexe et multiforme que la schizophrénie, la prise en charge peut aller de la réorganisation de leur quotidien (avec du soutien au niveau fonctionnel, des ergothérapeutes, mais aussi la possibilité de se rendre par exemple dans un Centre de jour), à des approches de remédiation cognitive qui visent, entre autres, à améliorer leur capacité de concentration par exemple.Dans les situations de crise, le trouble peut se manifester par une perte de discernement. Le rapport à la réalité est parfois tellement problématique, que c’est à nous, et non au patient, de définir les besoins à cibler. Il peut s'agir d’une approche médicamenteuse pour réduire les symptômes, d'entretiens psychothérapeutiques ou encore de psychoéducation.En bref, de toute une série de traitements qui vise à apaiser la crise et à permettre au patient de progressivement reprendre la main, en toute autonomie, sur ses responsabilités et définir lui-même ses besoins. Image “Permettre de faire des choix, c’est donner aux patients des outils pour mieux se concentrer, pour mieux penser et ne pas être trop impactés par leurs symptômes. Dans ce contexte, le concept de rétablissement est important. Il ne veut pas dire qu’on rétablit une situation antérieure, mais que l’on permet à la personne de définir des objectifs de vie qu'elle aura elle-même choisis.” Sachant que la plupart des patients schizophrènes arrivent sous contrainte, il y a tout un travail préliminaire à faire avec eux, avant de discuter de leurs besoins. Nous devons d’abord former une alliance thérapeutique car, au départ, par définition, il n’a pas envie d’être là et n'est pas réceptif. Pour créer ce lien, il faut instaurer un dialogue, une communication qui nous permettra par la suite de nous mettre d’accord sur des objectifs communs, aussi limités soient-ils (comme le repas de midi, une sortie). Cette alliance est nécessaire pour que, par la suite, le patient accepte de mener une réflexion sur ses besoins, ses objectifs, ses valeurs, ce qu’il veut valoriser au quotidien. “Le mot “handicap” ici a toute sa place, car, la schizophrénie est un trouble qui peut se manifester dans des situations de handicap et c’est là qu’on doit travailler. Cela est, par ailleurs, mis en avant dans la charte des Nations Unies pour les maladies chroniques en santé mentale.” Détection et intervention précoce : un enjeu majeur Image Un premier épisode psychotique (PEP) survient majoritairement à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Il s’agit d’un moment charnière où une prise en charge rapide et adaptée peut faire toute la différence. Des modèles d’intervention précoce ont été développés afin d’offrir aux jeunes concernés, ainsi qu’à leurs proches, un accompagnement intensif. L’objectif est de réduire le risque d’évolution vers des troubles psychiatriques durables, comme la schizophrénie, en intervenant dès les premiers signes.Une autre approche consiste en la détection précoce des signes avant-coureurs. Certains jeunes peuvent présenter des symptômes atténués, une vulnérabilité particulière, souvent accompagnée d’une rupture dans leur fonctionnement quotidien (difficultés scolaires, isolement social, etc.). Dans ces situations, un travail thérapeutique de prévention secondaire est possible : en renforçant les facteurs de protection et de résilience, on peut limiter les risques d’apparition d’un PEP et/ou d’un trouble psychiatrique avéré.Au sein de notre hôpital, le centre ZELIG est dédié à cette mission. Intégré au service de pédopsychiatrie et en collaboration étroite avec la psychiatrie adulte, il accompagne les jeunes de 12 à 21 ans en leur proposant des soins spécialisés et personnalisés. Cette approche favorise une continuité des soins et une transition adaptée vers l’âge adulte, un élément clé pour améliorer les trajectoires de vie des jeunes patients.Quels sont les projets menés par l’hôpital pour améliorer la compréhension/le traitement de ce trouble ?Nous désirons mieux définir les sous-groupes du spectre de la schizophrénie. Pour ce faire, il faut définir, via la détection du stress oxydatif chez les patients diagnostiqués, ceux qui correspondent plutôt à une forme de dégradation chronique et dégénérative. Les produits du stress oxydatif sont des biomarqueurs de dégradation que l’on retrouve dans un nombre important de pathologies comme le diabète ou encore la Maladie d’Alzheimer. Pour parvenir à les détecter, nous souhaitons mener une étude clinique chez des patients atteints de schizophrénie.À terme, en collaboration avec le service de pédopsychiatrie qui travaille déjà sur ce public, notre ambition pourrait être d’évaluer la présence de produits du stress oxydatif chez les jeunes patients à risque. Rappelons-le, la schizophrénie apparaît en moyenne avant 30 ans et impose une prise en charge spécifique qui implique aussi les pédopsychiatres. La détection précoce de ces biomarqueurs nous permettrait de mieux les encadrer et mieux les traiter, dans le cadre d’une démarche préventive afin de ralentir l’évolution vers des formes dégénératives.  “Cette approche démontre que notre vision de la maladie mentale est, dans ce cas, développementale, c’est-à-dire, qu’elle se développe depuis la naissance et qu’elle se manifeste parfois de manière très symptomatique, chronique ou aigüe, tout au long de la vie. Nous souhaitons vivement participer au mouvement de détection des formes plus graves de schizophrénie au moyen de ces produits du stress oxydatif.” Pour résumer, notre projet est de participer à une meilleure catégorisation de la schizophrénie pour définir quels patients, à tout âge, sont à risque de présenter une forme sévère du trouble et ainsi de définir une prise en charge adaptée.   Prof. Pierre OswaldDirecteur du Service de Psychiatrie de l’H.U.BProf. Véronique DelvenneDirectrice du Centre Expert Universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’Adolescent, ULBDirectrice du Service de psychiatrie du bébé, de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte, HUBSimone MarchiniPsychiatrie du bébé, de l'enfant, de l'adolescent et du jeune adulte Ressources utilesUn article sur la schizophrénie et trouble psychotiques HUDERF : https://www.huderf.be/fr/problematiques-de-sante/schizophrenie-et-troubles-psychotiquesDescriptif du centre ZELIG : https://www.erasme.be/fr/psychiatrie-infanto-juvenile-centre-zeligActus + vidéo sur la santé mentale des jeunes : https://www.erasme.be/fr/le-centre-zelig-un-radar-de-la-sante-mentale-des-jeunes
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L’alimentation : un précieux atout dans la prévention des AVC
Dans le cadre des Mardis de l’AVC, organisé par la Clinique Neurovasculaire de l’H.U.B, le Prof. Philippe Van De Borne, Directeur de la Clinique de Prévention Cardiovasculaire, et Mme. Marie-Eve Velghe, Diététicienne spécialisée dans la gestion des facteurs de risques cardiovasculaires, expliquent en quoi l’alimentation influence fondamentalement la santé cardiovasculaire des patients avant et après un AVC. Pouvez-vous nous expliquer les différents facteurs de risque cardiovasculaire ? En quoi ils peuvent influencer la santé cardiovasculaire et la survenue d’un AVC ?Les Facteurs de Risque Cardiovasculaires sont une notion importante, car il s’agit d’éléments qui augmentent la probabilité de développer une maladie cardiaque ou de faire un AVC. Il existe deux catégories de facteurs de risque cardiovasculaires.Les “non modifiables”, parmi lesquels on retrouve :L’âge, car plus on vieillit, plus le risque augmente ; Le sexe, les hommes sont plus à risque que les femmes avant la ménopause. Après la ménopause, le climat hormonal change et rend les femmes plus vulnérables. On observe beaucoup d’évènements cardiovasculaires chez les femmes de 80 ans. Les antécédents familiaux, où les maladies cardiovasculaires et les AVC sont parmi les premières causes de décès. Statistiquement, il y a toujours quelqu'un dans la famille qui a fait un accident cardiovasculaire ou un AVC. Il faut qu’il soit survenu précocement, au premier degré (parents par exemple) et avant 55 ans pour les hommes et 65 ans pour les femmes. Ce type d’antécédents augmente considérablement le risque qu’on a soi-même de faire un AVC.Les “modifiables”, qui, grâce à un mode de vie sain et à un suivi adapté, permettent au patient de gagner des années de vie en bonne santé. Dans le cadre d’un AVC, l’alimentation exerce une réelle influence sur l’état de santé du patient. L’Hypertension artérielle : C’est le facteur de risque numéro 1 des AVC. Une tension trop élevée fragilise les artères et peut provoquer leur rupture ou leur obstruction. Réduire le sel, manger plus de potassium (notamment en consommant suffisamment de fruits et légumes) et pratiquer une activité physique régulière sont des points essentiels pour mieux la contrôler. Le tabagisme est un autre facteur de risque majeur de développer des Maladies Cardiovasculaires (MCV) qui sont surtout représentées par des  maladies du cœur, des artères du cerveau et des artères périphériques. De récentes études montrent que les fumeuses actives ont 2,5 fois plus de risques de mourir d’une maladie cardiovasculaire comparé aux femmes qui n’ont jamais fumé de leur vie. C’est énorme ! Le tabac est un réel poison et il est très difficile pour de nombreux fumeurs d’arrêter, mais il faut les sensibiliser le plus possible pour agir car, arrêter du fumer réduit fortement les risques cardiovasculaires et ce, à tout âge. L’excès de cholestérol est néfaste pour les artères, car il favorise le processus d’athérosclérose, c’est à dire, le dépôt de cholestérol dans la paroi des artères, qui progressivement, va gêner le passage du sang en rétrécissant le diamètre des vaisseaux, notamment du cerveau et du cœur.  Il est impératif de maintenir le taux de “mauvais” cholestérol le plus bas possible afin de prévenir un AVC. Le diabète et l’excès de glucose peuvent aussi causer des AVC. La sédentarité et le manque d’activités physiques sont également importants. Il est recommandé de faire au moins 30mn d’activité physique modérée par jour.  