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Composition du Comité d'Ethique
 Le Comité d'Ethique Erasme-ULB renouvelé a pris ses fonctions en septembre 2020. Retrouvez ci-dessous les noms des personnes qui composent le Comité d'Ethique de l'H.U.B pour la période 2025-2029 : Dr SCHMARTZ Denis, Anesthésiste, MD, PhD, M, Scientifique, Affilié (effectif)Dr MORETTI Luigi, Radiothérapeute, MD, PhD, M, Scientifique, Affilié (effectif)Mr DEVAUX Franck, Ethicien, Philisophe, PhD, M, Non Scientifique, Affilié (effectif)Dr GROSWASSER José, Pédiatre, MD, PhD, M, Scientifique, Non Affilié (suppléant)Phn LANGER Ingrid, Pharmacologue, PharmD, PhD, F, Scientifique, Affiliée (effective)Pr VACHIERY Jean-Luc, Cardiologue, MD, M, Scientifique, Affilié (effectif)Dr VLIEGHE Vinciane, Néonatologue Intensive, MD, F, Scientifique, Affiliée (effective)Mme ANDERSSON Nathalie, Infirmière, F, Non Scientifique, Affiliée (suppléante)Dr BIER Jean-Christophe, Neurologue, MD, M, Scientifique, Affilié (effectif)Dr BOHLOK Ali, Chirurgien digestif, MD, M, Scientifique, Affilié (suppléant)Mme CORNELIS Sabine, Méthodologiste, PhD, F, Scientfique, Affiliée (suppléante)Mr COUNET Albert, Membre d’une Association de Patients, M, Non Scientifique, Non Affilié (effectif)Mme CUYLITS Bénédicte, Juriste, F, Non Scientifique, Non Affiliée (suppléante)Dr D’HAENE Nicky, Anatomopathologiste, MD, PhD, F, Scientifique, Affiliée (effective)Dr DE LAET Corinne, Nutrition et Métabolisme, MD, F, Scientifique, Affiliée (effective)Dr DEDEKEN Laurence, Hémato-Oncologue, MD, F, Scientifique, Affiliée (suppléante)Dr DRISIS Stylianos, Radiologue, MD, M, Scientifique, Affilié (suppléant)Mme DUTHIE Véronique, Infirmière, F, Non Scientifique, Affiliée (suppléante)Mme FONTAINE Véronique, Microbiologiste, PhD, F, Scientifique, Affiliée (suppléante)Dr FONTEYNE Christine, Pédiatre, MD, F, Scientifique, Affiliée (suppléante)Mme FRANCOIS Hélène, Méthodologiste, PhD, F, Scientifique, Affiliée (suppléante)Dr FRENCH Daniel, Psychiatre, MD, M, Scientifique, Affilié (suppléant)Mme FRIPPIAT Jessica, Psychologue, Non Scientifique, Affiliée (suppléante)Mr GIOFFREDI Roger, Représentant de patients, M, Non Scientifique, Non Affilié (suppléant)Dr KACENELENBOGEN Nadine, Généraliste, Scientifique, Affiliée (effective)Mme LAMBOTTE Isabelle, Psychologue, Non Scientifique, Affiliée (effective)Dr LANGOUO FONTSA Mireille, Oncologue, MD, F, Scientifique, Affiliée (effective)Dr LESAGE Véronique, Gériatre, MD, F, Scientifique, Affiliée (suppléante)Mme LEWIS Florence, Psychologue, F, Scientifique, Affiliée (suppléante)Dr LOUIS Hubert, Gastro-entérologue, MD, PhD, M, Scientifique, Affilié (effectif)Mr MARCELIS Lionel, Cadre Scientifique, M, Scientifique, Affilié (suppléant)Phn NTIRANDEKURA Aaron, Pharmacien Hospitalier, M, Scientifique, Affilié (suppléant)Dr NOBILE Leda, Intensiviste, MD, F, Scientifique, Affiliée (effective)Mme PETIAU Annick, Psychologue, F, Scientifique, Affiliée (suppléante)Mr. PLOMTEUX Christian, Représentant des Volontaires Sains, M, Non Scientifique, Non Affilié (suppléant)Dr POPOTAS Alexandre, Pédiatre, MD, M, Scientifique, Affilié (suppléant)Dr ROUBY Jacques, Généraliste, MD, M, Scientifique, Non Affilié (suppléant)Dr ROGGEN Inge, Urgentiste, MD, PhD, F, Scientifique, Affiliée (suppléante)Mme ROUSSEAU Amandine, Juriste, F, Non Scientifique, Affiliée (effective)Dr SAUDE CONDE Rita, Oncologue, MD, F, Scientifique, Affiliée (suppléante)Phn SCHOLTES Sophie, Pharmacienne Hospitalière, F, Scientifique, Affiliée (suppléante)Phn SCOLAS Garance, Pharmacienne Hospitalière, F, Scientifique, Non Affiliée (effective)Dr TREPANT Anne-Laure, Anatomo-pathologiste, MD, F, Scientifique, Affiliée (suppléante)Mme VAN AERSCHOT Kristine, Infirmière, F, Non Scientifique, Affiliée (effective)Dr VAN DE BORNE Philippe, Cardiologue, MD PhD, M, Scientifique, Affilié (suppléant)Phn VANDORPE Astrid, Pharmacienne Hospitalière, F, Scientifique, Affiliée (suppléante)Dr VERCRUYSSEN Marie, Hématologue, MD, F, Scientifique, Affiliée (effective)Mme VERHOEVEN Caroline, Biostatisticienne, PhD, F, Scientifique, Affiliée (suppléante)Mme VOIRON Maud, Ethicienne, Philosophe, F, Non Scientifique, Non Affiliée (suppléante)Dr WILLEMS Ariane, Intensiviste, MD, F, Scientifique, Affiliée (suppléante) La coordination opérationnelle et la gestion du Comité d'Éthique sont assurées par Madame Hélène FRANCOIS (BSc, PhD) et par son adjointe Madame Sabine CORNELIS (BSc, PhD).Le secrétariat administratif du Comité d'Éthique est assuré par Mesdames Nora BAHHODH, Christine PIESEN, Dominique ROELS et Véronique VERTRIEST.Mise à jour : juin 2026.
