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La schizophrénie : un trouble complexe, aux formes multiples
À l’occasion de la Journée Mondiale de la Schizophrénie, le Prof. Pierre Oswald, Directeur du Service de Psychiatrie de l’H.U.B, ouvre des perspectives quant à la façon dont ce trouble est défini, perçu et surtout prise en charge. Comment définir la schizophrénie ?La schizophrénie est un trouble psychiatrique qui affecte la perception, les pensées, les émotions et le comportement. Ce n’est pas un trouble chronique, mais plutôt global, multiforme, protéiforme, qui affecte le patient dans différentes dimensions. Chez certains patients, ce trouble peut se manifester quand la personne rencontre des difficultés à gérer certaines obligations de la vie de tous les jours, à concrétiser des envies, des projets, un idéal de vie ou à atteindre des objectifs spécifiques. Chez d’autres, il se caractérise par épisodes psychotiques lors desquels le rapport à la réalité du patient devient complètement dysfonctionnel. Chez d'autres encore, le trouble peut durer très longtemps, avec de réelles difficultés ponctuelles au niveau de la concentration, de l’attention, de l’orientation et, parfois, des manifestations hallucinatoires ou délirantes. “Ce qu’il est important de retenir quand on parle de schizophrénie, c’est la notion de fluctuation. Chez certains patients, on observe une dégradation progressive de la maladie.”Pour les épisodes psychotiques, il peut s'agir d'un épisode unique en dépit duquel il est possible d’envisager une stabilité dans le rapport à la réalité et une organisation des activités quotidiennes relativement normale.Existe-t-il une ou plusieurs schizophrénies ?Il y a plusieurs schizophrénies. On parle de ce trouble de manière générale par souci de simplicité et de clarté, de bonne communication entre soignants et avec les patients.Si on veut aller plus loin, on parle de spectre de la schizophrénie, dont peut différencier les formes :Celles qui se manifestent par un épisode unique mais long (6 mois) ;Celles qui se présentent sous une forme “négative” et qui affectent l’attention, la concentration, la motivation ou la capacité du patient à “se mettre en route” ;Celles qui se présentent sous d’autres traits “positifs”, avec des éléments délirants et hallucinatoires qui ont un impact sur le quotidien du patient.Certains patients sont stables toute leur vie. D’autres patients vivent avec épisodes “négatifs” ou “positifs” ponctuels plus ou moins marqués.Comment reconnaître la forme de schizophrénie du patient ?Un diagnostic précis de la forme de schizophrénie dont souffre le patient requiert un travail scrupuleux et minutieux de la part du médecin. Notre seul outil diagnostique est un examen mental qui se présente sous forme d’interrogatoire. Nous ne disposons pas, à ce jour, d’indicateurs biologiques, ni d’imagerie médicale. Nous posons toute une série de questions, au patient et à son entourage quand cela est possible, à propos de son développement, de son parcours de vie et de sa capacité à s’adapter, ou non, à son environnement. Notre but est de collecter suffisamment d’informations et de données à interpréter pour poser un diagnostic. Image Quelle prise en charge est proposée à l’H.U.B aux patients atteints ou suspectés d’être atteints de schizophrénie ?Pour les troubles durables de schizophrénie, le traitement se base principalement sur les besoins de la personne. Dans un trouble aussi complexe et multiforme que la schizophrénie, la prise en charge peut aller de la réorganisation de leur quotidien (avec du soutien au niveau fonctionnel, des ergothérapeutes, mais aussi la possibilité de se rendre par exemple dans un Centre de jour), à des approches de remédiation cognitive qui visent, entre autres, à améliorer leur capacité de concentration par exemple.Dans les situations de crise, le trouble peut se manifester par une perte de discernement. Le rapport à la réalité est parfois tellement problématique, que c’est à nous, et non au patient, de définir les besoins à cibler. Il peut s'agir d’une approche médicamenteuse pour réduire les symptômes, d'entretiens psychothérapeutiques ou encore de psychoéducation.En bref, de toute une série de traitements qui vise à apaiser la crise et à permettre au patient de progressivement reprendre la main, en toute autonomie, sur ses responsabilités et définir lui-même ses besoins. Image “Permettre de faire des choix, c’est donner aux patients des outils pour mieux se concentrer, pour mieux penser et ne pas être trop impactés par leurs symptômes. Dans ce contexte, le concept de rétablissement est important. Il ne veut pas dire qu’on rétablit une situation antérieure, mais que l’on permet à la personne de définir des objectifs de vie qu'elle aura elle-même choisis.” Sachant que la plupart des patients schizophrènes arrivent sous contrainte, il y a tout un travail préliminaire à faire avec eux, avant de discuter de leurs besoins. Nous devons d’abord former une alliance thérapeutique car, au départ, par définition, il n’a pas envie d’être là et n'est pas réceptif. Pour créer ce lien, il faut instaurer un dialogue, une communication qui nous permettra par la suite de nous mettre d’accord sur des objectifs communs, aussi limités soient-ils (comme le repas de midi, une sortie). Cette alliance est nécessaire pour que, par la suite, le patient accepte de mener une réflexion sur ses besoins, ses objectifs, ses valeurs, ce qu’il veut valoriser au quotidien. “Le mot “handicap” ici a toute sa place, car, la schizophrénie est un trouble qui peut se manifester dans des situations de handicap et c’est là qu’on doit travailler. Cela est, par ailleurs, mis en avant dans la charte des Nations Unies pour les maladies chroniques en santé mentale.” Détection et intervention précoce : un enjeu majeur Image Un premier épisode psychotique (PEP) survient majoritairement à l’adolescence ou au début de l’âge adulte. Il s’agit d’un moment charnière où une prise en charge rapide et adaptée peut faire toute la différence. Des modèles d’intervention précoce ont été développés afin d’offrir aux jeunes concernés, ainsi qu’à leurs proches, un accompagnement intensif. L’objectif est de réduire le risque d’évolution vers des troubles psychiatriques durables, comme la schizophrénie, en intervenant dès les premiers signes.Une autre approche consiste en la détection précoce des signes avant-coureurs. Certains jeunes peuvent présenter des symptômes atténués, une vulnérabilité particulière, souvent accompagnée d’une rupture dans leur fonctionnement quotidien (difficultés scolaires, isolement social, etc.). Dans ces situations, un travail thérapeutique de prévention secondaire est possible : en renforçant les facteurs de protection et de résilience, on peut limiter les risques d’apparition d’un PEP et/ou d’un trouble psychiatrique avéré.Au sein de notre hôpital, le centre ZELIG est dédié à cette mission. Intégré au service de pédopsychiatrie et en collaboration étroite avec la psychiatrie adulte, il accompagne les jeunes de 12 à 21 ans en leur proposant des soins spécialisés et personnalisés. Cette approche favorise une continuité des soins et une transition adaptée vers l’âge adulte, un élément clé pour améliorer les trajectoires de vie des jeunes patients.Quels sont les projets menés par l’hôpital pour améliorer la compréhension/le traitement de ce trouble ?Nous désirons mieux définir les sous-groupes du spectre de la schizophrénie. Pour ce faire, il faut définir, via la détection du stress oxydatif chez les patients diagnostiqués, ceux qui correspondent plutôt à une forme de dégradation chronique et dégénérative. Les produits du stress oxydatif sont des biomarqueurs de dégradation que l’on retrouve dans un nombre important de pathologies comme le diabète ou encore la Maladie d’Alzheimer. Pour parvenir à les détecter, nous souhaitons mener une étude clinique chez des patients atteints de schizophrénie.À terme, en collaboration avec le service de pédopsychiatrie qui travaille déjà sur ce public, notre ambition pourrait être d’évaluer la présence de produits du stress oxydatif chez les jeunes patients à risque. Rappelons-le, la schizophrénie apparaît en moyenne avant 30 ans et impose une prise en charge spécifique qui implique aussi les pédopsychiatres. La détection précoce de ces biomarqueurs nous permettrait de mieux les encadrer et mieux les traiter, dans le cadre d’une démarche préventive afin de ralentir l’évolution vers des formes dégénératives.  “Cette approche démontre que notre vision de la maladie mentale est, dans ce cas, développementale, c’est-à-dire, qu’elle se développe depuis la naissance et qu’elle se manifeste parfois de manière très symptomatique, chronique ou aigüe, tout au long de la vie. Nous souhaitons vivement participer au mouvement de détection des formes plus graves de schizophrénie au moyen de ces produits du stress oxydatif.” Pour résumer, notre projet est de participer à une meilleure catégorisation de la schizophrénie pour définir quels patients, à tout âge, sont à risque de présenter une forme sévère du trouble et ainsi de définir une prise en charge adaptée.   Prof. Pierre OswaldDirecteur du Service de Psychiatrie de l’H.U.BProf. Véronique DelvenneDirectrice du Centre Expert Universitaire de psychiatrie de l’enfant et de l’Adolescent, ULBDirectrice du Service de psychiatrie du bébé, de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte, HUBSimone MarchiniPsychiatrie du bébé, de l'enfant, de l'adolescent et du jeune adulte Ressources utilesUn article sur la schizophrénie et trouble psychotiques HUDERF : https://www.huderf.be/fr/problematiques-de-sante/schizophrenie-et-troubles-psychotiquesDescriptif du centre ZELIG : https://www.erasme.be/fr/psychiatrie-infanto-juvenile-centre-zeligActus + vidéo sur la santé mentale des jeunes : https://www.erasme.be/fr/le-centre-zelig-un-radar-de-la-sante-mentale-des-jeunes
