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Les infirmier.e.s relais douleur : acteurs indispensables à l’hôpital
Transmettre la connaissance en gestion de la douleur aux équipes Le rôle et les responsabilités des infirmier.e.s relais douleur sont diverses. Ces personnes sont chargées de réunir des informations afin de les transmettre à tous les collaborateurs dans leur service. Nous comptons également sur elles pour sensibiliser les équipes médicales et paramédicales aux bonnes pratiques de prise en charge de patients douloureux, qu’il s’agisse de l’évaluation de la douleur, du traitement à préconiser, du mode d’administration de ce traitement, mais aussi, si nécessaire, de la réévaluation du traitement. Nous leur fournissons des outils, des supports informatifs ainsi que des formations à mettre à la disposition de leur service. Enfin, s’ils/si elles portent un intérêt réel aux évolutions de prise en charge des patients douloureux, les infirmier.e.s relais peuvent participer à des séminaires et consulter la littérature scientifique pour rester au top de leur expertise.Une exigence de l’hôpital “Nous manquons actuellement d’infirmier.e.s référent.e.s en gestion de la douleur à l’H.U.B. Idéalement, nous devrions en avoir un.e dans tous les services de nos différentes institutions. Or, aujourd'hui, nous n’en comptons que 25. Il en faudrait trois fois plus !“Pourtant, il s’agit d’une exigence de l'hôpital. C’est pourquoi l’équipe du département d’Algologie lance la campagne “Deviens Infi Relais”, dans l’espoir de recruter et de former suffisamment d’infirmier.e.s référent.e.s douleur dans tous les sites de l’H.U.B.Il est toujours intéressant d’avoir du personnel spécialisé dans la gestion de la douleur dans chaque service. Même si elle n’est pas présente de façon aussi importante dans tous les services, elle doit être gérée de manière optimale dans l’intérêt du patient, mais aussi des soignants. Vers une vraie culture de la gestion de la douleur “Il existe une “culture” de la douleur dans le sens où on va se concentrer sur les douleurs aigües et chroniques au moment où elles se manifestent, plutôt que de tenter d’anticiper certaines douleurs, moins intenses certes, mais qui peuvent représenter un réel inconfort à terme pour le patient.” Par exemple, quand on fait une biopsie à un patient, on s’attend à ce qu’il ait un peu mal après la procédure. Ne pas anticiper cette douleur peut entraîner, a posteriori, son installation et donc, un nouveau besoin du patient qui nécessitera un traitement plus important. Bien entendu, le seuil de tolérance à la douleur varie d’une personne à l’autre. Il faut aussi être sensible à la capacité du patient à exprimer sa douleur. Ce n’est pas parce qu’il ne la verbalise pas, qu’il ne souffre pas. Les jeunes enfants, les personnes âgées ou les personnes handicapées qui ne disposent pas, ou plus, des compétences nécessaires pour communiquer ont peut-être besoin d’être soulagés. Certains signaux, comme la posture ou les paramètres médicaux, ou certains comportements, comme des gémissements ou des grimaces, peuvent donner l’alerte. Il y a des douleurs chez les personnes âgées, comme celles causées par l’arthrose, qui sont souvent considérées comme “normales” alors qu’elles pourraient être soulagées de façon plus optimale. Cette prise en charge de la douleur permet à ces patients de maintenir une mobilisation suffisante, d’être stimulés, d’améliorer leur condition physique et morale, mais aussi et surtout de préserver au maximum leur autonomie. Quand on le conçoit de cette façon, on réalise que c’est bénéfique au patient, à ses proches comme aux soignants.Une expertise et un impact essentielsLe rôle d’infirmier.e relais douleur n’est pas une fonction supplémentaire, elle s’intègre pleinement dans la pratique quotidienne. Il s’agit d’optimiser la prise en charge du patient et, grâce à une expertise et à des connaissances spécifiques, d’être capable de le soulager. “Aider quelqu’un à ne plus souffrir, et par extension, améliorer son attention, son sommeil, son humeur, son alimentation, etc. procure une grande satisfaction et fait l’objet d’une grande reconnaissance de la part du patient et de ses proches.”
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Les troubles de la parole et du langage après un AVC
À l’occasion des ateliers de l’AVC qui sont organisés par la Clinique Neurovasculaire de l’Hôpital Erasme – H.U.B, Laura Moraldo et Costanza Rollo Collura, Logopèdes, et Agnès Brison, Neurolinguiste, nous expliquent concrètement les implications des troubles de la parole et/ou du langage qui apparaissent chez les patients ayant fait un ou plusieurs AVC.  Ce mot que l’on a sur le bout de la langue... Pouvez-vous expliquer la différence entre les troubles du langage et de la parole ?Un trouble du langage acquis (aussi appelé “aphasie”) est celui qui se manifeste chez les patients qui avaient normalement développé le langage avant leur AVC. Ce trouble se traduit par l’incapacité du patient à utiliser le langage pour comprendre l’autre ou s’exprimer, tant à l’oral qu’à l’écrit. Il touche le lexique (les mots), la syntaxe (la phrase) ou encore les aspects “pragmatiques” de la communication, comme la compréhension de l’humour, de l’implicite, du second degré, tout ce qui est compliqué dans la relation du patient avec les autres.Le trouble de la parole (aussi appelé “dysarthrie”), touche, quant à lui, la capacité du patient à produire les mots qui sont dans sa tête, à enchaîner des sons lorsque les phrases sont longues ou que les séquences de sons sont complexes (ex. successions de consonnes, sons proches comme p/b ; l/n). Donc, la dysarthrie est une difficulté à articuler correctement. Elle peut aussi poser des problèmes quant à l’utilisation de la voix.Le trouble de la parole et le trouble du langage peuvent tous deux résulter d’un AVC ou d’un traumatisme crânien. Ils peuvent co-exister ou survenir indépendamment l’un de l’autre. “Dans la plupart des cas, les troubles de la parole et du langage ne viennent pas seuls. Ils sont souvent accompagnés par d’autres troubles, tels que des troubles moteurs ou cognitifs, engendrés par les lésions cérébrales que l’AVC a provoqué dans différentes zones du cerveau. C’est pourquoi la prise en charge du patient doit être multidisciplinaire”.Quelles sont les conséquences des troubles du langage et de la parole ?  Est-ce irréversible ? Image Généralement, nous expliquons au patient que les zones qui ont été touchées ne feront plus leur travail, mais que d’autres zones qui n’étaient pas nécessairement habilitées ou dont ce n’était pas le rôle vont prendre le relais. C’est ce que l’on appelle la « plasticité cérébrale », le cerveau a des capacités de réorganisation des connexions nerveuses. La récupération va dépendre de nombreux facteurs tels que la localisation et la taille de la lésion, l’âge, la motivation, la présence ou non de difficultés cognitives plus larges (mémoire, attention, etc.).Pour le patient, l’impact est surtout d’ordre psycho-social car il rencontre des difficultés majeures à échanger et interagir avec son entourage (personnel et professionnel). Cette incapacité à communiquer altère ses liens sociaux, son travail. Elle entraîne de véritables frustrations, surtout quand le patient est conscient de son trouble et de ses difficultés. “Les patients disent souvent “J'ai le mot en tête, mais il ne veut pas sortir”, ils ont vraiment le sentiment d’avoir le mot sur le bout de la langue sans pour autant parvenir à l’exprimer. Cela nous arrive à tous, mais dans le cas de l’aphasie, cela arrive parfois à chaque mot. Quand vous vivez cela toute la journée au quotidien, cela devient vite hyper frustrant et entraîner une forme d’isolement, la baisse de l’estime de soi, impact dans la vie pro du patient”.L’aidant proche est aussi fortement impacté au quotidien et doit fournir des efforts importants pour comprendre et interpréter ce que le patient tente de dire. Ces efforts permanents peuvent créer une surcharge cognitive, mentale et surtout émotionnelle pour les aidants proches qui doivent aussi apprendre à vivre avec une personne qui n’est plus celle qu’elle était avant.  