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Bronchiolite : évitez l’hospitalisation grâce à l’immunisation
Une seule injection de Beyfortus® suffit pour protéger votre bébé tout l’hiver. Prenez rendez-vous à l'Hôpital Erasme dès maintenant ! Chaque hiver, la bronchiolite revient et touche des milliers de bébés en Belgique. La plupart s’en remettent bien, mais certains développent de graves difficultés respiratoires nécessitant une hospitalisation, parfois en soins intensifs.Pour protéger au mieux les nourrissons, l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) et l’Hôpital Erasme organisent, du 1er septembre au 31 octobre 2025, une campagne d’immunisation destinée aux bébés nés entre le 19 février et le 30 septembre 2025.Cons [dot] Pedia [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (Prendre RDV par mail)Téléphone: 02 555 55 55Via notre formulaire: sélectionner le service pédiatrie et indiquer dans votre message qu'il s'agit d'une immunisation au Beyfortus pour votre enfant: Quelle différence entre vaccination et immunisation ?Il ne s’agit pas d’un vaccin classique :Le vaccin apprend au système immunitaire de l’enfant à produire ses propres anticorps.L’immunisation par anticorps monoclonaux (Beyfortus®) apporte directement les anticorps nécessaires pour protéger votre bébé contre le virus responsable de la bronchiolite (VRS).Une seule injection intramusculaire suffit pour protéger votre bébé pendant au moins cinq mois, soit toute la saison hivernale 2025-2026.Une grande étude internationale a montré une réduction de 83 % des hospitalisations chez les bébés protégés.Pourquoi protéger votre bébé ?La bronchiolite est très contagieuse et se transmet par la toux ou les éternuements.Chez les nourrissons, elle peut provoquer :des difficultés respiratoires,des troubles de l’alimentation,et dans certains cas, une hospitalisation.L’immunisation réduit fortement ce risque et permet d’éviter de nombreux cas graves.Et pour les bébés à naître ?Si votre bébé naît entre septembre 2025 et janvier 2026, deux options sont possibles :la vaccination de la maman pendant la grossesse (Abrysvo®, entre la 28e et la 36e semaine),ou l’immunisation du nouveau-né après la naissance.➝ Une seule des deux mesures est nécessaire pour protéger efficacement l’enfant.Si votre bébé naît à partir de février 2026 et jusqu’à la fin de la saison VRS, l’immunisation sera administrée directement à la maternité.Et si une hospitalisation est nécessaire ?À l’HUDERF, une unité spécialisée pour les nourrissons accueille chaque année des bébés atteints de bronchiolite.Les parents peuvent rester auprès de leur enfant jour et nuit.En cas de gêne respiratoire importante, l’équipe utilise des lunettes à haut débit (LHD), un dispositif moderne et confortable qui aide les bébés à mieux respirer, réduisant souvent le besoin d’une assistance plus invasive.Informations pratiquesQui est concerné ? Bébés nés entre le 19 février et le 30 septembre 2025.Quand ? Du 1er septembre au 31 octobre 2025.Comment ? Rendez-vous de 10 minutes dans les consultations pédiatriques dédiées.Protection : une injection unique de Beyfortus®, largement remboursée (seul le ticket modérateur reste à charge).Cas particuliers :Les nouveau-nés d’octobre 2025 recevront automatiquement l’immunisation à la maternité.Les enfants de 1 à 2 ans ne sont concernés que s’ils présentent certains facteurs de risque (prématurité sévère, maladie respiratoire chronique, cardiopathie).Prendre rendez-vous dès aujourd’huiHUDERF : 02 477 31 20 – huderf.beHôpital Erasme : 02 555 55 55 – erasme.beApplication MyHUB : prise de rendez-vous en lignehttps://www.erasme.be/fr/services/pediatrie-medecine-adolescents Unité Nourrisson | Hôpital Universitaire des Enfants Reine FabiolaEtude anticorps monoclonaux Beyfortus:  The Lancet Child & Adolescent Health
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Du 15 au 19 septembre, c'est la semaine de la Qualité !
Le département Qualité de l'H.U.B organisera une série d'événements tout au long de la semaine pour sensibiliser tous les collaborateurs ainsi que les patients sur différents thèmes relatifs à la qualité des soins. Le Département Qualité de l'H.U.B accueille les patients et leurs proches lors de la semaine de la qualité dans les soins de santé. Des stands informatifs seront installés dans les halls d'entrée des différents hôpitaux de l' H.U.B à différents moments de la semaine. Ces stands seront des points d'information et de discussion où le personnel et les patients pourront en apprendre davantage sur les bonnes pratiques et poser des questions.Le mercredi 17 septembre, la qualité des soins sera au cœur du Symposium du département qualité qui se tiendra sur le site d’Anderlecht de 17h à 20h. (accréditation demandée).Pour renforcer la satisfaction et la qualité de vie des patients tout au long de leurs parcours de soins, un appel à projet « Expérience patient » est lancé auprès des collaborateurs et des patients. Le département qualité accompagnera les auteurs-trices du projet retenu. A vos idées ! Cette semaine a pour objectif de promouvoir une culture de vigilance, d'excellence et d'amélioration continue dans le domaine des soins de santé et met en évidence l’importance de la collaboration avec le patient. Venez nombreux aux différents événements !  Cliquez ici pour le programme complet
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Hôp’Voices : le podcast de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles
Découvrez les voix de l'H.U.B L’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B.) lance sa propre chaîne de podcasts : Hôp’Voices. Un nouvel espace d’expression libre et authentique, où se croisent récits de vie, témoignages et partages d’expertise. À travers ce format intimiste et accessible à tous, nous donnons la parole aux patients, aux proches et aux professionnels de santé de l’Institut Jules Bordet, l’Hôpital Erasme et l’HUDERF. L'objectif ? Humaniser, expliquer, sensibiliser et inspirer autour des réalités du parcours de soins, des métiers hospitaliers et des avancées médicales. Trois chroniques rythmeront cette série : Témoignages de patients : vécu, expériences à l’hôpital et en dehors, regards sur le soin. Les métiers de l’H.U.B. : défis du quotidien, ambitions et parcours professionnels. Innovation médicale : recherches, prises en charge, spécialités. Chaque épisode, offre un moment d’écoute immersif et humain, disponible partout et à tout moment. Découvrez dès aujourd’hui les premiers épisodes de Hôp’Voices sur Spotify et Deezer. Faisons entendre les voix qui font vivre l’H.U.B.  SPOTIFY DEEZER Ecouter nos trois premiers épisodes ! Vous entendrez :L'histoire de Nicolas, un patient de l'Institut Jules Bordet au parcours un peu particulier... Le témoignage d'Hayet, infirmière depuis 17 ans en oncologieLe Dr Laurence Dedeken vous en apprendra plus sur la drépanocytose et la thérapie cellulaire
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L’AVC : agir vite pour sauver le cerveau, à tout âge