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Clinique de Chirurgie Hépato-Pancréatico-Biliaire et transplantation hépatique
Vous êtes médecin et vous souhaitez obtenir les résultats médicaux de vos patients ? Contactez notre secrétariat médical par email à SecMed [dot] GastroChir [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (SecMed[dot]GastroChir[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be) ou par téléphone au +32 (0)2 555 37 13. Une Clinique spécialisée La Clinique de Chirurgie Hépato-Bilio-Pancréatique est spécialisée dans le traitement des maladies tumorales et non tumorales du foie, de la vésicule et des voies biliaires, et du pancréas. La transplantation hépatique représente également une part importante de l’activité.  Image Image Image Un domaine chirurgical de pointe C’est un domaine de la chirurgie très pointu qui requiert un plateau technique à la pointe et pluridisciplinaire, impliquant une synergie avec d’autres spécialités médicales telles que la gastroentérologie, l’oncologie, la radiologie diagnostique et interventionnelle, l’anesthésie, les soins intensifs et l’anatomopathologie.  Une expertise unique Depuis juillet 2019, en Belgique, seuls 15 centres hospitaliers sont autorisés à réaliser des chirurgies du pancréas. En tant que premier centre francophone en termes de nombre d’interventions chirurgicales pancréatiques, l’Hôpital Erasme a acquis une grande expertise dans ce domaine, en travaillant en collaboration étroite avec les hôpitaux référents. Notre offre de soins Les principales pathologies traitées par la clinique sont :Les tumeurs bénignes et malignes du foie (carcinome hépatocellulaire, cholangiocarcinome, métastases hépatiques, adénome) ;Le cancer du pancréas, les tumeurs endocrines du pancréas, les lésions kystiques du pancréas, les complications de la pancréatite chronique ; Le cancer du duodénum et de l’ampoule ;La pathologie tumorale et lithiasique des voies biliaires et de la vésicule biliaire. Image Notre équipe Dr. Valerio LUCIDI, Directeur de la Clinique de chirurgie hépato-bilio-pancréatiqueSpécialiste en Chirurgie Hépato-pancréato-biliaire et Transplantation HépatiqueLe Dr. Lucidi est expert en chirurgie hépatique complexe et en transplantation hépatique. Il développe la chirurgie mini-invasive par voie robotique au sein de la clinique, et réalise également des interventions en chirurgie pancréatique. Il participe à de nombreuses études cliniques en chirurgie hépato-bilio-pancréatique, tant nationales qu’internationales.  Nos MédecinsPr. Ali BOHLOK, Chirurgien Spécialiste en Chirurgie Hépato-pancréato-biliaire et Transplantation HépatiqueLe Pr. Bohlok est expert dans la chirurgie hépatique notamment pour les métastases du foie, domaine dans lequel il a réalisé de nombreux travaux de recherche clinique et fondamentale au laboratoire, afin d’en améliorer le traitement et le pronostic. Il réalise également des interventions en chirurgie oncologique colorectale, métastase péritonéale et chirurgie pancréatique.Pr. Vincent DONCKIER DE DONCEEL, ChirurgienSpécialiste en Chirurgie Hépato-pancréato-biliaire Directeur du Service de Chirurgie OncologiqueLe Pr. Donckier de Donceel est expert dans la chirurgie des tumeurs du foie. Il est également fortement impliqué dans la recherche clinique et fondamentale dans ce domaine. Il est professeur de chirurgie digestive à la Faculté de Médecine de l'ULB et membre de l'Académie Royale de Médecine de Belgique.Dr. Desislava GERMANOVA, ChirurgienneSpécialiste en Chirurgie Hépato-pancréato-biliaire et Transplantation HépatiqueLe Dr. Germanova est experte dans la chirurgie hépatique, les transplantations hépatique et rénale. Elle est responsable de l’activité de transplantation hépatique et réalise également des interventions en chirurgie pancréatique.  Pr. Patrizia LOI, ChirurgienneSpécialiste en Chirurgie pancréatiqueDirectrice de la Clinique de Chirurgie oeso-gastrique, Bariatrique et Pariétale. Le Pr Loi est experte en chirurgie pancréatique et en chirurgie bariatrique. Elle est également impliquée dans la formation des étudiants en médecine, et est présidente du Master de Spécialisation en chirurgie. Dr. Julie NAVEZ, Chirurgien Praticien Hospitalier UniversitaireSpécialiste en Chirurgie Hépato-pancréato-biliaire Le Dr. Navez est experte dans la chirurgie du pancréas. Elle est très active dans la recherche du cancer du pancréas, en réalisant des travaux de recherche clinique et fondamentale avec l’équipe d’Oncologie Digestive, et en participant à des études nationales et internationales dans le domaine. Elle réalise également des interventions en chirurgie hépatique.Nos infirmières-chefJuliette HAYOIS, infirmière-chef (aile sud)Lolita MAYONGA , infirmière-chef (aile nord)Notre équipe paramédicaleNoa DAOUDY, kinésithérapeuteAmandine SZALAI, diététicienne Les services avec lesquels nous travaillons Gastro-entérologie Lien vers Gastro-entérologie Oncologie digestive Lien vers Oncologie digestive Radiologie Lien vers Radiologie Anatomopathologie Lien vers Anatomopathologie Anesthésie Lien vers Anesthésie Les spécialistes avec lesquels nous collaborons dans ces services Gastro-entérologiePr Marianna ArvanitakisPr Christophe MorenoPr Thierry GustotDr Mickaël Fernandez Y ViescaPr Hadefi AliaPr Trepo EricDr Boon NathaliePr Degré DelphineOncologie digestivePr Jean-Luc Van LaethemDr Laura MansPr Anne DemolsDr Gontran VersetDr Gay FranceDr Bucalau Ana Maria RadiologieDr Martina PezzuloDr Morgane Van WettereDr Fadi TannouriAnatomopathologiePr Laurine VersetAnesthésieDr Szegedi LazloDr Ghamgui Younes Ressources et liens utiles Nous sommes là pour vous accompagner et vous informer pas à pas. C'est pourquoi nous vous proposons une série de contenus (produits par des médecins, des chercheurs, des associations de patients ou encore par les acteurs de santé publique) qui d'une part, vous aideront à mieux comprendre votre maladie, à la gérer et, d'autre part, vous permettront d'identifier des groupes de soutien avec lesquels échanger. [SITE WEB] Chirurgie du pancréas : Remboursement dans un centre spécialisé conv… FAQ 1. Est-ce qu’on peut opérer tous les cancers du pancréas ? Seul le cancer du pancréas non métastatique et localement résécable est généralement considéré pour une résection chirurgicale. Un traitement préopératoire (dit « néoadjuvant ») peut être envisagé pour rendre la tumeur opérable. La lecture et l’interprétation des examens d’imagerie réalisés peut être différente, raison pour laquelle il est vivement conseillé d’adresser le dossier pour second avis dans un centre de référence pour relecture des clichés par des spécialistes experts du pancréas.  2. Quelles sont les principales complications de la chirurgie pancréatique ? Cela dépend de l’intervention pancréatique réalisée. En cas de duodénopancréatectomie céphalique, on peut développer une fistule pancréatique par défaut de cicatrisation de la suture pancréatique, qui peut entrainer de l’inflammation, un sepsis (infection) voire plus rarement une hémorragie. On peut également présenter un retard de la vidange de l’estomac entraînant des nausées, des vomissements et la nécessité de mise en place d’une sonde gastrique retardant la réalimentation orale.En cas de (spléno-)pancréatectomie gauche, la complication la plus fréquente est la fistule pancréatique au niveau de la tranche de section de pancréatectomie, responsable de la formation d’une collection (poche de liquide) au niveau du site opératoire. Cette collection peut disparaitre spontanément ou nécessiter un drainage interne par endoscopie.A plus long terme, il peut apparaitre une malabsorption des graisses en raison de la réduction de la production d'enzymes pancréatiques (que l’on traite par gélule d’enzymes pancréatiques), ou encore un diabète secondaire à une diminution de la production d’insuline (nécessitant un traitement antidiabétique).   