Image “Le risque de burn-out est bien réel et, au-delà des problèmes de communication, les  troubles du langage et de la parole peuvent perturber la relation l’aidant et le patient dans le sens où, les rôles s’inversent. La personne qui, autrefois, était le pilier du foyer, de la famille, devient celle qui doit être pris en charge, assistée. Ce changement de dynamique peut être difficile à assumer et il existe des groupes de parole pour accompagner les aidants proches dans cette épreuve”.Les troubles de la parole et du langage chez les patients qui ont fait un ou plusieurs AVC constituent également un défi pour les soignants. La communication est clé dans le processus de revalidation, qu’il s’agisse de celle entre le soignant et le patient, le soignant et la famille du patient, les soignants entre eux. Comment aider quelqu’un à aller mieux si on ne comprend pas ou si on interprète mal ce qu’il nous dit ? C’est pourquoi nous disposons de toute une série d’outils qui, en fonction des capacités du patient, nous permettent, dans la plupart des cas, de le comprendre et de répondre à ses besoins. Nous utilisons des images, des mots écrits, des questions orales fermées (à laquelle il faut répondre par oui ou par non), l’écriture ou encore le dessin pour permettre au patient de s’exprimer et d’atténuer sa frustration. “Nous travaillons avec l’ensemble des thérapeutes impliqués dans le parcours de soin du patient afin de nous assurer que chacun comprenne au mieux ses besoins. Nous voulons  éviter les situations où les patients, excédés et découragés par leur incapacité à s’exprimer et à se faire comprendre, s’énervent et pleurent devant des professionnels de la santé qui veulent vraiment les aider et se sentent totalement impuissants”.Quelles sont les prises en charges médicales actuellement disponibles à l’Hôpital Erasme - H.U.B pour prévenir/limiter/traiter ( ?) les troubles du langage et de la parole chez les patients qui ont fait un/des AVC ? Lors d’un AVC, il faut agir le plus rapidement possible. Au niveau médical, l’H.U.B dispose d’une unité AVC (aussi appelée “Stroke Unit”) dans la Clinique Neurovasculaire qui effectue des interventions chirurgicales (la thrombectomie et la thrombolyse) pour déboucher les artères et refaire passer le flux sanguin normalement afin de limiter au maximum les lésions cérébrales.Au niveau paramédical, Le Centre de revalidation fonctionnelle neurologique ambulatoire pour adulte (CRFNA) rassemble une équipe multidisciplinaire composée de logopèdes, de kinésithérapeutes, d’ergothérapeutes, d’une psychologue, de neuropsychologues, de médecins et d’une assistante sociale qui place le patient au cœur de la prise en charge et travaillent tous en étroite collaboration pour répondre au mieux à ses besoins, mais aussi à ses objectifs personnels.Les ergothérapeutes proposent, en collaboration avec les logopèdes, des outils de communication, notamment en phase aigüe, et observent la façon dont le patient se débrouille, ils analysent ses capacités et évaluent la sévérité du trouble. Ils proposent aussi des exercices, comme par exemple, faire des catégories, assembler des mots ou encore récupérer le geste moteur pour l’écriture et mieux contrôler les mouvements pour la précision. Ces exercices sont nécessaires à toute une série d’activités qui seront menées avec les autres professionnels de la santé qui ont intervenir dans le trajet de soin du patient.  Image Les neuropsychologues travaillent sur les fonctions cognitives telles que la mémoire, l’attention, et la concentration, qui sont indispensables à la rééducation du langage et de la parole. Les kinésithérapeutes aident le patient à travailler sa posture, car cette dernière joue sur la respiration et donc sur l’expression orale. Nous avons également une psychologue dédiée au service qui accompagne le patient, mais aussi les aidants proches, dans la gestion émotionnelle et mentale de la vie après un AVC.Certains logopèdes sont présents à la “Stroke Unit” et rencontrent les patients en phase dite “aigüe”, c’est-à-dire, quand ils viennent de faire un AVC. Ils évaluent si le patient souffre d’un trouble de la déglutition pour déterminer s’il est apte à manger ou pas.Ensuite, le patient qui en a besoin est pris en charge dans le service de Revalidation Neurologique, en hospitalisation, car même si les patients sont plus stables médicalement, ils ont souvent encore besoin d’un suivi médical. Les patients ont également besoin d’un accompagnement par rapport à la perte d’autonomie qui est souvent importante au début (notamment, des troubles de la marche).D'autres logopèdes poursuivent le suivi des troubles de la déglutition (dysphagie) s’ils ne sont pas résolus et les troubles du langage (aphasie) et de la parole (dysarthrie) seront pris en charge. La rééducation pourra alors démarrer.Enfin, quand le patient entre en phase chronique, c’est-à-dire quand il doit vivre à moyen ou long terme avec les troubles induits pas l’AVC, logopèdes et neurolinguistes interviennent pour comprendre comment les choses se passent à domicile et pour faire le lien entre ce qui se passe dans le bureau et ce qui se passe à l’extérieur : il s’agit d’une étape importante, le transfert des acquis. Qu’est-ce que le patient, et/ou éventuellement l’aidant proche, peut mettre en place à domicile pour améliorer/retrouver une communication optimale ?Le patient a besoin d’un environnement calme.“L’aphasie, ce n’est pas de la surdité, c’est juste un problème de compréhension. Il ne sert donc à rien de parler fort, ni de crier pour communiquer”. Les patients qui rencontrent des troubles du langage et de la parole ont évidemment besoin de plus de temps pour formuler des mots et des phrases, il est important, même si la tentation est forte, de ne pas finir leur phrase à leur place, de ne pas les interrompre, de ne pas faire semblant de les comprendre car c’est très infantilisant et cela risque de “casser” leur désir de communication et leur motivation. Les questions fermées, celles auxquelles il faut répondre par oui ou par non, sont une excellente technique de communication. Les exercices du récapitulatif ou de reformulation sont aussi très utile aux aidants qui souhaitent s’assurer qu’ils ont bien compris ce que le patient a voulu dire. Un patient qui a fait un AVC ressent une fatigue extrême jusqu'à 2 ans après son accident. Il a donc besoin de repos pour se remettre, mais aussi pour laisser le temps à son cerveau de réorganiser les connaissances. “Souvent les personnes qui entourent le patient demandent ce qu’elles peuvent leur faire faire, mais le rôle de la famille ou de l’entourage est d’encourager et de motiver le patient dans ses efforts afin de maintenir son désir de communication. La rééducation, c’est notre métier. Ce dont les patients ont besoin de la part de leur famille, c’est de la patience et de la bienveillance”.Laura Moraldo, LogopèdeCostanza Rollo Collura, LogopèdeAgnès Brison, Neurolinguiste
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Semaine de la Recherche clinique de l’H.U.B du 19 au 23 mai 2025
Du 19 au 23 mai 2025, l'Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) a le plaisir de vous inviter à sa semaine de la Recherche clinique. Durant cet évènement, plus de 20 interventions concises de chercheurs sont programmées pour présenter leurs travaux et répondre aux questions. Les séminaires se tiendront à l'Hôpital des Enfants, sur le campus de Laeken, et sur le campus d'Anderlecht, siège de l'Institut Jules Bordet et de l'Hôpital Erasme. Pour certains séminaires, Adeline Deward, scientifique et illustratrice, réalisera des illustrations en direct. Des sandwichs seront servis à chaque séance. En parallèle, des stands seront montés dans les halls d’entrée des trois hôpitaux de l’H.U.B (Institut Jules Bordet, Hôpital Erasme et Hôpital des Enfants) pour permettre aux visiteurs des hôpitaux de rencontrer les chercheurs et d’obtenir des informations.  Vous voulez en savoir plus ? Cliquez ici pour le programme complet. Vous souhaitez vous joindre à nous ? Remplissez notre formulaire. Si vous avez des questions, n'hésitez pas à envoyer un mail à communication [at] hubruxelles [dot] be (communication[at]hubruxelles[dot]be).  