Il est toujours possible de caser cette activité dans un emploi du temps chargé, ne serait-ce qu’en garant son véhicule un peu plus loin que d’habitude ou de prendre les escaliers au lieu de l’ascenseur, des solutions existent ! Le surpoids et l’obésité, notamment au niveau abdominal, sont très mauvais pour le système cardiovasculaire. Une alimentation équilibrée et une activité physique régulière peuvent résoudre ce facteur de risque. Le stress, les problèmes de santé mentale et la pollution atmosphérique interviennent, quant à eux, à des degrés moindres dans l’augmentation du risque cardiovasculaire. Il existe des solutions pour apprendre à gérer son stress. Les troubles de la santé mentale contribuent de manière peut-être plus indirecte au développement de facteurs de risque cardiovasculaire car, combinés à un contexte socio-économique défavorable, ils peuvent entraîner une mauvaise adhérence thérapeutique du patient. La pollution atmosphérique est toxique pour micro-vaisseaux. Il faut éviter d’être dehors ou de faire du sport à l’extérieur quand il y a des pics de pollution, car les particules présentes dans l’air augmentent le risque cardiovasculaire.Pourquoi l’alimentation joue-t-elle un rôle clé dans la prévention des récidives d’AVC ?L’alimentation joue rôle clé dans la prévention des récidives d’AVC car elle agit directement sur les principaux facteurs de risques cardiovasculaires modifiables énoncés précédemment. Par exemple, une alimentation équilibrée aide à contrôler l’hypertension artérielle, qui est la première cause d'AVC, grâce, notamment, à une consommation limitée en sel et plus riche en potassium. De même, en consommant suffisamment d’aliments riches en fibres, comme les fruits, les légumes, les légumineuses, les céréales complètes et les fruits à coque, on améliore le taux de cholestérol et la santé des artères. Réduire les sucres « rapides » et les graisses, en particulier les graisses saturées et trans industrielles, permet aussi de mieux réguler les lipides sanguins, la glycémie et le poids, et donc de contrôler 2 autres facteurs de risque importants que sont le diabète et le surpoids.« Adopter une alimentation protectrice, c’est-à-dire riche en fibres, en anti-oxydants, en graisses insaturées (notamment en oméga 3), et contrôlée en mauvaises graisses, en sel et en sucres, c’est donc agir sur plusieurs leviers à la fois pour préserver les artères de son corps, y compris celles du cerveau, et réduire les risques de récidive d’AVC et autres MCV»Existe-t-il un ou des modèles alimentaires particulièrement recommandés dans la prévention des AVC  ? Image Oui, le plus connu est le régime méditerranéen, fondé sur les habitudes alimentaires traditionnelles des habitants des pays du bassin méditerranéen comme la Grèce, l’Italie et l’Espagne, dans les années 60’. Il repose sur une consommation abondante de fruits, de légumes, de légumineuses (telles que les lentilles, pois chiches, haricots secs, pois cassés), de céréales complètes, d’huile d’olive vierge extra (qui est la principale source de graisses), de fruits à coques et graines, une consommation régulière de poissons et de fruits de mer, de volaille et produits laitiers maigres (fromages et yaourts). Ces aliments sont riches en fibres, en bonnes graisses et regorgent d’anti-oxydants qui protègent les artères, réduisent l'inflammation et aident à réguler la pression artérielle et le cholestérol. L’organisation mondiale de la santé (l’OMS) a d’ailleurs décrit ce régime méditerranéen comme une stratégie alimentaire efficace de prévention et de contrôle des maladies non transmissibles tels que les MCV, le diabète mais aussi certains cancers et les maladies neurologiques dégénératives (Parkinson, Alzheimer). Et la Société Européenne de cardiologie (l’ESC) a précisé dans ses dernières recommandations de 2021 pour la prévention des MCV que « L'adoption d'un régime de type méditerranéen peut contribuer à réduire le risque CV chez tous les individus, y compris les personnes à haut risque CV et les patients atteints de maladies cardiovasculaires ».Un autre régime aussi très intéressant pour lutter contre l’hypertension, et donc le risque d’AVC, est le régime “DASH” (Dietary Approaches to Stop Hypertension) Ce régime met l’accent sur la réduction du sel tout en augmentant l’apport en potassium, magnésium et calcium, des minéraux essentiels pour abaisser la tension artérielle.Ces deux régimes partagent des principes communs : peu voire pas de produits ultra-transformés, moins de graisses saturées et de sucres ajoutés, et une place centrale accordée aux aliments bruts et riches en nutriments protecteurs. Ils sont accessibles financièrement et simples à mettre en place au quotidien pour adopter de saines habitudes alimentaires qui feront toute la différence sur la santé cardiovasculaire à long terme.Quels sont les grands principes d’une alimentation adaptée après un AVC ? Autrement dit, quels