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Mars bleu : Un trajet de diagnostic rapide du cancer colorectal au sein de l’H.U.B
Un dépistage essentiel : chaque année, plus de 8.000 Belges, hommes ou femmes, se voient diagnostiquer un cancer colorectal. Les équipes du service de Gastroentérologie et d’Oncologie Digestive de l’Hôpital Erasme et de l’Institut Jules Bordet proposent depuis plus d’un an un nouveau trajet de diagnostic rapide du cancer colorectal réservé aux patients qui ont des signaux d’alertes, un test positif à la recherche de sang dans les selles ou considérés à haut risque. Par ailleurs, à l’occasion du mois du cancer du colorectal, un côlon géant sera installé dans le hall de l’Hôpital Erasme et de l’Institut Jules Bordet les 26 et 27 mars prochains. Des professionnels de nos institutions vous accompagneront à la découverte de cet organe et vous sensibiliseront à l’importance du dépistage du cancer colorectal.Un dépistage essentielChaque année, plus de 8.000 Belges, hommes ou femmes, se voient diagnostiquer un cancer colorectal. Dans 90 % des cas, ils ont plus de 50 ans. Un tiers de ces personnes en décèderont souvent parce qu’il aura été détecté trop tard. S’il est pris en charge à temps, le cancer colorectal se guérit dans 90 % des cas. Face à ces chiffres rassurants de guérison, nos professionnels ont décidé de mettre en place un trajet de diagnostic rapide de prise en charge des patients présentant un signal d’alerte, ou un niveau de risque élevé. Le dépistage par coloscopie est essentiel car il permet d’identifier un cancer colorectal le plus tôt possible et réduit ainsi la mortalité de celui-ci de 50 %. Au-delà du diagnostic, l’intérêt de cet examen est aussi thérapeutique car il permet de dépister le cancer à un stade précoce ou de prévenir son apparition en enlevant les polypes colorectaux ainsi que les cancers débutants éventuels.Qui est concerné par le dépistage ?Dans la population générale, le risque devient significatif à partir de 50 ans. A partir de cet âge, il est facile de faire le test de dépistage par recherche de sang dans les selles. Ce test est proposé par votre Région via une invitation personnalisée tous les deux ans (Bruxelles : www.Bruprev.be; Wallonie : www.ccref.org; Flandres : https://www.cvko.vlaanderen/) Si vous êtes considéré comme une personne à risque (une mutation héréditaire comme la polypose adénomateuse familiale ou le syndrome de Lynch, des antécédents personnels ou familiaux de polypes et/ou de cancer colorectal, une maladie inflammatoire du tube digestif - maladie de Crohn ou rectocolite) ou si vous présentez des signaux d’alerte comme la présence de sang dans les selles, une modification inexpliquée et durable du rythme des selles, des douleurs abdominales ou une perte de poids inexpliquée, vous pouvez prendre un rendez-vous avec nos professionnels qui vous programmeront rapidement une coloscopie.Consultation de gastroentérologie :Institut Jules Bordet +32 (0)2 541 34 80Erasme +32 (0)2 555 35 04Consultation de dépistage Institut Jules Bordet (si pas de symptôme) : +32 (0)2 541 30 00Un colon géant pour sensibiliser le grand publicLe mois de mars est le mois de sensibilisation aux cancers colorectaux. A cette occasion, l’Hôpital Erasme et l’Institut Jules Bordet accueilleront le colon géant. Accompagné de professionnels de santé, vous pourrez pénétrer à l’intérieur de la structure pour découvrir comment se présente cet organe, en 3D, et mieux comprendre pourquoi et comment vous protéger contre le cancer colorectal, l’un des plus mortels en Belgique. Rendez-vous le mercredi 26 mars à l’Hôpital Erasme de 9h à 16h et le jeudi 27 mars à l’Institut Jules Bordet de 9h à 16h.
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Les risques de l'exposition aux écrans pour les enfants
Pour protéger la santé oculaire des plus jeunes, envisagez d'autres options. Les risques L'exposition excessive aux écrans peut présenter plusieurs risques pour les enfants, notamment sur leur santé physique et mentale. Passer trop de temps devant un écran peut entraîner des problèmes de vision, comme la fatigue oculaire, et augmenter le risque de troubles du sommeil en perturbant leur rythme circadien. De plus, un usage prolongé des écrans peut nuire au développement social et émotionnel des enfants, limitant les interactions en face à face et favorisant l'isolement. Enfin, l'exposition constante à des contenus inappropriés ou violents peut avoir un impact négatif sur leur comportement et leur bien-être psychologique. Il est donc essentiel de limiter le temps d'écran et de favoriser des activités diversifiées pour un développement équilibré. Les alternatives Il existe de nombreuses alternatives aux écrans qui permettent aux enfants de se divertir tout en stimulant leur créativité, leur motricité et leurs interactions sociales. Par exemple, la lecture de livres favorise le développement du langage et de l’imagination, tout en offrant un moment de calme. Les jeux de société sont également une excellente option pour renforcer les liens familiaux et encourager la coopération ou la compétition saine. Les activités en plein air, comme le vélo, la randonnée ou les jeux de ballon, sont idéales pour améliorer la condition physique et passer du temps dans la nature. De plus, les arts créatifs comme le dessin, la peinture ou la musique permettent aux enfants d’exprimer leurs émotions et de développer leur esprit créatif. Enfin, passer du temps avec d’autres enfants, que ce soit pour jouer dans un parc ou participer à des activités collectives, aide à renforcer leurs compétences sociales et leur développement émotionnel. Ces alternatives sont essentielles pour offrir un équilibre entre les activités numériques et celles qui favorisent un développement sain. Parlez-en à notre service d'ophtalmologie et ophtalmologie pédiatrique, à l'Hôpital Erasme (Campus Anderlecht) et l'Hôpital des Enfants (Campus Laeken).  Ophtalmologie Ophtalmologie pédiatrique
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Journée Portes Ouvertes de l'H.U.B
Image Enfile ta blouse, on t'embarque ! Une expérience immersive au cœur des servicesQuatre services ouvriront le bal cette année : la Cardiologie, la Gastro-Entérologie, la Néphrologie et la Neurologie. Les équipes infis et médicales se mobilisent pour faire vivre une expérience enrichissante aux étudiant.e.s de 3ème et de 4ème année en soins infirmiers et technologues qui désirent découvrir de nouvelles disciplines pour effectuer leur prochain stage ou décrocher leur premier emploi.Au programmeUn stand d'accueil dans le hall principal de l'Hôpital Erasme.Des présentations dans les services, avec les équipes pour plonger les étudiants dans les perspectives de chaque discipline, de son évolution, des métiers et compétences requises.Des visites guidées dans les services pour en découvrir les différents points clés.Des rencontres individuelles avec les Ressources Humaines pour en savoir plus sur les emplois ouverts, les opportunités d'évolution professionnelle à l'H.U.B, les possibilités de formation, etc.De petits groupes pour des échanges privilégiésCette Journée Portes Ouvertes est conçue pour créer un moment de qualité, où les étudiants seront répartis par groupe de 10, dans le service de leur choix, afin de poser toutes leurs questions aux équipes qui prennent le temps de les accueillir et de les guider. Chaque groupe pourra visiter 2 services sur la journée. Programme et inscription