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Dossier de soumission
Guide pour la constitution d'un dossier de soumission de recherche clinique en vue de son évaluation par le Comité d'éthique hospitalo-facultaire Erasme-ULB. Le contenu du dossier de soumission d'une recherche clinique pour évaluation par le Comité d'Ethique dépend du type de recherche clinique. Pour information, consultez notre page "Qualification étude clinique".Pour les projets de recherche qui impliquent l’H.U.B, la soumission se fait obligatoirement par la plateforme institutionnelle en contactant le Clinical Trials Center (service [dot] rech-biomed [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (service[dot]rech-biomed[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)).Pour les projets de recherche qui n’impliquent pas l’H.U.B, la soumission se fait obligatoirement par DycoFlow en contactant le Comité d’Ethique (comite [dot] ethique [dot] hub [at] hubruxelles [dot] be (comite[dot]ethique[dot]hub[at]hubruxelles[dot]be)) Documents utiles File request_for_invoice_ec_fr.docx
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 Grands prématurés : suivi neurodéveloppemental
Centre de réference "Henri Sliwowski" pour le suivi neurodéveloppemental des enfants nés grands prématurés  Image Le centre de référence Le suivi des grands prématurés : un accompagnement essentiel pour un avenir sereinLa naissance d’un enfant grand prématuré est une épreuve à la fois bouleversante et pleine d’espoir. Grâce aux progrès remarquables de la médecine pédiatrique, les chances de survie des bébés nés avant 32 semaines ou avec un poids inférieur à 1 500 grammes se sont considérablement améliorées. Cependant, cette avancée s'accompagne de nouveaux défis : ces enfants restent exposés à un risque accru de développer des troubles du développement moteur, cognitif et socio-émotionnel, ainsi que des troubles du comportement ou des déficits sensoriels.C’est pourquoi un suivi spécifique et régulier est essentiel. Non seulement il permet de dépister précocement les troubles éventuels, mais il offre aussi une chance précieuse de mettre en place des solutions adaptées pour favoriser le développement futur de votre enfant.Ce programme est conçu pour offrir aux enfants nés grands prématurés toutes les chances de s’épanouir pleinement, tout en apportant aux familles un accompagnement rassurant et adapté.%20secmed [dot] neuroped [at] hubruxelles [dot] be (Envoyer un message) Une prise en charge à la hauteur des progrès médicaux Le suivi repose sur une approche multidisciplinaire qui mobilise différents experts : pédiatres, neuropédiatre, kinésithérapeutes, psychomotriciens, logopèdes et neuropsychologues. Le suivi comportera 4 bilans (A, B, C, D) qui seront proposés à 6 mois, 1 an, 2,5 ans et 5 ansDans le cas où un suivi s’avère nécessaire, les médecins vous adresseront à des thérapeutes extérieurs (logopède, kinésithérapeute, psychomotricien, psychologue), en fonction des besoins de votre enfant. Brochure Grands prématurés L’objectif est d’intervenir le plus tôt possible pour Stimuler le développement moteur en cas de retard ou de troubles liés à la motricité. Favoriser un développement cognitif harmonieux, notamment en cas de troubles de l’apprentissage. Soutenir les interactions parents-enfant pour prévenir les éventuels troubles relationnels. Surveiller les capacités sensorielles, telles que la vue et l’audition, qui peuvent être impactées par la prématurité.Les dernières études confirment que ce dépistage précoce, couplé à une prise en charge rapide, peut significativement améliorer la qualité de vie des enfants et de leurs familles. Dr Florence Christiaens PHU service de Neurologie Pédiatrique de l’Hôpital Universitaire de BruxellesMédecin, Neuropédiatrie, spécialiste en réadaptation"Le suivi des grands prématurés est une véritable avancée dans le domaine de la santé infantile. Il représente un filet de sécurité indispensable, garantissant à ces enfants fragiles un développement optimal et un accompagnement adapté à leurs besoins.Votre enfant a déjà montré une incroyable force en venant au monde plus tôt que prévu. Avec ce suivi, vous êtes assurés de lui offrir le soutien nécessaire pour qu’il puisse s’épanouir pleinement, pas à pas, à ses côtés." Prendre rendez-vous  Image Une équipe de spécialistes à vos côtés Vojtech Stejskal, Ludovic Legros : néonatologuesFlorence Christiaens : neuropédiatreBrigitte de Bast, Anne Goffart, Anne Soquay : kinésithérapeutesMorgane Colin, Camille Schlogel : neuropsychologues/psychologuesMarie-Amélie Ponteville : logopède Partenaires  L’activité du centre conventionné de suivi des grands prématurés, Henri Szliwowski, se déroule sur 2 sites : l’HUB (site Erasme) et DeltaLes enfants nés à l’HUDERF sont accueillis à l’Hôpital Erasme pour leur suivi. Nous travaillons en collaboration avec Le service de néonatologie de l’H.U.B( Situé sur les 2 sites: Anderlecht et Laeken)  et de l’hôpital DeltaLe centre de référence pour l’IMOC ou CIRICULes centres de références pour les pathologies du spectre autistique Les divers centres privés proposant kinésithérapie neurologique, psychomotricité et logopédie Centre de référence en pathologie autistique, CRFNI, Centre IMOCArticles publiés- Dev Med Child Neurol 2018 Apr;60(4):342-355.  doi: 10.1111/dmcn.13675.- Eur J Paediatr Neurol. 2020 Sep:28:133-141 doi: 10.1016/j.ejpn.2020.06.007. Epub 2020 Jul 16- J Pediatr 2023 Nov:262:113600. doi: 10.1016/j.jpeds.2023.113600. Epub 2023 Jul 2. FAQ Qu’est ce qu’un enfant grand prématuré Un enfant enfants né avant 32 semaines de grossesse ou pesant moins de 1,5 kg à la naissance. Qu’est-ce que la "convention des enfants nés grands prématurés C’est un programme d’évaluation du neurodéveloppement proposé par l’INAMI pour les enfants nés avant 32 semaines de grossesse ou pesant moins de 1,5 kg à la naissance. Il offre 4 bilans pour suivre leur développement.   Pourquoi mon enfant a-t-il besoin de ces bilans La prématurité expose les enfants à des risques de retard de développement moteur, cognitif et socio-émotionnel, ainsi qu’à des troubles du comportement ou des déficits sensoriels. Un suivi bien structuré vise à :Détecter précocement les troubles du développement (retard moteur, troubles de l’apprentissage, déficits sensoriels).Orienter rapidement les enfants vers des spécialistes et des prises en charge adaptées.Prévenir ou limiter les conséquences à long terme de la prématurité grâce à des interventions précoces.Accompagner les parents dans leur rôle, en identifiant et en soutenant les éventuelles difficultés relationnelles entre eux et leur enfant. À quels moments ont lieu les bilans ? - 6 mois (Bilan A) - 1 an (Bilan B) - 2,5 ans (Bilan C) - 5 ans (Bilan D)  En quoi consiste un bilan ? Vous rencontrerez des paramédicaux spécialisés comme des kinésithérapeutes, logopède et psychologues. Ils évalueront le développement moteur, cognitif et langagier de votre enfant.  