sont les principaux conseils alimentaires que vous prodiguez au patient, et/ou éventuellement l’aidant proche, pour optimiser sa santé cardiovasculaire ?Après un AVC, il est indispensable d’adopter une alimentation équilibrée afin de réduire au maximum les potentielles récidives liées à un risque cardiovasculaire. Voici 6 grands conseils que nous donnons aux patients :1. Limiter la consommation de selOn recommande aux patients de limiter, voir même de totalement supprimer le sel ajouté, et donc de retirer la salière de la table, et on leur propose des alternatives pour assaisonner leurs plats comme les herbes aromatiques, les épices, des condiments non salés tels que l’ail, le gingembre ou encore le jus de citron. On les sensibilise également au contrôle du sel “caché” qui représente près de 80% de notre consommation quotidienne de sel ! Ce sel caché peut être contrôlé en évitant ou en limitant fortement la consommation de plats préparés industriels, de charcuteries, de fromages très salés ou encore de grignotages d’apéritifs tels que les chips, les cacahuètes salées et les biscuits salés.2. Favoriser les bonnes graissesNous informons les patients sur les graisses dites “visibles” et les graisses “cachées”. Image Les graisses “visibles” sont celles que l’on ajoute au pain, que l’on utilise pour cuisiner ou assaisonner une salade.Pour la cuisson, il est recommandé d’utiliser des graisses riches en acides gras monoinsaturés qui sont plus résistants à la chaleur et meilleurs pour la santé, telles que l’huile d’olive, l’huile d’arachide ou encore l’huile de tournesol oléique (« oléisol »). Pour un usage à froid, il est préférable de consommer des huiles riches en oméga 3 telles que l’huile de colza, de cameline ou encore de noix. Attention ! Ces huiles ne doivent pas être utilisées comme graisses de cuisson, car les oméga 3 sont très sensibles à la chaleur et peuvent s’avérer plutôt nocifs s’ils sont chauffés. Pour le pain, il est préférable d’utiliser une matière grasse à tartiner végétale, allégée en graisses et enrichie en oméga 3, ou éventuellement d’utiliser un peu de beurre doux, bien gratté sur la tartine . Les pâtes d’oléagineux (beurre de cacahuètes, pâtes d’amandes ou de noisettes) sont également très intéressantes ! Notre consommation d’oméga 3 est souvent insuffisante, proportionnellement à notre consommation d’oméga 6 qui est généralement importante. L’objectif d’un régime alimentaire sain est notamment de rééquilibrer ce rapport entre oméga 6 et oméga 3, en augmentant la consommation d’oméga 3. On va par exemple conseiller d’utiliser l’huile de colza ou de cameline (riche en oméga 3) pour réaliser une vinaigrette ou une mayonnaise, plutôt que l’huile de tournesol ou de maïs (riche en oméga 6) !Les graisses “cachées” sont, par définition, celles qui sont présentes dans les aliments.Parmi les sources de bonnes graisses, on trouve les poissons gras, que l’on recommande de choisir de préférence de petit calibre (car moins contaminés par les métaux lourds) tels que la sardine, le maquereau, le hareng, la truite ou encore le saumon sauvage. On peut également citer les oléagineux (fruits à coque) et les graines, la volaille (sans la peau), le lapin ou encore l’avocat (qui est le seul fruit à contenir des graisses). Il est également fortement recommandé d’éviter de cuisiner avec de l’huile de coco, de l’huile de palme ou encore de coprah car ces huiles tropicales sont très riches en graisses saturées dites « athérogènes », càd qu’elles augmentent le taux de mauvais cholestérol et bouchent les artères du corps !  Il convient donc également d’éviter la consommation d’aliments contenant ces types de graisses cachées.3. Manger suffisamment de fibres et d'anti-oxydantsIls aident à réguler le cholestérol et la glycémie, à contrôler le poids et à lutter contre l’inflammation des artères. Les sources principales sont les légumes, les fruits, les légumineuses, les produits céréaliers complets et les fruits à coque et graines. Pratiquement parlant, voici ce que nous recommandons de consommer en fréquence et quantité :Minimum 300g de légumes par jour (cuits, crus, en potage…). Les varier et privilégier les légumes de saison et locaux. Au repas principal, ils doivent idéalement occuper 50% de l’assiette. 2 portions de fruits frais par jour (1 portion = le volume d’un poing = environ 125g/jr). Préférer également ceux de saison et locaux.80g de légumineuses 2x/semaine dans les repas (par exemple du houmous sur le pain, des boulettes de falafels en plat principal ou des lentilles dans une salade).Un produit à base de céréales complètes minimum une fois par jour (comme le pain complet, les flocons d’avoine, le muesli, le Boulghour, le quinoa, les pâtes au blé complet, le riz complet, etc.).4. Consommer des protéines végétales et animales de qualitéTelles que les légumineuses, le soja ou encore le tofu, la volaille (sans la peau), le poisson mais aussi les œufs, surtout s’ils sont enrichis en oméga 3.