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Un centre de référence à Erasme (H.U.B) pour les troubles de l’alimentation (TCA) chez les jeunes
Le service de pédopsychiatrie du H.U.B, actif à la fois sur les sites d’Erasme et de l’Hôpital des Enfants, a été reconnu par l’INAMI comme Centre de Référence Supra-Régional pour les Troubles du comportement alimentaire (TCA) chez les jeunes  de 0 à 23 ans. Troubles du comportement alimentaire chez les jeunes : une prise en charge multidisciplinaire Ce centre innovant offre une approche multidisciplinaire, coordonnée et spécialisée pour les jeunes souffrant d’anorexie, de boulimie ou d’hyperphagie boulimique, tout en assurant un accompagnement renforcé des familles.Dans cette interview, découvrez les spécificités de ce nouveau centre, les bénéfices pour les patients, et les ambitions portées par les équipes du H.U.B. (Hôpital Erasme et Hôpital des Enfants) Notre centre prend en charge toutes les tranches d’âge, du bébé jusqu’à 23 ans, avec une approche multidisciplinaire, adaptée à chaque situation Judith DEREAU Pédopsychiatre, Responsable médicale du Centre ambulatoire TCA (H.U.B) 1. En quoi le Centre TCA que vous dirigez se distingue-t-il dans la prise en charge des troubles du comportement alimentaire chez les jeunes ?Notre centre a la spécificité de prendre en charge toutes les tranches d’âge, du bébé jusqu’à l’âge de transition (23 ans), avec une longue expérience, tant au niveau de la prise en charge somatique des cas graves que psychiatrique. Nous proposons des soins adaptés à chaque situation : consultations spécialisées multidisciplinaires (avec pluralisme des approches, dont la Family-Based Therapy (FBT) et la thérapie multifamilles), ambulatoire intensif, hospitalisations de jour pour les plus jeunes, hospitalisations complètes… y compris pour les formes atypiques comme l’ARFID, qui est un trouble de l'alimentation sélective sans préoccupation du poids ou de l'image corporelle.2. Quelle est la plus-value du trajet de soins mis en place par l’INAMI pour les patients et leurs familles ?La mise en place du "trajet de soins TCA" il y a un an a permis d'offrir aux patients et aux familles une prise en charge plus lisible, coordonnée et mieux soutenue. Cela a renforcé l’accès aux soins et valorisé le travail en réseau. L'INAMI, qui a aussi prévu un soutien régional avec l’extension de l'offre de soins (équipes ambulatoires de soutien de la première ligne et équipes de traitement à temps partiel), vient maintenant compléter ces dispositifs par des centres suprarégionaux, qui seront tant au service des patients et de leurs familles que des professionnels de 1ère et 2ème ligne pour les trajets de soins complexes.3. Que signifie concrètement pour votre équipe d’être reconnue comme centre de référence suprarégional ?C’est une reconnaissance précieuse de notre expertise. Cela va permettre de clarifier les niveaux d'intervention, de donner une visibilité accrue à notre travail et de développer encore notre offre, pour mieux répondre aux besoins des jeunes, de leurs familles et des professionnels qui le demandent. Avec la désignation du centre, nous allons pouvoir renforcer l'équipe avec l'engagement de collègues.4. Quelles sont les prochaines étapes ou ambitions pour ce centre dans les années à venir ?Nous voulons contribuer à améliorer le travail en réseau, la concertation indispensable et la formation des professionnels prenant en charge les troubles des conduites alimentaires, soutenir les collègues au-delà de Bruxelles, et étoffer l'offre de soins, entre autres en y intégrant des pair-aidants dans nos dispositifs.Infos H.U.B : Centre de Référence Supra-Régional pour les Troubles du comportement alimentaire (TCA) chez les jeunes Pédopsychiatrie - Psychiatrie du bébé, de l'enfant, de l'adolescent et du jeune adulte | Hôpital Erasme  Liens: Convention INAMIBruxelles https://tca-bru.be/BWhttp://www.archipelbw.be/initiatives/trajet-de-soins-tca-et-equipe-emas/Luxembourghttps://matilda-lux.be/trajet-de-soins-tca-troubles-des-conduites-alimentaires/Liègehttps://realism0-18.be/trajet-tca/Hainauthttps://www.rheseau.be/___-emas/
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Les infirmier.e.s relais douleur : acteurs indispensables à l’hôpital
Transmettre la connaissance en gestion de la douleur aux équipes Le rôle et les responsabilités des infirmier.e.s relais douleur sont diverses. Ces personnes sont chargées de réunir des informations afin de les transmettre à tous les collaborateurs dans leur service. Nous comptons également sur elles pour sensibiliser les équipes médicales et paramédicales aux bonnes pratiques de prise en charge de patients douloureux, qu’il s’agisse de l’évaluation de la douleur, du traitement à préconiser, du mode d’administration de ce traitement, mais aussi, si nécessaire, de la réévaluation du traitement. Nous leur fournissons des outils, des supports informatifs ainsi que des formations à mettre à la disposition de leur service. Enfin, s’ils/si elles portent un intérêt réel aux évolutions de prise en charge des patients douloureux, les infirmier.e.s relais peuvent participer à des séminaires et consulter la littérature scientifique pour rester au top de leur expertise.Une exigence de l’hôpital “Nous manquons actuellement d’infirmier.e.s référent.e.s en gestion de la douleur à l’H.U.B. Idéalement, nous devrions en avoir un.e dans tous les services de nos différentes institutions. Or, aujourd'hui, nous n’en comptons que 25. Il en faudrait trois fois plus !