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Inauguration de la Clinique de Dialyse à Domicile
Ce 18 avril, le Service de Néphrologie, Dialyse et Transplantation Rénale de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles a inauguré sa toute nouvelle Clinique de Dialyse à Domicile. Dialyse à domicile : pour la pleine autonomie du patient À cette occasion, le Dr. Anne-Lorraine Clause, Directrice de la Clinique, nous raconte en quoi les nouvelles installations répondent mieux aux besoins d’autonomie et de flexibilité des patients insuffisants rénaux, mais aussi à ceux du personnel soignant.1. Qu’est-ce que la dialyse à domicile ? Qu’est-ce que cela implique ? à quels patients s’adresse-t-elle ?La dialyse à domicile est une déclinaison de techniques de dialyse à faire chez soi dans un environnement propre. Cette approche, permet au patient d’être le plus autonome possible, avec un degré d’assistance variable allant de la simple aide logistique (livraisons …) à l’aide pour l’acte technique de dialyse lui-même, notamment en cas de troubles de la vue, de dextérité ou de mémoire. Cette aide complémentaire peut être assurée par un membre de la famille ou une infirmière qui passe à domicile. Elle est proposée aux patients qui ont envie et sont capables de gérer eux-mêmes leur traitement, tant au niveau logistique qu’au niveau de la réalisation de l’acte de dialyse, ou encore du suivi médical. Bien entendu, l’autonomie n’exclut pas l’assistance et, s’ils en ont besoin, les patients qui ont choisi la dialyse à domicile peuvent se faire aider par leur famille ou par une infirmière qui passe chez eux pour les assister. “La dialyse à domicile s'adapte à la majorité des patients atteints d’insuffisance rénale. Il existe peu de contre-indications purement médicales. C’est plutôt l’environnement socio-familial qui va influencer le choix de la technique à domicile. Comme pour toute maladie chronique avec un traitement lourd, l’entourage et le cadre personnel font toute la différence dans l’évolution de l’état du patient et son adhérence thérapeutique”.La dialyse à domicile comprend la dialyse péritonéale, manuelle ou automatisée, mais aussi l’hémodialyse. Il s’agit des mêmes techniques que celles pratiquées à l’hôpital, mais via un appareillage simplifié, miniaturisé, avec des interfaces facilitées et des sacs de dialyse préfabriqués. Ces deux techniques sont vraiment complémentaires. Elles s'adaptent au profil des patients, de leurs préférences personnelles et de leurs besoins médicaux à différents moments de leur parcours de soins. Les patients qui ont de très gros besoins de dialyse vont vers l'hémodialyse à domicile.  “Le patient peut choisir de manière hiérarchique et séquentielle dans le temps, dans son parcours d’insuffisance rénale terminale. Le choix de la technique va aussi dépendre de la capacité du patient à tolérer, ou pas, d’être en contact avec le sang, de voir un cathéter sous le nombril, etc.”2. En quoi la nouvelle clinique qui vient d’être inaugurée répond à ces besoins ?La nouvelle Clinique de dialyse à domicile s’est structurée au cours de cinq dernières années avec l’augmentation de la patientèle. Elle propose désormais à chaque patient une offre de soins plus variée et surtout plus personnalisée. “La création de la Clinique est une reconnaissance légitime du travail de structuration et d’organisation qui a été mis en œuvre par l’équipe. Cette reconnaissance nous encourage à structurer davantage, et de manière plus approfondie, l’organisation et la délivrance des soins afin d’améliorer encore le parcours du patient, de la pré-suppléance rénale, à la transition vers d’autres techniques, en passant par l’éducation, l’écolage et le suivi médical”. Une clinique doit respecter les standards de qualité. Des objectifs précis ont été fixés, les acteurs principaux sont désormais facilement identifiables et le personnel soignant organisé en référents. La clinique peut aussi accueillir des études cliniques, mettre en place des registres de qualités, proposer des événements qui sont autant d’activités essentielles à la mission académique de l’H.U.B. 3. Combien de patients accompagnez-vous chaque année ? quelles sont leurs spécificités ?“Nous accueillons chaque année près d'une soixantaine de patients. Bien entendu, il y a un turn-over important avec les patients incidents et sortants qui, en fonction de leurs besoins, viennent pour une période transitoire, sortent à la suite d'une greffe ou à un décès. Le nombre de patients a augmenté ces cinq dernières années.”Face à cette augmentation, il était impératif de créer la clinique qui permettrait aux équipes d’être plus performantes dans la prise en charge des patients. La Clinique de dialyse à domicile répond à une certaine masse critique de patients pour laquelle des protocoles et des espaces adaptés sont requis. La clinique dispose désormais d’espaces dédiés à l’éducation, à l’écolage, au repli quand les patients rencontrent des problèmes avec la technique chez eux. L’intimité et la communication sont bien évidemment essentielles et la configuration de la clinique répond à ces besoins et aux normes qui leur sont associées, pour les patients comme pour le personnel soignant.4. Quelles sont les autres options de dialyse proposées à l’H.U.B ? Comment savoir laquelle choisir ?Les options de dialyse dépendent du contexte socio-familial et médical du patient, mais aussi de son âge.L’hémodialyse en centre, à haute surveillance, est plus adaptée aux patients qui arrivent en dialyse en urgence, ou aux patients extrêmement fragiles et isolés qui n’ont pas d’envie de s’autonomiser ou qui ne sont pas capable de faire les soins et préfèrent être pris en charge par l’hôpital.L’hémodialyse “self-care” est une technique alternative qui se fait entre l’hôpital et la maison. Le patient réalise les gestes techniques, mais la surveillance de son traitement se fait encore dans une structure médicalisée.L’hémodialyse de nuit, quant à elle, est une option pour les patients qui ont des besoins de dialyse assez importants (3 nuits par semaine), qui souhaitent être libres la journée, notamment pour travailler. Cette technique est entièrement assurée par les infirmières qui s’occupent de tout.La dialyse péritonéale manuelle, est une technique de dialyse où le patient effectue lui-même plusieurs échanges de liquide dans l’abdomen au cours de la journée, à la main, sans machine.La dialyse péritonéale automatisée, est une forme de dialyse réalisée principalement la nuit à l’aide d’une machine (cycler) qui effectue automatiquement les échanges pendant le sommeil.L’hémodialyse à domicile, est une méthode où le patient se dialyse chez lui, à l’aide d’une machine qui filtre son sang, généralement plusieurs fois par semaine, après avoir été formé pour utiliser l’équipement en toute sécurité.L’H.U.B est le seul hôpital de Bruxelles à proposer l’hémodialyse de nuit.L’hémodialyse à domicile est pratique car elle offre une flexibilité horaire au patient qui peut choisir entre une longue hémodialyse durant la nuit ou une hémodialyse plus courte au quotidien. Ce choix est discuté en fonction des besoins du patient, de ses préférences, de ses objectifs personnels, de son cadre de vie. “Le gros avantage de la dialyse à domicile est que le patient n’est pas contraint par l’aspect de groupe. Il décide quand effectuer son traitement, moyennant bien évidemment, un schéma qui a été discuté avec le médecin. La dialyse est un traitement lourd et nous mettons tout en œuvre pour offrir aux patients un maximum d’autonomie et de flexibilité via des plans de soins personnalisés”.    Dr. Anne-Lorraine CLAUSENéphrologue, Directrice de la Clinique de la Dialyse