“Pendant longtemps, il a été déconseillé de consommer des œufs, car le jaune est riche en cholestérol, mais les études ont montré que ce qui compte vraiment, n’est pas de contrôler le cholestérol alimentaire, mais de limiter au maximum la consommation d’acides gras saturés et graisses trans industrielles qui influencent davantage le cholestérol sanguin. Aujourd'hui, les recommandations autorisent les patients à consommer jusqu’à 7 œufs par semaine. Avec les protéines végétales, il n’y a pas du tout de cholestérol.”Parmi les protéines animales, certaines viandes doivent être limitées. C’est le cas pour les viandes rouges (en somme, toutes sauf la volaille et le lapin) qu’il est recommandé de limiter à maximum 300 g par semaine. En ce qui concerne les viandes transformées, c’est-à-dire les viandes hachées et les charcuteries, moins on en consomme, mieux c’est ! Elles sont en effet le plus souvent riches en sel, mais aussi en conservateurs (nitrites, nitrates) qui sont des composés toxiques pour la santé !5. Réduire au maximum les apports en sucres ajoutés.Cela implique de limiter la consommation de pâtisseries, de biscuits, de viennoiseries, de sucreries, d’éviter l’ajout de sucre blanc ou sucre de canne, de miel, de divers sirops (d’agave, d’érable, de Liège…) dans ses boissons ou aliments et surtout d’éviter la consommation de sodas et jus de fruits. Tous ces aliments, hautement concentrés en sucres, favorisent des pics glycémiques, ainsi que l’accumulation de graisses dans le cerveau et le cœur. Il faut savoir que même les jus de fruits dits “sans sucres ajoutés”, contiennent énormément de sucres (autant que dans les sodas).6. Limiter ou éviter la consommation de boissons alcoolisées.“Avant, on prônait l’effet protecteur du vin rouge dont on recommandait d’en boire un 1 à 2 verres par jour pour rester en bonne santé. Aujourd’hui, cette recommandation n’est plus du tout valable. Il est prouvé que, pour prévenir les maladies cardiovasculaires, mais aussi d’autres maladies comme le cancer par exemple, il est conseillé de consommer peu voire pas d’alcool du tout.”La recommandation en terme de prévention de maladies cardiovasculaires et de lutte contre l’hypertension artérielle est dans l’idéal de ne pas consommer d’alcool du tout. En cas de consommation, celle-ci ne doit pas dépasser 10 unités d’alcool par semaine, soit 10 petits verres de vin (120 ml) ou de bière de type pils (250 ml), bien étalée sur la semaine et ponctuée de 2 jours d’abstinence. Image La meilleure des boissons reste l’eau. Une bonne hydratation est vitale et il est recommandé de boire, au minimum, 1,5L par jour, soit environ 8 verres d’eau, et ce, en plus du potage, du café, du thé ou des tisanes que l’on peut boire dans la journée.“Bien entendu, tous ces conseils doivent prendre en compte l’état de santé global du patient et veiller à éviter toute contrindication alimentaire qui pourrait contribuer à une dégradation liée à une autre pathologie (comme par exemple l’utilisation du sel de potassium en remplacement du sel de cuisine chez les insuffisants rénaux). Les apports hydriques doivent également être adaptés et diminués dans certaines situations, notamment en cas de rétention hydrosodée liée à une insuffisance cardiaque”Enfin, dans le cas de patients qui ont déjà fait un ou plusieurs AVC, l’enjeu est d’adapter les repas à leurs capacités. Certains patients souffrent, en effet, de troubles de la déglutition ou de fatigues importantes qui les empêchent de manger “comme avant”. Il faut alors leur proposer au quotidien des plats savoureux, avec des textures et des portions adaptées, afin de préserver le plaisir de manger sans prendre de risque. Nous veillons également à ce que le régime alimentaire prenne en compte l’organisation à la maison, la culture et la religion. Nous encourageons la famille, les aidants proches et l’entourage en général de s’impliquer dans la préparation des plats. Cela instaure une certaine convivialité autour du repas et facilite nettement la vie du patient dont les bonnes habitudes alimentaires doivent être durables.Quelles sont les prises en charges médicales actuellement disponibles à l’Hôpital Erasme - HUB pour contrôler les FRCV chez les patients qui ont fait un/des AVC ?Pour les évènements aigus, les patients bénéficient d’une prise en charge hyperspécialisée à la Clinique Neurovasculaire (aussi appelée “Stroke Unit”).“Dans la prise en charge d’un AVC, chaque minute compte, pour le cerveau comme pour le cœur, c’est pourquoi l’équipe est disponible 24h/24.”Les soins proposés incluent la surveillance et la gestion de l’hypertension artérielle ainsi que des troubles métaboliques. Des traitements anti-coagulants peuvent être administrés. L’équipe dispose également d’une expertise de pointe et d’une organisation sans faille pour intervenir au niveau chirurgical et débloquer les artères occluses, responsables de l’AVC.L’Hôpital Universitaire de Bruxelles est un hôpital académique qui offre une prise en charge intégrée et multidisciplinaire. La Clinique de Prévention Cardiovasculaire propose un accompagnement préventif des maladies cardiovasculaires, des bilans de facteurs de risque cardiovasculaire, une évaluation diététique, des programmes éducatifs, des ateliers de prévention ainsi qu’un secteur de revalidation. La prise en charge inclut également celle du tabagisme qui est, comme nous l’avons évoqué précédemment, un, si ce n’est LE facteur de risque cardiovasculaire, le plus important.