Imaginez : un matin, vous vous levez et votre bras refuse de bouger, votre bouche est asymétrique ou vous avez du mal à parler. Chaque minute compte. Vous êtes peut-être en train de vivre un AVC... Lire la suite Interview du Dr. Noémie Ligot, Directrice de la Clinique Neurovasculaire de l'H.U.B Imaginez : un matin, vous vous levez et votre bras refuse de bouger, votre bouche est asymétrique ou vous avez du mal à parler. Chaque minute compte. Vous êtes peut-être en train de vivre un AVC. Et ce n’est pas rare : selon les données mondiales (GBD/OMS, 2018), une personne sur quatre âgée de plus de 25 ans subira un AVC au cours de sa vie. Qu’est-ce qu’un AVC ? Un AVC, ou accident vasculaire cérébral, se produit lorsqu’une région du cerveau ne reçoit plus l’oxygène et les nutriments dont elle a besoin. Deux types principaux existent : L’AVC ischémique (85 % des cas) : un caillot bloque une artère, empêchant le sang d’atteindre certaines zones du cerveau.L’AVC hémorragique (15 %) : une artère se rompt et provoque un saignement dans le cerveau. Qu’il s’agisse d’un AVC ischémique ou hémorragique, les signes sont identiques : difficulté à parler, faiblesse d’un bras ou d’une jambe, perte ou trouble de la vision. Seul un scanner ou une IRM permet de faire la différence. L’AIT : un signal d’alerte Un AIT, ou accident ischémique transitoire, se manifeste comme un AVC mais disparaît rapidement, souvent en moins d’une heure. Bien que les symptômes s’estompent vite, il s’agit d’un signal d’alarme : le risque d’AVC majeur dans les jours suivants est élevé. Il faut agir immédiatement.  Comment reconnaître un AVC ou un AIT ? La règle d’or : F.A.S.T Face : affaissement d’un côté du visageArm : faiblesse d’un bras ou d’une jambeSpeech : troubles de la parole ou du langageTime : chaque minute compte, appelez immédiatement le 112 Tout déficit neurologique soudain — vision trouble, vertiges, engourdissement d’un membre — doit être pris au sérieux et conduit directement aux urgences, même s’il disparaît rapidement. “Même s’il semble passer, il indique souvent un risque imminent d’AVC plus grave. Il faut aller immédiatement aux urgences. Chaque minute compte pour protéger le cerveau”, rappelle le Dr. Noémie Ligot, Directrice de la Clinique Neurovasculaire de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles Dans la suite de cet article, nous parlerons surtout de l’AVC ischémique, le plus fréquent, et aussi celui pour lequel il existe aujourd’hui des traitements spécifiques en phase aiguë. Les causes varient selon l’âge et l’état de santé : Chez les personnes âgées (65 ans et +), l’accumulation de facteurs cardiovasculaires sur des années fragilise les artères. L’athérosclérose (dépôts dans les grosses artères) ou la microangiopathie (atteinte des petites artères) sont fréquentes. La fibrillation auriculaire (un trouble du rythme cardiaque) est aussi un facteur majeur, car elle peut entraîner des caillots qui migrent jusqu’au cerveau.  Chez les personnes dites “patients jeunes” (avant 45-55 ans), les causes diffèrent souvent de celles des personnes âgées et ne sont généralement pas liées aux facteurs de risque cardiovasculaires habituels : dissection d’une artère du cou (suite à un traumatisme, un mouvement brutal ou certaines pratiques sportives), certaines anomalies cardiaques congénitales comme le foramen ovale perméable (ndlr : une petite communication entre les deux cavités supérieures du cœur - les oreillettes - qui persiste chez certaines adultes, alors qu’elle devrait se fermer à la naissance), consommation de drogues comme la cocaïne ou les amphétamines, troubles de la coagulation ou plus rarement un infarctus survenant lors d’une aura migraineuse prolongée.  L’AVC chez les jeunes : un message d’alerte Les jeunes victimes d’AVC nécessitent une approche diagnostique spécifique : IRM du cerveau spécialisée, échographie cardiaque, doppler des artères du cerveau et bilan sanguin étendu. L’objectif est de comprendre la cause exacte pour adapter le traitement et prévenir une récidive. Dans certains cas, malgré une recherche exhaustive, aucune cause n’est retrouvée. Cela ne signifie pas qu’il n’y a pas de solutions : un suivi adapté et des mesures de prévention permettent de réduire fortement le risque de nouvel AVC. Le Dr. Noémie Ligot insiste : « Même chez un jeune adulte sans facteur de risque classique, un AVC peut survenir. Il est essentiel de ne jamais minimiser les symptômes. »  Prise en charge et prévention de l’AVC : un parcours complet et rapide Vous l’aurez compris, lorsqu’un AVC survient, le temps est un facteur clé. Plus vite le patient arrive à l’hôpital, plus grandes sont les chances de limiter les séquelles. À l'Hôpital Universitaire de Bruxelles, la prise en charge suit les standards internationaux les plus stricts, avec un parcours conçu pour être ultra-rapide, précis et efficace. 1. La phase aiguë : agir vite pour sauver le cerveau Dès l’arrivée aux urgences, le patient bénéficie de : Un scanner cérébral, qui permet avant tout d’exclure une hémorragie mais aussi d’évaluer les premières lésions liées à l’ischémie, un angio-scan, pour localiser exactement le caillot et évaluer l’état des artères.Un scanner de perfusion, qui permet de distinguer les zones du cerveau encore sauvables de celles déjà irrémédiablement touchées. Ces informations guident le traitement : La thrombolyse consiste à injecter dans les veines un médicament qui dissout le caillot. Elle doit être administrée le plus rapidement possible pour être pleinement efficace. Elle est en général réalisée dans les 4,5 premières heures, mais, grâce à l’imagerie de perfusion, certains patients peuvent encore en bénéficier jusqu’à 9 heures après le début des symptômes.La thrombectomie est une intervention endovasculaire qui retire le caillot directement dans l’artère, réservée aux occlusions des grosses artères du cerveau. Elle doit être réalisée le plus rapidement possible : plus l’intervention est précoce, plus elle est efficace. Elle est habituellement réalisée dans les 6 premières heures, mais, grâce à l’imagerie de perfusion, certains patients peuvent encore en bénéficier jusqu’à 24 heures après le début des symptômes. Ces interventions sont réalisées 24h/24, 7j/7, par une équipe spécialisée prête à intervenir immédiatement, même le week-end et la nuit. 2. Le suivi et la recherche de la cause Une fois l’AVC stabilisé, la mise au point diagnostique est exhaustive : Imagerie détaillée pour détecter dissections, anomalies vasculaires ou infarctus silencieux.Bilan cardiaque pour rechercher une fibrillation atriale ou un foramen ovale perméable.Analyses sanguines pour détecter des troubles de la coagulation ou des facteurs inflammatoires. “L’objectif est de comprendre précisément la cause de l’AVC, afin d’adapter le traitement et prévenir au mieux les récidives. Même si la cause n’est pas trouvée dans 100 % des cas, l’équipe peut déterminer la meilleure stratégie de prévention pour chaque patient”, explique le Dr. Ligot. 3. La rééducation et le soutien global La récupération ne s’arrête pas à l’hôpital : Les patients bénéficient d’une rééducation adaptée (kinésithérapie, logopédie, ergothérapie, neuropsychologie) dès les premiers jours.Un suivi psychologique est proposé pour aider à surmonter le stress, l’anxiété ou la dépression liés à l’AVC.L’éducation du patient et de sa famille sur les facteurs de risque et la prévention est essentielle : hypertension, tabac, cholestérol, activité physique, alimentation équilibrée. 4. Un centre de référence unique L’H.U.B. dispose d’une Stroke Unit de référence, avec : 10 lits monitorés dédiés à la surveillance des AVC.Des neurologues vasculaires et neuroradiologues interventionnels, formés et disponibles pour superviser chaque intervention.Une équipe multidisciplinaire (radiologues, urgentistes et infirmiers spécialisés, kinésithérapeutes, logopèdes, etc.) constamment formée aux techniques les plus récentes.Plus de 120 interventions de thrombectomie par an, ainsi qu’un suivi régulier des patients après AVC. Depuis 2018, l’H.U.B. est reconnu par l’European Stroke Organisation (ESO) comme le premier centre certifié « Stroke Center » en Belgique, gage de qualité et de conformité aux standards internationaux. Cette organisation permet une prise en charge complète, rapide et pointue, adaptée aux besoins de chaque patient, qu’il s’agisse d’un jeune adulte ou d’une personne âgée. 5. Prévention : agir avant l’AVC La prévention reste le pilier central : Contrôle des facteurs cardiovasculaires : tension, cholestérol, diabète, poids.Arrêt du tabac et limitation de l’alcool.Activité physique régulière, limitation du stress et alimentation équilibrée.   À retenir L’AVC peut survenir à tout âge, souvent sans avertissement.  Reconnaître les signes et agir immédiatement peut sauver des vies et limiter les séquelles. Chaque minute compte : connaître les symptômes, agir vite et prévenir reste la meilleure protection. Grâce à un centre de référence exceptionnel, l’H.U.B. offre une prise en charge rapide, complète et personnalisée, de l’urgence à la rééducation, pour chaque patient, jeune ou âgé. sources : Feigin VL, Nguyen G, Cercy K, Johnson CO, Alam T, et al. Global, Regional, and Country-Specific Lifetime Risks of Stroke, 1990 and 2016.New England Journal of Medicine. 2018;379(25):2429-2437. doi: 10.1056/NEJMoa1804492 
