Problématique de santé
Hyperéosinophilie
Comment soigne-t-on l'hyperéosinophilie dont la cause est identifiée ? Comment soigne-t-on l'hyperéosinophilie dont la cause est identifiée ? Si une cause classique d'hyperéosinophilie est retrouvée, elle doit être traitée. Par exemple, une infection parasitaire sera traitée par des médicaments anti-parasitaires (souvent un traitement très simple et bien toléré, de courte durée, par la bouche), une allergie médicamenteuse sera soignée par l'arrêt du médicament, un cancer du poumon sera traité par chirurgie, chimiothérapie et/ou radiothérapie. Si le traitement est efficace, l'hyperéosinophilie disparaitra. Il peut arriver qu'on y associe un traitement bref à base de cortisone, et ce pour faire baisser le taux d'éosinophiles plus rapidement, si le médecin juge que les éosinophiles causent des dégâts préoccupants au niveau des tissus. Le traitement des maladies inflammatoires chroniques plus rares repose souvent sur la cortisone et/ou d'autres médicaments immuno-suppresseurs (qui diminuent la réponse immune). La leucémie chronique à éosinophiles répond mal à la cortisone. Par contre, dans presque tous les cas, elle répond extrêmement bien à des petites doses d'imatinib mesylate (Glivec). Il s'agit d'un traitement très spécifique, qui s'attaque vraiment au défaut cellulaire à l'origine de la multiplication des éosinophiles. Ce traitement se prend par la bouche à faible dose, est efficace en quelques jours, et est très bien toléré. Le traitement des autres maladies hématologiques est différent pour chacune d'entre elles et dépasse le cadre de ce résumé. Comment soigne-t-on le syndrome hyperéosinophilique idiopathique? Lorsqu'une hyperéosinophilie reste inexpliquée en dépit d'un bilan approfondi, il faut tout de même la soigner pour limiter, prévenir, et éventuellement revenir en arrière sur les dégâts qu'elle a occasionnés. On se basera sur le taux d'éosinophiles sanguins et les manifestations cliniques pour déterminer si le patient répond au traitement. Au début du traitement, et tant que la situation n'est pas sous contrôle, les contrôles médicaux sont fréquents, et ce pour suivre plusieurs éléments : la réponse au traitement, la toxicité éventuelle du traitement, et la progression des complications ou l'apparition de nouvelles complications de l'hyperéosinophilie qui pourraient nécessiter un traitement symptomatique additionnel (par exemple une insuffisance cardiaque requiert l'administration de médicaments spécifiquement destinés à soutenir la fonction du coeur, en plus du traitement visant à réduire le taux d'éosinophiles). Une fois que la situation est contrôlée, les visites peuvent être progressivement espacées. On commence par la cortisone (Medrol, ou prednisolone en gélules fabriquées par le pharmacien), qui sera efficace dans la majorité des cas, et qui agit rapidement, endéans quelques heures ou quelques jours. Les mécanismes d'action de la cortisone sont nombreux ; elle agit notamment en accélérant la mort des éosinophiles, et en réduisant la production de facteurs de croissance (dont l'interleukine-5) par les lymphocytes T. Les effets secondaires de la cortisone sont nombreux et souvent bien connus du grand public : gonflement du visage, réduction de la masse musculaire, apparition de vergetures et fragilisation de la peau, hypertension artérielle, diabète, cataracte, glaucome, ulcère gastrique, décalcification des os (ostéoporose), et plus grande sensibilité à certaines infections, pour citer les plus fréquents. 1. En cas de réponse à la cortisone En cas de bonne réponse à la cortisone, la dose sera réduite progressivement à la plus petite dose qui assure le contrôle de la maladie. Cette dose dite « de maintenance » sera alors poursuivie pendant quelques mois au minimum. Si la cortisone est efficace mais que la dose de maintenance est élevée et/ou engendre d'importants effets secondaires, on aura recours à des traitements de deuxième ligne (appelés « traitements d'épargne cortisonique », car ils permettent de réduire la dose de cortisone nécessaire pour contrôler la maladie). L'agent le plus souvent employé est l'hydroxyurée (Hydrea), car il est facile à prendre (comprimés par la bouche) et à prescrire (délivré sur ordonnance dans toutes les pharmacies), et est gratuit en Belgique. Ce médicament, utilisé pour le traitement de maladies hématologiques telles que la leucémie myéloïde chronique ou la thrombocythémie essentielle (élévation anormale du taux de plaquettes), agit en réduisant la production d'éléments sanguins dans la moëlle osseuse, y compris les éosinophiles. Les principaux effets secondaires sont la toxicité hématologique, avec une baisse excessive des globules blancs, globules rouges, et/ou plaquettes. Les patients peuvent également présenter une intolérance digestive avec inconfort du ventre, perte d'appétit, nausées, diarrhée, et/ou aphtes dans la bouche. L'interféron-alpha est également utilisé pour traiter le syndrome hyperéosinophilique idiopathique. Ce traitement agit au niveau des éosinophiles et au niveau des lymphocytes T, en « modulant » leurs fonctions. Il réduit la production d'interleukine-5 par les lymphocytes T par exemple, sans pour autant réduire les défenses immunitaires. Il appartient d'ailleurs à une famille de molécules que nous produisons naturellement pour combattre certaines infections virales, comme la grippe. Cet agent est peu prescrit en Belgique pour traiter le syndrome hyperéosinophilique car il n'est pas remboursé dans cette indication et coûte plusieurs centaines d'euros par mois. De plus, il s'administre par injection sous-cutanée plusieurs fois par semaine, et les effets secondaires sont souvent mal tolérés. Parmi ceux-ci, un syndrome grippal (avec fièvre, frissons, douleurs musculaires, maux de tête) est celui qui mènera le plus souvent à l'arrêt du traitement. Certains médicaments immuno-suppresseurs sont parfois essayés pour réduire la dose de cortisone, mais ils sont rarement efficaces et ont de nombreux effets secondaires : cyclosporine (Neoral), azathioprine (Imuran), cyclophosphamide (Endoxan). Le mepolizumab (Nucala) est un agent qui cible très spécifiquement l'interleukine-5 (il se fixe à ce facteur de croissance et neutralise ses effets), qui a récemment été approuvé comme traitement pour l'asthme sévère à éosinophiles non contrôlé par les traitements habituels. Il s'est avéré être un traitement d'épargne cortisonique efficace dans le syndrome hyperéosinophilique, lors de l'administration par voie intraveineuse une fois par mois, dans le cadre d'une étude clinique. Cependant, il n'est pas encore disponible pour traiter cette maladie car il n'a pas été approuvé par les agences régulatrices (notamment la Food and Drug Administration, ou FDA, en Amérique du Nord; et la European Medicines Agency, ou EMA, en Europe) dans cette indication. Il n'est actuellement disponible pour traiter le syndrome hyperéosinophilique que dans le cadre d'un programme compassionnel sur base d'une analyse de dossier individuel, pour les patients présentant une maladie considérée comme très grave (potentiellement mortelle), et pour laquelle les traitements classiques cités plus haut sont inefficaces et/ou mal tolérés. Une nouvelle étude clinique évaluant l'efficacité de l'administration de mepolizumab par voie sous-cutanée chez les patients atteints de syndrome hyperéosinophilique est en cours de préparation. 2. En l'absence de réponse à la cortisone Si le taux d'éosinophiles et les symptômes ne répondent pas, ou très partiellement, à la cortisone, la sélection d'un traitement efficace peut nécessiter plusieurs essais et changements de molécules sur une période de plusieurs mois, pendant lesquels les éosinophiles peuvent continuer à engendrer des dégâts. Un suivi médical rapproché est essentiel pendant cette période. Les agents d'épargne cortisonique cités dans la section précédente peuvent parfois être efficaces, éventuellement en combinaison (par exemple, hydroxyurée et interféron-alpha). Rarement, parmi ces patients, certains ont une mutation génétique acquise qui échappe à la détection (elle est invisible en utilisant les techniques dont nous disposons actuellement) et qui justifie un essai bref (un mois) avec l'imatinib mesylate (Glivec). La dose recommandée est plus élevée que pour la leucémie chronique à éosinophiles, et s'accompagne donc plus souvent d'effets secondaires, incluant un gonflement des jambes et des paupières, une fatigue, et une toxicité au niveau de la moëlle osseuse. Le mepolizumab n'a jamais été essayé chez des patients résistant à la cortisone dans le cadre d'une étude clinique. Il est cependant disponible dans le cadre du programme compassionnel cité plus haut, l'éligibilité du patient étant déterminée sur base individuelle après analyse du dossier. Il arrive très rarement qu'un patient ne réponde à aucun des traitements pré-cités, et que l'hyperéosinophilie persistante continue à causer des dégâts importants (au coeur, au cerveau, aux vaisseaux sanguins par exemple) qui menacent la survie. La possibilité de faire une greffe de cellules souches (anciennement appelée transplantation de moëlle) à partir d'un donneur sain (soit un membre de la famille proche quand c'est possible, soit un donneur anonyme) doit alors être discutée. Cette procédure consiste à donner un traitement par chimiothérapie à doses élevées dans l'espoir de tuer toutes les cellules anormales dans la moëlle qui sont à l'origine de l'hyperéosinophilie. Une conséquence (non voulue mais inévitable) de ce traitement est que les autres cellules de la moëlle nécessaires pour fabriquer des globules rouges, les bons globules blancs nécessaires pour nous défendre contre les infections, et les plaquettes seront aussi détruites. Il est alors nécessaire de fournir au patient des cellules saines (prélevées chez un donneur sain) qui vont remplir la moëlle et permettre de fabriquer des nouveaux globules rouges, globules blancs, et plaquettes. Cette procédure expose le patient à un risque de nombreuses complications graves pendant la période où la moëlle n'est pas encore colonisée par les cellules du donneur, et sera donc réservée aux cas les plus graves.