Les médecins spécialistes, néonatologues, neuropédiatres évalueront également votre enfant au niveau clinique et vous remettrons et expliqueront les résultats de ces évaluations. Si nécessaire, ils vous adresseront à des thérapeutes extérieurs (logopède, kinésithérapeute, psychomotricien, psychologue), en fonction des besoins de votre enfant. Des examens complémentaires seront proposés pourront également être prescris Mon enfant se porte bien, est-ce vraiment nécessaire ? Oui. La majorité des enfants vont bien, mais certains troubles apparaissent tardivement. Grâce à ce programme, chaque étape de développement est surveillée avec attention, les paramédicaux et médecins que vous rencontrerez peuvent détecter un trouble de développement même minime ce qui va permettre d’agir rapidement si nécessaire. Les progrès de la médecine pédiatrique offrent aujourd’hui des perspectives incroyablement positives, et votre rôle en tant que parent est essentiel dans ce processus. Combien coûtent les bilans Les bilans sont presque entièrement pris en charge par votre mutuelle. Vous n’aurez que peu ou pas de frais à payer.  Que faire si un problème est détecté ? Si un suivi est nécessaire, les médecins vous orienteront vers des spécialistes (logopède, kinésithérapeute, psychologue) pour aider votre enfant à progresser. Des examens complémentaires pourront également être prescris (audiométrie de contrôle, examen en ophtalmologie, imagerie cérébrale, …) Comment serai-je informé des rendez-vous ? Vous recevrez toutes les informations sur la convention pendant le séjour de votre enfant en néonatologie. Nous vous rappellerons ensuite pour planifier les rendez-vous.  Qui participe aux bilans ? Bilan A et B : Néonatologue, kinésithérapeute, psychologue/neuropsychologue. Bilan C : Neuropédiatre, kinésithérapeute, psychologue/neuropsychologue. Bilan D : Neuropédiatre, logopède, kinésithérapeute, psychologue/neuropsychologue.  A qui puis-je poser mes questions ou demander de l’aide ? Pendant votre séjour en néonatologie, les médecins et infirmières, pourront répondre à vos questions. Notre psychologue, Mme Colin organise une réunion d’information 2x par mois (à l’Hôpital Erasme), elle sera votre point de contact. N’hésitez pas à poser vos questions ou à demander plus d’informations lors de cette rencontre.  Vous pouvez également contacter les secrétaires qui organisent les rendez-vous des suivis dans cette conventionMme Hiquet et Mme Lucaciu au 02-5556733 ou 02-5556978En tant que parent, il est normal d’être inquiet ou de se poser des questions face à l’inconnu. Sachez que ce suivi est là pour vous épauler, pas pour vous alarmer. Il s’agit d’un accompagnement bienveillant et personnalisé, destiné à garantir le meilleur avenir possible à votre enfant.
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Information concernant la fin, la fin prématurée, l'arrêt provisoire et le redémarrage d'une recherche clinique
La fin, la fin prématurée, l'arrêt provisoire et le redémarrage d'une recherche (étude/essai) sont le plus souvent déterminés par l'IPC (investigateur principal co-ordinateur)/le promoteur de l'étude et sont notifiés selon les délais prescrits au Comité d'Ethique. La législation belge (LEPH articles 22 & 23) prévoit également que le Comité d'Ethique peut prendre l'initiative de l'arrêt provisoire ou de la fin prématurée d'une recherche. Cette décision motivée sera notifiée à l'IPC/promoteur et pourra  faire l'objet d'un appel de l'IPC. Fin d'un essai - une étude Le Comité d'Ethique doit être informé de la fin d'un essai/étude dans les 90 jours calendrier qui suivent la fin d'une étude/un essai. Un rapport de clôture avec présentation sommaire (type abstract) des objectifs, résultats de l'étude et relevé de l'ensemble des événements indésirables observés sera joint à la notification. Pour les essais cliniques interventionnels uniquement: L'Arrêté Royal du 30 juin 2004 déterminant les mesures d'exécution de la loi du 7 mai 2004 relative aux expérimentations sur la personne humaine apporte les précisions suivantes en son article 4: Pour un essai clinique, le rapport de fin d'essai sera introduit auprès du Comité d'Ethique sur base du et conformément au formulaire Ethics Committees Application - Detailed guidance on the application format and documentation to be submitted in an application for an Ethics Committee opinion" (formulaire Rapport de fin de l'essai clinique). Pour les essais observationnels et les études cliniques, la notification peut se faire par courrier/courriel via le formulaire local de déclaration de fin d'étude. Fin prématurée d'un essai - une étude décidée par le promoteur Pour rappel, l'avis favorable émis par le Comité habilité à émettre l'avis unique est valable pour la période déclarée de durée de l'étude prévue au moment de la soumission du projet de recherche au Comité d'Ethique. L'approbation s'applique donc de la date d'approbation à la fin présumée de l'étude mentionnée dans le "formulaire de demande d'avis au Comité d'Ethique".  Si une étude/un essai doit être stoppé prématurément, le Comité d'Ethique doit être informé par courrier/courriel dans les 15 jours calendrier de l'arrêt. Les motifs de l'arrêt prématuré de l'étude/l'essai doivent être clairement exposés et communiqués de même que les mesures prises pour assurer la sécurité des participants, s'il y a lieu. Pour les essais cliniques interventionnels uniquement, la notification de fin prématurée doit se faire via  le formulaire prévu par la Commission Européenne (Annex C to the "Detailed guidance for the request for authorisation of a clinical trial on a medicinal product for human use to the competent authorities, notification of substantial amendments and declaration of the end of the trial"). Pour les essais observationnels et les études cliniques, la notification peut se faire par courrier/courriel via le formulaire local de déclaration de fin d'étude. Arrêt temporaire d'un essai décidé par le promoteur Le Comité d'Ethique doit être prévenu  par courrier, aussi rapidement que possible, quand un promoteur arrête temporairement un essai. L'arrêt temporaire doit ensuite être soumis sous la forme d'un amendement substantiel (avec le formulaire annexe 2 "Notification of a substantial amendment"). Les motifs de l'arrêt et l'impact de celui-ci doivent être clairement décrits (ex: arrêt du recrutement, arrêt du traitement... ) de même que les mesures prises par l'IP pour assurer la sécurité des participants, s'il y a lieu. Redémarrage d'un essai Pour redémarrer un essai arrêté temporairement, le promoteur doit introduire une demande de redémarrage, formulée comme un amendement substantiel (avec le formulaire annexe 2 "Notification of a substantial amendment"). Les fondements relatifs à la sécurité justifiant le redémarrage de l'essai doivent être ajoutés. L'essai ne peut redémarrer qu'après approbation du CHRAU (Comité d'Ethique habilité à Remettre l'Avis Unique) et si l'Autorité Compétente (AFMPS) n'a pas émis d'objection motivée à l'expiration du délai légal. Si le promoteur décide de ne pas redémarrer l'essai, il doit communiquer cette décision dans les 15 jours, selon les conditions décrites plus haut ("arrêt prématuré d'un essai"). Suspension ou interdiction d'une expérimentation par le Comité d'Ethique - l'AFMPS. Les procédures appliquées sont celles précisées par la législation belge (LEPH, mai 2004) dans ses articles 22 et 23. LEPH Art. 22. § 1er. Si le comité d'Ethique a des raisons objectives de considérer que  les conditions de la délivrance d'un avis favorable pour la conduite d'une expérimentation ne sont plus réunies ou s'il