Problématique de santé
Allergologie 
Qu’est-ce que les allergies ? Image FR Does your child have a blocked nose,  sneezing fits or itching eyes? If so, your child may be allergic to pollen or dust mites.   Does your child have difficulty breathing, a persistent cough or is perhaps regularly diagnosed with bronchitis or bronchiolitis?  If so, your child may have asthma.   Does your child systematically have a skin reaction, bloating, stomach pain or even more serious reactions after eating a particular food? If so, your child may have an allergy or food intolerance.   Don’t hesitate to make an appointment with our pneumo-allergology service if you think one of these scenarios matches your situation.     Prise en charge Lors de la consultation, le médecin établira premièrement une anamnèse (historique des antécédents médicaux) détaillée du problème de santé de votre enfant. Par la suite, des examens complémentaires peuvent être proposés comme des tests d’allergie (tests cutanés ou dosage d’anticorps dans le sang), des épreuves respiratoires (pour les enfants à partir de 6 ans) et des tests de provocation orale (plus spécifiquement pour l’allergie alimentaire ou médicamenteuse). Ces tests permettent de confirmer le diagnostic ou de suivre l’évolution de la maladie de votre enfant. Enfin, un traitement et des conseils vous seront prescrits. Parfois, des avis à d’autres spécialistes sont demandés (diététiciens, dermatologues, ophtalmologues, ORL, …) pour optimaliser la prise en charge de votre enfant.  Conseils Si vous suspectez une allergie alimentaire grave ou une crise d’asthme sévère, rendez-vous aux urgences ou chez votre médecin ou pédiatre traitants pour recevoir les premières lignes de traitements et premiers conseils. Les délais pour nos consultations sont malheureusement parfois longs ; les médecins de 1ere ligne sont là pour vous épauler le temps d’attendre votre 1er RDV en penumo-allergologie.  Recherche  A l’H.U.B, et plus particulièrement à l’Hôpital Erasme, nous avons développé une expertise concernant la prise en charge de l’allergie alimentaire. Votre enfant sera vue en consultation conjointe d’allergologie alimentaire par le pédiatre allergologue et la diététicienne spécialisée en allergologie. Nous proposons des diagnostics précis et sûrs de l’allergie alimentaire afin de ne pas imposer un régime d’éviction de l’aliment si ce n’est pas nécessaire. Pour ce faire, nous faisons passer un test de provocation orale à votre enfant, en lui proposant de manger l’aliment suspect d’allergie, à dose croissante, à l’hôpital, afin de mettre en évidence les réactions allergiques et de les traiter adéquatement. En effet, les tests cutanés et dosages d’anticorps sanguins ne permettent pas toujours d’établir le diagnostic de manière sûre. Ce test de provocation orale nous en donne la certitude. Après avoir établi le diagnostic de l’allergie alimentaire de votre enfant, nous pouvons vous proposer une réintroduction de l’allergène au domicile suivant un protocole bien établi et personnalisé à votre enfant afin de le désensibiliser de son allergie ; le but est donc de ne plus le rendre allergique à cet aliment. Nos spécialistes Services associés
Allergologie 
Problématique de santé
Alzheimer (Maladie de)
Qu'est-ce que la Maladie d'Alzheimer ? La maladie d’Alzheimer est une maladie neurodégénérative progressive qui affecte principalement la mémoire, mais aussi le langage, la pensée, le raisonnement et les capacités à réaliser les gestes du quotidien. Elle est la cause la plus fréquente de démence chez les personnes âgées. Elle évolue lentement sur plusieurs années et entraîne une perte progressive d’autonomie.Alzheimer, troubles de la mémoire et vieillissement normal : faire la différenceOublier occasionnellement un nom ou un rendez-vous peut faire partie du vieillissement normal. En revanche, lorsqu’une personne oublie des faits récents, se perd dans des lieux familiers ou répète sans cesse les mêmes questions, cela peut être le signe d’un trouble pathologique. Le vieillissement normal n’entraîne pas de perte d’autonomie, contrairement à la maladie d’Alzheimer.Pourquoi un diagnostic médical est essentiel ?Un diagnostic précoce permet de : Comprendre les difficultés rencontréesMieux organiser la vie quotidienneAccéder à des traitements (médicamenteux ou non) pour limiter l’évolution de la maladieBénéficier d’un accompagnement pour le patient et ses prochesPouvoir