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Drépanocytose
Qu’est-ce que la drépanocytose ? La drépanocytose est une maladie génétique de l’hémoglobine, le constituant principal du globule rouge, qui sert à transporter l’oxygène à travers le corps. Dans la drépanocytose, l’hémoglobine est anormale et appelée Hémoglobine S (l’hémoglobine normale étant appelée Hémoglobine A). Cette hémoglobine anormale entraine une déformation des globules rouges en forme de croissant (appelés globules rouges falciformes). Cette hémoglobine anormale entraine une déformation des globules rouges en forme de croissant (appelés globules rouges falciformes). Ces globules rouges anormaux ont deux conséquences principales :Une rigidité anormale qui cause une obstruction des vaisseaux sanguins et empêchent le passage du sang et donc de l’oxygène vers les tissus/organesUne fragilité importante qui cause leur destruction accélérée ce qui entraine une anémie (globules rouges et hémoglobine à un taux trop faible)Ces mécanismes entrainent des complications aigues et chroniques de l’ensemble des organes du patient ce qui nécessite un suivi multidisciplinaire spécialisé. Visionnez nos films sur la Drépanocytose  Drépanocytose, ceux qui cherchent La Drépanocytose ils connaissent, et vous? Causes et facteurs de risques  La Drépanocytose est une maladie génétique héréditaire c’est-à-dire que l’hémoglobine anormale (Hémoglobine S) transmise par les parents à leurs enfants et présente dès la naissance. Nous portons tous deux copies de chaque gène : une copie est héritée de la mère et une copie est héritée du père. Pour être atteint de drépanocytose, il faut deux gènes anormaux et donc avoir reçu une copie de gène anormal de chacun des parents. Les personnes porteuses d’un seul gène anormale sont dits « porteurs sains » et ne présente pas de signe de la drépanocytose. Prise en charge : diagnostic et traitements Le diagnostic consiste en une prise de sang permettant de rechercher la présence de l’hémoglobine anormale (à ne pas confondre avec les groupes sanguins A, B, O qui n’ont pas de lien avec la drépanocytose).Cette recherche est parfois complétée par une analyse génétique afin de préciser le diagnostic. Notre laboratoire est reconnu comme laboratoire de référence au niveau belge et européen pour le diagnostic des maladies des globules rouges au niveau biologique et génétique. Le seul traitement curatif actuel est la greffe de moelle osseuse (ou greffe de cellules souches hématopoïétiques) principalement réalisée dans le domaine pédiatrique. Actuellement, la prise en charge repose sur le dépistage et le traitement des complications ainsi que sur les traitements capables d’atténuer les anomalies des globules rouges et leurs conséquences (par exemple l’Hydroxyurée ou Hydrea®). Du fait de notre expertise, notre centre dispose également de plusieurs protocoles d’études cliniques qui permettent aux patients de bénéficier d’innovations thérapeutiques dans le domaine. Les études cliniques permettent de participer à la recherche et de faire progresser le soin aux patients drépanocytaires tout en ayant une chance de bénéficier de nouveaux traitements ou approches dans cette maladie. La transfusion de globules rouges a également une place importante dans l’arsenal thérapeutique. Sa réalisation chez les patients drépanocytaires est complexe et nécessite une collaboration étroite entre les cliniciens, le laboratoire et les plateformes techniques (comme la dialyse pour la réalisation d’échange transfusionnel). Orphanet Recherche En plus de la recherche dans le cadre de nouveaux traitements, notre équipe coordonne plusieurs études visant à une meilleure compréhension de la maladie et de ses conséquences cliniques ainsi qu’à l’amélioration de la prise en charge des patients (ce qu’on appelle la recherche clinique).Par ailleurs, notre équipe collabore avec différents laboratoires de recherche en Belgique et à l’étranger afin de faire progresser la compréhension des mécanismes de la drépanocytose et d’autres maladies des globules rouges. Ces recherches permettent de faire le lien entre des mécanismes cellulaires et les manifestations cliniques et ouvrent à la voie à de nouveaux traitements (ce qu’on appelle la recherche translationnelle). Découvrez notre vidéo sur la Recherche sur la Drépanocytose à l'H.U.B Équipe et prise en charge multidisciplinaire