détient des informations qui suscitent des doutes quant à la sécurité ou au bien-fondé scientifique de l'expérimentation, il en informe le promoteur et l'investigateur, qui disposent d'un délai d'une semaine pour remettre leur avis. En cas de risque imminent, le délai d'une semaine peut être réduit. § 2. Si après réception des avis visés au § 1er ou en l'absence de remise de ceux-ci dans les délais indiqués, le Comité d'Ethique considère toujours que les conditions de la délivrance d'un avis favorable pour la conduite d'une expérimentation ne sont plus réunies ou qu'il y a des doutes quant à la sécurité ou au bien-fondé scientifique de l'expérimentation, il en avertit le ministre qui peut suspendre ou interdire l'expérimentation en question. Cette suspension ou interdiction prend effet dès sa notification au promoteur. Si le ministre a des raisons objectives de considérer que les conditions de la demande valable d'autorisation pour la conduite d'une expérimentation visée à l'article 11 ne sont plus réunies ou s'il détient des informations qui suscitent des doutes quant à la sécurité ou au bien-fondé scientifique de l'expérimentation, il suit la même procédure. Dans ces cas, le ministre informe immédiatement les autorités compétentes des Etats membres, le Comité d'Ethique concerné, l'Agence européenne ainsi que la Commission européenne de sa décision de suspension ou d'interdiction et des raisons qui justifient sa décision. LEPH Art. 23. § 1er. S'il existe des raisons objectives de considérer que le promoteur, l'investigateur ou tout autre intervenant dans l'expérimentation ne répond plus aux obligations qui lui incombent, le ministre, de sa propre initiative ou sur proposition du Comité d'Ethique, l'en informe immédiatement et lui expose le plan d'action qu'il doit mettre en œuvre pour remédier à cet état de fait. § 2. Le ministre informe immédiatement les autres autorités compétentes des autres états membres et la Commission de ce plan. La décision d'une suspension ou d'une interdiction d'une expérimentation clinique doit bien entendu se fonder sur des informations objectives collectées par le Comité d'Ethique après examen de ces informations par le bureau (si urgence) ou en réunion plénière. L'avis de suspension ou d'interdiction sera transmis à l'IP (investigateur principal) avec copie au promoteur soit le Service de la Recherche Biomédicale, si le promoteur est l'Hôpital Erasme.  La réponse de l'IP/promoteur sera examinée en bureau qui soit lève la suspension/interdiction sur base d'une réponse satisfaisante de l'IP, soit maintien la suspension/interdiction qui sera alors transmise à l'AFMPS s'il y a lieu (essai interventionnel).
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Loi 1er Mai 2006 - Révision législation pharmaceutique
Loi portant révision de la législation pharmaceutique - 1er Mai 2006 Service Public Fédéral Santé Publique, Sécurité de la Chaîne alimentaire et environnement. Publié le: 16-05-2006 Art. 6 quater § 1er. Par dérogation aux dispositions de l'article 6, § 1er, les médicaments à usage humain pour lesquels aucune autorisation de mise sur le marché ni aucun enregistrement n'ont été octroyés ou ceux qui ne sont pas encore mis sur le marché en Belgique, peuvent être mis à disposition de patients dans les cas suivants: En vue de répondre à des besoins spéciaux et lorsque le patient ne peut pas être traité adéquatement avec les médicaments autorisés et disponibles en Belgique, le Roi peut exclure d'une ou de plusieurs dispositions de la présente loi les médicaments fournis pour répondre à une commande faite de bonne foi par un prescripteur. Ces médicaments sont préparés selon ses spécifications sur la base d'une demande écrite pour un groupe de patients ou sur base d'une prescription pour un patient déterminé. Ils sont destinés à l'usage des patients qui tombent sous sa responsabilité personnelle directe. Le Roi fixe les conditions et modalités à cet effet. Le Roi peut également fixer des règles afin de rendre disponible des médicaments à usage humain en vue d'un usage compassionnel au sens de l'article 83 du Règlement (CE) N°726/2004 susmentionné. Le Roi peut également déterminer les conditions et les modalités selon lesquelles les médicaments à usage humain peuvent être mis à disposition en cas d'exécution de programmes médicaux d'urgence. Par "programmes médicaux d'urgence", on entend la mise à disposition d'un médicament à usage humain afin d'aller à la rencontre des besoins médicaux au profit de patients souffrant d'une maladie chronique, d'une maladie qui affaiblit gravement la santé ou d'une maladie constituant une menace pour la vie, et qui ne peut être traitée de manière satisfaisante au moyen d'un médicament qui se trouve dans le commerce et qui est autorisé pour le traitement de cette affection. Le médicament à usage humain concerné doit avoir fait l'objet d'une autorisation de mise sur le marché mais l'indication pour le traitement de cette affection n'est toutefois pas autorisée ou le médicament à usage humain n'est pas encore sur le marché avec cette indication autorisée. Un programme médical d'urgence ne peut en outre être appliqué pour le médicament à usage humain concernant le traitement de l'affection concernée que: Si une demande d'autorisation de mise sur le marché est en cours d'examen pour cette indication, ou Si l'autorisation de mise sur le marché pour cette indication est octroyée mais que le médicament à usage humain n'est pas encore mis sur le marché avec cette indication, ou Si les essais cliniques y afférents sont encore en cours ou si des essais cliniques ont été réalisés démontrant la pertinence de l'usage du médicament à usage humain pour le traitement de l'affection concernée. A la demande écrite d'un médecin qui commence sous sa responsabilité personnelle le traitement d'un patient, le titulaire d'une autorisation de mise sur le marché du médicament à usage humain peut mettre ce médicament à disposition conformément à un programme médical d'urgence établi par lui. Afin d'exécuter une prescription, une personne habilitée à délivrer des médicaments au public, peut, lorsqu'il n'existe pas d'autorisation de mise sur le marché ou d'enregistrement en Belgique pour un médicament de même composition qualitative et quantitative en substances actives et de même forme pharmaceutique et lorsque le prescripteur déclare que le patient ne peut pas être traité adéquatement avec des médicaments autorisés à ce moment en Belgique, importer un médicament à usage humain qui est autorisé dans le pays de provenance. Le Roi fixe les conditions et modalités à cet effet. Afin de combattre la propagation suspectée ou confirmée d'agents pathogènes, de toxines, d'agents chimiques ou de radiations nucléaires, qui sont susceptibles de causer des dommages, le ministre ou son délégué peut autoriser temporairement la distribution de médicaments non autorisés. Le Roi fixe les conditions et modalités, plus particulièrement en ce qui concerne la responsabilité respective des parties concernées. La mise à disposition de médicaments à usage humain par le titulaire/demandeur de l'autorisation de mise sur le marché conformément aux conditions et modalités visées aux points 2°) et 3°) ne tombe pas sous le champ d'application des articles 10 et 12.