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Le Service des Urgences fait peau neuve
Dans le cadre de l’inauguration de la nouvelle route et des nouvelles infrastructures d’accueil des Urgences, Adeline Higuet, Directrice du Service, nous explique sa vision des Urgences, du projet de rénovation et des prochaines étapes des travaux. Dans le projet de rénovation du Service des Urgences, l’architecture fait la fonction et la fonction est soutenue par l’architecture dans le sens où, on adapte la configuration des infrastructures à la manière dont on veut pratiquer la médecine d’urgence. Cette démarche s’articule autour du concept de “Marche en avant” qui est utilisé par les Services d’Urgences les plus modernes.La “Marche en avant” place le patient au centre d’un flux continu, qui le fait avancer dans des zones de soins dédiées où l’architecture hospitalière combinée à une fonction médicale en binôme (médecins et infirmier.e.s urgentistes) assure une prise en charge globale, bienveillante et fluide, de son entrée aux urgences jusqu’à sa sortie ou son hospitalisation. L’intérêt de cette approche est qu’elle permet une prise en charge plus rapide des patients. Notre but est, bien entendu, d’être le plus efficients possible tout en restant humains et respectueux des patients, de leurs besoins, de leur situation.Dans ce concept, la première zone de soins est composée de l’accueil et d’une salle d’attente pour les adultes et pour les urgences pédiatriques. La zone centrale est occupée par 3 box de tri essentiels aux mécanismes de “Marche en avant”.“Nous avons également développé une spécificité au niveau du tri médical (le tri 3) avec la création d’un tri médical dit “Ultra Ultra Court”, qui concerne la gestion des urgences « non urgentes » qui peuvent être rapidement résolues et qui ne nécessitent pas que le patient entre dans la zone de soins réservée aux cas plus graves. Cette zone dispose d’une salle d’attente dédiée.”  Ce sont ces trois espaces, ainsi qu’une salle de détente destinée à assurer le bien-être du personnel, qui occupent la nouvelle partie du Service des Urgences dont l’ouverture est programmée en mai.Le reste de la rénovation concerne le Service des Urgences actuel, actuellement en cours de transformation pour être remis “au goût du jour”, et qui va inclure des aménagements structurels qui nous permettront de travailler par zone de soins. En l’occurrence :La zone de tri 4, dédiée aux pathologies médicales (mineures) qui ne nécessitent pas d'hospitalisation.Les zones de soin 1, 2 et 3 dans lesquelles les patients sont répartis en fonction de la gravité de la situation et de l’importance de la prise en charge. Dans cette optique, les cas les plus urgents (de par leur sévérité) sont, eux, orientés vers le labo de choc. “Nous disposons également d’une nouvelle Unité de Surveillance (UDS) intégrée qui équipe le Service des Urgences de 6 à 8 lits d’hospitalisation provisoire.” L’UDS a été conçue pour : Les patients qui ont besoin d’être surveillés pendant 3 à 6 heures avant leur retour à domicile (dans le cas d’une commotion cérébrale par exemple, la gestion de la douleur) ;Les patients qui ont besoin d’être surveillés pendant 12 à 24 heures avant leur retour à domicile ;Les patients qui doivent être hospitalisés en attente de la libération d’un lit dans le service où ils seront ensuite transférés. Tout cela s’inscrit dans le respect du patient, de ses conditions d’accueil et aussi de la famille qui est auprès de lui. Le trauma care est une zone bien délimitée de prise en charge des pathologies chirurgicales et orthopédiques.Sa position stratégique à côté de la radiologie des urgences permet aussi une meilleure prise en charge.L’UDS ainsi que le trauma care (zones respectivement jaunes et roses) ont été rénovées en 2024.Les prochaines étapes de ce projet de rénovation du service des urgences de l'H.U.BElles touchent à la partie la plus complexe avec la rénovation de la chambre d’isolement et des cabinets de consultation de la psychiatrie, la rénovation des box médicaux ainsi que de tout l’espace de travail médico-infirmier. Cette phase de travaux est plus complexe car elle sera effectuée sans interrompre l’activité et donc dans des zones occupées par les patients. Heureusement, nous avons le soutien du département des infrastructures (DIH) qui va gérer cette problématique par un jeu de chaises musicales entre les parties inoccupées et les parties occupées du service. Notre objectif est de terminer tous les travaux pour la fin de cette année.“Les changements que nous apportons au Service des Urgences sont inspirés par des valeurs de respect, de bienveillance, d’écoute du patient, mais aussi des équipes. Le patient est au centre de tout ce que nous entreprenons.”Par ailleurs, au niveau du fonctionnement, nous avons la chance d’avoir des binômes médecins et infirmiers urgentistes de haute qualité. “Nous sommes en train de créer un modèle unique à Bruxelles d’une équipe d’urgence multidisciplinaire composée d’urgentistes mais aussi de spécialistes internistes (qui gardent un œil sur les pathologies plus rares : on trouve ce que l’on cherche) des anesthésistes, des chirurgiens, des pédiatres seniors. C'est ce panel de compétences cumulées qui rend notre service vraiment performant pour les soins aux patients d’une part et d’autre part constitue une classe d’enseignement aux médecins en formation. Une autre spécificité de notre service est que le patient soit suivi, dès son arrivée, par un binôme médico-infirmier, accroît nettement la qualité de sa prise en charge, cela est prouvé scientifiquement d’ailleurs*.”Avec ces changements, nous voulons créer une expérience patient plus fluide, positive, humaine et bienveillante. Notre mission repose sur trois notions essentielles : •    “Care”, c’est-à-dire prendre soin avec respect ;•    “Cure”, c’est-à-dire traiter les patients ;•    “Counsel”, qui repose sur notre obligation d’assurer le suivi médical du patient.“Un patient ne sort pas de chez nous sans comprendre ce qu’il a. Tous les rendez-vous suivants sont pris. Toutes les informations, tous les documents et toutes les prescriptions dont il a besoin lui sont systématiquement délivrés.”Une attention particulière est portée sur le bilinguisme dans notre service. Il y a encore beaucoup de choses à mettre en place, bien entendu, mais nous faisons tout ce qui est en notre possible avec les infirmier.e.s, les médecins et les chauffeurs du SAMU et du SMUR, pour assurer une prise en charge optimale. *Source : The impact of senior doctor assessment at triage on emergency department performance measures: systematic review and meta-analysis of comparative studies, Maysam Ali Abdulwahid 1, Andrew Booth 1, Maxine Kuczawski 1, Suzanne M Mason 1 , Emerg Med J, 2016 Jul;33(7):504-13. doi: 10.1136/emermed-2014-204388. Epub 2015 Jul 16.  Dr. Adeline HIGUETDirectrice du Service des Urgences de l'H.U.B