L’accompagnement des patients est effectué par une équipe multidisciplinaire composée de médecins spécialistes de la drépanocytose et d’infirmières de coordination et spécialisées. Lorsqu’ils doivent être hospitalisés, les patients sont accueillis dans une unité d’hospitalisation dédiée aux soins spécifiques à cette pathologie. Le suivi repose également sur un réseau de médecins référents spécialistes des différents organes atteints et avec une compétence particulière pour les aspects liés à la drépanocytose (Neurologie, Ophtalmologie, ORL, Stomatologie, Cardiologie, Pneumologie, Gastro-Entérologie, Néphrologie, Urologie, Chirurgie digestive, Chirurgie Orthopédique, …). Le service collabore étroitement avec le laboratoire de Chimie Erythrocytaire, de Génétique, d’Immuno-Hématologie/Transfusion de l’Hôpital.Nos médecins sont également membres du sous-groupe globule rouge de la Société Belge d’Hématologie et entretiennent une étroite collaboration avec l’équipe du Pr P. Bartolucci du centre de référence des maladies rares du globule rouge, CHU Mondor à Créteil, Paris, France.Notre service est reconnu comme centre de référence national et européen des maladies rares du globule rouge (ERN) et par la Filière française de santé maladies constitutionnelles rares du globule rouge et de l’érythropoïèse (MCGRE). Expertise et discussions multidisciplinaires Les dossiers complexes sont discutés mensuellement lors d’une réunion multidisciplinaire en présence d’experts liés aux problématiques rencontrées. Ces réunions sont également ouvertes aux autres hôpitaux du réseau afin de permettre une collaboration et diffusion de l’expertise au bénéfice des patients. Pour inscrire un patient à cette réunion de concertation pluridisciplinaire, merci de compléter la fiche d’informations et l’envoyer à secretariat [dot] hematologie [at] hubruxelles [dot] be (secretariat[dot]hematologie[at]hubruxelles[dot]be). Un service reconnu comme centre d'expertise L’Hôpital Universitaire de Bruxelles – Hôpital Erasme est reconnu comme centre de référence européen pour la prise en charge des maladies des globules rouges dont la drépanocytose ERN Eurobloodnet Orphanet Services associés Nos médecins spécialistes en Drépanocytose Prof. Martin ColardProfesseur en hématologie, H.U.B. – Erasme; référent national drépanocytose adulte, coordinateur de l’unité d’hospitalisation drépanocytose Dr Aude Theunissen Hématologue clinicienne, Centre de référence drépanocytose adulte, Unité des maladies du globule rouge, Hôpital Universitaire de Bruxelles – Erasme Envoyer un message Image Transversalité : Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola Au sein de l'H.U.B, la prise en charge de la drépanocytose est également assurée à l'Hôpital des Enfants (HUDERF). Pour en savoir plus, cliquez sur le lien ci-dessous. Drépanocytose Hôpital des Enfants
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Problématique de santé
Maladies inflammatoires systémiques et auto-immunes
La dénomination « maladies inflammatoires systémiques et auto-immunes » couvre un ensemble d’affections différentes, qui ont comme point commun une activation anormale et persistante du système immunitaire, qui mène à une altération de la fonction de plusieurs organes, tissus, et/ou systèmes. Elle concerne notamment : Les maladies auto-immunes, tels que le lupus érythémateux disséminé, le syndrome de Sjögren, la sclérodermie (ou sclérose systémique), et les polymyosites Les vasculites, telles que le granulomatose avec polyangéite (anciennement maladie de Wegener), la granulomatose éosinophilique avec polyangéite (anciennement syndrome de Churg-Strauss), l’artérite giganto-cellulaire (encore appelée Maladie de Horton), et la maladie de Behçet Les granulomatoses non-infectieuses, telle que la sarcoïdose Les maladies auto-inflammatoires, tels que la fièvre méditerranéenne familiale et le TRAPS Et diverses autres pathologies, incluant la maladie à IgG4 et la polychondrite atrophiante. Depuis 2011, plusieurs départements de l’Hôpital Erasme ont fédéré leurs compétences en immunologie clinique pour créer une plateforme de prise en charge trans-disciplinaire de ces affections, appelée plateforme MISIM (pour « Maladies Inflammatoires Systémiques et Immuno-Médiées). De nombreux médecins-spécialistes gravitent autour de cette plateforme unique. La trans-disciplinarité est en effet