participer, à terme, à des protocoles d’études et des essais thérapeutiques. Symptômes, causes et facteurs de risque Symptômes cognitifs, comportementaux et fonctionnelsCognitifs : pertes de mémoire, difficultés à s’orienter, à parler, à comprendre ou à planifier.Comportementaux : irritabilité, anxiété, dépression, agitation, hallucinations possibles.Fonctionnels : perte d’autonomie dans les activités quotidiennes (gestion des finances, repas, déplacements, hygiène, …).Mécanismes biologiques connus (protéines, neurodégénérescence – vulgarisé)Facteurs de risque identifiésPlace du sommeil, du mode de vie et des facteurs environnementauxLa maladie est liée à l’accumulation de deux protéines anormales dans le cerveau : la bêta-amyloïde, qui forme des plaques, et la tau, qui s’accumule à l’intérieur des neurones. Ces dépôts altèrent la communication entre les cellules et provoquent leur dégénérescence.Âge (principal facteur)Antécédents familiaux et génétique (APOE ε4)Facteurs cardiovasculaires (hypertension, diabète, cholestérol, obésité),Consommation de tabac ou l’alcoolSédentaritéIsolement socialTraumatismes crâniensTroubles du sommeil ou dépressionPerte auditive ou visuellePollution de l’airUn sommeil de mauvaise qualité, une alimentation déséquilibrée, une sédentarité, ou encore une exposition à la pollution peuvent jouer un rôle dans l’apparition ou l’aggravation des troubles. À l’inverse, l’activité physique, la stimulation cognitive et la socialisation sont protectrices. Chiffres clés et prévalence en Belgique Environ 200.000 personnes vivent actuellement avec une démence en Belgique, et c’est devenue depuis 2019 la première cause de mortalité dans le pays.La maladie d’Alzheimer représente environ 70 % des cas de démence.Ce nombre pourrait doubler d’ici 2050 en raison du vieillissement de la population et de l’augmentation de la prévalence des facteurs de risque. L’impact sociétal est considérable : perte d’autonomie, épuisement des aidants, coûts croissants pour le système de santé.(sources : Sciensano, OMS). Alzheimer précoce : une réalité encore méconnue Une forme qui touche avant 65 ans La maladie d’Alzheimer peut survenir plus tôt, parfois dès la quarantaine ou la cinquantaine. On parle alors de forme précoce. Elle touche environ 6 à 9 % des patients (source : KCE Report 2021).Enjeux spécifiques (diagnostic, vie professionnelle, famille)Retard diagnostique fréquent (les troubles sont attribués au stress ou à la dépression).Impact sur la vie professionnelle et familiale majeur.Problèmes de reconnaissance administrative (pension, assurance, droits sociaux).Intérêt d’un parcours de soins structuré et spécialiséUn accompagnement structuré, pluridisciplinaire et précoce est essentiel : neurologue, neuropsychologue, travailleur social, accompagnement des aidants, inclusion dans des programmes de recherche. Nos spécialistes Nos spécialistes Prof. Mélanie StraussResponsable Académique de la Clinique Intégrée de la Mémoire (CIMe)Responsable de l’Unité Fonctionnelle du Sommeil Adulte (SomA)FonctionNeurologue Professeur hospitalierSpécialiste en neurosciences cognitivesSpécialiste du sommeil et de la vigilanceChercheuse FNRS Dr. Jean-Christophe BierResponsable de la Clinique Intégrée de la Mémoire (CIMe)Membre du Comité d’éthique hospitalo-facultaire HUB.Président de la Cellule Clinique de Questionnement Ethique - ErasmeFonctionNeurologue, Chef de Clinique AdjointSpécialiste en neurosciences cognitives et en troubles du comportement Recherche clinique et innovation : le projet REMEMBER Comprendre et anticiper la maladie d’AlzheimerLes objectifs du projet REMEMBERLe projet REMEMBER, porté par la Clinique Intégrée de la Mémoire (CIMe) de l’Hôpital Erasme, a pour ambition de mieux comprendre les origines de la maladie d’Alzheimer, d’identifier des signes précoces de la maladie avant même les pertes de mémoire marquées, et de développer de nouvelles approches thérapeutiques non médicamenteuses. Concrètement, cela passe par la constitution d’une grande cohorte de patients suivis dans le temps, avec un bilan complet mêlant imagerie cérébrale, tests de mémoire, analyses biologiques et enregistrements du sommeil.Sommeil, mémoire et Alzheimer : un trio indissociableOn le sait aujourd’hui : le sommeil n’est pas un simple temps de repos. Il joue un rôle fondamental dans la consolidation de la mémoire et dans le nettoyage du cerveau, en particulier grâce à un système appelé « glymphatique », actif surtout pendant le sommeil profond. Lorsque ce sommeil est perturbé, le cerveau élimine moins bien certaines protéines, comme la bêta-amyloïde et la protéine tau, qui s’accumulent anormalement dans la maladie d’Alzheimer. Le projet REMEMBER cherche donc notamment à mieux mesurer ce lien entre mauvaise qualité de sommeil, pertes de mémoire et apparition des lésions cérébrales caractéristiques d’Alzheimer.Pourquoi est-ce important ?Pour mieux repérer les personnes à risque, dès les premiers signes (troubles légers de mémoire, insomnie, anxiété…), et prendre en charge rapidement les facteurs de risque modifiables (troubles du sommeil, de l’humeur, facteurs cardio-vasculaires, …)Pour suivre l’évolution de la maladie de façon personnalisée.Pour tester des approches innovantes, comme la stimulation auditive pendant le sommeil profond (CLAS) ou l’usage de la réalité virtuelle immersive.Ce que cela change pour les patientsUn bilan cognitif et biologique plus précis, réalisé sur quelques jours.Une prise en charge plus rapide, avec un plan de soins personnalisé.La possibilité de participer à des études cliniques ou de bénéficier de thérapies émergentes.Une meilleure information et un accompagnement sur le long terme, avec leur famille.Un projet soutenu par le Fonds ErasmeLe Fonds Erasme pour la recherche médicale est un acteur clé de ce projet. Grâce à son soutien, la cohorte REMEMBER a pu être lancée dans un environnement structuré, innovant et humain. Il permet aussi de financer les analyses complexes, les équipements spécialisés (comme l’électroencéphalographie portable), et les postes de chercheurs impliqués au quotidien dans l’étude. La Clinique Intégrée de la Mémoire Une structure innovante au service des patients, de leurs proches et de la rechercheFace à l’augmentation rapide des troubles cognitifs liés à l’âge et à l’arrivée espérée de traitements modificateurs de la maladie d’Alzheimer, l'Hôpital Erasme - H.U.B a lancé en 2025, avec le soutien du Fonds Erasme, la création de la Clinique Intégrée de la Mémoire (CIMe). Cette structure pionnière allie diagnostic, soins et recherche de pointe dans un même lieu, pour offrir aux patients et à leurs proches, une prise en charge complète, coordonnée et accessible.Pensée comme un centre de référence, la CIMe propose une prise en charge globale, humaine et innovante. Chaque patient bénéficie d’un parcours structuré, dès les premières plaintes cognitives, intégrant un bilan approfondi, un plan de soins personnalisé et un accompagnement régulier, incluant aussi les aidants et la famille.
Alzheimer (Maladie de)
Problématique de santé
Amyotrophie multisystémique
Qu'est-ce que l'amyotrophie systémique? en cours de construction Un service reconnu comme centre d'expertise ERN-RND ERN-RND - Expertcentres
Amyotrophie multisystémique
Article
Anatomie d’une chute : les troubles de l’équilibre après un AVC
À l’occasion de l’atelier patients-soignants qui est organisé ce mardi 11 février par la Clinique Neurovasculaire sur les troubles de l’équilibre après un AVC, Sara Ben Chekroun, kinésithérapeute, revient sur les points d’attention à surveiller chez le patient, à l’hôpital et surtout à domicile pour éviter les chutes. Interview Quels sont les troubles d’équilibre que l’on peut rencontrer après un AVC et pourquoi ?Avant d’expliquer ce que sont les troubles de l’équilibre, il me paraît utile de rappeler ce qu’est un AVC. Un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) est un caillot qui vient boucher une artère cérébrale (on parle alors d’AVC ischémique). Un AVC peut aussi être lié à la rupture d’une artère cérébrale (on parle alors d’AVC hémorragique). Dans les deux cas, une zone du cerveau est en souffrance car en manque d’oxygène. Plus le temps passe, plus cette zone meurt. Un tel évènement n’est pas sans séquelle pour le corps. Des troubles de l’équilibre peuvent survenir si la partie du cerveau qui est atteinte est directement responsable de l’équilibre, mais aussi si les autres zones du cerveau qui sont touchées provoquent des séquelles (comme par exemple : paralysie, perte de force, d’un côté du corps ou un seul membre, difficulté à sentir sa jambe ou le sol sous le pied, baisse de l’acuité visuelle) dont les conséquences résultent dans des troubles de l’équilibre. Image D’autres troubles qui surviennent après un AVC (troubles cognitifs, moteurs, de la concentration, de l’attention) ainsi que la