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Tendinopathie achilléenne chez les sportifs de haut niveau
Chez les sportifs de haut niveau, cette souffrance est fréquente, mais elle n’épargne pas non plus les coureurs du dimanche, les trentenaires motivés par un nouveau plan marathon ou les quadragénaires qui reprennent le padel après 10 ans de pause. Comment la traiter efficacement pour éviter la chronicité ? Interview avec le Dr. Hamlet Mirzoyan, Directeur du Service d'Orthopédie de l'H.U.B Courir, sauter, changer brutalement de direction : le tendon d’Achille est mis à rude épreuve dans de nombreux sports. Chez les sportifs de haut niveau, cette souffrance est fréquente, mais elle n’épargne pas non plus les coureurs du dimanche, les trentenaires motivés par un nouveau plan marathon ou les quadragénaires qui reprennent le padel après 10 ans de pause. À l’origine, une douleur modérée, un peu gênante. Puis insidieusement, la gêne devient chronique, la performance chute, le repos ne suffit plus. C’est là que le médecin généraliste entre en jeu, car il est souvent le premier à voir le patient, parfois dès les premières douleurs. Il peut initier une prise en charge adaptée, éviter les erreurs courantes et surtout prévenir une évolution vers la chronicité.C’est pourquoi, le 10 mai prochain, le Service d’Orthopédie de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) organise un symposium dédié à la prise en charge de la tendinopathie achilléenne (TA) chez les sportifs de haut niveau. L’objectif ? Mieux armer les médecins généralistes pour la gestion de cette pathologie fréquente et parfois difficile à traiter. Rencontre avec le Dr. Hamlet MIRZOYAN, Directeur du Service d’Orthopédie à l’ H.U.B et spécialiste de la médecine du sport. Image La tendinopathie achilléenne : une pathologie mal comprise, mais bien connue Contrairement aux idées reçues, la tendinopathie achilléenne n’est pas une inflammation aiguë, mais une dégénérescence progressive du tendon. Deux formes se distinguent : la tendinopathie non insérée (localisée à 2–6 cm au-dessus de l’insertion calcanéenne) qui est la plus fréquente chez les sportifs et la tendinopathie d’insertion (concerne l’attache du tendon sur le calcanéum), plus complexe à traiter. Dans les deux cas, les signes cliniques sont souvent caractéristiques : douleur postérieure à la cheville, souvent à l’effort, mais aussi au démarrage (douleur à froid qui s’atténue à chaud), douleur matinale avec une raideur au lever, gêne à la course ou à la marche prolongée, épaississement palpable du tendon ou d’un nodule. Image Le rôle essentiel du généraliste dans la prise en charge de la tendinopathie achilléenne La tendinopathie achilléenne est un motif fréquent de consultation en médecine générale, notamment chez les patients sportifs, mais pas uniquement. Le médecin généraliste joue un rôle fondamental dans la détection précoce, l’orientation thérapeutique initiale et le suivi de ces patients.Les patients qui souffrent de tendinopathie achilléenne ont souvent recours à des anti-inflammatoires à répétition ou à des infiltrations de corticoïdes. Le problème, c’est que ces traitements ne les aident pas. En revanche, ils risquent de fragiliser le tendon.“Trop souvent, les patients arrivent chez nous après plusieurs mois d’évolution, parfois même d’aggravation, alors qu’une prise en charge adaptée en amont aurait pu éviter une chronicisation”. 5 actions recommandées aux médecins généralistes dans la prise en charge primaire de la tendinopathie achilléenne Identifier les signes cliniques évocateurs : douleur à la palpation, douleur à l’étirement passif ou à la contraction résistée du triceps sural.Adapter l’activité sportive : un arrêt complet n’est pas toujours nécessaire, mais une réduction de la charge, en particulier des mouvements pliométriques (sauts, impulsions), est indispensable.Prescrire une kinésithérapie ciblée : le traitement de première intention repose sur les exercices excentriques progressifs. Il est important de référer vers des kinés formés à ces protocoles.Éviter les corticoïdes : les injections de corticoïdes augmentent, dans ce cas, le risque de rupture tendineuse.Rechercher des facteurs de risque : surcharge mécanique, erreurs d'entraînement, chaussures inadaptées, troubles statiques (pied creux, hyperpronation), mais aussi pathologies métaboliques comme le diabète. Quand le médecin généraliste réfère un patient à un spécialiste Image Certaines situations justifient un recours au spécialiste. Si la douleur persiste malgré 6 à 8 semaines de traitement bien conduit – c’est-à-dire une kinésithérapie rigoureuse et une modification de l’activité – ou s’il y a une suspicion de déchirure partielle, d’atteinte d’insertion ou de calcifications importantes, il est recommandé d’adresser le patient à un spécialiste de la médecine du sport.“Un échec de prise en charge ou une chronicisation doit alerter. Une douleur invalidante au quotidien est également un critère de référence.”Le Service d’Orthopédie de l’H.U.B propose un parcours de soins multidisciplinaire qui débute par une évaluation précise, incluant une imagerie ciblée (échographie dynamique ou IRM selon les cas), puis une discussion au sein de notre équipe composée d’orthopédistes, de médecins du sport et de kinésithérapeutes.En fonction de la gravité et de l’évolution de la tendinopathie achilléenne, le patient peut bénéficier de protocoles de rééducation avancés (excentrique, isométrique, proprioception, etc.) ; d’ondes de choc extracorporelles, efficaces dans les formes chroniques ; d’injections de PRP (plasma riche en plaquettes), dans des cas bien sélectionnés ; et, en dernier recours et dans la mesure du possible, d’un traitement chirurgical mini-invasif.“Pour les sportifs de haut niveau, l’enjeu est aussi de planifier un retour progressif à la performance, en adaptant les charges d’entraînement, ce que nous faisons en étroite collaboration avec leurs entraîneurs et leurs équipes médicales.”Un dialogue et une collaboration renforcés entre lignes de soinsL’objectif avec ce symposium est double : d’une part, offrir des outils concrets pour une prise en charge efficace dès la première ligne, et d’autre part, améliorer la coordination entre généralistes et spécialistes. “Nous espérons que ce symposium leur apportera des outils concrets et actualisés. La tendinopathie achilléenne n’est pas une pathologie bénigne chez le sportif : elle peut compromettre une saison, voire une carrière, si elle est négligée. Mais bien prise en charge dès la première ligne, elle évolue dans la majorité des cas de façon favorable. Le généraliste est au cœur de cette réussite.” Informations pratiques sur le symposium organisé par l’H.U.B  Date : samedi 10 mai 2025 Lieu : Institut Jules Bordet, Rue Meylemeersch, 90, 1070 Anderlecht, à l'Auditoire du Tagnon (au 1er étage). Audience : Médecins généralistes Cet évènement est accrédité. Les places sont limitées, les premiers inscrits seront les premiers servis.  L'inscription est gratuite et obligatoire. Programme et inscription Image