“Pourtant, il s’agit d’une exigence de l'hôpital. C’est pourquoi l’équipe du département d’Algologie lance la campagne “Deviens Infi Relais”, dans l’espoir de recruter et de former suffisamment d’infirmier.e.s référent.e.s douleur dans tous les sites de l’H.U.B.Il est toujours intéressant d’avoir du personnel spécialisé dans la gestion de la douleur dans chaque service. Même si elle n’est pas présente de façon aussi importante dans tous les services, elle doit être gérée de manière optimale dans l’intérêt du patient, mais aussi des soignants. Vers une vraie culture de la gestion de la douleur “Il existe une “culture” de la douleur dans le sens où on va se concentrer sur les douleurs aigües et chroniques au moment où elles se manifestent, plutôt que de tenter d’anticiper certaines douleurs, moins intenses certes, mais qui peuvent représenter un réel inconfort à terme pour le patient.” Par exemple, quand on fait une biopsie à un patient, on s’attend à ce qu’il ait un peu mal après la procédure. Ne pas anticiper cette douleur peut entraîner, a posteriori, son installation et donc, un nouveau besoin du patient qui nécessitera un traitement plus important. Bien entendu, le seuil de tolérance à la douleur varie d’une personne à l’autre. Il faut aussi être sensible à la capacité du patient à exprimer sa douleur. Ce n’est pas parce qu’il ne la verbalise pas, qu’il ne souffre pas. Les jeunes enfants, les personnes âgées ou les personnes handicapées qui ne disposent pas, ou plus, des compétences nécessaires pour communiquer ont peut-être besoin d’être soulagés. Certains signaux, comme la posture ou les paramètres médicaux, ou certains comportements, comme des gémissements ou des grimaces, peuvent donner l’alerte. Il y a des douleurs chez les personnes âgées, comme celles causées par l’arthrose, qui sont souvent considérées comme “normales” alors qu’elles pourraient être soulagées de façon plus optimale. Cette prise en charge de la douleur permet à ces patients de maintenir une mobilisation suffisante, d’être stimulés, d’améliorer leur condition physique et morale, mais aussi et surtout de préserver au maximum leur autonomie. Quand on le conçoit de cette façon, on réalise que c’est bénéfique au patient, à ses proches comme aux soignants.Une expertise et un impact essentielsLe rôle d’infirmier.e relais douleur n’est pas une fonction supplémentaire, elle s’intègre pleinement dans la pratique quotidienne. Il s’agit d’optimiser la prise en charge du patient et, grâce à une expertise et à des connaissances spécifiques, d’être capable de le soulager. “Aider quelqu’un à ne plus souffrir, et par extension, améliorer son attention, son sommeil, son humeur, son alimentation, etc. procure une grande satisfaction et fait l’objet d’une grande reconnaissance de la part du patient et de ses proches.”
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Épilepsie de l’enfant : actualités cliniques, thérapeutiques et neurodéveloppementales.
Le 27 mai à Bruxelles, un séminaire organisé par l’Epikids Neuro Center de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B.) réunira plusieurs spécialistes européens et nord-américains afin de faire le point sur les avancées récentes et les pratiques cliniques dans la prise en charge des formes rares, complexes ou résistantes de l’épilepsie de l’enfant. Longtemps cantonnée à une approche strictement symptomatique, la prise en charge de l’épilepsie de l’enfant connaît aujourd’hui des évolutions notables, portées par les progrès de la recherche fondamentale, l’affinement des approches diagnostiques et l’émergence de nouvelles stratégies thérapeutiques. À Bruxelles, un séminaire réunira prochainement plusieurs spécialistes européens et nord-américains pour faire le point sur ces avancées et partager leurs pratiques cliniques dans la prise en charge des formes complexes, rares ou résistantes de la maladie.Le Professeur Christian Korff, neurologue pédiatrique à Genève, ouvrira la session avec une présentation consacrée au développement de nouvelles molécules ciblées, destinées aux épilepsies monogéniques et réfractaires. Ses travaux, à l’interface entre recherche clinique et génétique, éclairent les perspectives thérapeutiques d’un champ encore largement exploratoire.Le neuropsychologue Simon Baijot apportera un regard complémentaire, en s’appuyant sur des cas cliniques pour illustrer comment l’évaluation neuropsychologique permet d’ajuster finement le suivi et d’anticiper certaines vulnérabilités cognitives liées à l’épilepsie.Sophie Carlier, psychologue, proposera, quant à elle, une réflexion sur la prise en charge comportementale des enfants présentant une épilepsie avec déficience intellectuelle. Elle exposera des stratégies de soin fonctionnelles, articulées autour d’objectifs réalistes et de pratiques intégrées au quotidien des familles et des équipes.L’approche chirurgicale sera représentée par deux interventions. D’une part, la Dre Claudine Sculier reviendra sur les bénéfices d’une intervention précoce dans les cas d’épilepsie réfractaire, insistant sur l’impact à la fois épileptique et cognitif de cette orientation. D’autre part, la Dre Sophie Schuind présentera la technique LITT (Laser Interstitial Thermal Therapy), une modalité encore récente en pédiatrie, qui permet de cibler précisément certaines lésions épileptogènes, avec un profil de risque modéré.Enfin, le Professeur Cecil Hahn, neurologue pédiatrique au Hospital for Sick Children de Toronto, livrera une analyse des crises épileptiques en soins intensifs, souvent silencieuses et pourtant lourdes de conséquences si elles ne sont pas identifiées à temps. Spécialiste du neuromonitoring et pionnier de l’EEG continu, il reviendra sur les outils diagnostiques et les logiques de prise en charge adaptées à ces contextes critiques.Programme and RegistrationDate: Monday 27 May 2025Time: 08:30 – 12:00Venue: P.-P. Lambert Auditorium,Place Arthur Van Gehuchten 4, 1020 BrusselsThis morning session is intended for general practitioners, paediatricians, neurologists, child psychiatrists, healthcare providers, psychologists, non-profit organisations, journalists, and anyone concerned with current issues in children’s neurological health.📧 Contact and registration: https://www.huderf.be/fr/advancing-care-and-treatment-pediatric-epilepsy 🧠 EpiKids NeuroCenter – H.U.B. https://www.huderf.be/fr/epikids-neuro-center-hub Liens:https://www.erasme.be/fr/services/neuropediatrie-0 https://www.huderf.be/fr/services/neuropediatriehttps://ligueepilepsie.be/Seminaire-EPILEPSIE-PEDIATRIQUE.html Service de Neurochirurgie Neurochirurgie | Hôpital Erasme  
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L’insuffisance cardiaque : une menace silencieuse, un dépistage précoce crucial
