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"L'endométriose sans filtre", la nouvelle campagne de l'H.U.B
Mars est le mois de sensibilisation à l'endométriose. À cette occasion, l'H.U.B lance une nouvelle campagne et propose de nombreuses activités visant à informer et à impliquer le public et les professionnels de la santé dans le diagnostic et la prise en charge de cette maladie.  Une grande campagne de sensibilisation à l'Endométriose Mars est le mois international de sensibilisation à l’endométriose et, à cette occasion, l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B), et plus particulièrement, la Clinique de l'Endométriose de l'Hôpital Erasme lance une campagne spéciale intitulée « Endométriose sans filtre ». L’objectif : mieux informer le grand public, les patientes et les professionnels de santé sur cette maladie encore trop souvent méconnue, mal diagnostiquée ou banalisée. L’endométriose touche environ 1 femme sur 10 en âge de procréer et demeure difficile à diagnostiquer. Elle peut provoquer des douleurs pelviennes, des troubles digestifs ou urinaires, de la fatigue ou encore des difficultés de fertilité, avec des impacts importants sur la vie quotidienne des personnes concernées. La campagne “Endométriose sans filtre” aide à démêler mythes, connaissances fiables et avancées scientifiques autour de la maladie. Avec l’équipe de la Clinique de l’Endométriose de l’H.U.B, le public est invité à comprendre :Ce que l’on croit savoir de l’endométriose,Ce que l'on pense de la maladieCe que la science prouve grâce à la recherche et à l’expérience clinique. Découvrez le programme pour 2026 ! Image
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Traiter l’obésité en 2026
En cette journée mondiale de l'obésité, le Pr. Jean-Charles Preiser, du service de Médecine Interne et expert de l'équipe du Centre Intégré de l'Obésité de l'H.U.B, explique les nouvelles approches en matière de prise en charge de cette maladie chronique. Prévention, bilan global et approche sur-mesure Au sein du Centre Intégré de l'Obésité de l’H.U.B, le Pr. Jean-Charles Preiser, du service de Médecine Interne, reçoit des patients aux profils très différents. Certains viennent pour une tension trop élevée, d’autres pour un diabète mal équilibré, des douleurs articulaires, des troubles du sommeil. Et puis, il y a ceux qui franchissent la porte en disant simplement : « Docteur, j’ai un problème avec mon poids. »« Mon rôle, explique-t-il, est d’abord d’avoir une vision globale. L’obésité ne touche pas qu’un organe. Elle peut concerner le cœur, le foie, les articulations, le métabolisme, le sommeil. »Derrière le mot “obésité”, il y a souvent une accumulation silencieuse de complications : diabète, hypertension, apnées du sommeil, stéatose hépatique, certains cancers. Parfois déjà présentes. Parfois encore invisibles.Un bilan pour comprendre, pas pour jugerLa première étape n’est pas un traitement, mais un bilan. Prise de sang pour dépister un diabète parfois asymptomatique. Mesure de la tension artérielle. Évaluation du sommeil. Recherche d’une atteinte du foie, parfois totalement silencieuse.« Nous investiguons systématiquement les complications potentielles. Non pas pour alourdir le dossier, mais pour guider le traitement », souligne le Pr. Preiser.Car aujourd’hui, la prise en charge a évolué. Les options sont multiples : accompagnement diététique structuré ; soutien psychologique (notamment en cas de troubles du comportement alimentaire) ; traitements médicamenteux ; voire chirurgie bariatrique pour le cas les plus sévères.« Il y a quelques années, la chirurgie représentait une part importante des orientations. Aujourd’hui, les traitements médicamenteux occupent une place croissante. Environ un patient sur deux en bénéficie. La chirurgie concerne une minorité de cas, autour de 20 %. », raconte le Pr. Preiser.Les nouvelles générations de médicaments, notamment les analogues des incrétines (GLP-1, GIP) ont changé le paysage thérapeutique. Ils font partie de l’arsenal actuel, avec des résultats significatifs chez de nombreux patients. Mais ils ne sont ni automatiques, ni universels. Leur coût reste élevé et leur remboursement limité à certaines situations, notamment en cas de diabète mal contrôlé.« Il n’y a pas un traitement unique. Il y a une stratégie adaptée à chaque patient. » insiste-t-il.