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Journée portes ouvertes au CTR
Enfile ta blouse, on t'embarque ! Une expérience immersive au cœur des services pour les étudiant(e)s en soins infirmiers.  L'Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) a le plaisir d’inviter les étudiant(e)s en soins infirmiers à participer à la journée portes ouvertes du Centre de Traumatologie et de Réadaptation (CTR) qui se tiendra le jeudi 16 octobre 2025. Une immersion dans l’univers passionnant des soins infirmiers en réadaptation et dans le rôle essentiel de l’infirmier(ère) au cœur du parcours de revalidation. Vous êtes étudiant(e)s en soins infirmiers (BAC+3 ou BAC+4), technologues en devenir ou jeunes diplômé(e)s ? Cette journée est faite pour vous !  Au programmeVisites immersives dans les servicesAteliers pratiques « posture du soignant-partenariat patient » et « prévention par le positionnement »Échanges privilégiés avec médecins, infirmier(e)s et technologues spécialisésRencontres avec notre équipe des Ressources HumainesMoments conviviaux pour partager et découvrir la vie à l’hôpital  Une occasion unique pour poser toutes vos questions directement aux professionnels de la santé… et peut-être décrocher un stage ou un emploi chez nous !  Inscriptions Les places sont limitées, ne tardez pas à vous inscrire ici  
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Cardiopathies congénitales : la continuité des soins, de l’enfance à l’âge adulte, un enjeu vital pour les patients
À l’occasion du lancement d’une campagne nationale de sensibilisation aux cardiopathies congénitales, l’H.U.B rappelle l’importance cruciale de la transition des soins pédiatriques vers les soins adultes. Lire l'article Les cardiopathies congénitales sont des malformations du cœur présentes dès la naissance. Chaque année, environ 1 enfant sur 100 naît avec une cardiopathie congénitale en Belgique, soit plus de 1.000 nouveaux cas par an. Grâce aux progrès de la médecine, la majorité de ces enfants atteint désormais l’âge adulte. Mais cette réussite impose de nouveaux défis : éviter les ruptures de suivi médical lors du passage à l’âge adulte (en général vers 16 ou 18 ans), et un suivi adapté à l’âge adulte.« Le Service de Cardiologie dispose d’une expertise complète qui nous permet d’accompagner le patient et sa famille, de la période prénatale jusqu’à l’âge adulte, grâce à une prise en charge intégrée et multidisciplinaire », explique le Pr. Antoine Bondue, Directeur du Service de Cardiologie de l’H.U.B et Président du Comité Scientifique de la Ligue Cardiologique Belge.L’H.U.B propose un parcours de soins coordonné réunissant cardiologues pédiatriques et adultes, chirurgiens, généticiens, psychologues, kinésithérapeutes et infirmiers coordinateurs spécialisés. Cette approche globale assure un suivi médical de pointe, mais aussi un soutien psychologique et social pour les patients et leurs proches.« Le passage de la cardiologie pédiatrique à la cardiologie adulte est un moment clé dans la vie des patients atteints de cardiopathies congénitales. Sans suivi adapté, le risque de complications ou de diagnostic tardif de maladies cardiovasculaires augmente considérablement à l’âge adulte », souligne le Dr. Hugues Dessy, Directeur du Service de Cardiologie Pédiatrique de l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF).La transition réussie vers les soins adultes ne se limite pas à une question médicale : elle permet aux jeunes patients de poursuivre leurs études, leur carrière et leurs projets personnels en toute sécurité.« Avec un suivi spécialisé et continu, la majorité des patients atteints de cardiopathies congénitales peut mener une vie active et satisfaisante », ajoute le Dr. Marielle Morissens, Cardiologue spécialisée dans les malformations cardiaques congénitales à l’âge adulte. Pour en savoir plus sur les cardiopathies congénitales et leur prise en charge à l'Hôpital Universitaire de Bruxelles (pédiatrique et adulte), cliquez ici. Prendre rendez-vous à l'Hôpital Erasme La transition des soins pédiatriques vers les soins adultes : un moment clé Image Dans cet épisode, le Dr. Hugues Dessy (cardiologue pédiatrique à l’HUDERF) et le Dr. Marielle Morissens (cardiologue pour adultes à l’Hôpital Erasme) partagent leur expérience autour des cardiopathies congénitales. Ils expliquent ce que sont ces malformations du cœur, comment elles impactent la vie des patients, et surtout pourquoi la transition des soins pédiatriques vers les soins adultes est essentielle pour assurer un suivi continu et une meilleure qualité de vie. Un échange indispensable pour mieux comprendre ces maladies souvent méconnues. Écouter l'épisode
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"Pont de Connexion" : tisser des liens pour mieux sortir de l’hôpital
Un projet inédit pour offrir aux patients hospitalisés sous observation protectrice un lien vers l’extérieur, durant leur séjour, pour soutenir la réinsertion et surtout lutter contre l’isolement et la stigmatisation. Un projet inédit voit le jour à l’Hôpital Erasme dans l’unité de psychiatrie Sud-Est. En partenariat avec l’ASBL Similes et le réseau Family Home Hospital Support (FHS), l’équipe lance une initiative appelée “Pont de Connexion”. L’objectif ? Offrir aux patients hospitalisés sous observation protectrice un lien vers l’extérieur, durant leur séjour, pour soutenir la réinsertion, et surtout lutter contre l’isolement et la stigmatisation. Un nouveau souffle dans un service souvent mal compris Au 9ème étage de l’Hôpital Erasme H.U.B, l’unité de psychiatrie Sud-Est prend en charge des personnes en crise aiguë, hospitalisées sous observation à la demande d’un juge. Il s’agit de patients dont la souffrance psychique nécessite une mise à l’abri temporaire, dans un cadre sécurisé. Mais ce cadre, nécessaire, s’avère enfermant. « On parle souvent de la psychiatrie comme d’un monde clos, voire inquiétant », explique Axelle Dejardin, psychologue clinicienne. « Pourtant, ce que nous cherchons ici, c’est à recréer du lien, de la compréhension, et à tendre la main à celles et ceux qui vivent avec un trouble psychique, sans les réduire à leur diagnostic. »  Image Une alliance inédite avec l’extérieur  Le projet "Pont de Connexion", qui débutera en octobre 2025, est né d’un constat partagé entre collègues de différentes fonctions, et notamment : Axelle Dejardin, psychologue ; Mariana Athanassiu, éducatrice spécialisée ; Jalila Nsis, infirmière en psychiatrie ; Sigried Apper, assistante sociale et Ulrich Tchamba, infirmier en psychiatrie ; Dr. Youssouf Ramdani, Psychiatre : trop souvent, après les 40 jours de mise en observation, les patients sortent sans relais extérieur, sans accompagnement, qui augmente le risque de rechute et de réhospitalisation. C’est là qu’intervient l’ASBL Similes et le réseau Family Home Hospital Support (FHS), un collectif de travailleurs psychosociaux formés à l’écoute, proposant un soutien pour les patients mais aussi pour leurs proches. Leur approche ? L’Open Dialogue : un modèle venu de Finlande, fondé sur la transparence, l’inclusion, le respect du rythme de chacun et la parole partagée. Le patient est acteur de son soin, et peut inviter aux rencontres les personnes importantes de son quotidien : amis, voisins, médecin traitant, famille. Créer un pont depuis l’hôpital, pas après Ce projet permet la tenue de rencontres en cercle, à l’hôpital même, avec certains patients, l’équipe Pont de Connexion et du réseau FHS, dans un espace de parole bienveillant. « On ne parle pas forcément de traitement, mais de vie, de projets, de difficultés concrètes », précise Mariana Athanassiu. « L’idée est de connecter la personne à ses ressources, de réactiver les liens, que la sortie ne soit une rupture. » Un vendredi sur deux, les patients intéressés assistent à une séance d’information au sein de l’unité d’hospitalisation. L’autre vendredi est consacré aux rencontres entre le patient, l’équipe Pont de Connexion et le réseau FHS.  