essentielle pour identifier, suivre, et traiter de la façon la plus appropriée les complications directement liées aux maladies qui peuvent affecter des organes et tissus différents, mais aussi les complications des traitements prolongés. Les services activement impliqués dans cette plateforme incluent : La médecine interne La rhumatologie La néphrologie La pneumologie La gastroentérologie La neurologie La dermatologie L'ophtalmologie La cardiologie La prise en charge optimale des maladies inflammatoires chroniques repose aussi souvent sur la réalisation de tests sanguins spécifiques, dont l’interprétation peut être délicate, nécessitant un échange entre biologistes du laboratoire et cliniciens. C’est pourquoi un biologiste de laboratoire d’immunologie est également impliqué dans la plateforme. La création d’une plateforme unique pour des maladies aussi diverses est justifiée pour une série de raisons liées aux maladies elles-mêmes (la façon dont elles se manifestent, leurs complications), et à leur prise en charge. En effet, même si chacune de ces maladies a ses spécificités, elles partagent de nombreux points communs : Au plan des manifestations et des complications, il y a un important chevauchement entre ces maladies. Par exemple, l’inflammation des poumons qu’on peut rencontrer dans la sclérodermie ou le syndrome de Sjögren est la même ; elle nécessite les mêmes tests diagnostiques, et les mêmes traitements. Au plan de la prise en charge médicale, la démarche est similaire, notamment en ce qui concerne les examens aboutissant au diagnostic, le type de médicaments prescrits, la prévention des complications des traitements, et le suivi.
Maladies inflammatoires systémiques et auto-immunes
Problématique de santé
Centre de Référence SIDA
Présentation L’infection par le VIH (HIV) est la cause la plus fréquente d’immunodéficience acquise. En l’absence de traitement cette infection mène au SIDA, maladie mortelle, aujourd’hui facilement évitable grâce à traitement encadré par une équipe spécialisée dans le domaine. Le Centre de référence SIDA et l'Unité de traitement des Immunodéficiences prennent en charge de façon préventive et thérapeutique les patients qui souffrent de différentes formes d'immunodéficiences.   Séropositivité VIH et SIDA L’infection par le VIH (HIV) est la cause la plus fréquente d’immunodéficience acquise. En l’absence de traitement cette infection mène au SIDA, maladie mortelle, aujourd’hui facilement évitable grâce à traitement encadré par une équipe spécialisée dans le domaine. Le centre de référence de l'Hôpital Erasme assure : un suivi médical régulier par des médecins spécialistes en collaboration avec votre généraliste une prise en charge multidisciplinaire gratuite dans le cadre d’une convention avec l’INAMI (infirmiers, sexologues, psychologues, diététiciens, assistants sociaux…) une étroite collaboration avec d’autres disciplines médicales (hépatologie, dermatologie, gynécologie, procréation médicalement assistée, proctologie…) une collaboration avec différentes associations actives dans le domaine du VIH (Plateforme prévention SIDA, Ex-Aequo, Aide Info SIDA, SIDA SOS, SIDA Sol, SIDAIDS Migrant, Sensoa…) Le centre de référence participe également à de nombreuses études cliniques. Dépistage et traitements Vous pensez avoir été exposé au VIH ou aux autres IST ? Aujourd'hui il est possible d'avoir un traitement d'urgence préventif qui peut réduire fortement les risques de contamination par le VIH. Il se nomme Traitement Post-Exposition (TPE ou PEP) et vous pouvez y avoir accès 24h/24.  Ce traitement doit être pris dans les 72 heures qui suivent une exposition à risque, il est disponible en consultation pendant la journée (02 555 7484) et  aux urgences la nuit et le week-end. Vous désirez un dépistage des infections sexuellement transmissibles ? Nous vous proposons sans délai un dépistage étendu des IST les plus courantes (chlamydia, gonocoque, hépatites, syphilis, VIH). Ce dépistage est remboursé partiellement par l’INAMI.  Vous désirez prendre la PrEP ? La prophylaxie pré-exposition a montré son efficacité dans la diminution de l’acquisiton de l’infection par le VIH dans des indications précises. Si vous prenez déjà une PrEP ou que vous désirez un suivi dans le cadre d’une future utilisation de la PrEP, nous vous proposons un suivi spécialisé. Plus d'informations : www.myprep.be.