Le Prof. Jean-Luc Vachiery, le Prof. Ana Roussoulières et le Dr. Federica Valente – alertent sur l’urgence de mieux détecter cette maladie diagnostiquée encore trop tardivement.  L'insuffisance cardiaque : un mal insidieux, aux conséquences graves Prof. Jean-Luc Vachiery : « L’insuffisance cardiaque n’est pas une maladie rare. On estime qu’elle touche près de 250.000 personnes en Belgique, soit l’équivalent de toute la population de Gand ! »L’insuffisance cardiaque (IC) est un trouble complexe, lié à une incapacité du cœur à pomper efficacement le sang. Cela se traduit par des symptômes comme l’essoufflement, une fatigue excessive, des jambes gonflées ou encore une accumulation d’eau dans les poumons. Il existe plusieurs formes, selon la capacité de contraction du cœur – une distinction importante pour adapter les traitements.Prof. Ana Roussoulières : « Cette maladie chronique évolue souvent de manière silencieuse. Les signes ne sont pas toujours alarmants au début, mais le risque devient vite majeur : près d’un patient sur deux décède dans les cinq ans suivant le diagnostic. »Outre les infarctus ou maladies héréditaires, des facteurs de mode de vie comme la sédentarité, l’obésité ou le diabète jouent un rôle croissant dans la progression de la maladie. Et avec le vieillissement de la population, le nombre de cas ne cesse d’augmenter.  Image Le NT-proBNP, un test simple mais encore trop méconnu Heureusement, un outil permet aujourd’hui de détecter précocement l’IC : le dosage du NT-proBNP, un biomarqueur sanguin libéré par le cœur en cas de stress.Dr Federica Valente : « Il suffit d’une simple prise de sang. Ce test a une sensibilité de 99 %, ce qui signifie qu’il permet d’exclure avec une grande fiabilité une insuffisance cardiaque en cas de résultat normal. »En soins primaires, ce test améliore de 30 % la précision des diagnostics et évite jusqu’à 25 % de consultations spécialisées inutiles. Et pourtant, en Belgique, ce test, recommandé depuis des années par les sociétés savantes européennes, n’est toujours pas remboursé.Prof. Jean-Luc Vachiery : « Nous sommes l’un des derniers pays d’Europe à ne pas rembourser un test aussi fondamental. Il coûte à peine vingt euros, un montant dérisoire au regard des économies qu’il permettrait sur les hospitalisations évitables. »   Image Une journée de dépistage de l'insuffisance cardiaque pour alerter et agir Ce 14 mai, les équipes de la Clinique d’Hypertension Pulmonaire et de l’Insuffisance Cardiaque de l’Hôpital Erasme H.U.B ont organisé une journée de dépistage gratuit. Au programme : information, entretien avec des spécialistes, test rapide NT-proBNP, orientation vers des examens spécialisés (ECG, échographie) si nécessaire, et sensibilisation du grand public.Prof. Ana Roussoulières : « L’objectif était d’aller vers une médecine proactive, qui détecte les individus à risque avant que les symptômes ne deviennent graves. »Ce dépistage s’adresse à toute personne désireuse d’en savoir plus sur sa santé cardiaque et, notamment, les personnes qui présenteraient d’éventuels facteurs de risque cardiovasculaires (hypertension, diabète, antécédents familiaux, etc.).   Un appel aux autorités et aux professionnels Les trois médecins lancent un message fort aux décideurs politiques : intégrer pleinement l’insuffisance cardiaque dans les priorités de santé publique.Dr Federica Valente : « On ne peut pas continuer à laisser les soignants se battre seuls pour structurer des équipes, former des infirmiers spécialisés ou financer du télémonitoring. »Côté médecins généralistes, le test NT-proBNP constitue une aide précieuse.Prof. Jean-Luc Vachiery : « Ce n’est pas un test magique, mais c’est un excellent outil pour orienter les patients et poser rapidement un diagnostic. Encore faut-il y avoir accès en première ligne. »Enfin, pour les patients, le message est résolument optimiste.Prof. Ana Roussoulières : « L’insuffisance cardiaque n’est pas une fatalité. On dispose aujourd’hui de traitements efficaces. Il faut juste pouvoir agir à temps. »   Une prise en charge de l'insuffisance cardiaque qui évolue La gestion de l’insuffisance cardiaque repose désormais sur une approche multidisciplinaire et intégrée, combinant cardiologues, généralistes, infirmiers, kinésithérapeutes, diététiciens et assistants sociaux.Pour soutenir les professionnels, le Belgian Working Group on Heart Failure (BWGHF) a développé plusieurs initiatives, dont la plateforme “Trajet Insuffisance Cardiaque” , gratuite, visant à uniformiser les pratiques et améliorer la qualité des soins à l’échelle nationale.Le 14 mai, l’occasion d’un simple test… qui peut changer des vies.  Références Bragazzi NL et al. Burden of heart failure and underlying causes in 195 countries and territories from 1990 to 2017. Eur J Prev Cardiol. 2021;28:1682–1690. https://doi.org/10.1093/eurjpc/zwaa147Lesyuk W, Kriza C, Kolominsky-Rabas P. Cost-of-illness studies in heart failure: a systematic review 2004-2016. BMC Cardiovasc Disord. 2018;18:74. https://doi.org/10.1186/s12872-018-0815-3McDonagh TA et al. 2021 ESC Guidelines for the diagnosis and treatment of acute and chronic heart failure. Eur J Heart Fail. 2022;24:4–131. https://doi.org/10.1002/ejhf.2333Fuat A et al. The diagnostic accuracy and utility of a B-type natriuretic peptide test in a community population. Br J Gen Pract. 2006;56:327–333.Verdú JM et al. NT-proBNP optimal cut-off point for heart failure diagnosis in primary care. Rev Esp Cardiol. 2012;65(7):613–619. https://doi.org/10.1016/j.recesp.2012.01.019Fonseca C et al. NT-proBNP for heart failure diagnosis in primary care: Costs or savings? Rev Port Cardiol. 2022;41:183–193. https://doi.org/10.1016/j.repc.2021.03.009Bayes-Genis A, Rosano G. Unlocking the potential of natriuretic peptide testing in primary care: A roadmap for early heart failure diagnosis. Eur J Heart Fail. 2023;25(8):1181–1184. https://doi.org/10.1002/ejhf.2950 
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"L'endométriose sans filtre", la nouvelle campagne de l'H.U.B
Mars est le mois de sensibilisation à l'endométriose. À cette occasion, l'H.U.B lance une nouvelle campagne et propose de nombreuses activités visant à informer et à impliquer le public et les professionnels de la santé dans le diagnostic et la prise en charge de cette maladie.  Une grande campagne de sensibilisation à l'Endométriose Mars est le mois international de sensibilisation à l’endométriose et, à cette occasion, l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B), et plus particulièrement, la Clinique de l'Endométriose de l'Hôpital Erasme lance une campagne spéciale intitulée « Endométriose sans filtre ». L’objectif : mieux informer le grand public, les patientes et les professionnels de santé sur cette maladie encore trop souvent méconnue, mal diagnostiquée ou banalisée. L’endométriose touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer et demeure difficile à diagnostiquer. Elle peut provoquer des douleurs pelviennes, des troubles digestifs ou urinaires, de la fatigue ou encore des difficultés de fertilité, avec des impacts importants sur la vie quotidienne des personnes concernées. La campagne “Endométriose sans filtre” aide à démêler mythes, connaissances fiables et avancées scientifiques autour de la maladie. Avec l’équipe de la Clinique de l’Endométriose de l’H.U.B, le public est invité à comprendre :Ce que l’on croit savoir de l’endométriose,Ce que l'on pense de la maladieCe que la science prouve grâce à la recherche et à l’expérience clinique. Découvrez le programme pour 2026 ! Image