3. Quelles sont les principales complications de la chirurgie hépatique ? Elles sont variables en fonction de la complexité de la chirurgie hépatique réalisée. Bien que relativement peu fréquentes, les complications liées au geste opératoire sont l’hémorragie (le foie étant un organe hautement vascularisé), la fistule biliaire pouvant entrainer un sepsis (infection), ainsi que l’insuffisance hépatique aiguë, en cas de résection hépatique majeure. Ces complications devront être détectées précocement, grâce à des visites postopératoires régulières et à la réalisation de prises de sang dans les jours qui suivent l’intervention.  4. Qu’est-ce qu’une plaie biliaire après cholécystectomie et comment la prendre en charge ? Une plaie biliaire est le plus souvent faite au cours d’une cholécystectomie (ablation de la vésicule biliaire) et est une complication rare mais potentiellement grave. Elle peut être détectée au moment de l’intervention ou en période postopératoire. Elle survient lorsqu'un canal biliaire (comme le canal cholédoque ou un autre canal biliaire) est accidentellement blessé pendant l'intervention. Cela peut entrainer une fuite de bile dans la cavité abdominale ou un ictère (ou jaunisse) secondaire à une obstruction du canal biliaire.La prise en charge de la plaie biliaire dépend de sa gravité, mais il est capital de la détecter précocement et de la prendre en charge de manière appropriée dès le début, et d’être référé dans un centre d’expertise si elle ne peut pas être adéquatement prise en charge par votre chirurgien ou l’équipe locale. 5. J’ai des calculs dans la vésicule biliaire. Dois-je être opéré.e ? La présence de calculs dans la vésicule biliaire est appelée une lithiase vésiculaire. Ces calculs peuvent être asymptomatiques (découverts fortuitement) ou être responsable de douleurs abdominales, voire se compliquer de cholécystite aiguë (inflammation de la vésicule biliaire), d’angiocholite (infection des voies biliaires), voire de pancréatite aiguë (inflammation du pancréas). La lithiase vésiculaire asymptomatique ne nécessite pas de traitement. Toutes les autres indications précitées, soit une lithiase vésiculaire symptomatique, constituent une indication de cholécystectomie (ablation de la vésicule biliaire). 6. Quelles sont les indications de transplantation hépatique ? La transplantation hépatique est une intervention chirurgicale majeure consistant à remplacer un foie malade par un foie sain provenant d'un donneur d’organes. Elle est indiquée principalement lorsque le foie ne peut plus remplir ses fonctions vitales (insuffisance hépatique aiguë ou chronique) et qui menace la vie du patient, ou dans le traitement du cancer du foie. Insuffisance hépatique chronique (cirrhose) : secondaire à une hépatite virale, à une stéatohépatite (inflammation liée à l’obésité et/ou au diabète), à une consommation excessive et prolongée d’alcool, à une maladie auto-immune, ou une cause restant inconnue.Cancer du foie : de type hépatocarcinomeInsuffisance hépatique aiguë : d’origine virale, médicamenteuse, toxique ou encore après chirurgieMaladies héréditaires, auto-immunes,… du foie 7. Quelle est la durée moyenne d’hospitalisation pour une chirurgie hépato-pancréato-biliaire élective ? La durée moyenne d’hospitalisation dépend de l’intervention réalisée :Résection partielle du foie (hépatectomie) : si l’hépatectomie est mineure (de faible volume), l’hospitalisation dure en moyenne 3 jours. Si l’hépatectomie est majeure, elle durera 7 à 10 jours.Résection partielle du pancréas (pancréatectomie) : en cas de (spléno-)pancréatectomie gauche, l’hospitalisation dure en moyenne 7 jours. En cas de duodénopancréatectomie céphalique, elle durera 10 à 14 jours.Résection de la vésicule biliaire (cholécystectomie) : l’hospitalisation est de 2 jours (1 nuit à l’hôpital).Ces durées sont variables en fonction de l’apparition de complications postopératoires 8. Quelles sont les conséquences d’une splénectomie (ablation de la rate) ? La rate joue un rôle clé dans la filtration du sang, le stockage de cellules sanguines (notamment des plaquettes) et la réponse immunitaire. Son ablation peut exposer à :Un risque d’infection, en particulier celles causées par des bactéries encapsulées telles que Streptococcus pneumoniae, Haemophilus influenzae et Neisseria meningitidis.Un risque de thrombose en postopératoire précoce, les plaquettes n’étant plus stockées dans la rate, leur nombre dans le sang peuvent augmenter de façon temporaire.Pour se prémunir du risque infectieux, il est recommandé de se faire vacciner contre les bactéries encapsulées (pneumocoques, méningocoques, Haemophilus influenzae), et ce à vie (un rappel des vaccins peut être nécessaire). Il faudra également prendre des antibiotiques prophylactiques en cas de fièvre ou de signes d'infection (prescris par le médecin infectiologue). 9. Quand faut-il enlever une glande surrénale ? L'ablation d'une glande surrénale (surrénalectomie), peut être nécessaire lorsque la glande surrénale est malade ou présente des anomalies. Adénome surrénalien sécrétant : syndrome de Cushing, syndrome de Conn (hyperaldostéronisme), phéochromocytome.Tumeur maligne surrénalienne : corticosurrénalome  métastase dans la glande surrénale.Incidentalome (tumeur de découverte fortuite) si la taille de la tumeur est importante ou si elle présente des signes de malignité
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Endométriose et infertilité : loin d’être une fatalité !
Le mois de mars est celui de la sensibilisation à l’endométriose. L’occasion pour l’Hôpital Universitaire de Bruxelles de s’intéresser à la question de la fertilité chez les patientes atteintes de cette maladie. Découvrez l’interview croisée du Prof. Maxime Fastrez, Directeur de la Clinique de l’Endométriose de l’H.U.B, et du Dr. Catherine Houba, Directrice de la Clinique de la Fertilité de l’H.U.B. Qu’est-ce que l’endométriose ?L’endométriose est une pathologie qui se définit par la croissance de tissus semblables à l’endomètre à l’extérieur de la cavité utérine. Elle peut être totalement asymptomatique. Quand elle se manifeste, elle provoque essentiellement des douleurs pelviennes, parfois rythmées par le cycle menstruel. Chez certaines patientes, l’endométriose peut causer une diminution de la fertilité. On estime que 30 à 50% des femmes souffrant d‘endométriose sont hypofertiles.  Image En quoi cette maladie peut-elle causer de l’infertilité ?Il y a plusieurs raisons pour lesquelles l’endométriose peut rendre hypofertile. La première est qu’il s’agit d’une pathologie hautement inflammatoire qui provoque des adhérences dans la cavité pelvienne, entre les organes reproducteurs internes. Ces adhérences induisent des anomalies de circulation et de rencontre des gamètes (les cellules reproductrices) et des embryons. La seconde raison est liée au fait que l’inflammation induite par l’endométriose rend toxique l’environnement pelvien dans lequel circulent les gamètes et les embryons. Cette toxicité a un impact sur leur qualité et leur nombre, même s’il n’y pas de problème mécanique.  La troisième raison est liée aux défauts d’implantation embryonnaire causés par un endomètre dysfonctionnel. Enfin, on constate qu’à âge égal, les patientes atteintes d’endométriose ont une réserve ovarienne moins importante que les patientes qui ne sont pas atteintes de cette maladie.Avant toute chose, il est important de définir la fertilité. Dit simplement, c’est le temps nécessaire à l’obtention d’une grossesse. Les patientes atteintes d’endométriose ont parfois besoin de plus de temps, plus de cycles, pour concevoir. Si après un an, les tentatives de conception restent infructueuses, la question de l’hypofertilité va se poser. Un autre facteur qui joue sur la fertilité des patientes atteintes d’endométriose sont les douleurs ressenties lors de la pénétration. Si la patiente a mal, le couple aura moins de rapports sexuels complets. Ce faisant, les chances que le rapport ait lieu au bon moment, c'est-à-dire celui de l’ovulation, diminuent, elles aussi. Image Quelles sont les mesures préventives qui peuvent être mises en place pour accompagner les patientes atteintes d’endométriose et qui souhaitent avoir des enfants ?Quand le diagnostic de l’endométriose est confirmé, les patientes peuvent se voir proposer un traitement médical afin d’empêcher que la maladie ne se développe et “abîme” les ovaires et l’utérus. Ce qui est stratégique pour les patientes qui ont un désir d’enfant en se sachant atteinte d’endométriose, c’est de planifier sans attendre la construction de leur famille. L’âge est un facteur de risque important d’hypofertilité, donc plus tôt la patiente essaiera de tomber enceinte, plus elle se donnera de chances. Bien entendu, pour les patientes qui veulent des enfants, mais souhaitent, ou doivent, encore attendre, il est possible de préserver la fertilité en congelant des ovocytes avant l’âge de 38 ans.Ce qu’il faut peut-être mentionner en tout premier lieu, c’est la bonne information à délivrer aux patientes sur l’hypofertilité, les raisons pour lesquelles l’endométriose peut rendre certaines patientes hypofertiles, mais aussi sur les options thérapeutiques qui peuvent leur être proposées. Aujourd’hui, la prise en charge des patientes atteintes d’endométriose relève d’une médecine hyper personnalisée, en fonction de leur situation et de leurs besoins.  