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Projet académique ou non commercial
Tant le cadre légal belge qu'européen imposent un promoteur pour chaque expérimentation. Ce promoteur est une personne, une entreprise, une institution ou une organisation responsable du lancement, de la gestion et/ou du financement d'une expérimentation. Types de dossiers Etude rétrospective par analyse de dossiers Etude sur matériel corporel humain (MCH) Etude sur embryon in vitro Etude prospective observationnelle ou interventionnelle Expérimentation avec des dispositifs médicaux Essai clinique Registre de patients  Enquête Rapports de cas Audit de pratique
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"Four Hours, Four Wheels"
Une course relais en chaise roulante La quatrième édition du « Four Hours, Four Wheels » a eu lieu le 8 septembre sur un parcours sécurisé autour du Centre de Traumatologie et de Réadaptation (CTR) de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles : une course relais en équipe composée de patients, d’anciens patients et de thérapeutes. Au-delà d’une course, cet événement est l’occasion pour chaque patient d’en apprendre davantage sur lui-même, de découvrir du matériel via les sponsors et de partager un moment convivial avec ses thérapeutes et autres membres du personnel du CTR. Plus d'informations ? Cliquez ICI  
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"L'endométriose sans filtre", la nouvelle campagne de l'H.U.B
Mars est le mois de sensibilisation à l'endométriose. À cette occasion, l'H.U.B lance une nouvelle campagne et propose de nombreuses activités visant à informer et à impliquer le public et les professionnels de la santé dans le diagnostic et la prise en charge de cette maladie.  Une grande campagne de sensibilisation à l'Endométriose Mars est le mois international de sensibilisation à l’endométriose et, à cette occasion, l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B), et plus particulièrement, la Clinique de l'Endométriose de l'Hôpital Erasme lance une campagne spéciale intitulée « Endométriose sans filtre ». L’objectif : mieux informer le grand public, les patientes et les professionnels de santé sur cette maladie encore trop souvent méconnue, mal diagnostiquée ou banalisée. L’endométriose touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer et demeure difficile à diagnostiquer. Elle peut provoquer des douleurs pelviennes, des troubles digestifs ou urinaires, de la fatigue ou encore des difficultés de fertilité, avec des impacts importants sur la vie quotidienne des personnes concernées. La campagne “Endométriose sans filtre” aide à démêler mythes, connaissances fiables et avancées scientifiques autour de la maladie. Avec l’équipe de la Clinique de l’Endométriose de l’H.U.B, le public est invité à comprendre :Ce que l’on croit savoir de l’endométriose,Ce que l'on pense de la maladieCe que la science prouve grâce à la recherche et à l’expérience clinique. Découvrez le programme pour 2026 ! Image
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"Pont de Connexion" : tisser des liens pour mieux sortir de l’hôpital
Un projet inédit pour offrir aux patients hospitalisés sous observation protectrice un lien vers l’extérieur, durant leur séjour, pour soutenir la réinsertion et surtout lutter contre l’isolement et la stigmatisation. Un projet inédit voit le jour à l’Hôpital Erasme dans l’unité de psychiatrie Sud-Est. En partenariat avec l’ASBL Similes et le réseau Family Home Hospital Support (FHS), l’équipe lance une initiative appelée “Pont de Connexion”. L’objectif ? Offrir aux patients hospitalisés sous observation protectrice un lien vers l’extérieur, durant leur séjour, pour soutenir la réinsertion, et surtout lutter contre l’isolement et la stigmatisation. Un nouveau souffle dans un service souvent mal compris Au 9ème étage de l’Hôpital Erasme H.U.B, l’unité de psychiatrie Sud-Est prend en charge des personnes en crise aiguë, hospitalisées sous observation à la demande d’un juge. Il s’agit de patients dont la souffrance psychique nécessite une mise à l’abri temporaire, dans un cadre sécurisé. Mais ce cadre, nécessaire, s’avère enfermant. « On parle souvent de la psychiatrie comme d’un monde clos, voire inquiétant », explique Axelle Dejardin, psychologue clinicienne. « Pourtant, ce que nous cherchons ici, c’est à recréer du lien, de la compréhension, et à tendre la main à celles et ceux qui vivent avec un trouble psychique, sans les réduire à leur diagnostic. »  Image Une alliance inédite avec l’extérieur  Le projet "Pont de Connexion", qui débutera en octobre 2025, est né d’un constat partagé entre collègues de différentes fonctions, et notamment : Axelle Dejardin, psychologue ; Mariana Athanassiu, éducatrice spécialisée ; Jalila Nsis, infirmière en psychiatrie ; Sigried Apper, assistante sociale et Ulrich Tchamba, infirmier en psychiatrie ; Dr. Youssouf Ramdani, Psychiatre : trop souvent, après les 40 jours de mise en observation, les patients sortent sans relais extérieur, sans accompagnement, qui augmente le risque de rechute et de réhospitalisation. C’est là qu’intervient l’ASBL Similes et le réseau Family Home Hospital Support (FHS), un collectif de travailleurs psychosociaux formés à l’écoute, proposant un soutien pour les patients mais aussi pour leurs proches. Leur approche ? L’Open Dialogue : un modèle venu de Finlande, fondé sur la transparence, l’inclusion, le respect du rythme de chacun et la parole partagée. Le patient est acteur de son soin, et peut inviter aux rencontres les personnes importantes de son quotidien : amis, voisins, médecin traitant, famille. Créer un pont depuis l’hôpital, pas après Ce projet permet la tenue de rencontres en cercle, à l’hôpital même, avec certains patients, l’équipe Pont de Connexion et du réseau FHS, dans un espace de parole bienveillant. « On ne parle pas forcément de traitement, mais de vie, de projets, de difficultés concrètes », précise Mariana Athanassiu. « L’idée est de connecter la personne à ses ressources, de réactiver les liens, que la sortie ne soit une rupture. » Un vendredi sur deux, les patients intéressés assistent à une séance d’information au sein de l’unité d’hospitalisation. L’autre vendredi est consacré aux rencontres entre le patient, l’équipe Pont de Connexion et le réseau FHS.  