“Tout est à cause de votre poids” : sortir du raccourciBeaucoup de patients arrivent avec un sentiment d’épuisement : celui d’avoir entendu, consultation après consultation, que tous leurs symptômes seraient liés à leur poids.Le Pr. Preiser nuance : « Oui, l’obésité augmente le risque de nombreuses complications. Mais la probabilité de développer une maladie n’est pas strictement proportionnelle au degré d’obésité. »Certaines personnes vivant avec une obésité sévère depuis des années présentent peu de complications. D’autres, avec une obésité plus modérée, développent précocement des problèmes métaboliques ou cardiovasculaires.Pourquoi ? Le terrain génétique joue un rôle majeur. Les antécédents familiaux — infarctus, AVC, maladies hépatiques, diabète — orientent le niveau de risque. L’association avec d’autres facteurs, comme la consommation d’alcool ou le tabagisme, modifie également la donne.Le message est clair : l’obésité est un facteur de risque important, mais elle n’explique pas tout. Et chaque situation mérite d’être analysée individuellement.Une nouvelle définition : regarder la masse grasse, pas seulement le poidsDepuis 2025, la définition de l’obésité évolue : ce n’est plus seulement le poids total qui compte, mais la proportion de masse grasse.« L’objectif n’est pas de faire perdre du muscle ou de l’eau. Ce que nous visons, c’est la diminution de la masse grasse tout en préservant la masse musculaire. », rappelle le Pr. Preiser.Cette approche est particulièrement importante en gériatrie, où la perte musculaire peut aggraver la fragilité et le risque de chute. D’où l’importance d’un apport suffisant en protéines et d’une activité physique adaptée, même sous traitement médicamenteux.Hommes, femmes : des risques différentsLes complications ne sont pas identiques selon le sexe. Chez les femmes, l’obésité peut induire des troubles de la fertilité ou un syndrome des ovaires polykystiques. Après la ménopause, le risque de cancer du sein augmente en cas d’obésité. Les douleurs du genou sont également plus fréquentes.Chez les hommes, on observe davantage de facteurs de risque cardiovasculaire cumulés et une fréquence plus élevée de certains cancers digestifs et de la prostate.Dans les deux cas, le dépistage reste essentiel. Traiter l’obésité après un cancer, par exemple, peut contribuer à réduire le risque de récidive.Des patients de plus en plus jeunesL’évolution la plus marquante ces dernières années concerne l’âge des patients.« L’obésité progresse chez les enfants et les adolescents, souvent sur fond de facteurs socio-économiques et culturels. La sédentarité, accentuée par la période COVID, a joué un rôle. Beaucoup de jeunes obèses deviennent des adultes obèses. », déplore le Pr. Preiser.Certains viennent consulter spontanément, avec une volonté de comprendre et d’agir tôt.D’autres situations émergent : des femmes suivies en procréation médicalement assistée, où la prise en charge de l’obésité et des troubles de la fertilité se fait en parallèle. Après un accouchement, la priorité peut se déplacer vers le nouveau-né, reléguant la santé maternelle au second plan. « Ce sont des réalités humaines qu’il faut intégrer dans l’accompagnement », souligne la gériatre.La question sensible de la rechuteL’obésité est une maladie chronique. Comme toute maladie chronique, elle peut conduire à une rechute.Après chirurgie, une perte de poids très rapide peut entraîner des carences ou des problèmes de malabsorption, et une reprise pondérale peut survenir. Avec les régimes seuls, le “yoyo” reste l’échec typique lorsque les recommandations ne sont pas adaptées au mode de vie ou lorsqu’un trouble du comportement alimentaire n’est pas pris en charge.Concernant les médicaments récents, on manque encore de recul sur le long terme. Les doses sont ajustées progressivement, en fonction de la réponse individuelle et des effets secondaires. L’arrêt doit être progressif, accompagné d’une augmentation de l’activité physique et d’un apport protéique suffisant pour préserver la masse musculaire. Les stratégies peuvent se combiner : traitement médicamenteux avant ou après chirurgie, réintroduction en cas de reprise de poids.« L’important est la continuité du suivi. », insiste le Pr. Preiser.Changer de regard sur l’obésité et sa prise en chargeCertains patients arrivent avec une idée précise : « Je veux une chirurgie » ou « Je veux ce nouveau médicament ». Parfois, ils repartent avec une autre proposition, après un bilan complet.