Image Quelles sont, justement, les options thérapeutiques disponibles à l’H.U.B pour les patientes atteintes d’endométriose et qui rencontrent des problèmes d’infertilité ?Dans certains cas, la chirurgie peut être proposée à ces patientes pour améliorer la fertilité. Le fait de détruire toutes les lésions causées par l’endométriose permet de restaurer une fertilité spontanée. Pour les patientes qui se font opérer, une réunion multidisciplinaire a lieu, avant et après l’intervention, afin de définir un plan qui, généralement, inclut une période d’essai de conception spontanée d’environ 6 mois. Si cette dernière s’avère infructueuse, elle est suivie par des traitements de PMA (Procréation Médicalement Assistée). Bien entendu, la prise en charge est discutée et ajustée en fonction de la situation de la patiente à chaque étape de son parcours de soin. Quand il n’y a pas d’indication opératoire, la Fécondation In Vitro (F.I.V) est proposée d’emblée aux patientes qui présentent une endométriose à un stade avancé. De manière générale, Il est recommandé de ne pas prolonger la période d’essai de conception spontanée au-delà d’un an, au risque de voir les lésions d’endométriose s’aggraver, car chaque nouveau cycle spontané les alimente. C'est un juste équilibre à trouver entre le fait d’essayer de tomber enceinte naturellement et celui de ne pas laisser l’endométriose prendre trop de place. Image Quels messages souhaiteriez-vous faire passer aux patientes ? Aux médecins généralistes ? Aux gynécologues ?Lorsqu’une patiente sait qu’elle a de l’endométriose et si elle veut un enfant, il est recommandé d’essayer d’être enceinte dès que possible et de consulter un.e spécialiste si, après six mois d’essai, rien ne se passe, quitte à tenter encore quelques essais naturellement avant de commencer les traitements ! C’est dommage de voir des patientes attendre jusqu’à deux ans avant de consulter et qui, sans le savoir, ont laissé leur endométriose prendre de l’ampleur. Bien entendu, pour les patientes qui ont moins de 40 ans, les résultats en FIV sont bons. Après 40 ans, les chances de grossesse diminuent d’autant plus que leur réserve ovarienne a été affectée par l’endométriose et ses traitements chirurgicaux. Il faut aussi dire aux gynécologues d'opérer le moins possible une patiente qui n’a pas encore eu d’enfantLa première chose à faire est de rassurer la patiente. Ce n’est pas parce qu’une femme a de l’endométriose qu’elle va forcément rencontrer des problèmes de fertilité. Évitons d’alarmer les patientes et les couples de façon excessive ! En revanche, informons-les sur l’importance de ne pas attendre des années avant de consulter un.e spécialiste en cas d’échec des tentatives de conception spontanée. Le temps joue malheureusement contre eux. Or, la grossesse (et l’allaitement maternel pour les femmes qui le souhaitent) reste le meilleur traitement de l’endométriose car, qui dit grossesse, dit longue période sans règles et donc sans stimulation de la maladie !Il est également très important de rappeler qu’il n’existe pas UNE, mais DES endométrioses et qu’il n’y a pas forcément de lien entre l’intensité des symptômes de cette maladie et l’infertilité.  L’endométriose est une maladie très hétérogène. La majorité des patientes ne rencontrera aucun problème à tomber enceinte car, rappelons-le, la fertilité de la patiente dépend aussi de celle de son partenaire. Le style de vie, le tabagisme ou encore le surpoids sont des facteurs de risque d’hypofertilité aussi importants que l’endométriose en elle-même. Il est vrai que les patientes qui sont atteintes d’endométriose et qui ont du mal à concevoir se vivent souvent comme LE problème, alors que cette maladie est un des nombreux paramètres qui peuvent affecter la fertilité du couple. Et parfois, c’est quand le couple a recours à la PMA que l’on découvre un problème d’hypofertilité chez le partenaire et non chez la patiente. Ressources et liens utiles sur l'Endométriose et la Fertilité [FICHE] Symptômes et prise en charge de l'endométriose [SITE WEB] Toi Mon Endo, L'association Belge experte en endométriose [SITE WEB] Site d'information sur la fertilité et outils didactiques pour les j… Prof. Maxime FastrezDirecteur de la Clinique de l'EndométrioseDr. Catherine HoubaDirectrice de la Clinique de la Fertilité
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Les troubles de la parole et du langage après un AVC
À l’occasion des ateliers de l’AVC qui sont organisés par la Clinique Neurovasculaire de l’Hôpital Erasme – H.U.B, Laura Moraldo et Costanza Rollo Collura, Logopèdes, et Agnès Brison, Neurolinguiste, nous expliquent concrètement les implications des troubles de la parole et/ou du langage qui apparaissent chez les patients ayant fait un ou plusieurs AVC.  Ce mot que l’on a sur le bout de la langue... Pouvez-vous expliquer la différence entre les troubles du langage et de la parole ?Un trouble du langage acquis (aussi appelé “aphasie”) est celui qui se manifeste chez les patients qui avaient normalement développé le langage avant leur AVC. Ce trouble se traduit par l’incapacité du patient à utiliser le langage pour comprendre l’autre ou s’exprimer, tant à l’oral qu’à l’écrit. Il touche le lexique (les mots), la syntaxe (la phrase) ou encore les aspects “pragmatiques” de la communication, comme la compréhension de l’humour, de l’implicite, du second degré, tout ce qui est compliqué dans la relation du patient avec les autres.Le trouble de la parole (aussi appelé “dysarthrie”), touche, quant à lui, la capacité du patient à produire les mots qui sont dans sa tête, à enchaîner des sons lorsque les phrases sont longues ou que les séquences de sons sont complexes (ex. successions de consonnes, sons proches comme p/b ; l/n). Donc, la dysarthrie est une difficulté à articuler correctement. Elle peut aussi poser des problèmes quant à l’utilisation de la voix.Le trouble de la parole et le trouble du langage peuvent tous deux résulter d’un AVC ou d’un traumatisme crânien. Ils peuvent co-exister ou survenir indépendamment l’un de l’autre. “Dans la plupart des cas, les troubles de la parole et du langage ne viennent pas seuls. Ils sont souvent accompagnés par d’autres troubles, tels que des troubles moteurs ou cognitifs, engendrés par les lésions cérébrales que l’AVC a provoqué dans différentes zones du cerveau. C’est pourquoi la prise en charge du patient doit être multidisciplinaire”.Quelles sont les conséquences des troubles du langage et de la parole ?  Est-ce irréversible ? Image Généralement, nous expliquons au patient que les zones qui ont été touchées ne feront plus leur travail, mais que d’autres zones qui n’étaient pas nécessairement habilitées ou dont ce n’était pas le rôle vont prendre le relais. C’est ce que l’on appelle la « plasticité cérébrale », le cerveau a des capacités de réorganisation des connexions nerveuses. La récupération va dépendre de nombreux facteurs tels que la localisation et la taille de la lésion, l’âge, la motivation, la présence ou non de difficultés cognitives plus larges (mémoire, attention, etc.).Pour le patient, l’impact est surtout d’ordre psycho-social car il rencontre des difficultés majeures à échanger et interagir avec son entourage (personnel et professionnel). Cette incapacité à communiquer altère ses liens sociaux, son travail. Elle entraîne de véritables frustrations, surtout quand le patient est conscient de son trouble et de ses difficultés. “Les patients disent souvent “J'ai le mot en tête, mais il ne veut pas sortir”, ils ont vraiment le sentiment d’avoir le mot sur le bout de la langue sans pour autant parvenir à l’exprimer. Cela nous arrive à tous, mais dans le cas de l’aphasie, cela arrive parfois à chaque mot. Quand vous vivez cela toute la journée au quotidien, cela devient vite hyper frustrant et entraîner une forme d’isolement, la baisse de l’estime de soi, impact dans la vie pro du patient”.L’aidant proche est aussi fortement impacté au quotidien et doit fournir des efforts importants pour comprendre et interpréter ce que le patient tente de dire. Ces efforts permanents peuvent créer une surcharge cognitive, mentale et surtout émotionnelle pour les aidants proches qui doivent aussi apprendre à vivre avec une personne qui n’est plus celle qu’elle était avant.  