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Facturation : il ne s'agit pas d'une fraude
Une erreur technique est apparue dans notre système de facturation ce mois de mars dernier, il ne s'agit pas d'une fraude. Chère patiente, cher patient,Une erreur technique s’est glissée dans notre système de facturation ce mois de mars dernier.Il se peut que vous ayez reçu une facture de l’Hôpital Erasme avec un bordereau de virement indiquant l’adresse de notre Polyclinique du Lothier. Soyez rassuré, il ne s’agit pas d’une fraude. Votre facture peut bien être payée sur le numéro de compte mentionné. Seul le nom et l’adresse du bénéficiaire sont inexactes.Toutes nos excuses pour ces désagréments.Bien à vous,Le service facturation de l’H.U.B
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De patient à pair-aidant : un soutien précieux en pédopsy
Carlos, en stage au sein de l'équipe du Centre de Pédopsychiatrie ZELIG, accompagne adolescents et jeunes adultes grâce à son propre parcours de rétablissement Interview avec Carlos, stagiaire pair-aidant au Centre de Pédopsychiatrie ZELIG de l'Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) La pair-aidance, une approche encore en développement dans le domaine de la santé mentale, s'est peu à peu imposée comme un soutien précieux. Carlos a effectué son stage en tant que pair-aidant au Centre de pédopsychiatrie ZELIG (Erasme Medical Center) de janvier à avril 2025. Il nous partage ici son expérience enrichissante au sein de l’équipe. Les jeunes patients, comme leurs proches, trouvent souvent rassurant de pouvoir dialoguer avec quelqu'un qui a traversé des expériences similaires Carlos Pair-aidant au Centre de Pédopsychiatrie ZELIG La pair-aidance : une approche humaine et complémentaire Pour ceux qui ne sont pas familiers avec ce concept, pouvez-vous expliquer ce que représente la pair-aidance en santé mentale ?Pour moi, la pair-aidance est un moyen de partager son propre vécu afin de soutenir ceux qui traversent une période difficile en santé mentale. L'idée est de montrer qu'il est possible de se rétablir, et d'offrir de l’espoir en témoignant de son parcours. Dans ce rôle, l’expérience personnelle devient un outil thérapeutique précieux. J'ai découvert ZELIG pendant ma formation en santé mentale à la Plateforme Bruxelloise pour la Santé Mentale (PBSM), où je suis en train de terminer une formation de pair-aidant. La première année de cette formation se concentre sur l'expertise du vécu, et la seconde année sur la pratique du rôle de pair-aidant, en abordant divers aspects comme les pathologies, l’éthique, la déontologie, et l’écoute active.Les défis et la formation des pair-aidants                Quels sont les principaux défis rencontrés par les pair-aidants dans leur travail au quotidien ?L'un des défis majeurs est de trouver sa juste place dans l'équipe. Il faut réussir à valoriser le savoir expérientiel face aux connaissances théoriques des soignants. Cela demande un travail intérieur pour me dire que mon vécu, en tant que pair-aidant, constitue une complémentarité aux savoirs académiques. C’est un changement de perspective qui doit s’opérer, et qui s’est déjà effectué à ZELIG, où il existe une ouverture à la dimension de l’expérience vécue. Un autre défi est d’assimiler la terminologie spécifique à la santé mentale et à la pédopsychiatrie, qui est parfois complexe et pleine d’acronymes.Quels types de formation et de soutien sont offerts pour faire face à ces défis ?La formation du pair-aidant commence par l'apprentissage de son propre parcours de rétablissement personnel. Ensuite, dans le cadre de ma professionnalisation à la PBSM, nous recevons des formations théoriques et des intervisions, où des moments de discussion avec des pairs-aidants et des formateurs permettent d’aborder les difficultés rencontrées dans la pratique. Ces intervisions, ainsi que le soutien de l’équipe de ZELIG, m’aident à m’adapter et à mieux comprendre les spécificités du travail en pédopsychiatrie. Les bénéfices pour les patients et les soignantsQuel bénéfice, selon vous, la présence de pair-aidants peut-elle avoir sur la prise en charge des adolescents et jeunes adultes confrontés à des symptômes psychotiques émergents, et plus particulièrement dans le dispositif ZELIG ?La présence d'un pair-aidant à ZELIG renforce la dimension humaine du parcours de soin. Cela permet d’ajouter une approche complémentaire aux soins traditionnels, en créant un espace de partage et d'écoute. Les jeunes patients, comme leurs proches, trouvent souvent rassurant de pouvoir dialoguer avec quelqu'un qui a traversé des expériences similaires. Cela crée un climat de confiance, essentiel pour favoriser le rétablissement.Quelles sont les réactions des jeunes et de leurs proches face à l’accompagnement d’un pair-aidant ?Les retours des jeunes et de leurs familles sont globalement positifs. Lors des entretiens et des séances de psychoéducation, ma présence est souvent sollicitée, particulièrement sur des questions liées à l’espoir et au rétablissement. Les proches des patients semblent apprécier la perspective d'un vécu personnel partagé, ce qui facilite la compréhension de ce que traversent leurs enfants ou proches.Avez-vous des expériences à partager ?Je me souviens particulièrement d'un échange avec un père d’un patient. Il m’a demandé comment j’avais changé et ce qui avait été déterminant dans mon parcours. Je lui ai expliqué qu’il y avait eu un moment clé où j'ai compris que mon rétablissement dépendait de ma propre volonté de changer certaines habitudes de vie. C’est un témoignage puissant, car il montre que la prise de conscience personnelle est un tournant majeur dans le processus de guérison. La pair-aidance dans le cadre de l’Hôpital ErasmeLe système de santé bruxellois est-il bien équipé pour intégrer la pair-aidance dans les parcours de soin ? Quels souhaits auriez-vous pour encourager cette approche ?Le centre ZELIG fait partie des institutions pionnières en Belgique, intégrant la pair-aidance dans son approche thérapeutique. Il y a une réelle volonté de la part de l’HUB et de ZELIG de