fatigue, peuvent entraîner des troubles de l’équilibre et constituer de sérieux facteurs de risque de chute. La fatigue est probablement LE symptôme le plus sous-estimé car, elle persiste longtemps après un AVC, elle peut engendrer des états de faiblesse, la baisse de l’attention et de la concentration, notamment chez les patients âgés de plus de 65 ans. On sait qu’une personne qui a fait un AVC après 65 ans présente un risque de chute 3 fois plus élevé qu’une personne de 65 ans qui n’a pas fait d’AVC[1]. Il s’agit vraiment d’un problème majeur pour cette population à risque. De plus, on observe qu’il y a également un lien entre la dépression et le risque de chute : 30 à 50 % des patients qui ont fait un AVC et qui perdent leur autonomie du jour au lendemain, tombent en dépression et ont plus tendance à faire des chutes[2].Les troubles de l’équilibre et les risques de chute qui en découlent peuvent également être induits par des facteurs externes comme une mauvaise médication ou un environnement inadapté. Un patient qui a fait un ou plusieurs AVC peut prendre des médicaments tels que des antidouleurs, des anticoagulants, des antidépresseurs ou des diurétiques. Il faut aider le patient à gérer sa médication, car s’il en prend trop ou pas assez, il va souffrir d’effets secondaires importants comme l’incontinence, l’incapacité à gérer des changements de position, les chutes de tension au moment de se lever ou encore les « yoyos glycémiques », notamment chez les patients diabétiques, qui vont interférer avec les risques de chute (aller aux toilettes, par exemple, peut entraîner des chutes).L’environnement de vie d’un patient qui a fait un AVC doit être repensé pour éviter les chutes : la présence de tapis, d’escaliers sans rampe, d’obstacles dans la maison, une mauvaise lumière ou ne serait-ce que de mauvaises chaussures ou pantoufles peuvent accroître le risque de chute. Parfois, c’est ce qui limite le retour à domicile. Les familles ne comprennent pas toujours pleinement ce qu’est un AVC et ils n’ont pas conscience de la portée des troubles et des déficits occasionnés. Il faut savoir qu’un tiers des patients qui ont fait un AVC gardent un handicap au quotidien[3], même un an après. Le risque de chute est toujours très présent et une fois que le patient a chuté, il commence souvent à développer la peur de tomber. Cette peur se mue en une immobilisation progressive qui, peu à peu l’isole, le fragilise et détruit son autonomie. C’est un cercle vicieux car, moins le patient bouge, plus il prendre de risques de tomber à nouveau lorsqu’il doit bouger. On constate que chez les populations de patients qui ont déjà chuté une fois, 50% chutent une deuxième fois[4], multipliant ainsi les hospitalisations et renforçant à chaque fois l’angoisse du patient et de ses proches.Quels sont les types de chute les plus fréquents chez les patients qui ont fait un ou plusieurs AVC ? Les chutes les plus fréquentes ont lieu au domicile ou lors des transferts, quand le patient doit passer de la station couchée à debout, pour aller à la douche ou aux toilettes par exemple. La salle de bain et les toilettes sont deux environnements qui provoquent énormément de chutes. Heureusement, on recense peu de blessures graves, mais il y a quand même parfois des hospitalisations pour des fractures du col du fémur ou des hématomes cérébraux. Lorsque le patient revient à l’hôpital, l’équipe doit refaire toute une évaluation de l’équilibre, la comparer par rapport à celle de l’hospitalisation précédente et discuter avec le patient et ses proches pour en savoir plus sur le contexte et les causes de la chute. Tout ces éléments influencent le projet de soin du patient.Si le patient se dégrade trop et que la famille ne se sent plus capable de prendre soin de lui à domicile, il est envoyé en maison de repos. Ce sont des situations très compliquées pour les aidants proches qui ont du mal à comprendre pourquoi le patient continue à tomber malgré leurs soins et leur attention. Ils sont généralement très angoissés car, du jour au lendemain, leur quotidien tourne uniquement autour du patient, de ses risques de chute, de la peur de la chute et de revivre une hospitalisation.  