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Traiter l’obésité en 2026
En cette journée mondiale de l'obésité, le Pr. Jean-Charles Preiser, du service de Médecine Interne et expert de l'équipe du Centre Intégré de l'Obésité de l'H.U.B, explique les nouvelles approches en matière de prise en charge de cette maladie chronique. Prévention, bilan global et approche sur-mesure Au sein du Centre Intégré de l'Obésité de l’H.U.B, le Pr. Jean-Charles Preiser, du service de Médecine Interne, reçoit des patients aux profils très différents. Certains viennent pour une tension trop élevée, d’autres pour un diabète mal équilibré, des douleurs articulaires, des troubles du sommeil. Et puis, il y a ceux qui franchissent la porte en disant simplement : « Docteur, j’ai un problème avec mon poids. »« Mon rôle, explique-t-il, est d’abord d’avoir une vision globale. L’obésité ne touche pas qu’un organe. Elle peut concerner le cœur, le foie, les articulations, le métabolisme, le sommeil. »Derrière le mot “obésité”, il y a souvent une accumulation silencieuse de complications : diabète, hypertension, apnées du sommeil, stéatose hépatique, certains cancers. Parfois déjà présentes. Parfois encore invisibles.Un bilan pour comprendre, pas pour jugerLa première étape n’est pas un traitement, mais un bilan. Prise de sang pour dépister un diabète parfois asymptomatique. Mesure de la tension artérielle. Évaluation du sommeil. Recherche d’une atteinte du foie, parfois totalement silencieuse.« Nous investiguons systématiquement les complications potentielles. Non pas pour alourdir le dossier, mais pour guider le traitement », souligne le Pr. Preiser.Car aujourd’hui, la prise en charge a évolué. Les options sont multiples : accompagnement diététique structuré ; soutien psychologique (notamment en cas de troubles du comportement alimentaire) ; traitements médicamenteux ; voire chirurgie bariatrique pour le cas les plus sévères.« Il y a quelques années, la chirurgie représentait une part importante des orientations. Aujourd’hui, les traitements médicamenteux occupent une place croissante. Environ un patient sur deux en bénéficie. La chirurgie concerne une minorité de cas, autour de 20 %. », raconte le Pr. Preiser.Les nouvelles générations de médicaments, notamment les analogues des incrétines (GLP-1, GIP) ont changé le paysage thérapeutique. Ils font partie de l’arsenal actuel, avec des résultats significatifs chez de nombreux patients. Mais ils ne sont ni automatiques, ni universels. Leur coût reste élevé et leur remboursement limité à certaines situations, notamment en cas de diabète mal contrôlé.« Il n’y a pas un traitement unique. Il y a une stratégie adaptée à chaque patient. » insiste-t-il.“Tout est à cause de votre poids” : sortir du raccourciBeaucoup de patients arrivent avec un sentiment d’épuisement : celui d’avoir entendu, consultation après consultation, que tous leurs symptômes seraient liés à leur poids.Le Pr. Preiser nuance : « Oui, l’obésité augmente le risque de nombreuses complications. Mais la probabilité de développer une maladie n’est pas strictement proportionnelle au degré d’obésité. »Certaines personnes vivant avec une obésité sévère depuis des années présentent peu de complications. D’autres, avec une obésité plus modérée, développent précocement des problèmes métaboliques ou cardiovasculaires.Pourquoi ? Le terrain génétique joue un rôle majeur. Les antécédents familiaux — infarctus, AVC, maladies hépatiques, diabète — orientent le niveau de risque. L’association avec d’autres facteurs, comme la consommation d’alcool ou le tabagisme, modifie également la donne.Le message est clair : l’obésité est un facteur de risque important, mais elle n’explique pas tout. Et chaque situation mérite d’être analysée individuellement.Une nouvelle définition : regarder la masse grasse, pas seulement le poidsDepuis 2025, la définition de l’obésité évolue : ce n’est plus seulement le poids total qui compte, mais la proportion de masse grasse.« L’objectif n’est pas de faire perdre du muscle ou de l’eau. Ce que nous visons, c’est la diminution de la masse grasse tout en préservant la masse musculaire. », rappelle le Pr. Preiser.Cette approche est particulièrement importante en gériatrie, où la perte musculaire peut aggraver la fragilité et le risque de chute. D’où l’importance d’un apport suffisant en protéines et d’une activité physique adaptée, même sous traitement médicamenteux.Hommes, femmes : des risques différentsLes complications ne sont pas identiques selon le sexe. Chez les femmes, l’obésité peut induire des troubles de la fertilité ou un syndrome des ovaires polykystiques. Après la ménopause, le risque de cancer du sein augmente en cas d’obésité. Les douleurs du genou sont également plus fréquentes.Chez les hommes, on observe davantage de facteurs de risque cardiovasculaire cumulés et une fréquence plus élevée de certains cancers digestifs et de la prostate.Dans les deux cas, le dépistage reste essentiel. Traiter l’obésité après un cancer, par exemple, peut contribuer à réduire le risque de récidive.Des patients de plus en plus jeunesL’évolution la plus marquante ces dernières années concerne l’âge des patients.« L’obésité progresse chez les enfants et les adolescents, souvent sur fond de facteurs socio-économiques et culturels. La sédentarité, accentuée par la période COVID, a joué un rôle. Beaucoup de jeunes obèses deviennent des adultes obèses. », déplore le Pr. Preiser.Certains viennent consulter spontanément, avec une volonté de comprendre et d’agir tôt.D’autres situations émergent : des femmes suivies en procréation médicalement assistée, où la prise en charge de l’obésité et des troubles de la fertilité se fait en parallèle. Après un accouchement, la priorité peut se déplacer vers le nouveau-né, reléguant la santé maternelle au second plan. « Ce sont des réalités humaines qu’il faut intégrer dans l’accompagnement », souligne la gériatre.La question sensible de la rechuteL’obésité est une maladie chronique. Comme toute maladie chronique, elle peut conduire à une rechute.Après chirurgie, une perte de poids très rapide peut entraîner des carences ou des problèmes de malabsorption, et une reprise pondérale peut survenir. Avec les régimes seuls, le “yoyo” reste l’échec typique lorsque les recommandations ne sont pas adaptées au mode de vie ou lorsqu’un trouble du comportement alimentaire n’est pas pris en charge.Concernant les médicaments récents, on manque encore de recul sur le long terme. Les doses sont ajustées progressivement, en fonction de la réponse individuelle et des effets secondaires. L’arrêt doit être progressif, accompagné d’une augmentation de l’activité physique et d’un apport protéique suffisant pour préserver la masse musculaire. Les stratégies peuvent se combiner : traitement médicamenteux avant ou après chirurgie, réintroduction en cas de reprise de poids.