Image “Le risque de burn-out est bien réel et, au-delà des problèmes de communication, les  troubles du langage et de la parole peuvent perturber la relation l’aidant et le patient dans le sens où, les rôles s’inversent. La personne qui, autrefois, était le pilier du foyer, de la famille, devient celle qui doit être pris en charge, assistée. Ce changement de dynamique peut être difficile à assumer et il existe des groupes de parole pour accompagner les aidants proches dans cette épreuve”.Les troubles de la parole et du langage chez les patients qui ont fait un ou plusieurs AVC constituent également un défi pour les soignants. La communication est clé dans le processus de revalidation, qu’il s’agisse de celle entre le soignant et le patient, le soignant et la famille du patient, les soignants entre eux. Comment aider quelqu’un à aller mieux si on ne comprend pas ou si on interprète mal ce qu’il nous dit ? C’est pourquoi nous disposons de toute une série d’outils qui, en fonction des capacités du patient, nous permettent, dans la plupart des cas, de le comprendre et de répondre à ses besoins. Nous utilisons des images, des mots écrits, des questions orales fermées (à laquelle il faut répondre par oui ou par non), l’écriture ou encore le dessin pour permettre au patient de s’exprimer et d’atténuer sa frustration. “Nous travaillons avec l’ensemble des thérapeutes impliqués dans le parcours de soin du patient afin de nous assurer que chacun comprenne au mieux ses besoins. Nous voulons  éviter les situations où les patients, excédés et découragés par leur incapacité à s’exprimer et à se faire comprendre, s’énervent et pleurent devant des professionnels de la santé qui veulent vraiment les aider et se sentent totalement impuissants”.Quelles sont les prises en charges médicales actuellement disponibles à l’Hôpital Erasme - H.U.B pour prévenir/limiter/traiter ( ?) les troubles du langage et de la parole chez les patients qui ont fait un/des AVC ? Lors d’un AVC, il faut agir le plus rapidement possible. Au niveau médical, l’H.U.B dispose d’une unité AVC (aussi appelée “Stroke Unit”) dans la Clinique Neurovasculaire qui effectue des interventions chirurgicales (la thrombectomie et la thrombolyse) pour déboucher les artères et refaire passer le flux sanguin normalement afin de limiter au maximum les lésions cérébrales.Au niveau paramédical, Le Centre de revalidation fonctionnelle neurologique ambulatoire pour adulte (CRFNA) rassemble une équipe multidisciplinaire composée de logopèdes, de kinésithérapeutes, d’ergothérapeutes, d’une psychologue, de neuropsychologues, de médecins et d’une assistante sociale qui place le patient au cœur de la prise en charge et travaillent tous en étroite collaboration pour répondre au mieux à ses besoins, mais aussi à ses objectifs personnels.Les ergothérapeutes proposent, en collaboration avec les logopèdes, des outils de communication, notamment en phase aigüe, et observent la façon dont le patient se débrouille, ils analysent ses capacités et évaluent la sévérité du trouble. Ils proposent aussi des exercices, comme par exemple, faire des catégories, assembler des mots ou encore récupérer le geste moteur pour l’écriture et mieux contrôler les mouvements pour la précision. Ces exercices sont nécessaires à toute une série d’activités qui seront menées avec les autres professionnels de la santé qui ont intervenir dans le trajet de soin du patient.  Image Les neuropsychologues travaillent sur les fonctions cognitives telles que la mémoire, l’attention, et la concentration, qui sont indispensables à la rééducation du langage et de la parole. Les kinésithérapeutes aident le patient à travailler sa posture, car cette dernière joue sur la respiration et donc sur l’expression orale. Nous avons également une psychologue dédiée au service qui accompagne le patient, mais aussi les aidants proches, dans la gestion émotionnelle et mentale de la vie après un AVC.Certains logopèdes sont présents à la “Stroke Unit” et rencontrent les patients en phase dite “aigüe”, c’est-à-dire, quand ils viennent de faire un AVC. Ils évaluent si le patient souffre d’un trouble de la déglutition pour déterminer s’il est apte à manger ou pas.Ensuite, le patient qui en a besoin est pris en charge dans le service de Revalidation Neurologique, en hospitalisation, car même si les patients sont plus stables médicalement, ils ont souvent encore besoin d’un suivi médical. Les patients ont également besoin d’un accompagnement par rapport à la perte d’autonomie qui est souvent importante au début (notamment, des troubles de la marche).D'autres logopèdes poursuivent le suivi des troubles de la déglutition (dysphagie) s’ils ne sont pas résolus et les troubles du langage (aphasie) et de la parole (dysarthrie) seront pris en charge. La rééducation pourra alors démarrer.Enfin, quand le patient entre en phase chronique, c’est-à-dire quand il doit vivre à moyen ou long terme avec les troubles induits pas l’AVC, logopèdes et neurolinguistes interviennent pour comprendre comment les choses se passent à domicile et pour faire le lien entre ce qui se passe dans le bureau et ce qui se passe à l’extérieur : il s’agit d’une étape importante, le transfert des acquis. Qu’est-ce que le patient, et/ou éventuellement l’aidant proche, peut mettre en place à domicile pour améliorer/retrouver une communication optimale ?Le patient a besoin d’un environnement calme.“L’aphasie, ce n’est pas de la surdité, c’est juste un problème de compréhension. Il ne sert donc à rien de parler fort, ni de crier pour communiquer”. Les patients qui rencontrent des troubles du langage et de la parole ont évidemment besoin de plus de temps pour formuler des mots et des phrases, il est important, même si la tentation est forte, de ne pas finir leur phrase à leur place, de ne pas les interrompre, de ne pas faire semblant de les comprendre car c’est très infantilisant et cela risque de “casser” leur désir de communication et leur motivation. Les questions fermées, celles auxquelles il faut répondre par oui ou par non, sont une excellente technique de communication. Les exercices du récapitulatif ou de reformulation sont aussi très utile aux aidants qui souhaitent s’assurer qu’ils ont bien compris ce que le patient a voulu dire. Un patient qui a fait un AVC ressent une fatigue extrême jusqu'à 2 ans après son accident. Il a donc besoin de repos pour se remettre, mais aussi pour laisser le temps à son cerveau de réorganiser les connaissances. “Souvent les personnes qui entourent le patient demandent ce qu’elles peuvent leur faire faire, mais le rôle de la famille ou de l’entourage est d’encourager et de motiver le patient dans ses efforts afin de maintenir son désir de communication. La rééducation, c’est notre métier. Ce dont les patients ont besoin de la part de leur famille, c’est de la patience et de la bienveillance”.Laura Moraldo, LogopèdeCostanza Rollo Collura, LogopèdeAgnès Brison, Neurolinguiste
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Semaine de la Recherche clinique de l’H.U.B du 19 au 23 mai 2025
Du 19 au 23 mai 2025, l'Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) a le plaisir de vous inviter à sa semaine de la Recherche clinique. Durant cet évènement, plus de 20 interventions concises de chercheurs sont programmées pour présenter leurs travaux et répondre aux questions. Les séminaires se tiendront à l'Hôpital des Enfants, sur le campus de Laeken, et sur le campus d'Anderlecht, siège de l'Institut Jules Bordet et de l'Hôpital Erasme. Pour certains séminaires, Adeline Deward, scientifique et illustratrice, réalisera des illustrations en direct. Des sandwichs seront servis à chaque séance. En parallèle, des stands seront montés dans les halls d’entrée des trois hôpitaux de l’H.U.B (Institut Jules Bordet, Hôpital Erasme et Hôpital des Enfants) pour permettre aux visiteurs des hôpitaux de rencontrer les chercheurs et d’obtenir des informations.  Vous voulez en savoir plus ? Cliquez ici pour le programme complet. Vous souhaitez vous joindre à nous ? Remplissez notre formulaire. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à envoyer un mail à communication [at] hubruxelles [dot] be (communication[at]hubruxelles[dot]be).  