Image D’un autre point de vue, les risques de chute sont également difficiles à gérer pour les soignants qui, comme les aidants, ont une responsabilité vis-à-vis du patient. Si un patient tombe durant son séjour à l’hôpital, il est primordial de savoir pourquoi et comment cela s’est produit, afin de mettre en place des mesures préventives et/ou correctives qui assurent sa sécurité tout en préservant au maximum son autonomie. Il n’est pas toujours évident de trouver le juste milieu.Chaque semaine, une évaluation des risques de chute est réalisée chez les patients plus âgés qui sont en revalidation. Ces tests nous permettent de voir leur évolution et d’identifier ce qui les met le plus à risque de chute. Les résultats de cette évaluation sont communiqués au staff, au médecin et à la famille. Une bonne communication entre toutes les personnes qui interviennent dans le parcours de soin du patient est essentielle, surtout quand les patients rentrent à domicile pour le week-end. Nous voyons avec le patient ce qui est difficile, facile puis nous mettons en place un plan de traitement pour essayer de travailler l’équilibre. Nous veillons à bien informer la famille de ce plan et à répondre à toutes leurs questions et inquiétudes. Après, le risque zéro n’existe pas… En fonction des séquelles de l’AVC, tout va changer. C’est pourquoi nous faisons des réunions avec la famille, le médecin, les paramédicaux et le patient pour faire le point sur la situation et évaluer dans quelle mesure le patient est conscient ou non de sa nouvelle réalité, celle en dehors de l’hôpital. À l’hôpital il y a toujours du monde, le patient est aidé, il bénéficie de tous les équipements nécessaires et adaptés. Le sol est plat ! De retour chez lui le week-end, il est confronté à la « vraie » vie, où tout devient plus vite compliqué (pour se lever, s’habiller, se laver, se déplacer) et où le patient réalise que ce n’est pas si évident que ça et que les risques sont élevés.Quelles sont les prises en charges médicales actuellement disponibles à l’Hôpital Erasme - HUB pour préserver l’équilibre chez les patients qui ont fait un/des AVC ?Notre équipe travaille en étroite synergie avec des neurologues, neuroradiologues diagnostiques et interventionnels, urgentistes, intensivistes, neurochirurgiens, cardiologues, ORL et spécialistes en rééducation (neuropsychologues, psychologues, kinésithérapeutes, ergothérapeutes, infirmier.e.s, diététicien.ne.s. Cette collaboration garantit une intervention rapide, la détermination précise et précoce des causes de l’AVC, l’ajustement sans délai des traitements pour minimiser les risques de récidive et favoriser une rééducation précoce pour réduire l’impact fonctionnel.Les assistantes sociales de l’H.U.B passent voir le patient et la famille pour voir s’il y a un besoin d’aide à domicile pour les  soulager au quotidien. Les psychologues sont là pour accompagner le patient et la famille qui doivent faire le deuil de la « vie d’avant ». Nous mettons également à disposition des aides techniques canne, béquilles, chaises roulantes, scooters adaptés) dont la plupart est remboursée. Qu’est-ce que le patient, et/ou éventuellement l’aidant proche, peut mettre en place à domicile pour prévenir au maximum les chutes ?Ce que nous conseillons aux patients est de faire vérifier la vision et l’audition du patient car elles impactent fortement l’équilibre. Nous veillons également à la bonne gestion de la médication en évitant les effets secondaires et en les changeant si nécessaire. Nous proposons également de faire attention à l’environnement du patient à la maison : enlever les tapis ou mettre des antidérapants, avoir une tribune, être toujours accompagné dans les escaliers, porter des chaussures appropriées, aménager un siège de douche, des barres d’appuis et, si nécessaire, un lit médicalisé. L’important étant que toutes les aides, techniques comme humaines, soient prêtes dès le retour du patient chez lui. Image Si le patient vit seul, il peut soit retourner chez lui, mais avec une aide à domicile maximale avec : une infirmière qui passe matin et soir, tous les jours ; des séjours en centre de jour ; des aides familiales et ménagères. Soit il va vivre en maison de repos s’il ne peut plus vivre seul entre deux visites à domicile.Liens ressources :Le Belgian Stroke Council (BSC) regroupe différents médecins (dont le Dr. Noémie Ligot, Directrice de la Clinique Neurovasculaire de l’H.U.B est la Présidente) pour fournir toutes les informations concernant l’AVC que ce soit pour les patients ou les soignants. Vous trouverez également des liens vers des associations, des associations de patients, des groupes d’entraide, des témoignages ainsi que divers livrets gratuits à télécharger[1] Cahit U.,Demet G., Nevzat U., Serhat O., Gazi O. «charactéristics of failing in patients with stroke”. Neurology Neurosurg Psychiatry 2000[2] ibid[3]Poindessous, J., Basta, M., Gomis, N., Gonzar, A., & Dupaquier, L. (2019). La rééducation précoce post-AVC. 33(206), 16-19.