« Notre rôle est d’expliquer qu’il existe plusieurs options et que le choix dépend de l’évaluation médicale globale. », rappelle le Pr. Preiser.L’obésité n’est pas qu’un chiffre sur une balance. Ce n’est pas non plus un échec personnel. C’est une maladie chronique multifactorielle, influencée par la génétique, l’environnement, le mode de vie et le contexte social.La traiter, ce n’est pas seulement perdre du poids. C’est prévenir des complications, préserver la qualité de vie, renouer avec l’estime de soi, surmonter des blessures émotionnelles et des habitudes destructrices et, pour les cas les plus sévères, maintenir l’autonomie.Pour ceux qui vivent avec l’obésité — ou accompagnent un proche atteint d’obésité — le message est peut-être celui-ci : il existe des solutions. Elles sont multiples, personnalisées, évolutives. Et surtout, elles se construisent avec le patient, au fur et à mesure de son parcours de soin et de son parcours de vie.Une prise en charge en équipeÀ l’H.U.B, la prise en charge est multidisciplinaire : médecins internistes, endocrinologues, diététiciens, psychologues, gastroentérologues, hépatologues, cardiologues, spécialistes du sommeil. Cette organisation en réseau permet d’éviter l’isolement du patient face à une maladie complexe. Contactez le Centre Intégré de l'Obésité Pr. Jean-Charles Preiser À lire aussi : Le rôle de la diététique dans la prise en charge multidisciplinaire de l’obésitéIngrid Hanson, Diététicienne agréée par le SPF Santé Publique au sein du Centre Intégré de l'Obésité de l'H.U.B explique la question épineuse de l'alimentation des patients qui souhaitent ou doivent perdre du poids. Découvrez l'interview 
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Le rôle de la diététique dans la prise en charge multidisciplinaire de l’obésité
A l'occasion de la Journée Mondiale de l'Obésité, Ingrid Hantson, Diététicienne agréée par le SPF Santé Publique au sein du Centre Intégré de l'Obésité de l'H.U.B explique la question épineuse de l'alimentation des patients qui souhaitent ou doivent perdre du poids. Un accompagnement personnalisé et durable Quel est le rôle de la diététicienne dans la prise en charge d’un patient obèse ? En quoi est-ce différent de celui d’un.e nutritionniste ?Le Centre Intégré de l’Obésité (CIO) de l'H.U.B accompagne des patients en surcharge pondérale et obèses dans leur perte de poids, que ce soit via une modification des mesures d’hygiène de vie seule, ou avec l’aide de médicaments ou de techniques chirurgicales. Mon rôle au sein de l’équipe est d’accompagner les patients dans ces trois approches, tout au long du programme proposé, en visant une prise en charge globale et durable. Cela comprend l’évaluation de leurs habitudes alimentaires, la mise en place d’un suivi nutritionnel personnalisé et adapté à leur traitement, l’éducation thérapeutique et le soutien motivationnel. Je travaille en étroite collaboration avec l’équipe pluridisciplinaire (chirurgiens, endocrinologues, gastro-entérologues, interniste, médecin nutritionniste et psychologues) afin de proposer une approche complète et adaptée à chaque situation. Afin de répondre à votre question concernant l’approche des nutritionnistes, précisons d’abord que le terme « nutritionniste » n’est pas protégé en Belgique, Au CIO, nous sommes 4 diététiciennes, et on travaille entre autres avec un médecin généraliste nutritionniste. C’est important de le préciser, car le terme « nutritionniste » ne veut pas dire grand-chose, n’étant pas protégé en Belgique, contrairement au terme « diététicien ». Le médecin nutritionniste (ou porteur du certificat interuniversitaire en nutrition clinique) a une approche complémentaire à celle des diététiciens.  Au Centre Intégré de l’Obésité, le médecin nutritionniste intervient surtout sur l’aspect médical et métabolique : il pose un diagnostic, prescrit des examens et des traitements médicaux.En tant que diététicienne, je suis spécialisée dans l’accompagnement nutritionnel et micro-nutritionnel au quotidien. Fini le temps des plans alimentaires rigides ! Nos accompagnements se veulent concrets, personnalisés et applicables dans la vie de tous les jours.  