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Inauguration de la Clinique de Dialyse à Domicile
Ce 18 avril, le Service de Néphrologie, Dialyse et Transplantation Rénale de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles a inauguré sa toute nouvelle Clinique de Dialyse à Domicile. Dialyse à domicile : pour la pleine autonomie du patient À cette occasion, le Dr. Anne-Lorraine Clause, Directrice de la Clinique, nous raconte en quoi les nouvelles installations répondent mieux aux besoins d’autonomie et de flexibilité des patients insuffisants rénaux, mais aussi à ceux du personnel soignant.1. Qu’est-ce que la dialyse à domicile ? Qu’est-ce que cela implique ? à quels patients s’adresse-t-elle ?La dialyse à domicile est une déclinaison de techniques de dialyse à faire chez soi dans un environnement propre. Cette approche, permet au patient d’être le plus autonome possible, avec un degré d’assistance variable allant de la simple aide logistique (livraisons …) à l’aide pour l’acte technique de dialyse lui-même, notamment en cas de troubles de la vue, de dextérité ou de mémoire. Cette aide complémentaire peut être assurée par un membre de la famille ou une infirmière qui passe à domicile. Elle est proposée aux patients qui ont envie et sont capables de gérer eux-mêmes leur traitement, tant au niveau logistique qu’au niveau de la réalisation de l’acte de dialyse, ou encore du suivi médical. Bien entendu, l’autonomie n’exclut pas l’assistance et, s’ils en ont besoin, les patients qui ont choisi la dialyse à domicile peuvent se faire aider par leur famille ou par une infirmière qui passe chez eux pour les assister. “La dialyse à domicile s'adapte à la majorité des patients atteints d’insuffisance rénale. Il existe peu de contre-indications purement médicales. C’est plutôt l’environnement socio-familial qui va influencer le choix de la technique à domicile. Comme pour toute maladie chronique avec un traitement lourd, l’entourage et le cadre personnel font toute la différence dans l’évolution de l’état du patient et son adhérence thérapeutique”.La dialyse à domicile comprend la dialyse péritonéale, manuelle ou automatisée, mais aussi l’hémodialyse. Il s’agit des mêmes techniques que celles pratiquées à l’hôpital, mais via un appareillage simplifié, miniaturisé, avec des interfaces facilitées et des sacs de dialyse préfabriqués. Ces deux techniques sont vraiment complémentaires. Elles s'adaptent au profil des patients, de leurs préférences personnelles et de leurs besoins médicaux à différents moments de leur parcours de soins. Les patients qui ont de très gros besoins de dialyse vont vers l'hémodialyse à domicile.  “Le patient peut choisir de manière hiérarchique et séquentielle dans le temps, dans son parcours d’insuffisance rénale terminale. Le choix de la technique va aussi dépendre de la capacité du patient à tolérer, ou pas, d’être en contact avec le sang, de voir un cathéter sous le nombril, etc.”2. En quoi la nouvelle clinique qui vient d’être inaugurée répond à ces besoins ?La nouvelle Clinique de dialyse à domicile s’est structurée au cours de cinq dernières années avec l’augmentation de la patientèle. Elle propose désormais à chaque patient une offre de soins plus variée et surtout plus personnalisée. “La création de la Clinique est une reconnaissance légitime du travail de structuration et d’organisation qui a été mis en œuvre par l’équipe. Cette reconnaissance nous encourage à structurer davantage, et de manière plus approfondie, l’organisation et la délivrance des soins afin d’améliorer encore le parcours du patient, de la pré-suppléance rénale, à la transition vers d’autres techniques, en passant par l’éducation, l’écolage et le suivi médical”. Une clinique doit respecter les standards de qualité. Des objectifs précis ont été fixés, les acteurs principaux sont désormais facilement identifiables et le personnel soignant organisé en référents. La clinique peut aussi accueillir des études cliniques, mettre en place des registres de qualités, proposer des événements qui sont autant d’activités essentielles à la mission académique de l’H.U.B. 3. Combien de patients accompagnez-vous chaque année ? quelles sont leurs spécificités ?“Nous accueillons chaque année près d'une soixantaine de patients. Bien entendu, il y a un turn-over important avec les patients incidents et sortants qui, en fonction de leurs besoins, viennent pour une période transitoire, sortent à la suite d'une greffe ou à un décès. Le nombre de patients a augmenté ces cinq dernières années.”Face à cette augmentation, il était impératif de créer la clinique qui permettrait aux équipes d’être plus performantes dans la prise en charge des patients. La Clinique de dialyse à domicile répond à une certaine masse critique de patients pour laquelle des protocoles et des espaces adaptés sont requis. La clinique dispose désormais d’espaces dédiés à l’éducation, à l’écolage, au repli quand les patients rencontrent des problèmes avec la technique chez eux. L’intimité et la communication sont bien évidemment essentielles et la configuration de la clinique répond à ces besoins et aux normes qui leur sont associées, pour les patients comme pour le personnel soignant.4. Quelles sont les autres options de dialyse proposées à l’H.U.B ? Comment savoir laquelle choisir ?Les options de dialyse dépendent du contexte socio-familial et médical du patient, mais aussi de son âge.L’hémodialyse en centre, à haute surveillance, est plus adaptée aux patients qui arrivent en dialyse en urgence, ou aux patients extrêmement fragiles et isolés qui n’ont pas d’envie de s’autonomiser ou qui ne sont pas capable de faire les soins et préfèrent être pris en charge par l’hôpital.L’hémodialyse “self-care” est une technique alternative qui se fait entre l’hôpital et la maison. Le patient réalise les gestes techniques, mais la surveillance de son traitement se fait encore dans une structure médicalisée.L’hémodialyse de nuit, quant à elle, est une option pour les patients qui ont des besoins de dialyse assez importants (3 nuits par semaine), qui souhaitent être libres la journée, notamment pour travailler. Cette technique est entièrement assurée par les infirmières qui s’occupent de tout.La dialyse péritonéale manuelle, est une technique de dialyse où le patient effectue lui-même plusieurs échanges de liquide dans l’abdomen au cours de la journée, à la main, sans machine.La dialyse péritonéale automatisée, est une forme de dialyse réalisée principalement la nuit à l’aide d’une machine (cycler) qui effectue automatiquement les échanges pendant le sommeil.L’hémodialyse à domicile, est une méthode où le patient se dialyse chez lui, à l’aide d’une machine qui filtre son sang, généralement plusieurs fois par semaine, après avoir été formé pour utiliser l’équipement en toute sécurité.L’H.U.B est le seul hôpital de Bruxelles à proposer l’hémodialyse de nuit.L’hémodialyse à domicile est pratique car elle offre une flexibilité horaire au patient qui peut choisir entre une longue hémodialyse durant la nuit ou une hémodialyse plus courte au quotidien. Ce choix est discuté en fonction des besoins du patient, de ses préférences, de ses objectifs personnels, de son cadre de vie. “Le gros avantage de la dialyse à domicile est que le patient n’est pas contraint par l’aspect de groupe. Il décide quand effectuer son traitement, moyennant bien évidemment, un schéma qui a été discuté avec le médecin. La dialyse est un traitement lourd et nous mettons tout en œuvre pour offrir aux patients un maximum d’autonomie et de flexibilité via des plans de soins personnalisés”.    Dr. Anne-Lorraine CLAUSENéphrologue, Directrice de la Clinique de la Dialyse
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Le Service des Urgences fait peau neuve
Dans le cadre de l’inauguration de la nouvelle route et des nouvelles infrastructures d’accueil des Urgences, Adeline Higuet, Directrice du Service, nous explique sa vision des Urgences, du projet de rénovation et des prochaines étapes des travaux. Dans le projet de rénovation du Service des Urgences, l’architecture fait la fonction et la fonction est soutenue par l’architecture dans le sens où, on adapte la configuration des infrastructures à la manière dont on veut pratiquer la médecine d’urgence. Cette démarche s’articule autour du concept de “Marche en avant” qui est utilisé par les Services d’Urgences les plus modernes.La “Marche en avant” place le patient au centre d’un flux continu, qui le fait avancer dans des zones de soins dédiées où l’architecture hospitalière combinée à une fonction médicale en binôme (médecins et infirmier.e.s urgentistes) assure une prise en charge globale, bienveillante et fluide, de son entrée aux urgences jusqu’à sa sortie ou son hospitalisation. L’intérêt de cette approche est qu’elle permet une prise en charge plus rapide des patients. Notre but est, bien entendu, d’être le plus efficients possible tout en restant humains et respectueux des patients, de leurs besoins, de leur situation.Dans ce concept, la première zone de soins est composée de l’accueil et d’une salle d’attente pour les adultes et pour les urgences pédiatriques. La zone centrale est occupée par 3 box de tri essentiels aux mécanismes de “Marche en avant”.“Nous avons également développé une spécificité au niveau du tri médical (le tri 3) avec la création d’un tri médical dit “Ultra Ultra Court”, qui concerne la gestion des urgences « non urgentes » qui peuvent être rapidement résolues et qui ne nécessitent pas que le patient entre dans la zone de soins réservée aux cas plus graves. Cette zone dispose d’une salle d’attente dédiée.”  