Image Un projet pilote... et une ambition collective  Ce type d’accompagnement est rare en hôpital général, encore plus dans un contexte de mise en observation, où les libertés sont limitées. Pourtant, l'équipe croit en l’impact positif de ce projet sur le bien-être des patients et des soignants, la fluidité des soins et la réduction des hospitalisations répétées.  Ce pont symbolique est aussi un geste fort de déstigmatisation. « Les troubles psychiatriques peuvent toucher tout le monde. Nous voulons sortir du silence, montrer qu’il y a des solutions humaines, respectueuses, et porteuses d’espoir. » Unité Sud-Est : entre crises et humanité L’unité accueille des adultes en crise sévère (psychoses, troubles graves de l’humeur, conduites addictives...). La durée de séjour est en principe de 40 jours, décidée par le juge de paix. Mais la réalité est plus complexe. « Ce sont souvent des patients sans ressource, sans réseau », explique l’infirmière Jalila Nsis.  Faute de moyens, certains patients multi-diagnostiqués ou dans des situations de précarité peinent à trouver une place dans un service adapté. L’équipe tente donc de répondre aux urgences somatiques et psychiques, avec beaucoup de créativité et de solidarité. Vers une psychiatrie plus inclusive Dans cette optique, de nombreuses activités thérapeutiques ouvertes aux patients et au personnel hospitalier sont également proposées : ateliers créatifs, séances de relaxation ou encore atelier de mouvements. Un moyen de faire tomber les murs invisibles, entre disciplines, entre métiers, entre pathologies. L’unité souhaite revaloriser l’image de la psychiatrie et lutter contre les clichés tenaces. Un écran d’information sera installé à l’entrée, des brochures mises à disposition. Et l’équipe espère que d’autres hôpitaux suivront cette voie. Le projet Pont de Connexion incarne une conviction simple : la psychiatrie peut et doit être un espace de réhabilitation, de rencontre et de sens. « La maladie n’efface pas la personne. Elle ne devrait jamais effacer ses droits, sa dignité, ni son besoin de lien », conclut Axelle Dejardin.  Image Pont de Connexion – ce qu’il faut retenir : Séances d’information tous les 15 jours pour les patientsRencontres avec des représentants du réseau Family Home Hospital Support (FHS) dans l’unitéLancement : 3 octobre 2025Projet pilote porté par l’unité Sud-Est du Service de Psychiatrie de l’Hôpital Erasme H.U.B pontdeconnexion [dot] psy [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (pontdeconnexion[dot]psy[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)    Télécharger la brochure de présentation du projet  Nos spécialistes
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Unité de Psychiatrie Sud-Est de mise en observation protectrice
Un lien protecteur pour traverser la crise et reconstruire l’équilibre. Notre unité assure une prise en charge humaine et bienveillante des personnes atteintes de troubles psychiatriques en phase aigüe, l’hospitalisation sous contrainte.L’unité d’hospitalisation de psychiatrie Sud-Est accueille les patients sous mesure d’observation protectrice (loi du 26 juin 1990).Nos missions Offrir un cadre protecteur le temps de la mesure d’observation (40 jours).Evaluer la situation clinique et psycho-sociale en équipe pluridisciplinaire.Mettre en œuvre des approches thérapeutiques, respectueuses, inclusives et collaboratives. Notre unité réunit des professionnel(le)s aux expertises complémentaires qui travaillent ensemble pour et avec le patient. Nous proposons un accompagnement thérapeutique global et personnalisé, qui prend en compte différentes dimensions de la vie quotidienne.Pour plus d’informations sur le cadre juridique de cette mesure, cliquez ici.Besoin de contacter notre unité ? Secrétariat et coordination des mesures protectrices (Mme Fossion) au 02/555 35 97.Le nouveau projet « PONT DE CONNEXION » : créer un lien à l’extérieur pendant l’hospitalisation sous contrainte.Ce programme innovant offre aux patients hospitalisés sous contrainte un lien vers l’extérieur pour soutenir la réinsertion, et surtout lutter contre l’isolement et la stigmatisation. Dans des rencontres en  dialogue ouvert, il convient de ne pas imposer un point de vue, mais de créer un espace où toutes les voix peuvent être entendues, sans hiérarchie.Cet espace est pensé avec et pour chaque patient.e afin de s’exprimer librement dans le respect et sans jugement. Cela crée un climat de confiance, de sécurité et prépare activement le patient à la poursuite de son accompagnement une fois sorti de l’hôpital.En savoir plus sur le programme Pont de Connexion.Besoin de contacter l’équipe Pont de Connexion : Pontdeconnexion [dot] Psy [dot] Erasme [at] hubruxelles [dot] be (Pontdeconnexion[dot]Psy[dot]Erasme[at]hubruxelles[dot]be)
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Clinique de la Sclérose en Plaques
Contacter la Clinique de la Sclérose en Plaques Vous souhaitez poser une question, demander un avis, référer un patient ou prendre rendez-vous ?Contactez notre secrétariat médical Par téléphone au +32 (0)2 555 33 57Par email à SecMed [dot] Neuro [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (SecMed[dot]Neuro[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)   Image La mission de la Clinique de la Sclérose en Plaques La Clinique de la Sclérose en Plaques (SEP) de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) est dédiée à l'accompagnement des patients atteints de SEP tout au long de leur parcours de vie. Notre objectif : offrir une prise en charge personnalisée, reposant sur une expertise de haut niveau, des technologies de pointe et un engagement fort dans la recherche.Nous avons à cœur de :Assurer un diagnostic rapide et précisProposer les traitements les plus innovants disponiblesCoordonner un suivi global et humain, en lien avec les besoins spécifiques de chaque patientSoutenir les familles et proches aidantsParticiper activement à la sensibilisation, à la formation et à l’avancée des connaissances sur la SEP Image Notre offre de soins Nous mettons en place une prise en charge complète, structurée autour des besoins du patient :Diagnostic précoce et précisImagerie par IRM haute résolutionUtilisation de biomarqueurs spécifiquesConsultations multidisciplinaires pour un bilan approfondiTraitements innovantsAccès aux traitements de fond les plus récents (biothérapies, DMTs)Suivi de proximité pour adapter les traitements selon l’évolutionIntégration dans des essais cliniques nationaux et internationauxSoins personnalisésÉlaboration de plans de soins individualisésSuivi en collaboration avec kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychologues, urologues, ophtalmologues, etc.Soutien psychologique pour le patient et ses prochesSuivi à long termeSurveillance régulière et proactive de la maladieDossiers médicaux centralisés pour un suivi fluideAccompagnement dans les grandes étapes de la vie : adolescence, maternité, retraite... Prise en charge pédiatrique Pour les patients de moins de 18 ans, une prise en charge spécifique pédiatrique est proposée à l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF). Celle-ci prend en compte les particularités de la pathologie