Ceci est d’autant plus vrai, par exemple, avec l’arrivée des nouveaux traitements médicamenteux, qui nécessitent un suivi régulier de la masse musculaire, des apports protéinés, des apports en vitamines et minéraux. Notre but est d’accompagner tous les patients en démarche de perte de poids dans la durée, de les aider à modifier progressivement leurs comportements alimentaires via des objectifs concrets et réalistes, à limiter le risque de carences nutritionnelles, à dépasser les blocages et à construire une relation plus apaisée avec l’alimentation.Comment adaptez-vous les conseils alimentaires aux différents profils de patients ? Chaque patient est unique, c’est pourquoi l’adaptation est au cœur de notre travail. Nos patients ont des parcours de soin différents, et peuvent se voir bénéficier d’aide médicamenteuse, de ballon intragastrique ou de chirurgie en support à la perte de poids. Les prises en charges sont progressivement adaptées au cas par cas, s’adaptant en terme d’adaptation éventuelle de texture, de volumes consommés, de conseils pour soulager les effets secondaires des traitements.Afin de personnaliser les prises en charge, je prends en compte l’âge, le sexe, le contexte familial et social, les habitudes et goûts alimentaires, le niveau d’activité physique, mais aussi les éventuelles pathologies associées.Chez les adultes que nous suivons au CIO, l’accompagnement devra se concentrer sur l’organisation du quotidien (heures des repas, aide aux menus, taille des portions, instaurer des moments d’activité physique…), la gestion des repas au travail, la compréhension des signaux de faim et de satiété, ainsi que sur la durabilité des changements.Les conseils peuvent aussi varier selon le sexe, notamment pour tenir compte des différences hormonales, des étapes de vie comme la ménopause, et des problématiques spécifiques à chacun.Enfin, chez les patients présentant des comorbidités comme le diabète, l’hypertension ou les troubles métaboliques, je travaille en étroite collaboration avec l’équipe médicale afin de proposer des recommandations nutritionnelles ciblées, sécuritaires et personnalisées.L’objectif reste toujours le même : dans le cadre d’une maladie chronique, où le risque de rechute est réel quel que soit le traitement mis en place, proposer une alimentation adaptée, réaliste et compatible avec la vie quotidienne, pour favoriser des changements durables et améliorer la qualité de vie.Quels sont les obstacles alimentaires les plus fréquents que vous observez chez vos patients et comment les aidez-vous à les surmonter ?L’obésité est reconnue comme une maladie plurifactorielle liée au mode de vie global. Les obstacles alimentaires sont souvent multiples et imbriqués. Sur le plan émotionnel, beaucoup de patients présentent une alimentation influencée par des facteurs de stress, de fatigue, d’anxiété ou d’émotions négatives. Ici, la collaboration avec les psychologues est essentielle. Notre travail consiste alors à aider nos patients à mieux identifier leurs déclencheurs émotionnels, par exemple via un journalier alimentaire, et à développer des stratégies alternatives.Sur le plan social, les contraintes professionnelles, les horaires irréguliers, les repas pris sur le pouce, le manque de temps consacré à cuisiner ou encore la pression sociale jouent un rôle important. J’accompagne les patients en cherchant avec eux des solutions pratiques, réalistes et adaptées à leur mode de vie, afin de faciliter l’organisation des repas au quotidien.Les facteurs économiques sont également déterminants. Certains patients disposent d’un budget alimentaire limité, ce qui peut freiner l’accès à une alimentation perçue comme plus saine. J’analyse avec eux les produits courants achetés, les commerces fréquentés, afin de trouver des alternatives plus saines mais tout aussi accessibles. J’essayerai également d’adapter les menus et techniques de préparation des repas. Concernant les différences entre les hommes et les femmes, les femmes  me semblent davantage confrontées à la charge mentale, à la gestion des émotions et à la culpabilité liée à l’alimentation, tandis que les hommes font plus fréquemment face à des freins liés aux portions généreuses, à la consommation d’alcool ou aux repas pris à l’extérieur. De par l’organisation familiale, beaucoup de femmes semblent également avoir plus de difficulté à mettre une place une activité sportive régulière. Il s’agit bien sûr de tendances générales, chaque situation restant unique.Dans tous les cas, l’accompagnement vise à identifier et dépasser progressivement ces obstacles, dans une approche bienveillante, en construisant avec chaque patient des solutions concrètes, personnalisées et durables.Pourquoi la stabilisation du poids est-elle souvent plus difficile que la perte initiale ?Il ne faut jamais oublier que l’obésité est une maladie chronique du tissus gras. Perdre du poids est souvent plus simple que le maintenir, car le corps résiste naturellement