Ce sont ces trois espaces, ainsi qu’une salle de détente destinée à assurer le bien-être du personnel, qui occupent la nouvelle partie du Service des Urgences dont l’ouverture est programmée en mai.Le reste de la rénovation concerne le Service des Urgences actuel, actuellement en cours de transformation pour être remis “au goût du jour”, et qui va inclure des aménagements structurels qui nous permettront de travailler par zone de soins. En l’occurrence :La zone de tri 4, dédiée aux pathologies médicales (mineures) qui ne nécessitent pas d'hospitalisation.Les zones de soin 1, 2 et 3 dans lesquelles les patients sont répartis en fonction de la gravité de la situation et de l’importance de la prise en charge. Dans cette optique, les cas les plus urgents (de par leur sévérité) sont, eux, orientés vers le labo de choc. “Nous disposons également d’une nouvelle Unité de Surveillance (UDS) intégrée qui équipe le Service des Urgences de 6 à 8 lits d’hospitalisation provisoire.” L’UDS a été conçue pour : Les patients qui ont besoin d’être surveillés pendant 3 à 6 heures avant leur retour à domicile (dans le cas d’une commotion cérébrale par exemple, la gestion de la douleur) ;Les patients qui ont besoin d’être surveillés pendant 12 à 24 heures avant leur retour à domicile ;Les patients qui doivent être hospitalisés en attente de la libération d’un lit dans le service où ils seront ensuite transférés. Tout cela s’inscrit dans le respect du patient, de ses conditions d’accueil et aussi de la famille qui est auprès de lui. Le trauma care est une zone bien délimitée de prise en charge des pathologies chirurgicales et orthopédiques.Sa position stratégique à côté de la radiologie des urgences permet aussi une meilleure prise en charge.L’UDS ainsi que le trauma care (zones respectivement jaunes et roses) ont été rénovées en 2024.Les prochaines étapes de ce projet de rénovation du service des urgences de l'H.U.BElles touchent à la partie la plus complexe avec la rénovation de la chambre d’isolement et des cabinets de consultation de la psychiatrie, la rénovation des box médicaux ainsi que de tout l’espace de travail médico-infirmier. Cette phase de travaux est plus complexe car elle sera effectuée sans interrompre l’activité et donc dans des zones occupées par les patients. Heureusement, nous avons le soutien du département des infrastructures (DIH) qui va gérer cette problématique par un jeu de chaises musicales entre les parties inoccupées et les parties occupées du service. Notre objectif est de terminer tous les travaux pour la fin de cette année.“Les changements que nous apportons au Service des Urgences sont inspirés par des valeurs de respect, de bienveillance, d’écoute du patient, mais aussi des équipes. Le patient est au centre de tout ce que nous entreprenons.”Par ailleurs, au niveau du fonctionnement, nous avons la chance d’avoir des binômes médecins et infirmiers urgentistes de haute qualité. “Nous sommes en train de créer un modèle unique à Bruxelles d’une équipe d’urgence multidisciplinaire composée d’urgentistes mais aussi de spécialistes internistes (qui gardent un œil sur les pathologies plus rares : on trouve ce que l’on cherche) des anesthésistes, des chirurgiens, des pédiatres seniors. C'est ce panel de compétences cumulées qui rend notre service vraiment performant pour les soins aux patients d’une part et d’autre part constitue une classe d’enseignement aux médecins en formation. Une autre spécificité de notre service est que le patient soit suivi, dès son arrivée, par un binôme médico-infirmier, accroît nettement la qualité de sa prise en charge, cela est prouvé scientifiquement d’ailleurs*.”Avec ces changements, nous voulons créer une expérience patient plus fluide, positive, humaine et bienveillante. Notre mission repose sur trois notions essentielles : •    “Care”, c’est-à-dire prendre soin avec respect ;•    “Cure”, c’est-à-dire traiter les patients ;•    “Counsel”, qui repose sur notre obligation d’assurer le suivi médical du patient.“Un patient ne sort pas de chez nous sans comprendre ce qu’il a. Tous les rendez-vous suivants sont pris. Toutes les informations, tous les documents et toutes les prescriptions dont il a besoin lui sont systématiquement délivrés.”Une attention particulière est portée sur le bilinguisme dans notre service. Il y a encore beaucoup de choses à mettre en place, bien entendu, mais nous faisons tout ce qui est en notre possible avec les infirmier.e.s, les médecins et les chauffeurs du SAMU et du SMUR, pour assurer une prise en charge optimale. *Source : The impact of senior doctor assessment at triage on emergency department performance measures: systematic review and meta-analysis of comparative studies, Maysam Ali Abdulwahid 1, Andrew Booth 1, Maxine Kuczawski 1, Suzanne M Mason 1 , Emerg Med J, 2016 Jul;33(7):504-13. doi: 10.1136/emermed-2014-204388. Epub 2015 Jul 16.  Dr. Adeline HIGUETDirectrice du Service des Urgences de l'H.U.B
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Tendinopathie achilléenne chez les sportifs de haut niveau
Chez les sportifs de haut niveau, cette souffrance est fréquente, mais elle n’épargne pas non plus les coureurs du dimanche, les trentenaires motivés par un nouveau plan marathon ou les quadragénaires qui reprennent le padel après 10 ans de pause. Comment la traiter efficacement pour éviter la chronicité ? Interview avec le Dr. Hamlet Mirzoyan, Directeur du Service d'Orthopédie de l'H.U.B Courir, sauter, changer brutalement de direction : le tendon d’Achille est mis à rude épreuve dans de nombreux sports. Chez les sportifs de haut niveau, cette souffrance est fréquente, mais elle n’épargne pas non plus les coureurs du dimanche, les trentenaires motivés par un nouveau plan marathon ou les quadragénaires qui reprennent le padel après 10 ans de pause. À l’origine, une douleur modérée, un peu gênante. Puis insidieusement, la gêne devient chronique, la performance chute, le repos ne suffit plus. C’est là que le médecin généraliste entre en jeu, car il est souvent le premier à voir le patient, parfois dès les premières douleurs. Il peut initier une prise en charge adaptée, éviter les erreurs courantes et surtout prévenir une évolution vers la chronicité.C’est pourquoi, le 10 mai prochain, le Service d’Orthopédie de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) organise un symposium dédié à la prise en charge de la tendinopathie achilléenne (TA) chez les sportifs de haut niveau. L’objectif ? Mieux armer les médecins généralistes pour la gestion de cette pathologie fréquente et parfois difficile à traiter. Rencontre avec le Dr. Hamlet MIRZOYAN, Directeur du Service d’Orthopédie à l’ H.U.B et spécialiste de la médecine du sport. Image La tendinopathie achilléenne : une pathologie mal comprise, mais bien connue Contrairement aux idées reçues, la tendinopathie achilléenne n’est pas une inflammation aiguë, mais une dégénérescence progressive du tendon. Deux formes se distinguent : la tendinopathie non insérée (localisée à 2–6 cm au-dessus de l’insertion calcanéenne) qui est la plus fréquente chez les sportifs et la tendinopathie d’insertion (concerne l’attache du tendon sur le calcanéum), plus complexe à traiter. Dans les deux cas, les signes cliniques sont souvent caractéristiques : douleur postérieure à la cheville, souvent à l’effort, mais aussi au démarrage (douleur à froid qui s’atténue à chaud), douleur matinale avec une raideur au lever, gêne à la course ou à la marche prolongée, épaississement palpable du tendon ou d’un nodule. Image Le rôle essentiel du généraliste dans la prise en charge de la tendinopathie achilléenne La tendinopathie achilléenne est un motif fréquent de consultation en médecine générale, notamment chez les patients sportifs, mais pas uniquement. Le médecin généraliste joue un rôle fondamental dans la détection précoce, l’orientation thérapeutique initiale et le suivi de ces patients.Les patients qui souffrent de tendinopathie achilléenne ont souvent recours à des anti-inflammatoires à répétition ou à des infiltrations de corticoïdes. Le problème, c’est que ces traitements ne les aident pas. En revanche, ils risquent de fragiliser le tendon.“Trop souvent, les patients arrivent chez nous après plusieurs mois d’évolution, parfois même d’aggravation, alors qu’une prise en charge adaptée en amont aurait pu éviter une chronicisation”. 5 actions recommandées aux médecins généralistes dans la prise en charge primaire de la tendinopathie achilléenne Identifier les signes cliniques évocateurs : douleur à la palpation, douleur à l’étirement passif ou à la contraction résistée du triceps sural.Adapter l’activité sportive : un arrêt complet n’est pas toujours nécessaire, mais une réduction de la charge, en particulier des mouvements pliométriques (sauts, impulsions), est indispensable.Prescrire une kinésithérapie ciblée : le traitement de première intention repose sur les exercices excentriques progressifs. Il est important de référer vers des kinés formés à ces protocoles.Éviter les corticoïdes : les injections de corticoïdes augmentent, dans ce cas, le risque de rupture tendineuse.Rechercher des facteurs de risque : surcharge mécanique, erreurs d'entraînement, chaussures inadaptées, troubles statiques (pied creux, hyperpronation), mais aussi pathologies métaboliques comme le diabète. Quand le médecin généraliste réfère un patient à un spécialiste Image Certaines situations justifient un recours au spécialiste. Si la douleur persiste malgré 6 à 8 semaines de traitement bien conduit – c’est-à-dire une kinésithérapie rigoureuse et une modification de l’activité – ou s’il y a une suspicion de déchirure partielle, d’atteinte d’insertion ou de calcifications importantes, il est recommandé d’adresser le patient à un spécialiste de la médecine du sport.“Un échec de prise en charge ou une chronicisation doit alerter. Une douleur invalidante au quotidien est également un critère de référence.”Le Service d’Orthopédie de l’H.U.B propose un parcours de soins multidisciplinaire qui débute par une évaluation précise, incluant une imagerie ciblée (échographie dynamique ou IRM selon les cas), puis une discussion au sein de notre équipe composée d’orthopédistes, de médecins du sport et de kinésithérapeutes.En fonction de la gravité et de l’évolution de la tendinopathie achilléenne, le patient peut bénéficier de protocoles de rééducation avancés (excentrique, isométrique, proprioception, etc.) ; d’ondes de choc extracorporelles, efficaces dans les formes chroniques ; d’injections de PRP (plasma riche en plaquettes), dans des cas bien sélectionnés ; et, en dernier recours et dans la mesure du possible, d’un traitement chirurgical mini-invasif.“Pour les sportifs de haut niveau, l’enjeu est aussi de planifier un retour progressif à la performance, en adaptant les charges d’entraînement, ce que nous faisons en étroite collaboration avec leurs entraîneurs et leurs équipes médicales.”Un dialogue et une collaboration renforcés entre lignes de soinsL’objectif avec ce symposium est double : d’une part, offrir des outils concrets pour une prise en charge efficace dès la première ligne, et d’autre part, améliorer la coordination entre généralistes et spécialistes. “Nous espérons que ce symposium leur apportera des outils concrets et actualisés. La tendinopathie achilléenne n’est pas une pathologie bénigne chez le sportif : elle peut compromettre une saison, voire une carrière, si elle est négligée. Mais bien prise en charge dès la première ligne, elle évolue dans la majorité des cas de façon favorable. Le généraliste est au cœur de cette réussite.” Informations pratiques sur le symposium organisé par l’H.U.B  Date : samedi 10 mai 2025 Lieu : Institut Jules Bordet, Rue Meylemeersch, 90, 1070 Anderlecht, à l'Auditoire du Tagnon (au 1er étage). Audience : Médecins généralistes Cet évènement est accrédité. Les places sont limitées, les premiers inscrits seront les premiers servis.  L'inscription est gratuite et obligatoire. Programme et inscription Image