promouvoir cette pratique. Cependant, il reste encore du travail à faire pour sensibiliser tous les niveaux de l’institution. Créer des moments d’échanges informels entre les soignants et les pairs-aidants pourrait permettre de mieux comprendre l’impact positif de cette approche, et faciliter l’intégration des pairs aidants dans les équipes soignantes.Quels changements pourraient être apportés pour améliorer son développement au sein de l’HUB?Il serait crucial d’établir un statut officiel pour les pairs aidants au sein des institutions de santé, en particulier dans le réseau de l’HUB. Cela permettrait de valoriser cette fonction et d’en assurer la pérennité. De plus, il est important de continuer à sensibiliser les décideurs et à démontrer les bénéfices d’une approche qui va au-delà des simples considérations budgétaires. La pair-aidance apporte une réelle valeur ajoutée au processus de soin, notamment sur le plan humain. L'avenir de la pair-aidance en santé mentaleComment projetez-vous l’évolution de la fonction de pair-aidant ?L’évolution de cette fonction sera probablement graduelle. Bien que la pair-aidance soit encore une pratique émergente, de plus en plus de professionnels de la santé reconnaissent son potentiel. Cependant, certains peuvent encore avoir des réserves, notamment en raison de préoccupations éthiques liées à l’accès aux données médicales des patients. Il s’agit d’un processus de longue haleine qui nécessitera un changement de mentalité et de pratiques dans les institutions, mais je suis optimiste quant à son avenir. Comment s'impliquer et en apprendre davantage sur la pair-aidance ?Pour en savoir plus sur la pair-aidance, il existe des formations dispensées par la PBSM et dans d’autres institutions en Belgique. Des informations sont également disponibles en ligne, notamment sur le site de la PBSM. Enfin, l’exemple de ZELIG montre qu’il est possible de s’impliquer concrètement. La pair-aidance ne doit pas être perçue comme un coût supplémentaire, mais plutôt comme un investissement dans le bien-être des patients et dans la qualité des soins.Liens:Article: Le Centre ZELIG : un radar de la santé mentale des jeunesCentre ZELIGPédopsychiatrie H.U.B - Psychiatrie du bébé, de l'enfant, de l'adolescent et du jeune adulte
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Travaux en vue pour votre sécurité
Les bétons de la façade de l’Hôpital Erasme doivent être réparés pour votre sécurité et celle de nos équipes. Un échafaudage a été posé devant les fenêtres d’une de nos façades ; le chantier durera du 10 mai au 13 juin.  Les bétons de la façade de l’Hôpital Erasme doivent être réparés pour votre sécurité et celle de nos équipes. Un échafaudage a été posé devant les fenêtres d’une de nos façades et le chantier durera du 10 mai au 13 juin.  Les nuisances sonores seront importantes à partir du 27 mai et jusqu'au 4 juin, pendant une phase de piquetage des bétons endommagés. Pour les visiteurs de l’hôpital et pour les consultations, il ne devrait y avoir aucun impact. Des nuisances doivent cependant être prévues dans certaines chambres d’hospitalisation de certains services. Nous mettons tout en œuvre pour limiter le bruit du chantier, et un film est posé sur les vitres des chambres concernées pour que chaque patient garde son intimité. Votre équipe soignante sera disponible pour répondre à toutes vos questions. 
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Le service Gastro-Entérologie recrute
Dans le cadre du développement de son activité nous engageons des infirmier.ères et des aides-soignant.es Soucieux de prodiguer les soins les plus adaptés à nos patients, l'H.U.B innove au sein de ses services.C'est dans cette optique que nous développons les activités de notre service gastroentérologie de l'Hôpital Erasme et que nous recherchons des profils d'aides soignant.es et d'infirmier.ères pour viser l'excellence à nos côtés.Découvrez le service en image : https://youtube.com/shorts/j28P-p8sttk?feature=shareEt les profils que nous recherchonsInfirmier.èresAides soignant.es
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Épilepsie de l’enfant : actualités cliniques, thérapeutiques et neurodéveloppementales.
Le 27 mai à Bruxelles, un séminaire organisé par l’Epikids Neuro Center de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B.) réunira plusieurs spécialistes européens et nord-américains afin de faire le point sur les avancées récentes et les pratiques cliniques dans la prise en charge des formes rares, complexes ou résistantes de l’épilepsie de l’enfant. Longtemps cantonnée à une approche strictement symptomatique, la prise en charge de l’épilepsie de l’enfant connaît aujourd’hui des évolutions notables, portées par les progrès de la recherche fondamentale, l’affinement des approches diagnostiques et l’émergence de nouvelles stratégies thérapeutiques. À Bruxelles, un séminaire réunira prochainement plusieurs spécialistes européens et nord-américains pour faire le point sur ces avancées et partager leurs pratiques cliniques dans la prise en charge des formes complexes, rares ou résistantes de la maladie.Le Professeur Christian Korff, neurologue pédiatrique à Genève, ouvrira la session avec une présentation consacrée au développement de nouvelles molécules ciblées, destinées aux épilepsies monogéniques et réfractaires. Ses travaux, à l’interface entre recherche clinique et génétique, éclairent les perspectives thérapeutiques d’un champ encore largement exploratoire.Le neuropsychologue Simon Baijot apportera un regard complémentaire, en s’appuyant sur des cas cliniques pour illustrer comment l’évaluation neuropsychologique permet d’ajuster finement le suivi et d’anticiper certaines vulnérabilités cognitives liées à l’épilepsie.Sophie Carlier, psychologue, proposera, quant à elle, une réflexion sur la prise en charge comportementale des enfants présentant une épilepsie avec déficience intellectuelle. Elle exposera des stratégies de soin fonctionnelles, articulées autour d’objectifs réalistes et de pratiques intégrées au quotidien des familles et des équipes.L’approche chirurgicale sera représentée par deux interventions. D’une part, la Dre Claudine Sculier reviendra sur les bénéfices d’une intervention précoce dans les cas d’épilepsie réfractaire, insistant sur l’impact à la fois épileptique et cognitif de cette orientation. D’autre part, la Dre Sophie Schuind présentera la technique LITT (Laser Interstitial Thermal Therapy), une modalité encore récente en pédiatrie, qui permet de cibler précisément certaines lésions épileptogènes, avec un profil de risque modéré.Enfin, le Professeur Cecil Hahn, neurologue pédiatrique au Hospital for Sick Children de Toronto, livrera une analyse des crises épileptiques en soins intensifs, souvent silencieuses et pourtant lourdes de conséquences si elles ne sont pas identifiées à temps. Spécialiste du neuromonitoring et pionnier de l’EEG continu, il reviendra sur les outils diagnostiques et les logiques de prise en charge adaptées à ces contextes critiques.Programme and RegistrationDate: Monday 27 May 2025Time: 08:30 – 12:00Venue: P.-P. Lambert Auditorium,Place Arthur Van Gehuchten 4, 1020 BrusselsThis morning session is intended for general practitioners, paediatricians, neurologists, child psychiatrists, healthcare providers, psychologists, non-profit organisations, journalists, and anyone concerned with current issues in children’s neurological health.📧 Contact and registration: https://www.huderf.be/fr/advancing-care-and-treatment-pediatric-epilepsy 🧠 EpiKids NeuroCenter – H.U.B. https://www.huderf.be/fr/epikids-neuro-center-hub Liens:https://www.erasme.be/fr/services/neuropediatrie-0 https://www.huderf.be/fr/services/neuropediatriehttps://ligueepilepsie.be/Seminaire-EPILEPSIE-PEDIATRIQUE.html Service de Neurochirurgie Neurochirurgie | Hôpital Erasme  