Centre de Référence SIDA
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Centre National de Référence des Infections congénitales
Présentation Le Centre National de Référence des infections congénitales fait partie du réseau des Centres Nationaux de Référence coordonné par Sciensano. Nos spécialités Le CNR réalise des analyses sérologiques (confirmation) et des analyses microbiologiques (PCR) pour les pathologies suivantes : cytomégalovirus (CMV), Toxoplasma gondii, rubéole et parvovirus B19. Il est accrédité conformément selon la norme EN ISO 15189. Le CNR apporte son expertise en conseillant les cliniciens et les biologistes dans le diagnostic et le pronostic des infections congénitales. Contact Centre National de Référence Infections congénitalesDr. Marie-Luce DelforgeHôpital Universitaire de Bruxelles : Hôpital Erasme - ULBRoute de Lennik 808, 1070 BruxellesTél.: 02 555 66 81Email: marie-luce [dot] delforge [at] erasme [dot] ulb [dot] ac [dot] be (marie-luce[dot]delforge[at]hubruxelles[dot]be) Liens utiles Sciensano - Centre National de Référence pour les Infections Congénitales Compendium
Centre National de Référence des Infections congénitales
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Centre de Référence SIDA
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Laboratoire de Neuro-physiologie clinique
Les services avec lesquels nous collaborons Le laboratoire de neurophysiologique clinique met son expertise à votre service en travaillant en collaboration étroite avec :Notre Centre de Référence des Maladies Neuromusculaire (CRMN) pour permettre le diagnostic et le suivi de maladies rares comme :Les neuropathies d’origine immunitaires (syndrome de Guillain Barré, polyradiculonévrite démyélinisantes inflammatoires chroniques (PDIC ou CIDP)Les amyloïdosesLes maladies du motoneurone comme la maladie de Charcot également dénommée sclérose latérale amyotrophiqueLes maladies de la jonction neuromusculaire comme la myasthénie ou le syndrome de Lambert EatonLes paralysies périodiques et autres maladies musculaires (myopathies comme les myosites, dermatomyosites, myotomies, …), Différents services comme la neurochirurgie, le service d’endocrinologie, de médecine interne, d’oncologie, de rhumatologie, d’orthopédie, de gastroentérologie pour des pathologies courantes  nécessitant régulièrement la réalisation d’examens dans notre laboratoire : Les polyneuropathies, polynévrites ou neuropathies liées au diabète, au carences en vitamines, aux toxicités des chimiothérapies,…Les sciatiques, les radiculopathies, les plexopathiesLe syndrome du canal carpien ou autres compressions de nerfs.Nous offrons également notre expertise au suivi de ces maladies en coopération étroite avec tous ces services au suivi de ces pathologies si cela s’impose. Les examens réalisés par le Laboratoire de Neurophyisologie de l'H.U.B Nous réalisons également des examens de potentiels évoqués qui explorent la fonction des structures nerveuses liées à nos sens (somesthésiques, visuels, auditifs) ou des voies motrices. Nous utilisons ces examens pour la mise au point de maladies au diagnostic complexe comme :        La  sclérose en plaqueLa myélopathie cervicale,La myélite,La syringomyélie,La sclérose latérale amyotrophique… Les examens les plus fréquemment réalisés dans le secteur sont les suivants :Examen des vitesses de conductionLes maladies touchant le nerf périphérique peuvent provoquer un ralentissement de la vitesse de conduction des influx nerveux ainsi qu'une perte d'amplitude des réponses au niveau des muscles activés par ces nerfs ou une diminution d'amplitude de la réponse électrique des nerfs qui véhiculent la sensibilité. Pour enregistrer ces réponses le médecin posera des électrodes autocollantes soit sur un muscle activé par les nerfs étudiés soit sur le trajet d'un nerf sensitif. Les nerfs étudiés sont le plus souvent activés en utilisant un stimulateur injectant un courant dont l'intensité de stimulation est progressivement augmentée pour obtenir la réponse la plus ample possible. Nous vous demandons pour la réalisation adéquate de cet examen de veiller à garder les mains et / ou les pieds aussi chauds que possible (par exemple en portant des bottes ou des gants en hiver, des chaussures fermées pendant les autres saisons,…). Evitez également d’utiliser des pommades huileuses, hydratantes qui perturbent le contact des électrodes avec votre peau.