Image Un projet pilote... et une ambition collective  Ce type d’accompagnement est rare en hôpital général, encore plus dans un contexte de mise en observation, où les libertés sont limitées. Pourtant, l'équipe croit en l’impact positif de ce projet sur le bien-être des patients et des soignants, la fluidité des soins et la réduction des hospitalisations répétées.  Ce pont symbolique est aussi un geste fort de déstigmatisation. « Les troubles psychiatriques peuvent toucher tout le monde. Nous voulons sortir du silence, montrer qu’il y a des solutions humaines, respectueuses, et porteuses d’espoir. » Unité Sud-Est : entre crises et humanité L’unité accueille des adultes en crise sévère (psychoses, troubles graves de l’humeur, conduites addictives...). La durée de séjour est en principe de 40 jours, décidée par le juge de paix. Mais la réalité est plus complexe. « Ce sont souvent des patients sans ressource, sans réseau », explique l’infirmière Jalila Nsis.  Faute de moyens, certains patients multi-diagnostiqués ou dans des situations de précarité peinent à trouver une place dans un service adapté. L’équipe tente donc de répondre aux urgences somatiques et psychiques, avec beaucoup de créativité et de solidarité. Vers une psychiatrie plus inclusive Dans cette optique, de nombreuses activités thérapeutiques ouvertes aux patients et au personnel hospitalier sont également proposées : ateliers créatifs, séances de relaxation ou encore atelier de mouvements. Un moyen de faire tomber les murs invisibles, entre disciplines, entre métiers, entre pathologies. L’unité souhaite revaloriser l’image de la psychiatrie et lutter contre les clichés tenaces. Un écran d’information sera installé à l’entrée, des brochures mises à disposition. Et l’équipe espère que d’autres hôpitaux suivront cette voie. Le projet Pont de Connexion incarne une conviction simple : la psychiatrie peut et doit être un espace de réhabilitation, de rencontre et de sens. « La maladie n’efface pas la personne. Elle ne devrait jamais effacer ses droits, sa dignité, ni son besoin de lien », conclut Axelle Dejardin.  Image Pont de Connexion – ce qu’il faut retenir : Séances d’information tous les 15 jours pour les patientsRencontres avec des représentants du réseau Family Home Hospital Support (FHS) dans l’unitéLancement : 3 octobre 2025Projet pilote porté par l’unité Sud-Est du Service de Psychiatrie de l’Hôpital Erasme H.U.B pontdeconnexion [dot] psy [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (pontdeconnexion[dot]psy[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)    Télécharger la brochure de présentation du projet  Nos spécialistes
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« Avec une stomie, mon corps est différent et la vie reste possible » ?
On l'imagine souvent comme quelque chose d'insurmontable. Un "trou dans le ventre", une image dégradante, une vie radicalement transformée, une intimité sacrifiée, et pourtant…  Un trou dans le ventre... Entretien avec Agathe Ducrocq, Infirmière clinicienne, Stomathérapeute et clinicienne en soins de plaies à l’Hôpital Erasme - H.U.B  Pour commencer : qu'est-ce qu’une stomie, exactement ? Une stomie c’est la création chirurgicale d'une ouverture reliant un organe creux (intestin, uretère) à la peau pour dériver les selles ou les urines (abouchement). Résultat, selles ou urines ne transitent plus par les voies habituelles : elles sortent au niveau de l'abdomen et sont recueillies dans une poche collée sur le ventre.  Image Mais pourquoi avoir recours à la mise en place d’une stomie ? Les raisons médicales sont multiples : un cancer, une maladie inflammatoire de l'intestin, une atteinte neurologique ou encore un blocage intestinal. Autant de situations qui peuvent amener les chirurgiens à effectuer une déviation, à court-circuiter le chemin habituel. La stomie est parfois la solution pour rester en vie ou redonner une qualité de vie à des personnes qui n’en avaient plus.   Comment les patients réagissent-ils quand on leur annonce la nécessité de faire une stomie ? C'est le médecin ou le chirurgien qui annonce la nouvelle et, généralement c’est un choc. Quand nous, stomathérapeutes, rencontrons le patient avant l’opération la nouvelle a souvent déjà fait son chemin. La poche fait peur et elle peut engendrer du dégoût vis-à-vis de la stomie et de l’image que cela leur renvoie d’eux-mêmes. Voir ses urines ou ses selles sur l'abdomen, « ça ne fait pas rêver », c'est une évidence. Notre rôle de stomathérapeute est d'aller au-devant de toutes ces angoisses, et de montrer qu’on peut vivre avec cela. Et concrètement, comment se passe l'accompagnement à l'hôpital ? Une fois l'opération programmée, on rencontre le patient avant l’intervention pour lui expliquer ce qu'est une stomie, son utilité, et comment on s’en occupe. Le but, à ce moment-là, est de rassurer, de répondre aux questions, d’aiguiller et d’éduquer.   Ensuite, pendant l'hospitalisation, on assure un suivi quotidien continu en plus de celui de l'équipe infirmière. On trouve la poche la plus adaptée à la morphologie du patient, celle qui combinera confort, sécurité et facilité d’utilisation, on lui explique les soins et surtout on prend le temps de répondre à toutes ses questions. Tout cela, dans le respect du rythme de chacun. L'objectif : que le patient se sente en santé avec la poche. C’est souvent l’image corporelle qui rend l’approche difficile au début, on explique, puis on voit comment le patient gère en fonction de ses possibilités et de ses aptitudes. On explique ce à quoi faire attention : les complications possibles et les réflexes à adopter si besoin.  On intègre aussi la famille dans cette éducation, les proches ne sont pas des soignants, mais leur présence est essentielle, surtout en cas de problème à domicile. Ce contact direct avec les proches et les aidants est maintenu durant tout le parcours de soins du patient : avant l'opération, pendant l'hospitalisation, et après le retour à la maison.  Image Le retour à la maison, c'est souvent le moment le plus angoissant... Quand le patient est prêt à quitter l’hôpital, nous l’aidons à préparer son retour à la maison : nous fournissons du matériel, nous contactons le bandagiste et faisons la liaison avec l’infirmière à domicile. Même quand le patient est autonome, une infirmière passe à domicile les premiers jours pour l'aider à trouver ses nouveaux repères dans son propre environnement. Ce qui permet de le rassurer dans cette nouvelle étape. La règle d'or qu'on répète toujours : mieux vaut appeler pour une petite question que d'attendre plusieurs jours et revenir avec une complication sévère. Les problèmes les plus fréquents après la sortie ? Généralement des soucis cutanés : la poche qui se décolle, une fuite suite à un soin mal réalisé. Démangeaisons, fuites à répétition, c'est le signal qu’il faut contacter votre stomathérapeute, pour fixer un rendez-vous et qu’il/elle intervienne. Parfois, il suffit juste de changer de modèle de poche.Les signaux d'alarme à connaître absolument :  Pour une stomie digestive, l'absence de selles accompagnée de vomissements et ou de douleurs : il faut contacter le médecin en urgence. À l’inverse, des selles très abondantes exposent à un risque de déshydratation.  