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Facturation : il ne s'agit pas d'une fraude
Une erreur technique est apparue dans notre système de facturation ce mois de mars dernier, il ne s'agit pas d'une fraude. Chère patiente, cher patient,Une erreur technique s’est glissée dans notre système de facturation ce mois de mars dernier.Il se peut que vous ayez reçu une facture de l’Hôpital Erasme avec un bordereau de virement indiquant l’adresse de notre Polyclinique du Lothier. Soyez rassuré, il ne s’agit pas d’une fraude. Votre facture peut bien être payée sur le numéro de compte mentionné. Seul le nom et l’adresse du bénéficiaire sont inexactes.Toutes nos excuses pour ces désagréments.Bien à vous,Le service facturation de l’H.U.B
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De patient à pair-aidant : un soutien précieux en pédopsy
Carlos, en stage au sein de l'équipe du Centre de Pédopsychiatrie ZELIG, accompagne adolescents et jeunes adultes grâce à son propre parcours de rétablissement Interview avec Carlos, stagiaire pair-aidant au Centre de Pédopsychiatrie ZELIG de l'Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) La pair-aidance, une approche encore en développement dans le domaine de la santé mentale, s'est peu à peu imposée comme un soutien précieux. Carlos a effectué son stage en tant que pair-aidant au Centre de pédopsychiatrie ZELIG (Erasme Medical Center) de janvier à avril 2025. Il nous partage ici son expérience enrichissante au sein de l’équipe. Les jeunes patients, comme leurs proches, trouvent souvent rassurant de pouvoir dialoguer avec quelqu'un qui a traversé des expériences similaires Carlos Pair-aidant au Centre de Pédopsychiatrie ZELIG La pair-aidance : une approche humaine et complémentaire Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce concept, pouvez-vous expliquer ce que représente la pair-aidance en santé mentale ?Pour moi, la pair-aidance est un moyen de partager son propre vécu afin de soutenir ceux qui traversent une période difficile en santé mentale. L'idée est de montrer qu'il est possible de se rétablir, et d'offrir de l’espoir en témoignant de son parcours. Dans ce rôle, l’expérience personnelle devient un outil thérapeutique précieux. J'ai découvert ZELIG pendant ma formation en santé mentale à la Plateforme Bruxelloise pour la Santé Mentale (PBSM), où je suis en train de terminer une formation de pair-aidant. La première année de cette formation se concentre sur l'expertise du vécu, et la seconde année sur la pratique du rôle de pair-aidant, en abordant divers aspects comme les pathologies, l’éthique, la déontologie, et l’écoute active.Les défis et la formation des pair-aidants                Quels sont les principaux défis rencontrés par les pair-aidants dans leur travail au quotidien ?L'un des défis majeurs est de trouver sa juste place dans l'équipe. Il faut réussir à valoriser le savoir expérientiel face aux connaissances théoriques des soignants. Cela demande un travail intérieur pour me dire que mon vécu, en tant que pair-aidant, constitue une complémentarité aux savoirs académiques. C’est un changement de perspective qui doit s’opérer, et qui s’est déjà effectué à ZELIG, où il existe une ouverture à la dimension de l’expérience vécue. Un autre défi est d’assimiler la terminologie spécifique à la santé mentale et à la pédopsychiatrie, qui est parfois complexe et pleine d’acronymes.Quels types de formation et de soutien sont offerts pour faire face à ces défis ?La formation du pair-aidant commence par l'apprentissage de son propre parcours de rétablissement personnel. Ensuite, dans le cadre de ma professionnalisation à la PBSM, nous recevons des formations théoriques et des intervisions, où des moments de discussion avec des pairs-aidants et des formateurs permettent d’aborder les difficultés rencontrées dans la pratique. Ces intervisions, ainsi que le soutien de l’équipe de ZELIG, m’aident à m’adapter et à mieux comprendre les spécificités du travail en pédopsychiatrie. Les bénéfices pour les patients et les soignantsQuel bénéfice, selon vous, la présence de pair-aidants peut-elle avoir sur la prise en charge des adolescents et jeunes adultes confrontés à des symptômes psychotiques émergents, et plus particulièrement dans le dispositif ZELIG ?La présence d'un pair-aidant à ZELIG renforce la dimension humaine du parcours de soin. Cela permet d’ajouter une approche complémentaire aux soins traditionnels, en créant un espace de partage et d'écoute. Les jeunes patients, comme leurs proches, trouvent souvent rassurant de pouvoir dialoguer avec quelqu'un qui a traversé des expériences similaires. Cela crée un climat de confiance, essentiel pour favoriser le rétablissement.Quelles sont les réactions des jeunes et de leurs proches face à l’accompagnement d’un pair-aidant ?Les retours des jeunes et de leurs familles sont globalement positifs. Lors des entretiens et des séances de psychoéducation, ma présence est souvent sollicitée, particulièrement sur des questions liées à l’espoir et au rétablissement. Les proches des patients semblent apprécier la perspective d'un vécu personnel partagé, ce qui facilite la compréhension de ce que traversent leurs enfants ou proches.Avez-vous des expériences à partager ?Je me souviens particulièrement d'un échange avec un père d’un patient. Il m’a demandé comment j’avais changé et ce qui avait été déterminant dans mon parcours. Je lui ai expliqué qu’il y avait eu un moment clé où j'ai compris que mon rétablissement dépendait de ma propre volonté de changer certaines habitudes de vie. C’est un témoignage puissant, car il montre que la prise de conscience personnelle est un tournant majeur dans le processus de guérison. La pair-aidance dans le cadre de l’Hôpital ErasmeLe système de santé bruxellois est-il bien équipé pour intégrer la pair-aidance dans les parcours de soin ? Quels souhaits auriez-vous pour encourager cette approche ?Le centre ZELIG fait partie des institutions pionnières en Belgique, intégrant la pair-aidance dans son approche thérapeutique. Il y a une réelle volonté de la part de l’HUB et de ZELIG de promouvoir cette pratique. Cependant, il reste encore du travail à faire pour sensibiliser tous les niveaux de l’institution. Créer des moments d’échanges informels entre les soignants et les pairs-aidants pourrait permettre de mieux comprendre l’impact positif de cette approche, et faciliter l’intégration des pairs aidants dans les équipes soignantes.Quels changements pourraient être apportés pour améliorer son développement au sein de l’HUB?Il serait crucial d’établir un statut officiel pour les pairs aidants au sein des institutions de santé, en particulier dans le réseau de l’HUB. Cela permettrait de valoriser cette fonction et d’en assurer la pérennité. De plus, il est important de continuer à sensibiliser les décideurs et à démontrer les bénéfices d’une approche qui va au-delà des simples considérations budgétaires. La pair-aidance apporte une réelle valeur ajoutée au processus de soin, notamment sur le plan humain. L'avenir de la pair-aidance en santé mentaleComment projetez-vous l’évolution de la fonction de pair-aidant ?L’évolution de cette fonction sera probablement graduelle. Bien que la pair-aidance soit encore une pratique émergente, de plus en plus de professionnels de la santé reconnaissent son potentiel. Cependant, certains peuvent encore avoir des réserves, notamment en raison de préoccupations éthiques liées à l’accès aux données médicales des patients. Il s’agit d’un processus de longue haleine qui nécessitera un changement de mentalité et de pratiques dans les institutions, mais je suis optimiste quant à son avenir. Comment s'impliquer et en apprendre davantage sur la pair-aidance ?Pour en savoir plus sur la pair-aidance, il existe des formations dispensées par la PBSM et dans d’autres institutions en Belgique. Des informations sont également disponibles en ligne, notamment sur le site de la PBSM. Enfin, l’exemple de ZELIG montre qu’il est possible de s’impliquer concrètement. La pair-aidance ne doit pas être perçue comme un coût supplémentaire, mais plutôt comme un investissement dans le bien-être des patients et dans la qualité des soins.Liens:Article: Le Centre ZELIG : un radar de la santé mentale des jeunesCentre ZELIGPédopsychiatrie H.U.B - Psychiatrie du bébé, de l'enfant, de l'adolescent et du jeune adulte
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Travaux en vue pour votre sécurité
Les bétons de la façade de l’Hôpital Erasme doivent être réparés pour votre sécurité et celle de nos équipes. Un échafaudage a été posé devant les fenêtres d’une de nos façades ; le chantier durera du 10 mai au 13 juin.  Les bétons de la façade de l’Hôpital Erasme doivent être réparés pour votre sécurité et celle de nos équipes. Un échafaudage a été posé devant les fenêtres d’une de nos façades et le chantier durera du 10 mai au 13 juin.  Les nuisances sonores seront importantes à partir du 27 mai et jusqu'au 4 juin, pendant une phase de piquetage des bétons endommagés. Pour les visiteurs de l’hôpital et pour les consultations, il ne devrait y avoir aucun impact. Des nuisances doivent cependant être prévues dans certaines chambres d’hospitalisation de certains services. Nous mettons tout en œuvre pour limiter le bruit du chantier, et un film est posé sur les vitres des chambres concernées pour que chaque patient garde son intimité. Votre équipe soignante sera disponible pour répondre à toutes vos questions.