“Notre approche de soins est centrée sur le patient et ses besoins et implique, quand cela est possible, l’implémentation d’une prise en charge systémique qui incorpore la famille, afin d’aider le patient à adopter (et à garder) certaines habitudes qui, sans soutien familial, peuvent être difficiles à tenir.”Le suivi médical et paramédical est organisé de manière à  :Ce que les patients survivent à l’AVC avec le moins de séquelles possibles.Prévenir ensemble les maladies cardiovasculaires et particulièrement quand une lésion des artères cérébrales ou coronaires survient.Il existe aujourd’hui beaucoup de solutions thérapeutiques efficaces qui permettent une augmentation de l’espérance de vie et, surtout, une réduction des évènements cardiovasculaires et ce, malgré le vieillissement de la population.“En Belgique, entre 1986, 33% des causes décès étaient d’origine cardiovasculaire. Aujourd’hui, nous sommes à 22%. Cette évolution est encourageante et continue à aller dans le bon sens pour prévenir et lutter contre les AVC et maladies cardiovasculaires.” Prof. Philippe VAN DE BORNEDirecteur de la Clinique de Prévention CardiovasculaireHôpital Erasme H.U.BMarie-Eve VELGHEDiététicienne agréée par le SPF Santé Publique Services de cardiologie et réadaptation cardiaqueHôpital Erasme H.U.B
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Clinique de Chirurgie Hépato-Pancréatico-Biliaire et transplantation hépatique
Vous êtes médecin et vous souhaitez obtenir les résultats médicaux de vos patients ? Contactez notre secrétariat médical par email à SecMed [dot] GastroChir [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (SecMed[dot]GastroChir[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be) ou par téléphone au +32 (0)2 555 37 13. Une Clinique spécialisée La Clinique de Chirurgie Hépato-Bilio-Pancréatique est spécialisée dans le traitement des maladies tumorales et non tumorales du foie, de la vésicule et des voies biliaires, et du pancréas. La transplantation hépatique représente également une part importante de l’activité.  Image Image Image Un domaine chirurgical de pointe C’est un domaine de la chirurgie très pointu qui requiert un plateau technique à la pointe et pluridisciplinaire, impliquant une synergie avec d’autres spécialités médicales telles que la gastroentérologie, l’oncologie, la radiologie diagnostique et interventionnelle, l’anesthésie, les soins intensifs et l’anatomopathologie.  Une expertise unique Depuis juillet 2019, en Belgique, seuls 15 centres hospitaliers sont autorisés à réaliser des chirurgies du pancréas. En tant que premier centre francophone en termes de nombre d’interventions chirurgicales pancréatiques, l’Hôpital Erasme a acquis une grande expertise dans ce domaine, en travaillant en collaboration étroite avec les hôpitaux référents. Notre offre de soins Les principales pathologies traitées par la clinique sont :Les tumeurs bénignes et malignes du foie (carcinome hépatocellulaire, cholangiocarcinome, métastases hépatiques, adénome) ;Le cancer du pancréas, les tumeurs endocrines du pancréas, les lésions kystiques du pancréas, les complications de la pancréatite chronique ; Le cancer du duodénum et de l’ampoule ;La pathologie tumorale et lithiasique des voies biliaires et de la vésicule biliaire. Image Notre équipe Dr. Valerio LUCIDI, Directeur de la Clinique de chirurgie hépato-bilio-pancréatiqueSpécialiste en Chirurgie Hépato-pancréato-biliaire et Transplantation HépatiqueLe Dr. Lucidi est expert en chirurgie hépatique complexe et en transplantation hépatique. Il développe la chirurgie mini-invasive par voie robotique au sein de la clinique, et réalise également des interventions en chirurgie pancréatique. Il participe à de nombreuses études cliniques en chirurgie hépato-bilio-pancréatique, tant nationales qu’internationales.  Nos MédecinsPr. Ali BOHLOK, Chirurgien Spécialiste en Chirurgie Hépato-pancréato-biliaire et Transplantation HépatiqueLe Pr. Bohlok est expert dans la chirurgie hépatique notamment pour les métastases du foie, domaine dans lequel il a réalisé de nombreux travaux de recherche clinique et fondamentale au laboratoire, afin d’en améliorer le traitement et le pronostic. Il réalise également des interventions en chirurgie oncologique colorectale, métastase péritonéale et chirurgie pancréatique.Pr. Vincent DONCKIER DE DONCEEL, ChirurgienSpécialiste en Chirurgie Hépato-pancréato-biliaire Directeur du Service de Chirurgie OncologiqueLe Pr. Donckier de Donceel est expert dans la chirurgie des tumeurs du foie. Il est également fortement impliqué dans la recherche clinique et fondamentale dans ce domaine. Il est professeur de chirurgie digestive à la Faculté de Médecine de l'ULB et membre de l'Académie Royale de Médecine de Belgique.Dr. Desislava GERMANOVA, ChirurgienneSpécialiste en Chirurgie Hépato-pancréato-biliaire et Transplantation HépatiqueLe Dr. Germanova est experte dans la chirurgie hépatique, les transplantations hépatique et rénale. Elle est responsable de l’activité de transplantation hépatique et réalise également des interventions en chirurgie pancréatique.  