Pour une stomie urinaire, des urines foncées et malodorantes nécessitent une consultation médicale rapidement surtout si vous faites de la température.  Image Une idée reçue que vous voulez absolument déconstruire ? “Je vais avoir un « trou dans le ventre », je ne vais plus pouvoir sortir de chez moi”, est la phrase qu'on entend le plus souvent. Ce n'est pas une plaie. Le soin est propre, pas stérile : on nettoie la peau avec de l'eau, on sèche et c'est tout. Nous trouverons ensemble la poche qui vous ira, et vous donnerons les moyens de vivre avec. Les poches tiennent, elles sont inodores, se dissimule aisément sous les vêtements. Restaurant, avion, piscine, tout est possible ! De nombreux patients sont également inquiets pour leur vie intime et c’est un sujet qu’on aborde systématiquement et sans tabou. Le rapport au corps, l'image de soi, ça fait partie de notre accompagnement, au même titre que les soins. Et sur le plan psychologique ? On se trouve souvent dans un rôle d'écoute qui dépasse nos compétences, lorsque la situation semble insurmontable pour le patient nous proposons la visite d’un psychologue. On essaie de "normaliser" le recours au soutien psychologique, mais ce n'est pas toujours évident. Encore beaucoup de personnes associent la rencontre avec un psy à une fragilité mentale. Pourtant, «vider son sac» sans filtre, ça fait du bien. Le fait de compter une psychologue spécialisée dans ce type de parcours au sein de notre équipe multidisciplinaire est un vrai plus pour les patients.  Image Un dernier mot pour quelqu'un qui vient d'apprendre qu'il/elle aura une stomie ? L'annonce sera un choc, mais sachez qu'une équipe spécialisée et entièrement dédiée à cela est là pour vous, de la première consultation, au retour à la maison et également pour la suite. Des visages qui se connaissent, qui parlent entre eux, qui s'adaptent à votre rythme : infirmiers, stomathérapeutes, chirurgiens, psychologues, bandagistes, chacun a son rôle, mais tous avancent dans le même sens, le vôtre. Vous n'affrontez pas ça seul·e  Agathe Ducrocq Infirmière clinicienne, Stomathérapeute et clinicienne en soins de plaies à l’Hôpital Erasme - H.U.B   Contacter nos stomathérapeutes À lire aussi... La sonde d’alimentation : un outil pour prendre soin de soi quand le corps en a besoinQuand un patient ne peut plus se nourrir par la bouche, que ce soit temporaire ou de façon plus permanente, il faut trouver une autre voie.Lire l'article
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« Sans vous, je ne serais plus là »
Dix ans après les attentats de Bruxelles, Karen Northshield a tenu à revenir là où tout a commencé pour elle : à l’hôpital, auprès des équipes qui l’ont soignée, soutenue, portée. Le témoignage bouleversant de Karen Northshield Mardi 10 mars 2026, dans un auditoire inhabituellement silencieux, le temps semblait suspendu. Face aux soignants qui l’avaient accompagnée pendant quatre années de convalescence, Karen Northshield est venue raconter. Pas pour rouvrir des blessures. Pas pour rejouer le drame. Mais pour remercier.Dix ans après les attentats de Bruxelles, cette survivante a tenu à revenir là où tout a commencé pour elle : à l’hôpital, auprès des équipes qui l’ont soignée, soutenue, portée.« Sans vous, je ne serais littéralement plus là aujourd’hui. »Dans la salle, beaucoup la reconnaissent. Certains l’ont opérée, d’autres l’ont soignée en soins intensifs, d’autres encore l’ont accompagnée lors de sa longue rééducation. Beaucoup lèvent la main quand elle leur demande : « Qui se souvient de ce matin-là ? »Un autre geste suit. « Et qui se souvient de m’avoir soignée ? »De nombreuses mains se lèvent à nouveau.Le lien est là, palpable.Le moment où tout basculeLe 22 mars 2016 devait être un jour ordinaire. Ou plutôt un jour heureux.Karen s’apprêtait à partir en vacances aux États-Unis pour rejoindre sa famille. Direction la Floride. Les bagages étaient prêts, le voyage planifié.Dans le hall de l’aéroport, elle hésite un instant : attendre dans la file ou aller prendre un café. Elle décide de rester. Quelques secondes plus tard, une bombe explose…Le récit ralentit. Les mots arrivent par fragments, comme s’ils portaient encore leur poids.La projection dans les airs. La chute, vingt mètres plus loin. La fumée, les cris, les corps mutilés. L’impossibilité de respirer, de bouger, de crier. Dans la salle, elle demande à chacun de fermer les yeux. Le silence devient presque écrasant.« Imaginez… être allongé là… en train de mourir. »Karen restera plus d’une heure sur le sol de l’aéroport avant d’être prise en charge. Polytraumatisée, inconsciente, entre la vie et la mort. Transportée en urgence à l’hôpital, elle subira des heures d’opérations et recevra près de 33 litres de sang transfusés.Ce n’était pourtant que le début.Quatre ans de vie à l’hôpitalLorsque Karen se présente au public, elle le fait avec un humour discret : « Je pense avoir bien mérité ma carte de fidélité ici. » Les rires soulagent un instant la tension.Car la suite est vertigineuse : près de 80 jours en soins intensifs, plus de 60 interventions chirurgicales, des années d’hospitalisation et de rééducation.Avant cela, elle ne connaissait presque rien du monde hospitalier. « Le seul médicament que je connaissais, c’était le Dafalgan. »La jeune femme de 30 ans à l’époque, sportive, coach et athlète de haut niveau, voit soudain sa vie basculer. Son corps, qu’elle entretenait avec le plus haut degré de rigueur, est gravement mutilé par l’explosion. Les photos en témoignent. « Je regardais mon corps et je me disais : ce n’est pas moi. »Mais dans ce parcours, ce qui l’a le plus marquée n’est pas seulement la douleur, ni les opérations à répétition. C’est le besoin d’humanité, et parfois le manque.Le pouvoir d’un regardKaren raconte les moments d’attente avant une opération. Les couloirs blancs, le froid du bloc, la peur. Et ce besoin simple, presque enfantin : « J’avais juste besoin que quelqu’un me regarde et me dise que tout allait bien se passer. Même si ce n’était pas vrai.»Un regard. Une main tenue. Une couverture chauffante. Des gestes minuscules pour ceux qui les accomplissent, mais immenses pour ceux qui les reçoivent. « Ce qui est banal pour vous ne l’est jamais pour le patient. ».Elle insiste : derrière chaque procédure routinière, chaque prise de sang, chaque anesthésie, il y a quelqu’un qui tremble.Apprendre à se releverKaren évoque alors les premières tentatives pour se mettre debout sont presque irréelles. Après des mois alitée, affaiblie, elle doit réapprendre à faire ce que chacun considère comme évident : se lever.Dans l’auditoire, elle demande aux participants de se lever pour l’aider symboliquement. Puis elle sourit : « Désolée… je n’ai pas la force. » Tout le monde se rassoit. Puis, elle demande une seconde fois à l’auditoire de se lever, cette fois, en la soutenant de toute leur force et de tout leur courage. Et elle se lève à son tour, péniblement, comme pour illustrer l’énergie communicative dont le patient a besoin pour avancer.Karen explique qu’au tout début de sa rééducation, une séance de kinésithérapie de trente minutes demandait parfois… trente minutes de préparation psychologique. La douleur, la fatigue, les nausées, les vertiges. Et pourtant, petit à petit, elle se remet debout et partage avec nous la vidéo de ce jour où elle est parvenue, pour la première fois depuis des mois, à tenir sur ses jambes.L’humour comme bouclierAu fil de son témoignage, Karen partage quelques anecdotes qui apportent des respirations inattendues. Une boîte de chocolat à 100 % cacao offerte aux infirmières — impossible à avaler. Une paire de chaussures dépareillées pour se lever malgré une jambe plus courte, ou encore ce surnom affectueux donné par les infirmières : « la canaille ».« L’humour est une arme fatale pour briser la glace. » Ces moments de légèreté, dit-elle, étaient essentiels pour continuer.Des blessures invisiblesDix ans plus tard, les séquelles sont toujours là. Certaines visibles. Beaucoup invisibles. Karen vit aujourd’hui avec de nombreux handicaps et fréquente encore assidument l’hôpital. Et cette femme, à la fois forte, persévérante et incroyablement résiliente, reste encore extrêmement fragilisée par le traumatisme qu’elle porte en elle, comme si cela s’était passé hier. Le vacarme de la déflagration, la violence du souffle, la douleur des blessures, la sensation des flammes, la conviction de ne pas s’en sortir, mais aussi, la peur avant chaque intervention, la frustration après à chaque nouvelle annonce, le besoin de repères à chaque nouvelle anesthésie. Même une intervention programmée peut aujourd’hui raviver la mémoire du 22 mars.« Si vous me voyez sourire aujourd’hui, ne vous y trompez pas : les blessures sont toujours là. »Construire et avancerPourtant, le témoignage ne s’arrête pas à la douleur.La survivante parle aussi d’avenir. Elle rêve encore. Elle écrit. Elle se fixe des défis. Son rêve d’enfance : participer un jour à une compétition de bodybuilding. Elle imagine aussi un film qui raconterait cette histoire — la sienne, mais aussi celle des équipes hospitalières. Car ce miracle, dit-elle, n’est pas seulement le sien. « C’est le résultat d’une collaboration entre vous et moi. Votre compétence… et mon courage. »Ne jamais oublierLa conférence se termine comme elle a commencé : dans une grande pudeur. Elle évoque les victimes, les familles, ceux qui ne sont jamais rentrés chez eux. Elle parle aussi de ses proches, toujours à ses côtés. Puis elle remercie encore une fois les équipes. « Dans les moments les plus difficiles, les patients ont avant tout besoin d’humanité. »Dans la salle, certains sourient. D’autres essuient discrètement une larme. Dix ans après les attentats, ce moment n’était ni un hommage solennel, ni une conférence médicale. C’était un instant rare, celui de la rencontre entre une patiente et de plusieurs dizaines de soignants qui, un sombre jour de mars 2016, ont accompli un miracle. Télécharger l'article (.pdf)
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[CAS CLINIQUES] Traitement de la capsulite rétractile par embolisation
Depuis quelques années, l’embolisation de capsulite rétractile s’est développée comme nouvelle approche thérapeutique, réduisant l’atteinte inflammatoire en limitant le flux artériel des zones pathologiques. Découvrez deux cas cliniques probants qui démontrent l'intérêt et l'efficacité de cette approche. Image Capsulite rétractile, options thérapeutiques et intérêt de l'embolisation La capsulite rétractile, aussi connue sous le nom d’épaule gelée, de capsulite de l’épaule ou encore de capsulite adhésive, est une pathologie affectant entre 2 et 10% de la population (légère prédominance féminine) avec un pic d’incidence entre 40 et 60 ans.  Les symptomatologies évoluent sur plusieurs mois ou années (jusqu’à 3 ans) et ce selon 3 phases : une phase de douleur importante, une d'enraidissement et une de récupération. Le diagnostic repose essentiellement sur la clinique et l’anamnèse. L’imagerie pouvant aider au diagnostic par l’existence de quelques signes, visibles selon la modalité utilisée Malgré les nombreuses options thérapeutiques actuellement disponibles, l’évolution de la pathologie peut être lente et entraîner une importante limitation de la qualité de vie ainsi que des incapacités prolongées. L'embolisation est une approche mini-invasive qui permet de réduire les douleurs et d’améliorer la mobilité de l’épaule dans les mois qui suivent la procédure.Découvrez deux cas cliniques probants qui démontrent l'intérêt et l'efficacité de cette approche qui apporte une solution supplémentaire à l'arsenal thérapeutique proposé tout au long du parcours de soins des patients. Consultez nos cas cliniques Traiter la capsulite rétractile par embolisation : une solution innovante désormais possible à l'H.U.B !Bruxelles, le 21 janvier 2025 - Le service de Radiologie Interventionnelle de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) propose désormais une approche mini-invasive prometteuse dans le traitement de la capsulite rétractile. Les résultats cliniques obtenus à ce jour confirment son efficacité là où d’autres traitements ont échoué, même dans les cas les plus avancés. Lire le communiqué de presse Contact et informationVous souhaitez en savoir plus sur le traitement de la capsulite rétractile par embolisation ? Contactez nos experts en Radiologie Interventionnelle