« L’important est la continuité du suivi. », insiste le Pr. Preiser.Changer de regard sur l’obésité et sa prise en chargeCertains patients arrivent avec une idée précise : « Je veux une chirurgie » ou « Je veux ce nouveau médicament ». Parfois, ils repartent avec une autre proposition, après un bilan complet.« Notre rôle est d’expliquer qu’il existe plusieurs options et que le choix dépend de l’évaluation médicale globale. », rappelle le Pr. Preiser.L’obésité n’est pas qu’un chiffre sur une balance. Ce n’est pas non plus un échec personnel. C’est une maladie chronique multifactorielle, influencée par la génétique, l’environnement, le mode de vie et le contexte social.La traiter, ce n’est pas seulement perdre du poids. C’est prévenir des complications, préserver la qualité de vie, renouer avec l’estime de soi, surmonter des blessures émotionnelles et des habitudes destructrices et, pour les cas les plus sévères, maintenir l’autonomie.Pour ceux qui vivent avec l’obésité — ou accompagnent un proche atteint d’obésité — le message est peut-être celui-ci : il existe des solutions. Elles sont multiples, personnalisées, évolutives. Et surtout, elles se construisent avec le patient, au fur et à mesure de son parcours de soin et de son parcours de vie.Une prise en charge en équipeÀ l’H.U.B, la prise en charge est multidisciplinaire : médecins internistes, endocrinologues, diététiciens, psychologues, gastroentérologues, hépatologues, cardiologues, spécialistes du sommeil. Cette organisation en réseau permet d’éviter l’isolement du patient face à une maladie complexe. Contactez le Centre Intégré de l'Obésité Pr. Jean-Charles Preiser À lire aussi : Le rôle de la diététique dans la prise en charge multidisciplinaire de l’obésitéIngrid Hanson, Diététicienne agréée par le SPF Santé Publique au sein du Centre Intégré de l'Obésité de l'H.U.B explique la question épineuse de l'alimentation des patients qui souhaitent ou doivent perdre du poids. Découvrez l'interview 
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Le rôle de la diététique dans la prise en charge multidisciplinaire de l’obésité
A l'occasion de la Journée Mondiale de l'Obésité, Ingrid Hantson, Diététicienne agréée par le SPF Santé Publique au sein du Centre Intégré de l'Obésité de l'H.U.B explique la question épineuse de l'alimentation des patients qui souhaitent ou doivent perdre du poids. Un accompagnement personnalisé et durable Quel est le rôle de la diététicienne dans la prise en charge d’un patient obèse ? En quoi est-ce différent de celui d’un.e nutritionniste ?Le Centre Intégré de l’Obésité (CIO) de l'H.U.B accompagne des patients en surcharge pondérale et obèses dans leur perte de poids, que ce soit via une modification des mesures d’hygiène de vie seule, ou avec l’aide de médicaments ou de techniques chirurgicales. Mon rôle au sein de l’équipe est d’accompagner les patients dans ces trois approches, tout au long du programme proposé, en visant une prise en charge globale et durable. Cela comprend l’évaluation de leurs habitudes alimentaires, la mise en place d’un suivi nutritionnel personnalisé et adapté à leur traitement, l’éducation thérapeutique et le soutien motivationnel. Je travaille en étroite collaboration avec l’équipe pluridisciplinaire (chirurgiens, endocrinologues, gastro-entérologues, interniste, médecin nutritionniste et psychologues) afin de proposer une approche complète et adaptée à chaque situation. Afin de répondre à votre question concernant l’approche des nutritionnistes, précisons d’abord que le terme « nutritionniste » n’est pas protégé en Belgique, Au CIO, nous sommes 4 diététiciennes, et on travaille entre autres avec un médecin généraliste nutritionniste. C’est important de le préciser, car le terme « nutritionniste » ne veut pas dire grand-chose, n’étant pas protégé en Belgique, contrairement au terme « diététicien ». Le médecin nutritionniste (ou porteur du certificat interuniversitaire en nutrition clinique) a une approche complémentaire à celle des diététiciens.  Au Centre Intégré de l’Obésité, le médecin nutritionniste intervient surtout sur l’aspect médical et métabolique : il pose un diagnostic, prescrit des examens et des traitements médicaux.En tant que diététicienne, je suis spécialisée dans l’accompagnement nutritionnel et micro-nutritionnel au quotidien. Fini le temps des plans alimentaires rigides ! Nos accompagnements se veulent concrets, personnalisés et applicables dans la vie de tous les jours.  Ceci est d’autant plus vrai, par exemple, avec l’arrivée des nouveaux traitements médicamenteux, qui nécessitent un suivi régulier de la masse musculaire, des apports protéinés, des apports en vitamines et minéraux. Notre but est d’accompagner tous les patients en démarche de perte de poids dans la durée, de les aider à modifier progressivement leurs comportements alimentaires via des objectifs concrets et réalistes, à limiter le risque de carences nutritionnelles, à dépasser les blocages et à construire une relation plus apaisée avec l’alimentation.Comment adaptez-vous les conseils alimentaires aux différents profils de patients ? Chaque patient est unique, c’est pourquoi l’adaptation est au cœur de notre travail. Nos patients ont des parcours de soin différents, et peuvent se voir bénéficier d’aide médicamenteuse, de ballon intragastrique ou de chirurgie en support à la perte de poids. Les prises en charges sont progressivement adaptées au cas par cas, s’adaptant en terme d’adaptation éventuelle de texture, de volumes consommés, de conseils pour soulager les effets secondaires des traitements.Afin de personnaliser les prises en charge, je prends en compte l’âge, le sexe, le contexte familial et social, les habitudes et goûts alimentaires, le niveau d’activité physique, mais aussi les éventuelles pathologies associées.Chez les adultes que nous suivons au CIO, l’accompagnement devra se concentrer sur l’organisation du quotidien (heures des repas, aide aux menus, taille des portions, instaurer des moments d’activité physique…), la gestion des repas au travail, la compréhension des signaux de faim et de satiété, ainsi que sur la durabilité des changements.Les conseils peuvent aussi varier selon le sexe, notamment pour tenir compte des différences hormonales, des étapes de vie comme la ménopause, et des problématiques spécifiques à chacun.Enfin, chez les patients présentant des comorbidités comme le diabète, l’hypertension ou les troubles métaboliques, je travaille en étroite collaboration avec l’équipe médicale afin de proposer des recommandations nutritionnelles ciblées, sécuritaires et personnalisées.L’objectif reste toujours le même : dans le cadre d’une maladie chronique, où le risque de rechute