Pr. Patrizia LOI, ChirurgienneSpécialiste en Chirurgie pancréatiqueDirectrice de la Clinique de Chirurgie oeso-gastrique, Bariatrique et Pariétale. Le Pr Loi est experte en chirurgie pancréatique et en chirurgie bariatrique. Elle est également impliquée dans la formation des étudiants en médecine, et est présidente du Master de Spécialisation en chirurgie. Dr. Julie NAVEZ, Chirurgien Praticien Hospitalier UniversitaireSpécialiste en Chirurgie Hépato-pancréato-biliaire Le Dr. Navez est experte dans la chirurgie du pancréas. Elle est très active dans la recherche du cancer du pancréas, en réalisant des travaux de recherche clinique et fondamentale avec l’équipe d’Oncologie Digestive, et en participant à des études nationales et internationales dans le domaine. Elle réalise également des interventions en chirurgie hépatique.Nos infirmières-chefJuliette HAYOIS, infirmière-chef (aile sud)Lolita MAYONGA , infirmière-chef (aile nord)Notre équipe paramédicaleNoa DAOUDY, kinésithérapeuteAmandine SZALAI, diététicienne Les services avec lesquels nous travaillons Gastro-entérologie Lien vers Gastro-entérologie Oncologie digestive Lien vers Oncologie digestive Radiologie Lien vers Radiologie Anatomopathologie Lien vers Anatomopathologie Anesthésie Lien vers Anesthésie Les spécialistes avec lesquels nous collaborons dans ces services Gastro-entérologiePr Marianna ArvanitakisPr Christophe MorenoPr Thierry GustotDr Mickaël Fernandez Y ViescaPr Hadefi AliaPr Trepo EricDr Boon NathaliePr Degré DelphineOncologie digestivePr Jean-Luc Van LaethemDr Laura MansPr Anne DemolsDr Gontran VersetDr Gay FranceDr Bucalau Ana Maria RadiologieDr Martina PezzuloDr Morgane Van WettereDr Fadi TannouriAnatomopathologiePr Laurine VersetAnesthésieDr Szegedi LazloDr Ghamgui Younes Ressources et liens utiles Nous sommes là pour vous accompagner et vous informer pas à pas. C'est pourquoi nous vous proposons une série de contenus (produits par des médecins, des chercheurs, des associations de patients ou encore par les acteurs de santé publique) qui d'une part, vous aideront à mieux comprendre votre maladie, à la gérer et, d'autre part, vous permettront d'identifier des groupes de soutien avec lesquels échanger. [SITE WEB] Chirurgie du pancréas : Remboursement dans un centre spécialisé conv… FAQ 1. Est-ce qu’on peut opérer tous les cancers du pancréas ? Seul le cancer du pancréas non métastatique et localement résécable est généralement considéré pour une résection chirurgicale. Un traitement préopératoire (dit « néoadjuvant ») peut être envisagé pour rendre la tumeur opérable. La lecture et l’interprétation des examens d’imagerie réalisés peut être différente, raison pour laquelle il est vivement conseillé d’adresser le dossier pour second avis dans un centre de référence pour relecture des clichés par des spécialistes experts du pancréas.  2. Quelles sont les principales complications de la chirurgie pancréatique ? Cela dépend de l’intervention pancréatique réalisée. En cas de duodénopancréatectomie céphalique, on peut développer une fistule pancréatique par défaut de cicatrisation de la suture pancréatique, qui peut entrainer de l’inflammation, un sepsis (infection) voire plus rarement une hémorragie. On peut également présenter un retard de la vidange de l’estomac entraînant des nausées, des vomissements et la nécessité de mise en place d’une sonde gastrique retardant la réalimentation orale.En cas de (spléno-)pancréatectomie gauche, la complication la plus fréquente est la fistule pancréatique au niveau de la tranche de section de pancréatectomie, responsable de la formation d’une collection (poche de liquide) au niveau du site opératoire. Cette collection peut disparaitre spontanément ou nécessiter un drainage interne par endoscopie.A plus long terme, il peut apparaitre une malabsorption des graisses en raison de la réduction de la production d'enzymes pancréatiques (que l’on traite par gélule d’enzymes pancréatiques), ou encore un diabète secondaire à une diminution de la production d’insuline (nécessitant un traitement antidiabétique).   3. Quelles sont les principales complications de la chirurgie hépatique ? Elles sont variables en fonction de la complexité de la chirurgie hépatique réalisée. Bien que relativement peu fréquentes, les complications liées au geste opératoire sont l’hémorragie (le foie étant un organe hautement vascularisé), la fistule biliaire pouvant entrainer un sepsis (infection), ainsi que l’insuffisance hépatique aiguë, en cas de résection hépatique majeure. Ces complications devront être détectées précocement, grâce à des visites postopératoires régulières et à la réalisation de prises de sang dans les jours qui suivent l’intervention.  