notamment du point de vue de la clinique, mais également des aspects thérapeutiques et du suivi. Nous prenons également en charge les spécificités propres à un enfant en voie de développement avec une attention particulière sur la scolarité, les activités sportives et extrascolaires ainsi que sur les aspects affectifs et psychologiques. Cette prise en charge, unique est Belgique francophone, permet de mieux respecter le rythme de l’enfant, sa maturité face aux soins et les attentes des enfants et de leurs familles. Une équipe pluridisciplinaire pédiatrique est mise en place autour de l’enfant comprenant des neuropsychologues, kinésithérapeutes, ergothérapeutes ainsi que les équipes de médecine physique et réadaptation, dermatologique, radiologique, cardiologique et  ophtalmologique.Nous proposons une transition vers la médecine adulte en douceur en respectant le rythme de l’enfant avec un suivi commun entre les équipes pédiatriques et adultes permettant à l’enfant et sa famille de prendre ses marques lors de cette nouvelle étape de sa prise en charge. Cette transition permet au jeune et sa famille de découvrir un nouvel environnement médical en toute sérénité tout en assurant une continuité des soins et des prises en charge. Nos spécialistes à l' HUDERFDr Audrey Van Hecke – Neuropédiatre (médecin coordinateur)Baijot Simon – Neuropsychologue Dr Lhoir – OphtalmologueDr Slegers – CardiologueDr El Nemnom – DermatologueDr Preziosi – RadiologueDr Lombardo – Médecine physiqueMme  El Khaldi – Infirmière référente hospitalisationContactez le Service de Neuropédiatrie de l'HUDERFPar téléphone au : +32 (0)2 477 31 44Par email à neuro [dot] huderf [at] hubruxelles [dot] be (neuro[dot]huderf[at]hubruxelles[dot]be)  Image Image Notre équipe de spécialistes La Clinique de la Sclérose en Plaques est rattachée au Service de Neurologie de l'H.U.B. Elle réunit une équipe pluridisciplinaire hautement spécialisée, coordonnée autour de neurologues MS-experts ("MS" pour "Multiple Sclerosis") :Neurologues spécialisés SEP (MS-Experts)Dr Sophie ELANDS (FR, NL, EN)Dr Serena BORRELLI (FR, EN, IT)Médecins rééducateursDr Pierre CABARAUXDr Johanne GARBUSINSKIInfirmier·ère·s SEP dédié·e·sKinésithérapeutes et ergothérapeutesMme Francesca LOSURDO - Kinésithérapeute Mme Elsa DI FONTE – KinésithérapeuteMr Corentin LOISON - KinésithérapeutePsychologues cliniciensAssistants sociauxEquipe de rechercheMme Fabienne DEVEYLDER – Coordinatrice recherche Mme Christiane KITOKO – Coordinatrice rechercheMme Sarah EL HAJJ – Coordinatrice rechercheEt d’autres professionnels de santé spécialisés dans les troubles associésTous partagent une même philosophie : écoute, expertise et accompagnement individualisé. Les services avec lesquels nous travaillons Pour assurer une prise en charge globale, nous collaborons étroitement avec :Le service de rééducation fonctionnelleLe service de psychologie et psychiatrieLes services spécialisés en urologie, ophtalmologie, rhumatologie, gynécologie, etc.Les unités de neuroimagerie et de biologie cliniqueLes centres de recherche cliniqueCette synergie permet un parcours de soins fluide et cohérent, tout au long de la maladie. Et, grâce à la complémentarité des institutions hospitalières qui composent l'H.U.B, les équipes de l'HUDERF et de l'Hôpital Erasme facilitent la transition pédiatrique-adulte des patients. Ressources utiles pour les patients atteints de Sclérose en Plaques et les proches Que vous soyez déjà diagnostiqué.e ou que vous suspectiez être atteint.e de Sclérose en Plaques, nous sommes là pour vous accompagner et vous informer pas à pas. C'est pourquoi nous vous proposons une série de contenus (produits par des médecins, des chercheurs, des associations de patientes ou encore par les acteurs de santé publique) qui d'une part, vous aideront à mieux comprendre la maladie et la gérer et, d'autre part, vous permettront d'identifier des groupes de soutien avec lesquels échanger. [ASSOCIATION DE PATIENTS] Ligue Belge Sclérose en Plaques [FONDATION] Fondation Charcot [ASSOCIATION] European Multiple Sclerosis Platform - Représentation et défense … [FICHE SANTE H.U.B] Comment traiter la Sclérose en Plaques ? FAQ sur la Sclérose en Plaques 1. Qu’est-ce que la sclérose en plaques ? La sclérose en plaques (SEP) est une maladie chronique du système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Elle survient lorsque le système immunitaire attaque par erreur la myéline, une substance qui entoure et protège les fibres nerveuses. Cette dégradation perturbe la transmission des signaux nerveux, entraînant divers symptômes neurologiques.  2. La Sclérose en Plaques est-elle une maladie grave ? La SEP peut évoluer de façon imprévisible, mais beaucoup de personnes vivent avec cette maladie pendant de nombreuses années. Grâce aux traitements modernes, on peut aujourd’hui mieux contrôler les poussées et ralentir la progression. 3. Comment diagnostique-t-on la Sclérose en Plaques ? Le diagnostic repose sur plusieurs éléments : un examen neurologique, une IRM du cerveau et de la moelle, et parfois une ponction lombaire. À la clinique, nous utilisons des outils de pointe pour poser un diagnostic rapide et fiable. 4. Quels sont les symptômes les plus fréquents de la Sclérose en Plaques ? Les symptômes les plus courants de la Sclérose en Plaques sont : fatigue, troubles de la vision, engourdissements, problèmes d’équilibre ou de coordination, troubles urinaires. Ces signes peuvent apparaître par épisodes (poussées) ou de façon plus continue. 5. Existe-t-il un traitement de la Sclérose en Plaques ? On ne guérit pas encore la SEP, mais il existe des traitements de fond très efficaces pour réduire les poussées et ralentir l’évolution de la maladie. Le choix du traitement dépend du type de SEP et de votre situation personnelle. 6. Puis-je continuer à travailler et avoir une vie normale avec la Sclérose en Plaques ? Oui, dans de nombreux cas. Des aménagements peuvent être envisagés avec votre employeur. Une vie active, sociale et professionnelle reste possible avec un bon suivi. 7. Est-ce que je peux avoir un enfant si j’ai la Sclérose en Plaques ? Oui. La grossesse est possible et souvent bien tolérée. Nous assurons un suivi spécialisé pour accompagner les patientes avant, pendant et après la grossesse. 8. Quels sont les types de Sclérose en Plaques ? Il en existe principalement trois :Rémittente-récurrente : poussées suivies de périodes de récupérationSecondairement progressive : évolution plus continue après une première phase en pousséesPrimaire progressive : progression dès le début, sans poussées nettesVotre neurologue vous expliquera le type de SEP concerné et les options de prise en charge adaptées. 9. Puis-je bénéficier d’un soutien psychologique en cas de Sclérose en Plaques ? Absolument. La SEP peut avoir un impact émotionnel important (stress, anxiété, sentiment d'isolement). Notre équipe propose un accompagnement psychologique pour les patients et les proches. 10. Quels sont mes droits en tant que patient avec la Sclérose en Plaques ? En Belgique, la plupart des soins liés à la Sclérose en Plaques sont pris en charge par l'assurance maladie obligatoire (INAMI), via votre mutuelle. Cela comprend :Les consultations médicales et examens (IRM, prises de sang, etc.)Les traitements de fond (soumis à conditions, mais souvent remboursés partiellement ou totalement)Les séances de kinésithérapie, logopédie, ergothérapieLe matériel d’aide à la mobilité (sous certaines conditions)Un soutien pour les démarches d’invalidité ou d’adaptation au travailVous pouvez également avoir droit à :Une intervention majorée si vous êtes en situation financière précaireUn plan de soins à domicile via les services d’aide et soins à domicileDes allocations spécifiques pour personnes en incapacité de travail ou avec handicapNotre assistant(e) social(e) vous aide à y voir clair et à faire les démarches nécessaires.