est réel quel que soit le traitement mis en place, proposer une alimentation adaptée, réaliste et compatible avec la vie quotidienne, pour favoriser des changements durables et améliorer la qualité de vie.Quels sont les obstacles alimentaires les plus fréquents que vous observez chez vos patients et comment les aidez-vous à les surmonter ?L’obésité est reconnue comme une maladie plurifactorielle liée au mode de vie global. Les obstacles alimentaires sont souvent multiples et imbriqués. Sur le plan émotionnel, beaucoup de patients présentent une alimentation influencée par des facteurs de stress, de fatigue, d’anxiété ou d’émotions négatives. Ici, la collaboration avec les psychologues est essentielle. Notre travail consiste alors à aider nos patients à mieux identifier leurs déclencheurs émotionnels, par exemple via un journalier alimentaire, et à développer des stratégies alternatives.Sur le plan social, les contraintes professionnelles, les horaires irréguliers, les repas pris sur le pouce, le manque de temps consacré à cuisiner ou encore la pression sociale jouent un rôle important. J’accompagne les patients en cherchant avec eux des solutions pratiques, réalistes et adaptées à leur mode de vie, afin de faciliter l’organisation des repas au quotidien.Les facteurs économiques sont également déterminants. Certains patients disposent d’un budget alimentaire limité, ce qui peut freiner l’accès à une alimentation perçue comme plus saine. J’analyse avec eux les produits courants achetés, les commerces fréquentés, afin de trouver des alternatives plus saines mais tout aussi accessibles. J’essayerai également d’adapter les menus et techniques de préparation des repas. Concernant les différences entre les hommes et les femmes, les femmes  me semblent davantage confrontées à la charge mentale, à la gestion des émotions et à la culpabilité liée à l’alimentation, tandis que les hommes font plus fréquemment face à des freins liés aux portions généreuses, à la consommation d’alcool ou aux repas pris à l’extérieur. De par l’organisation familiale, beaucoup de femmes semblent également avoir plus de difficulté à mettre une place une activité sportive régulière. Il s’agit bien sûr de tendances générales, chaque situation restant unique.Dans tous les cas, l’accompagnement vise à identifier et dépasser progressivement ces obstacles, dans une approche bienveillante, en construisant avec chaque patient des solutions concrètes, personnalisées et durables.Pourquoi la stabilisation du poids est-elle souvent plus difficile que la perte initiale ?Il ne faut jamais oublier que l’obésité est une maladie chronique du tissus gras. Perdre du poids est souvent plus simple que le maintenir, car le corps résiste naturellement à l’amaigrissement et cherche à retrouver son équilibre initial. Ceci est valable pour tout traitement : les modifications d’hygiène de vie, la pose d’un ballon intra-gastrique, les traitements médicamenteux et la chirurgie. La stabilisation demande donc un accompagnement durable et une adaptation continue. Ce qui compte avant tout, c’est d’éviter les soucis de santé liés à l’excès de poids, même si bon nombre de patients devront faire le deuil du poids idéal…Quelles idées reçues sur l’alimentation et l’obésité aimeriez-vous déconstruire auprès du grand public ?Il suffit de lire les nombreux commentaires malveillants sur les réseaux sociaux : l’obésité est encore et toujours perçue comme une faiblesse, un manque de volonté des gens. Avec l’arrivée des nouveaux traitements médicamenteux de l’obésité, j’ai l’impression que cette agressivité a tendance à augmenter : on culpabilise les gens, on leur fait croire qu’ils « volent » des médicaments aux diabétiques, qu’ils cherchent une solution de facilité etcEn réalité, il s’agit bien d’une maladie chronique, complexe et multifactorielle, influencée par des facteurs génétiques, hormonaux, psychologiques, sociaux et environnementaux. La réduire à une injonction du type : « tu n’as qu’à bouger plus et manger moins » est non seulement dégradant, mais médicalement incorrect ! Une autre idée fausse est qu’il suffirait de suivre un régime strict,  un traitement aux injections ou de subir une chirurgie pour résoudre durablement le problème. Comme il s’agit d’une maladie chronique, on n’en guérit jamais vraiment et toute perte de poids engendrée par des techniques restrictives va entraîner des effets yo-yo, de la frustration, de la culpabilité et, à long terme, une reprise de poids.Pour cette raison, nous favorisons toujours la mise en place d’habitudes alimentaires les plus équilibrées et viables quotidiennement possibles, même si le poids théorique idéal n’est pas atteint. Le but est d’avant tout parvenir à une l’amélioration globale de la santé, du bien-être et de la qualité de vie.  Contactez le Centre Intégré de l'Obésité À lire aussi : Traiter l’obésité en 2026En cette journée mondiale de l'obésité, le Pr. Jean-Charles Preiser, du service de Médecine Interne et expert de l'équipe du Centre Intégré de l'Obésité de l'H.U.B, explique les nouvelles approches en matière de prise en charge de cette maladie chronique. Lire la suite  Ingrid Hantson Diététicienne agréée par le SPF Santé Publique au sein du Centre Intégré de l'Obésité
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Journée internationale du sommeil
Le vendredi 13 mars, notre hôpital participera à la Journée internationale du sommeil, une journée de sensibilisation consacrée aux troubles du sommeil et à leur prise en charge. Venez rencontrer les spécialistes du sommeil Le vendredi 13 mars, notre hôpital participera à la Journée internationale du sommeil, une journée de sensibilisation consacrée aux troubles du sommeil et à leur prise en charge.À cette occasion, l’équipe de l’Unité de Sommeil Adultes tiendra un stand d’information.Les visiteurs pourront :En apprendre davantage sur les principaux troubles du sommeil, comme l’insomnie ou les apnées du sommeil ;Découvrir comment se déroule un examen du sommeil (polysomnographie) réalisé lors d’une hospitalisation ;Comprendre les solutions de traitement disponibles, dont la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCCI) ;Assister à une démonstration de l’analyse d’un enregistrement de sommeil ;Voir de près le matériel utilisé pour traiter les apnées du sommeil (appareil CPAP et masques).Des médecins neurologues, psychologues et spécialistes du sommeil seront présents pour répondre aux questions du public et expliquer leur travail au quotidien.Cette journée est une occasion idéale de mieux comprendre son sommeil et d’échanger directement avec des professionnels de santé.Quand ? Le vendredi 13 mars, de 10h à 15hOù ? Hôpital Erasme (808 route de Lennik, 1070 à Anderlecht), dans le hall d’accueil au rez-de-chausséeActivité gratuite et ouverte à tous.