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L’insuffisance cardiaque : une menace silencieuse, un dépistage précoce crucial
Le Prof. Jean-Luc Vachiery, le Prof. Ana Roussoulières et le Dr. Federica Valente – alertent sur l’urgence de mieux détecter cette maladie diagnostiquée encore trop tardivement.  L'insuffisance cardiaque : un mal insidieux, aux conséquences graves Prof. Jean-Luc Vachiery : « L’insuffisance cardiaque n’est pas une maladie rare. On estime qu’elle touche près de 250.000 personnes en Belgique, soit l’équivalent de toute la population de Gand ! »L’insuffisance cardiaque (IC) est un trouble complexe, lié à une incapacité du cœur à pomper efficacement le sang. Cela se traduit par des symptômes comme l’essoufflement, une fatigue excessive, des jambes gonflées ou encore une accumulation d’eau dans les poumons. Il existe plusieurs formes, selon la capacité de contraction du cœur – une distinction importante pour adapter les traitements.Prof. Ana Roussoulières : « Cette maladie chronique évolue souvent de manière silencieuse. Les signes ne sont pas toujours alarmants au début, mais le risque devient vite majeur : près d’un patient sur deux décède dans les cinq ans suivant le diagnostic. »Outre les infarctus ou maladies héréditaires, des facteurs de mode de vie comme la sédentarité, l’obésité ou le diabète jouent un rôle croissant dans la progression de la maladie. Et avec le vieillissement de la population, le nombre de cas ne cesse d’augmenter.  Image Le NT-proBNP, un test simple mais encore trop méconnu Heureusement, un outil permet aujourd’hui de détecter précocement l’IC : le dosage du NT-proBNP, un biomarqueur sanguin libéré par le cœur en cas de stress.Dr Federica Valente : « Il suffit d’une simple prise de sang. Ce test a une sensibilité de 99 %, ce qui signifie qu’il permet d’exclure avec une grande fiabilité une insuffisance cardiaque en cas de résultat normal. »En soins primaires, ce test améliore de 30 % la précision des diagnostics et évite jusqu’à 25 % de consultations spécialisées inutiles. Et pourtant, en Belgique, ce test, recommandé depuis des années par les sociétés savantes européennes, n’est toujours pas remboursé.Prof. Jean-Luc Vachiery : « Nous sommes l’un des derniers pays d’Europe à ne pas rembourser un test aussi fondamental. Il coûte à peine vingt euros, un montant dérisoire au regard des économies qu’il permettrait sur les hospitalisations évitables. »   Image Une journée de dépistage de l'insuffisance cardiaque pour alerter et agir Ce 14 mai, les équipes de la Clinique d’Hypertension Pulmonaire et de l’Insuffisance Cardiaque de l’Hôpital Erasme H.U.B ont organisé une journée de dépistage gratuit. Au programme : information, entretien avec des spécialistes, test rapide NT-proBNP, orientation vers des examens spécialisés (ECG, échographie) si nécessaire, et sensibilisation du grand public.Prof. Ana Roussoulières : « L’objectif était d’aller vers une médecine proactive, qui détecte les individus à risque avant que les symptômes ne deviennent graves. »Ce dépistage s’adresse à toute personne désireuse d’en savoir plus sur sa santé cardiaque et, notamment, les personnes qui présenteraient d’éventuels facteurs de risque cardiovasculaires (hypertension, diabète, antécédents familiaux, etc.).   Un appel aux autorités et aux professionnels Les trois médecins lancent un message fort aux décideurs politiques : intégrer pleinement l’insuffisance cardiaque dans les priorités de santé publique.Dr Federica Valente : « On ne peut pas continuer à laisser les soignants se battre seuls pour structurer des équipes, former des infirmiers spécialisés ou financer du télémonitoring. »Côté médecins généralistes, le test NT-proBNP constitue une aide précieuse.Prof. Jean-Luc Vachiery : « Ce n’est pas un test magique, mais c’est un excellent outil pour orienter les patients et poser rapidement un diagnostic. Encore faut-il y avoir accès en première ligne. »Enfin, pour les patients, le message est résolument optimiste.Prof. Ana Roussoulières : « L’insuffisance cardiaque n’est pas une fatalité. On dispose aujourd’hui de traitements efficaces. Il faut juste pouvoir agir à temps. »   Une prise en charge de l'insuffisance cardiaque qui évolue La gestion de l’insuffisance cardiaque repose désormais sur une approche multidisciplinaire et intégrée, combinant cardiologues, généralistes, infirmiers, kinésithérapeutes, diététiciens et assistants sociaux.Pour soutenir les professionnels, le Belgian Working Group on Heart Failure (BWGHF) a développé plusieurs initiatives, dont la plateforme “Trajet Insuffisance Cardiaque” , gratuite, visant à uniformiser les pratiques et améliorer la qualité des soins à l’échelle nationale.Le 14 mai, l’occasion d’un simple test… qui peut changer des vies.  Références Bragazzi NL et al. Burden of heart failure and underlying causes in 195 countries and territories from 1990 to 2017. Eur J Prev Cardiol. 2021;28:1682–1690. https://doi.org/10.1093/eurjpc/zwaa147Lesyuk W, Kriza C, Kolominsky-Rabas P. Cost-of-illness studies in heart failure: a systematic review 2004-2016. BMC Cardiovasc Disord. 2018;18:74. https://doi.org/10.1186/s12872-018-0815-3McDonagh TA et al. 2021 ESC Guidelines for the diagnosis and treatment of acute and chronic heart failure. Eur J Heart Fail. 2022;24:4–131. https://doi.org/10.1002/ejhf.2333Fuat A et al. The diagnostic accuracy and utility of a B-type natriuretic peptide test in a community population. Br J Gen Pract. 2006;56:327–333.Verdú JM et al. NT-proBNP optimal cut-off point for heart failure diagnosis in primary care. Rev Esp Cardiol. 2012;65(7):613–619. https://doi.org/10.1016/j.recesp.2012.01.019Fonseca C et al. NT-proBNP for heart failure diagnosis in primary care: Costs or savings? Rev Port Cardiol. 2022;41:183–193. https://doi.org/10.1016/j.repc.2021.03.009Bayes-Genis A, Rosano G. Unlocking the potential of natriuretic peptide testing in primary care: A roadmap for early heart failure diagnosis. Eur J Heart Fail. 2023;25(8):1181–1184. https://doi.org/10.1002/ejhf.2950