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Obésité : un facteur clé dans la prévention des AVC
Dans le cadre des Mardis de l'AVC, nous nous sommes entretenus avec le Dr Pascale Chasseur, Endocrinologue, Hôpital Erasme – H.U.B. pour parler du contrôle des facteurs de risque de l'AVC et, notamment, de l'obésité. Découvrez l'interview Pierre, 58 ans, père de deux enfants et amateur de bonne cuisine, a fait un AVC il y a huit mois. Depuis, sa vie a radicalement changé.« Je n’avais jamais été un grand sportif », dit-il avec un sourire un peu coupable. « Mais je ne pensais pas que mes kilos en trop me mettraient un jour en danger de mort. »Suite à son hospitalisation à l’Hôpital Erasme, Pierre a été orienté vers le Dr Pascale Chasseur, endocrinologue spécialisée dans les facteurs de risque cardiovasculaire liés au métabolisme. Elle suit de nombreux patients comme lui, avec un objectif clair : prévenir la récidive. Image Quels sont les facteurs à surveiller après un AVC ? L’hypertension artérielle, le diabète, l’hypercholestérolémie, le tabagisme, l’inactivité physique, les apnées du sommeil, et bien sûr… l’obésité. Ce dernier facteur est central. Le risque d’AVC se majore linéairement avec le surpoids. « Pour chaque unité de BMI (ndlr : Body Mass Index - Indice de Masse Corporelle IMC) supplémentaire (en partant d’une BMI de 20 kg/m2), le risque d’AVC augmente de 5%. Or, l’obésité est étroitement liée aux autres facteurs de  risque : le tissu adipeux en excès, au niveau abdominal essentiellement favorise la résistance à l’insuline, l’hypertension, le diabète, l’hypercholestérolémie… menant à l’athérosclérose et donc… à l’AVC. Or une perte de poids de 5-10% permet de diminuer significativement l’impact de ces facteurs de risque », explique le Dr. Chasseur  Image Et concrètement, que peut faire un patient ? Pour Pierre, le choc de l’AVC a été le déclic. « Au début, j’étais perdu. Je savais que je devais changer, mais je ne savais pas par où commencer. » C’est là qu’intervient l’équipe de l’hôpital.Dr Chasseur : « On évalue d’abord l’obésité et ses comorbidités avec le patient, on l’informe, puis on le conseille et on l’accompagne. Il ne s’agit pas de le culpabiliser, mais de construire ensemble un plan réaliste. Cela passe par une approche pluridisciplinaire. »À l’Hôpital Erasme, cela inclut :Un suivi diététique personnalisé, avec des conseils adaptés au mode de vie (ex : régime méditerranéen).Un accompagnement à l’activité physique qui aide à reprendre le sport en douceur.Un soutien médicamenteux, avec notamment les traitements de type GLP-1 (perte moyenne de 13 %-20% du poids 2 en 72 semaines, selon les études).Une évaluation pour la chirurgie bariatrique, si le patient est en obésité sévère (IMC > 35-40) avec comorbidités.  Image Perdre du poids, est-ce vraiment efficace pour lutter contre les AVC ? Dr Chasseur : « Oui, même une perte modeste de 5 à 10 % du poids peut améliorer la glycémie, la tension artérielle, le cholestérol, les apnées du sommeil et donc réduire fortement le risque d’un nouvel AVC. On sait aujourd’hui que même dans les 48 heures après un AVC, un bon contrôle glycémique a un impact positif. »Un parcours guidé, mais centré sur le patient« Ce n’est pas juste "manger moins et bouger plus". C’est un combat global, qui demande du temps, de la bienveillance, et un soutien psychologique », rappelle le Dr Chasseur.Pierre confirme : « Il m’a fallu accepter que j’avais besoin d’aide. C’est dur de se regarder dans le miroir. Mais j’ai été épaulé. Et surtout, je ne suis pas seul. »  Et à domicile, que peut-on faire pour contrôler le poids ? Pierre a impliqué sa compagne dans ses efforts. « On a changé nos habitudes ensemble. On cuisine plus sainement, on marche tous les jours. Et surtout, on se motive à deux. »Les aidants proches jouent un rôle crucial. Ils peuvent :Encourager la pratique d’activité physique à deuxAdapter l’alimentation familialeAider à suivre les bilans biologiques (suivi de la glycémie, de la tension, du cholestérol)Être des relais d’écoute, sans jugementDr. Chasseur : « Le rôle des aidants est crucial. Ils peuvent aider à motiver les proches à surveiller les indicateurs (poids, tension, glycémie), encourager la régularité des suivis, à consulter ensemble. L’enjeu, c’est aussi l’image de soi. Il faut déculpabiliser, restaurer la motivation, avec l’aide d’un psychologue. »À retenir :Après un AVC, la prévention passe par la gestion des facteurs de risque cardiovasculaire, dont l’obésité est un facteur central.Une perte de poids modeste peut avoir un effet majeur sur la santé cardiovasculaire.L’Hôpital Erasme H.U.B propose un accompagnement pluridisciplinaire pour aider les patients à reprendre leur santé en main.La famille et les proches peuvent jouer un rôle moteur dans le processus. « Il n’y a pas de petit pas. Il n’y a que des pas dans la bonne direction. »  Sources :Kernan W.N et al., Obesity, a stubbornly obvious target for stroke prevention, Stroke, 2013; 44: 278-286Aronne L.J et al., Tirzepatide as compared with semaglutide for the treatment of obesity, NEJM, May 2025, Surmount 5 trial 
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La carence en iode : un problème facile à résoudre pour favoriser une bonne santé thyroïdienne
À l’occasion de la Journée Mondiale de la Thyroïde, le Dr Rodrigo Moreno-Reyes, Directeur de Clinique au sein du service de médecine nucléaire de l’H.U.B., souligne l’importance d’informer le public sur les solutions existantes pour préserver leur santé thyroïdienne. Lire l'interview. À l’occasion de la Journée Mondiale de la Thyroïde, le Dr Rodrigo Moreno-Reyes, Chef de clinique au sein du service de médecine nucléaire de l’H.U.B., qui a contribué à un rapport de l’Organisation Mondiale de la Santé sur la carence en iode en Europe publié récemment, souligne l’importance d’informer le public sur les solutions existantes pour préserver leur santé thyroïdienne. Il rappelle également l’indispensable soutien des autorités fédérales et européennes pour permettre à chacun de recevoir quotidiennement les apports en iode requis par l’organisme. Les enjeux des carences en iode L’iode est un oligo-élément essentiel qui doit être apporté par l’alimentation. Sa fonction physiologique principale est d’être un composant des hormones thyroïdiennes thyroxine (T4) et triiodothyronine (T3). La carence en iode est due à un manque d’iode dans le sol et les eaux souterraines, ce qui entraîne une faible teneur en iode dans les aliments produits localement et dans l’eau potable. « Historiquement, la carence en iode était répandue dans la plupart des régions d’Europe, en particulier dans les zones montagneuses, où la glaciation et les fortes précipitations ont entraîné un appauvrissement des sols en iode. Les caractéristiques géologiques du sol étant en grande partie non modifiables, le contrôle de cette carence doit faire l’objet d’un effort permanent. »   Image Carences en iode : la situation en Europe Les premières indications de goitre (gonflement visible à la base du cou, causé par une augmentation du volume de la glande thyroïde) endémique dû à une carence en iode et de déficience intellectuelle grave pendant la grossesse (crétinisme) en Europe remontent à l’Empire romain et au Moyen Âge. Dans les régions les plus touchées, le goitre affectait jusqu’à 50 % des nouveau-nés et la quasi-totalité des écoliers ; les troubles de l’audition étaient fréquents et entre un enfant sur 10 et un sur 200 naissait avec une déficience intellectuelle sévère. Cette fréquence élevée a même donné naissance à l’expression « crétin des Alpes », passée dans le langage courant de plusieurs langues européennes.