Électromyographie (EMG) Cet examen consiste à utiliser une fine aiguille introduite dans le muscle étudié. Cette fine aiguille enregistre l'activité électrique produite par les fibres musculaires lorsque les muscles sont activés ou lorsqu'ils sont au repos et bien décontracté. Cette analyse permet de détecter des anomalies liées à un mauvais fonctionnement des nerfs (atteinte neurogène) ou du muscle (atteinte myopathique). N'oubliez pas de préciser si vous utilisez un traitement anti coagulant dans la mesure où cet examen implique la réalisation d’une piqure.Stimulation répétitiveLorsqu'un nerf moteur est activé l'influx électrique va traverser la terminaison nerveuse qui est en contact avec le muscle. Cette structure spécialisée est appelée la jonction neuromusculaire. Un neurotransmetteur (l'acétylcholine) est libéré et va permettre l'activation du muscle. Certaines maladies comme la myasthénie, le syndrome de Lambert Eaton vont provoquer un défaut de fonctionnement de cette jonction neuromusculaire empêchant l'activation normale et une fatigue anormale du muscle.Potentiels évoquésCes techniques consistent à activer les organes des sens pour évaluer la fonction des structures nerveuses spécialisées dans la transmission des informations liées à la sensibilité au toucher, l'audition, la vision en utilisant respectivement des chocs électriques, un casque auditif ou un écran. Ces stimulations vont activer différentes structures du système nerveux. Le placement d'électrode à des endroits précis au niveau du crâne, de la nuque, des membres vont permettre d'enregistrer des activités électriques permettant d'analyser le temps nécessaire aux influx nerveux pour voyager dans les structures activées. Les potentiels évoqués somesthésiques évaluent la sensibilité en utilisant  une stimulation, le plus fréquemment un choc électrique, activant les nerfs sensitifs au niveau des membres supérieurs ou inférieurs. Les potentiels évoqués auditifs sont enregistrés en utilisant un casque audio générant des sons qui activent l'oreille interne et provoquent des courants électriques au niveau des voies auditives. Les potentiels évoqués visuels où un écran affiche des damiers qui alternent l’affichage de carrés blancs ou noirs. Cette stimulation visuelle va activer les cellules rétiniennes, le nerf optique et les structures cérébrales spécialisées dans le traitement des informations visuelles aboutissant à l'activation de neurones au niveau du cortex occipital. Les potentiels évoqués moteursCet examen permet d’étudier les voies motrices en stimulant les neurones moteurs du cortex cérébral grâce à un champ magnétique produit par un courant injecté dans une bobine électrique posée sur la tête. Cette technique permet de produire une activation non douloureuse à travers le crâne ou au niveau de la région cervicale ou lombaire. La réponse produite est enregistrée par des électrodes posées sur les muscles de la main ou des jambes. N'oubliez pas de nous préciser si vous souffrez d’épilepsie ou si vous portez du matériel métallique implanté dans votre corps (pace maker, implant cochléaire,…)  ou des restes de matériel métallique (balles, …).   Pr. Nicolas MAVROUDAKIS Directeur du Laboratoire de Neurophysiologie de l'H.U.B
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Neuromusculaire
Les maladies neuromusculaires représentent une proportion importante des pathologies neurologiques acquises ou génétiques. Elles regroupent toutes les maladies intéressant le système nerveux périphérique.Elles incluent, du point de vue anatomique, les maladies des nerfs périphériques au sens large (motoneurone, ganglion rachidien, gaine de myéline, petites fibres nerveuses périphériques, fibres nerveuses sensitives ou motrices, système nerveux autonome,…), les maladies de la jonction neuromusculaire (myasthénie, syndrome de Lambert-Eaton) et les maladies du muscle (myopathies). Ces maladies, rares pour la plupart, se caractérisent le plus souvent par leur évolution chronique. Répercussions professionnelles et psychosocialesLes maladies neuromusculaires sont régulièrement responsables chez la plupart des patients du développement d’une invalidité qui peut générer d’importantes répercussions sur les plans professionnel et psychosocial. Elles peuvent être associées à un risque vital aigu, subaigu ou progressif essentiellement sur les plans respiratoire et cardiaque. Elles impliquent régulièrement des prises en charge de fin de vie avec tous les problèmes éthiques posés dans ces moments difficiles. Leur suivi nécessite des compétences particulières à chaque moment de la maladie, y compris à la phase diagnostique. La nécessité de centraliser l’accompagnement des patients neuromusculaires n’est plus à démontrer. Elle est d’application dans de nombreux pays européens. Pour ce faire, se sont développé des Centres de Référence Neuromusculaires (CRNM). Multidisciplinarité élargieLe Centre de Référence Neuromusculaire (CRNM) regroupe une équipe