[4]Batchelor F., Mackintosh S., Said C., Hill K., “Falls after stroke”, International Journal of Stroke, 2012 Contact et information Sara Ben ChekrounKinésithérapeute au Service de Neurologie de l’H.U.BSara [dot] benchekroun [at] hubruxelles [dot] be (Sara[dot]benchekroun[at]hubruxelles[dot]be)   Image Prochains ateliers "Mieux vivre après un AVC" 18/03/2025 - Comment gérer les facteurs de risque cardiovasculaire grâce à l’alimentation ?15/04/2025 - Langage et parole après un AVC20/05/2025 - Mes facteurs de risque cardiovasculaire sont-ils suffisamment bien contrôlés (obésité, diabète, SAS,…) ? 17/06/2025 - Puis-je conduire après un AVC ? Evaluez votre aptitude à la conduite avec le CARA. Je m'inscris
Problématique de santé
Anémie
Qu'est-ce que l'anémie? L’anémie est une maladie qui se caractérise par un manque de globules rouges et d’hémoglobine dans le sang. Fréquente, mais rarement grave, elle est toutefois invalidante.  En effet, l’anémie entraine une fatigue résistante au sommeil, une pâleur et de l’essoufflement à l’effort, susceptible d’aggraver un problème existant (ex. : insuffisance cardiaque, bronchite chronique, etc.). Les symptômes peuvent apparaitre soudainement ou progressivement et altérer la qualité de vie des personnes atteintes. Les causes d’anémie sont multiples : une carence en fer (très fréquente) et/ou en certaines vitamines, une maladie auto-immune sous-jacente, des maladies héréditaires ou oncologiques, etc. Il est donc essentiel d’identifier précisément l’origine d’une anémie afin de pouvoir la traiter efficacement.  Prise en charge Consultation et examens complémentairesSi votre médecin (généraliste ou spécialiste) constate dans votre prise de sang que vous présentez une anémie qui nécessite un bilan, vous pouvez prendre un rendez-vous vous-même, en ligne ou par téléphone. Si votre médecin estime que ce rendez-vous est urgent, il ou elle peut contacter l’hématologue de garde afin que vous entriez dans la « fast-track » anémie. Ce trajet de soins prévoit une consultation avec un médecin hématologue dans les 72 heures pour une mise au point par prise de sang. Si nécessaire, un traitement intraveineux immédiat peut être instauré à l’Hôpital de jour d’Erasme. Si votre prise de sang n’a pas permis d’identifier la cause de votre anémie, des examens complémentaires seront réalisés. Par exemple, une ponction-biopsie de moelle osseuse (à ne pas confondre avec la moelle épinière) peut être nécessaire. En effet, c’est dans la moelle osseuse que sont fabriqués les globules rouges. Si elle n’en produit pas assez, la biopsie permet souvent de comprendre pourquoi.Traitements et suiviLe traitement de l’anémie dépend de sa cause et peut comporter :une supplémentation en fer et/ou en vitamines par voie orale ou intraveineuse pour les anémies causées par une carence ;des injections d’EPO pour stimuler la fabrication de globules rouges par la moelle osseuse ;des transfusions sanguines, etc.Après avoir initié le traitement, l’hématologue en informera votre médecin pour établir un plan de traitement commun. Focus Le service d’hématologie de l’H.U.B est reconnu pour son expertise dans plusieurs domaines et pathologies potentiellement en lien avec l’anémie. Le Service est notamment centre de référence européen pour les causes rares d’anémie et d’autres maladies des globules rouge et du fer. Cette expertise permet notamment de proposer une mise au point et certains traitements de pointe, exclusivement administrés dans un centre de référence.   Image Recherche Le service d’hématologie  de l’H.U.B dispose d’une cellule de recherche clinique. Ceci permet à certains patients et patientes de bénéficier de traitement innovants dans le cadre d’essais cliniques. Nos spécialistes Services associés
Anémie
Information
Anesthésie générale
Image Bien se préparer à l’intervention Image La veille de l’intervention Image Le jour de l’intervention
Information
Anesthésie locale/traitement de la douleur
Image Bien se préparer à l’intervention ou au traitement Image La veille de l’intervention/traitement Image Le jour de l’intervention/traitement