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Inauguration de la Clinique Intégrée de la Mémoire
Le Service de Neurologie de l'H.U.B inaugure aujourd'hui sa toute nouvelle Clinique Intégrée de la Mémoire, dédiée à la prise en charge des personnes présentant des troubles de la mémoire ou d’autres fonctions cognitives, dont la Maladie d'Alzheimer. La maladie d’Alzheimer : un enjeu majeur de santé publique En Belgique, on estime qu’entre 200.000 et 220.000 personnes vivent aujourd’hui avec une forme de démence ou trouble neurocognitif majeur, dont la maladie d’Alzheimer représente la cause la plus fréquente (dans 50 à 70% des cas). À l’horizon 2050, on estime que le nombre de personnes vivant avec un tel trouble en Belgique tournera entre 330.000 à 390.000, principalement en raison du vieillissement de la population. Au-delà des patients, ce sont également des milliers de proches et d’aidants qui sont concernés, souvent confrontés à un parcours de soins fragmenté et complexe.Répondre à des besoins médicaux encore insuffisamment couvertsLa Clinique Intégrée de la Mémoire (CIMe) est née d’un constat clair : les patients présentant des troubles cognitifs nécessitent une évaluation précoce, un diagnostic précis et un suivi coordonné, intégrant à la fois les dimensions médicales, cognitives, fonctionnelles et psychosociales.La CIMe de l’H.U.B propose ainsi un parcours patient complet et systémique, allant de la première consultation jusqu’au suivi à long terme. Au sein d’un même lieu, une équipe multidisciplinaire spécialisée (neurologues, gériatres, neuropsychologues, logopèdes, ergothérapeutes, infirmiers spécialisés) est au service des patients et de leurs proches.Dr. Jean-Christophe Bier, Neurologue : « Notre Clinique Intégrée de la Mémoire permet d’améliorer le suivi, le soutien et les prises en soin de nos patients, ainsi que de leurs familles, de façon aussi efficiente que possible, dans le respect de leurs attentes et de chaque situation particulière, tout en étant à la pointe de la science. »Une clinique unique par son approche intégrée et ses technologies de pointeLa Clinique Intégrée de la Mémoire se distingue par l’intégration, en routine clinique, de technologies rarement réunies au sein d’une même structure hospitalière : des chambres d’observation entièrement équipées pour le suivi en temps réel des paramètres neurologiques (enregistrements de jour et de nuit), la seule machine de magnétoencéphalographie (MEG) de Belgique, et une chambre de réalité virtuelle unique pour évaluer les patients dans des environnements simulés proches de leur environnement quotidien et ce, au cœur d’un parcours coordonné par une équipe pluridisciplinaire spécialisée. Cette approche intégrée permet une meilleure compréhension des troubles cognitifs, une personnalisation accrue de la prise en charge et une amélioration de l’expérience patient.Soins cliniques et recherche : un lien étroit, au bénéfice des patientsLa mise en place de la Clinique Intégrée de la Mémoire (CIMe) a également bénéficié du soutien du Fonds Erasme, engagé de longue date aux côtés de l’H.U.B pour le développement de projets innovants et en recherche.À travers ce soutien, le Fonds Erasme a notamment contribué au financement de projets de recherche clinique menés en parallèle de l’activité de soins, dont le projet “Remember”, consacré à la création d’une grande cohorte de patients dans le continuum de la maladie d’Alzheimer et des maladies neurodégénératives apparentées, afin de mieux caractériser les facteurs pronostics de l’évolution de la maladie. Ces travaux s’inscrivent dans une dynamique hospitalo-universitaire visant à faire évoluer les pratiques médicales et à intégrer plus rapidement les innovations validées scientifiquement dans la prise en charge des patients.Dr. Mélanie Strauss, Neurologue : « Avec le lancement de la Clinique Intégrée de la Mémoire et le soutien du Fonds Erasme, nous bâtissons un centre de référence alliant excellence clinique et recherche académique de haut niveau, pour accélérer les découvertes et les traduire directement au bénéfice des patients. »Une inauguration tournée vers l’avenirAvec la Clinique Intégrée de la Mémoire, le Service de Neurologie de l’H.U.B positionne à nouveau son expertise dans la prise en charge de pathologies complexes et affirme sa volonté de répondre de manière concrète et innovante aux défis posés par la maladie d’Alzheimer et les troubles de la mémoire, en proposant des parcours de soin individuels et personnalisés à chaque patient.Pr. Nicolas Gaspard, Directeur du Service de Neurologie de l’H.U.B : « Grâce à la Clinique Intégrée de la Mémoire et au soutien du Fonds Erasme, le Service de Neurologie de l’H.U.B aborde de manière résolument positive et audacieuse le futur des maladies neurodégénératives. »  CIMe - Contact et informations