« L’utilisation du sel iodé comme moyen de prévention de la carence en iode constitue une intervention de santé publique très efficace, mise en œuvre dans la majorité des pays européens avec des résultats remarquables. Il y a un siècle, une grande partie de la population souffrait de carence en iode. Grâce à l’iodation du sel, les troubles associés, comme le goitre endémique, l’hypothyroïdie  et le crétinisme, autrefois très fréquents, ont aujourd’hui disparu. »Cependant, la carence en iode, notamment sous sa forme légère, reste un problème répandu en Europe. Ses conséquences vont au-delà des effets potentiels sur le développement cérébral du fœtus : elle augmente le risque de goitre, de nodules thyroïdiens et d’hyperthyroïdie chez les adultes et les personnes âgées, avec un impact significatif sur la santé publique et l’économie. Petit rappelUn goitre est un gonflement visible à la base du cou, causé par une augmentation du volume de la glande thyroïde. Cela se produit généralement lorsque la thyroïde manque d’iode, un élément indispensable pour produire ses hormones. Pour compenser ce manque, la glande grossit afin de « capter » plus d’iode dans le sang.Les nodules thyroïdiens sont de petites « boules » ou masses qui se forment dans la glande thyroïde, située à la base du cou. La plupart du temps, ils sont bénins (non cancéreux) et passent inaperçus, sans causer de gêne.Cependant, certains peuvent grossir et devenir gênants à la déglutition ou produire trop d’hormones thyroïdiennes, ce qui perturbe le fonctionnement de l’organisme.L’hyperthyroïdie est une affection où la glande thyroïde fabrique trop d’hormones. Cela « accélère » le métabolisme, un peu comme si le corps tournait en surrégime. Les symptômes les plus fréquents sont :Nervosité, agitation, troubles du sommeilPerte de poids rapide malgré un bon appétitPalpitations cardiaquesSensation de chaleur excessiveCette maladie peut avoir plusieurs causes, dont une carence prolongée en iode qui favorise l’apparition de nodules hyperfonctionnels   Image Une sensibilisation accrue aux besoins en iode est nécessaire La carence en iode doit faire l’objet d’une sensibilisation accrue de la population ainsi que d’un suivi plus rigoureux de la part des autorités de santé.Chez l’adulte, les besoins journaliers en iode sont d’environ 150 µg, et de 250 µg chez la femme enceinte ou allaitante. Or, notre alimentation ne couvre en moyenne que 50 % de ces besoins, d’où le besoin des suppléments en iode.Le risque de carence en iode est plus élevé chez les femmes que chez les hommes. Elles sont aussi plus susceptibles de développer des maladies thyroïdiennes, en raison de :Régimes particuliers qu’elles peuvent suivre et qui diminuent l’apport journalier en iode ;Grossesses, au cours desquelles les besoins en iode augmentent pour satisfaire leurs besoins et ceux de leur bébé ;Les conséquences de cette carence, légère mais chronique, touchent surtout les adultes et les personnes âgées, dont la thyroïde a été sollicitée pendant des décennies pour capter un iode trop peu présent dans l’alimentation. La situation est identique en Belgique.  D’où vient l’iode présent dans notre organisme ? Nos apports en iode proviennent exclusivement de l’alimentation. Un régime alimentaire sain et équilibré couvre la plupart des besoins nutritionnels, mais ne fournit pas nécessairement suffisamment d’iode. « Peu d’aliments contiennent une teneur en iode suffisante pour atteindre les 150 µg par jour. En Europe, les produits laitiers représentent environ 26 % des apports quotidiens en iode. »Comment mesure-t-on la concentration d’iode dans l’organisme ?Il n’existe pas de test individuel permettant de savoir si une personne est carencée en iode. Le statut nutritionnel en iode est évalué au niveau de la population, à partir de la médiane de la concentration d’iode urinaire.« Pour améliorer cette évaluation, nous avons développé et validé une méthode (Eur Thyroid J. 2024 Nov 25;13) consistant à doser, sur papier filtre, la concentration d’une protéine propre au tissu thyroïdien : la thyroglobuline. Ce dosage est réalisé à partir des échantillons de sang prélevés chez les nouveau-nés pour le test de Guthrie. De nombreuses études ont démontré que la thyroglobuline est un biomarqueur très sensible aux variations d’apport en iode, en particulier chez les nouveau-nés. Nous finalisons actuellement, en collaboration avec le service de gynécologie de l’Hôpital Erasme-H.U.B. et grâce à l’inestimable soutien des sages-femmes, une étude portant sur les femmes enceintes et les nouveau-nés. Elle vise à comparer les valeurs de ce biomarqueur sanguin avec la concentration d’iode dans les urines chez la mère et le nouveau-né. Une étude européenne est également en cours. »  Image Les solutions pour pallier cette carence en iode Pour combler l’écart entre les apports alimentaires et les besoins journaliers en iode, il est recommandé de remplacer le sel de table non iodé par du sel iodé. Ce dernier est disponible dans tous les supermarchés, mais il est essentiel de vérifier l’étiquetage pour s’assurer qu’il contient bien de l’iode. Il ne s’agit pas d’augmenter la consommation de sel, mais simplement de remplacer le sel habituel par du sel iodé.Le sel de table ne représente qu’environ 10 % du sel que nous consommons. La majorité provient des aliments transformés, lesquels, en Europe, ne contiennent généralement pas de sel iodé, comme le confirment les données fournies par l’industrie agroalimentaire.Le lait est également une excellente source d’iode, ce qui explique probablement pourquoi les enfants en Europe présentent un meilleur statut en iode que les adultes, qui consomment moins de produits laitiers.  Le rôle des autorités Pour optimiser l’apport en iode de la population, il est indispensable que les autorités définissent un cadre clair quant à l’utilisation du sel iodé dans l’industrie agroalimentaire. L’objectif est d’augmenter le nombre de produits fabriqués avec du sel iodé. « L’éducation et la formation des professionnels de la santé, des producteurs de sel, de l’industrie alimentaire, ainsi que l’information du public, sont essentielles pour améliorer les connaissances sur la nutrition iodée, les conséquences de la carence et l’importance de l’iode dans l’alimentation. » 
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Sclérose en plaques : une maladie complexe, mais des progrès prometteurs