d'experts médicaux et paramédicaux dans le domaine des maladies neuromusculaires. Il est destiné à organiser des consultations multidisciplinaires en coordination avec les médecins et paramédicaux traitants. Pour de nombreuses maladies chroniques, la centralisation de la prise en charge dans un centre spécialisé améliore le pronostic en termes de morbi-mortalité. Certains des objectifs sont la préservation de l’autonomie et la prévention des complications. Ces deux facteurs ont un impact sur les coûts directs et indirects de la maladie. Réunir au sein d’une même entité, l’ensemble des compétences nécessaires au traitement diagnostique et thérapeutique de patients atteints de maladies rares, chroniques et évolutives relève donc d’une analyse rationnelle. Les patients sont suivis par une équipe spécialisée et dédiée à leur pathologie. Au cœur du traitement, se situe une multidisciplinarité élargie qui regroupe des compétences adultes et pédiatriques, médicales et paramédicales, dans des domaines très divers tels que la neurologie, la génétique, la revalidation fonctionnelle, l’anatomopathologie, la cardiologie, la pneumologie, la kinésithérapie, l’ergothérapie, le traitement de la douleur neuropathique, le traitement d’affections auto-immunes par immunomodulation, les traitements chirurgicaux tels que la thymectomie dans certains cas de myasthénie, les cures de scoliose pour les myopathies …A l’Hôpital Erasme, le Dr Gauthier Remiche est le médecin directeur du Centre de Référence Neuromusculaire (CRNM).
Neuromusculaire
Problématique de santé
Unité de traitement des Immunodéficiences
Les immunodéficiences primaires, non liées au virus VIH, pour la plupart héréditaires, sont plus rares et nécessitent une approche multidisciplinaire assurée par les différents membres de l'équipe. Il s'agit entre autre de : déficits immunitaires communs variables déficits en anticorps antipolysaccharides maladies granulomateuses chroniques prédispositions aux infections fungiques, virales et mycobactériennes L'unité assure des consultations quotidiennes pour une prise en charge rapide et travaille en étroite collaboration avec la clinique des maladies infectieuses. Notre centre fait partie des quelques centres de références habilités (www.bpidg.be)  à l’obtention du remboursement des traitements substitutifs par anticorps dans ce cadre.
Unité de traitement des Immunodéficiences
Problématique de santé
Epilepsie - EEG
L'épilepsie, ou plutôt les épilepsies, puisque le terme recouvre en réalité plusieurs maladies, est la maladie neurologique chronique la plus fréquente après la migraine. Elle touche un peu moins d'1% de la population. L'épilepsie et ses traitements L'épilepsie se manifeste par des crises dont la fréquence et la nature peuvent varier fortement. Elle touche des patients de tous âges et peut apparaître d'elle-même ou être la conséquence d'une maladie ou d'un accident. Il existe des médicaments efficaces contre l'épilepsie, mais chez une minorité importante de patients - 35% environ - ces traitements, même bien suivis, ne permettent pas d'éliminer complètement les crises. On parle alors d'épilepsie réfractaire.  La prise en charge de l'épilepsie à l'Hôpital Erasme Le Service de Neurologie propose une prise en charge complète de l'épilepsie.
Epilepsie - EEG
Problématique de santé
Communication interventriculaire
De quoi s'agit-il? La communication interventriculaire est une communication entre le ventricule gauche et le ventricule droit. C'est une malformation fréquente. Cette communication interventriculaire permet au sang oxygéné de se mélanger au sang "vicié". La conséquence est une surcharge de travail pour les ventricules et donc une insuffisance cardiaque. Symptômes L'essoufflement ou une fatigabilité à l'effort, des palpitations... (symptomatologie d'insuffisance cardiaque). Les nourrissons atteints sont plus sujets aux infections respiratoires. Traitements La communication interventriculaire sera fermée par voie chirurgicale. Diurétiques, digitaliques, restriction sodée, traitement des infections respiratoires en attendant si la situation est stable.
Communication interventriculaire
Problématique de santé
Neurovasculaire
Une personne sur 6 dans le monde aura un accident vasculaire cérébral (AVC) et, en Belgique, chaque jour 52 personnes présentent un AVC . L’AVC est la première cause de handicap dans les pays occidentaux avec des handicaps lourds tels que la paralysie d’un côté du corps, des troubles du langage, de la vue, de la marche, etc. Pour limiter les séquelles, il faut se rendre aux urgences au plus vite, dès le début des symptômes car les traitements ne sont efficaces que dans les premières heures.
Neurovasculaire