4. Qu’est-ce qu’une plaie biliaire après cholécystectomie et comment la prendre en charge ? Une plaie biliaire est le plus souvent faite au cours d’une cholécystectomie (ablation de la vésicule biliaire) et est une complication rare mais potentiellement grave. Elle peut être détectée au moment de l’intervention ou en période postopératoire. Elle survient lorsqu'un canal biliaire (comme le canal cholédoque ou un autre canal biliaire) est accidentellement blessé pendant l'intervention. Cela peut entrainer une fuite de bile dans la cavité abdominale ou un ictère (ou jaunisse) secondaire à une obstruction du canal biliaire.La prise en charge de la plaie biliaire dépend de sa gravité, mais il est capital de la détecter précocement et de la prendre en charge de manière appropriée dès le début, et d’être référé dans un centre d’expertise si elle ne peut pas être adéquatement prise en charge par votre chirurgien ou l’équipe locale. 5. J’ai des calculs dans la vésicule biliaire. Dois-je être opéré.e ? La présence de calculs dans la vésicule biliaire est appelée une lithiase vésiculaire. Ces calculs peuvent être asymptomatiques (découverts fortuitement) ou être responsable de douleurs abdominales, voire se compliquer de cholécystite aiguë (inflammation de la vésicule biliaire), d’angiocholite (infection des voies biliaires), voire de pancréatite aiguë (inflammation du pancréas). La lithiase vésiculaire asymptomatique ne nécessite pas de traitement. Toutes les autres indications précitées, soit une lithiase vésiculaire symptomatique, constituent une indication de cholécystectomie (ablation de la vésicule biliaire). 6. Quelles sont les indications de transplantation hépatique ? La transplantation hépatique est une intervention chirurgicale majeure consistant à remplacer un foie malade par un foie sain provenant d'un donneur d’organes. Elle est indiquée principalement lorsque le foie ne peut plus remplir ses fonctions vitales (insuffisance hépatique aiguë ou chronique) et qui menace la vie du patient, ou dans le traitement du cancer du foie. Insuffisance hépatique chronique (cirrhose) : secondaire à une hépatite virale, à une stéatohépatite (inflammation liée à l’obésité et/ou au diabète), à une consommation excessive et prolongée d’alcool, à une maladie auto-immune, ou une cause restant inconnue.Cancer du foie : de type hépatocarcinomeInsuffisance hépatique aiguë : d’origine virale, médicamenteuse, toxique ou encore après chirurgieMaladies héréditaires, auto-immunes,… du foie 7. Quelle est la durée moyenne d’hospitalisation pour une chirurgie hépato-pancréato-biliaire élective ? La durée moyenne d’hospitalisation dépend de l’intervention réalisée :Résection partielle du foie (hépatectomie) : si l’hépatectomie est mineure (de faible volume), l’hospitalisation dure en moyenne 3 jours. Si l’hépatectomie est majeure, elle durera 7 à 10 jours.Résection partielle du pancréas (pancréatectomie) : en cas de (spléno-)pancréatectomie gauche, l’hospitalisation dure en moyenne 7 jours. En cas de duodénopancréatectomie céphalique, elle durera 10 à 14 jours.Résection de la vésicule biliaire (cholécystectomie) : l’hospitalisation est de 2 jours (1 nuit à l’hôpital).Ces durées sont variables en fonction de l’apparition de complications postopératoires 8. Quelles sont les conséquences d’une splénectomie (ablation de la rate) ? La rate joue un rôle clé dans la filtration du sang, le stockage de cellules sanguines (notamment des plaquettes) et la réponse immunitaire. Son ablation peut exposer à :Un risque d’infection, en particulier celles causées par des bactéries encapsulées telles que Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae et Neisseria meningitidis.Un risque de thrombose en postopératoire précoce, les plaquettes n’étant plus stockées dans la rate, leur nombre dans le sang peuvent augmenter de façon temporaire.Pour se prémunir du risque infectieux, il est recommandé de se faire vacciner contre les bactéries encapsulées (pneumocoques, méningocoques, Haemophilus influenzae), et ce à vie (un rappel des vaccins peut être nécessaire). Il faudra également prendre des antibiotiques prophylactiques en cas de fièvre ou de signes d'infection (prescris par le médecin infectiologue). 9. Quand faut-il enlever une glande surrénale ? L'ablation d'une glande surrénale (surrénalectomie), peut être nécessaire lorsque la glande surrénale est malade ou présente des anomalies. Adénome surrénalien sécrétant : syndrome de Cushing, syndrome de Conn (hyperaldostéronisme), phéochromocytome.Tumeur maligne surrénalienne : corticosurrénalome  métastase dans la glande surrénale.Incidentalome (tumeur de découverte fortuite) si la taille de la tumeur est importante ou si elle présente des signes de malignité