A l'occasion de la Journée Mondiale de la Sclérose en Plaques, rencontre avec Dr. Serena BORRELLI, Dr. Sophie ELANDS et Dr. Audrey VAN HECKE, neurologues à l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B), spécialisées dans la prise en charge de cette maladie. Lire la suite. La sclérose en plaques, une maladie méconnue, mais de mieux en mieux traitée “La sclérose en plaques est une maladie dite auto-immune : cela signifie que le système immunitaire, censé défendre l’organisme, se retourne contre lui-même. Il attaque par erreur la myéline, une couche protectrice qui entoure les nerfs dans le système nerveux central — c’est-à-dire le cerveau, les nerfs optiques et la moelle épinière.”, explique le Dr. Borrelli.Ce système nerveux central joue un rôle de “centre de contrôle” du corps : il gère les mouvements, la sensibilité, la vision, la mémoire ou encore les émotions. Lorsque la myéline est endommagée, la transmission des signaux entre le cerveau et le reste du corps devient lente, brouillée, voire interrompue. Cela peut provoquer une grande variété de symptômes : fatigue intense, troubles moteurs, visuels, cognitifs ou de l’équilibre, avec une évolution très variable d’une personne à l’autre.  Image Quelle prise en charge pour les patients atteints de sclérose en plaques ? “On ne sait pas encore guérir la sclérose en plaques, mais on peut ralentir son évolution, réduire les poussées et améliorer la qualité de vie des patients. Il existe trois types de traitements complémentaires.”, précise le Dr. Borrelli.Les traitements actuellement disponibles- Les traitements des poussées, comme les corticoïdes, qui réduisent l’inflammation lors d’un épisode aigu.- Les traitements de fond, pris en continu, qui modifient l’évolution de la maladie. Ils sont adaptés au type de SEP, à son activité, et au mode de vie du patient. Il existe aujourd’hui une quinzaine de molécules disponibles en Belgique, sous différentes formes : comprimés, injections, perfusions.- Les traitements des symptômes, qui visent la fatigue, la douleur, la raideur musculaire ou les troubles urinaires.“La SEP est une maladie complexe. C’est pourquoi la prise en charge repose sur une équipe multidisciplinaire : neurologues, kinésithérapeutes, psychologues, neuropsychologues, infirmières spécialisées, urologues, ophtalmologues, et bien d’autres encore. À l’H.U.B, nous mettons en place une prise en charge personnalisée pour chaque patient.”, dit le Dr. Elands.En Belgique, environ 15.000 personnes vivent avec cette pathologie, qui touche principalement les jeunes adultes. Elle est trois fois plus fréquente chez les femmes et se déclare souvent entre 20 et 40 ans.  Et chez les enfants, comment se passe la prise en charge ? “Même si c’est rare, la SEP peut aussi toucher les enfants. Pour les moins de 18 ans, une prise en charge pédiatrique spécifique est proposée, en lien étroit avec l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF).”, raconte le Dr. Van Hecke.Cette approche tient compte non seulement des particularités médicales de la maladie chez l’enfant, mais aussi de son développement global. Scolarité, vie sociale, activités sportives, équilibre psychologique : tout est pensé pour accompagner au mieux l’enfant et sa famille. Une équipe pluridisciplinaire pédiatrique est mobilisée (neuropsychologues, kinés, ergothérapeutes, spécialistes en réadaptation, radiologie, ophtalmologie, etc.).Une transition douce vers la médecine adulte est prévue à l’adolescence, avec un suivi commun entre les équipes pédiatriques et adultes, permettant de garantir une continuité des soins dans un environnement rassurant.  Image La recherche avance. Quelles sont les thérapies innovantes à suivre de près ? “Nous explorons de nouvelles pistes très prometteuses, notamment les BTK-inhibiteurs, des traitements ciblés qui freinent l’inflammation directement dans le cerveau, un phénomène de plus en plus reconnu dans la SEP”, explique le Dr. Borrelli.Parallèlement, l’équipe s’intéresse aussi à des maladies proches de la SEP, comme la maladie auto-immune anti-MOG (autrement dit MOGAD). Dans cette pathologie, le système immunitaire produit des anticorps (des défenses naturelles) contre une protéine appelée MOG (Myelin Oligodendrocyte Glycoprotein), présente dans la myéline. Il s’agit d’une affection rare qui peut provoquer des symptômes similaires à ceux de la SEP, mais le mécanisme est différent, et le traitement doit l’être aussi.“Là aussi, une étude est en cours pour tester un nouveau traitement. En l'absence d'options thérapeutiques approuvées qui sont spécifiques pour le MOGAD, il est important de trouver des thérapies ciblées au mécanisme de la maladie même ”, dit le Dr. Elands.Le projet de recherche mené par le Dr. Elands fait, par ailleurs, l'objet d'une bourse financée par le Fonds Erasme.  Image Quel est le rôle de l’H.U.B dans cette dynamique ? “Nous sommes très actifs dans les études cliniques internationales. Cela signifie que nos patients ont accès aux traitements les plus innovants dans des conditions encadrées et sûres.”, ajoute le Dr. Borrelli.La Clinique de la SEP, qui est rattachée au Service de Neurologie de l’H.U.B, est un centre de référence national, non seulement pour ses infirmières coordinatrices de recherche, mais aussi pour la qualité de son plateau technique, la rigueur des suivis médicaux, et l’expertise multidisciplinaire des équipes engagées dans la recherche, la neurologie, la neuro-imagerie et la réadaptation. C’est cette organisation, unique et complète, qui permet d’offrir une prise en charge de pointe.  Quel message souhaitez-vous transmettre aux patients et à leurs proches ? “Oui, la SEP est une maladie chronique pour laquelle il n’est pas encore de traitement curatif. Cependant, grâce aux progrès de la recherche et à une prise en charge adaptée, on peut considérablement améliorer la qualité de vie des patients, préserver leur autonomie et freiner la progression de la maladie.”, ajoute le Dr. Elands. “Revenir consulter, même après plusieurs années, pourrait encore changer l’évolution de la maladie. Les traitements ont considérablement évolué : il y a 20 ans, on avait seulement une ou deux options injectables. Aujourd’hui, on peut proposer une quinzaine de traitements différents. C’est un développement remarquable”. “Trop de patients renoncent à consulter, pensant qu’on ne peut rien faire. Or, une prise en charge précoce et complète permet souvent de ralentir la progression de la maladie, de limiter les poussées, et surtout de préserver la qualité de vie.”, conclut le Dr. Borrelli.  Besoin d’un avis ou d’un rendez-vous ? La Clinique de la SEP de l’H.U.B accueille tout patient avec un diagnostic de sclérose en plaques ou maladie apparentée. Pour plus d’informations ou pour un rendez-vous :Email : SecMed [dot] Neuro [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (SecMed[dot]Neuro[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be) Prise de rendez-vous : +32 (0)2 555 3357Et pour un soutien supplémentaire :Ligue Belge de la Sclérose en Plaques : www.liguesep.be Fondation Charcot : www.fondation-charcot.org