à l’amaigrissement et cherche à retrouver son équilibre initial. Ceci est valable pour tout traitement : les modifications d’hygiène de vie, la pose d’un ballon intra-gastrique, les traitements médicamenteux et la chirurgie. La stabilisation demande donc un accompagnement durable et une adaptation continue. Ce qui compte avant tout, c’est d’éviter les soucis de santé liés à l’excès de poids, même si bon nombre de patients devront faire le deuil du poids idéal…Quelles idées reçues sur l’alimentation et l’obésité aimeriez-vous déconstruire auprès du grand public ?Il suffit de lire les nombreux commentaires malveillants sur les réseaux sociaux : l’obésité est encore et toujours perçue comme une faiblesse, un manque de volonté des gens. Avec l’arrivée des nouveaux traitements médicamenteux de l’obésité, j’ai l’impression que cette agressivité a tendance à augmenter : on culpabilise les gens, on leur fait croire qu’ils « volent » des médicaments aux diabétiques, qu’ils cherchent une solution de facilité etcEn réalité, il s’agit bien d’une maladie chronique, complexe et multifactorielle, influencée par des facteurs génétiques, hormonaux, psychologiques, sociaux et environnementaux. La réduire à une injonction du type : « tu n’as qu’à bouger plus et manger moins » est non seulement dégradant, mais médicalement incorrect ! Une autre idée fausse est qu’il suffirait de suivre un régime strict,  un traitement aux injections ou de subir une chirurgie pour résoudre durablement le problème. Comme il s’agit d’une maladie chronique, on n’en guérit jamais vraiment et toute perte de poids engendrée par des techniques restrictives va entraîner des effets yo-yo, de la frustration, de la culpabilité et, à long terme, une reprise de poids.Pour cette raison, nous favorisons toujours la mise en place d’habitudes alimentaires les plus équilibrées et viables quotidiennement possibles, même si le poids théorique idéal n’est pas atteint. Le but est d’avant tout parvenir à une l’amélioration globale de la santé, du bien-être et de la qualité de vie.  Contactez le Centre Intégré de l'Obésité À lire aussi : Traiter l’obésité en 2026En cette journée mondiale de l'obésité, le Pr. Jean-Charles Preiser, du service de Médecine Interne et expert de l'équipe du Centre Intégré de l'Obésité de l'H.U.B, explique les nouvelles approches en matière de prise en charge de cette maladie chronique. Lire la suite  Ingrid Hantson Diététicienne agréée par le SPF Santé Publique au sein du Centre Intégré de l'Obésité
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Journée internationale du sommeil
Le vendredi 13 mars, notre hôpital participera à la Journée internationale du sommeil, une journée de sensibilisation consacrée aux troubles du sommeil et à leur prise en charge. Venez rencontrer les spécialistes du sommeil Le vendredi 13 mars, notre hôpital participera à la Journée internationale du sommeil, une journée de sensibilisation consacrée aux troubles du sommeil et à leur prise en charge.À cette occasion, l’équipe de l’Unité de Sommeil Adultes tiendra un stand d’information.Les visiteurs pourront :En apprendre davantage sur les principaux troubles du sommeil, comme l’insomnie ou les apnées du sommeil ;Découvrir comment se déroule un examen du sommeil (polysomnographie) réalisé lors d’une hospitalisation ;Comprendre les solutions de traitement disponibles, dont la thérapie cognitivo-comportementale de l’insomnie (TCCI) ;Assister à une démonstration de l’analyse d’un enregistrement de sommeil ;Voir de près le matériel utilisé pour traiter les apnées du sommeil (appareil CPAP et masques).Des médecins neurologues, psychologues et spécialistes du sommeil seront présents pour répondre aux questions du public et expliquer leur travail au quotidien.Cette journée est une occasion idéale de mieux comprendre son sommeil et d’échanger directement avec des professionnels de santé.Quand ? Le vendredi 13 mars, de 10h à 15hOù ? Hôpital Erasme (808 route de Lennik, 1070 à Anderlecht), dans le hall d’accueil au rez-de-chausséeActivité gratuite et ouverte à tous.
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Inauguration de la Clinique Intégrée de la Mémoire
Le Service de Neurologie de l'H.U.B inaugure aujourd'hui sa toute nouvelle Clinique Intégrée de la Mémoire, dédiée à la prise en charge des personnes présentant des troubles de la mémoire ou d’autres fonctions cognitives, dont la Maladie d'Alzheimer. La maladie d’Alzheimer : un enjeu majeur de santé publique En Belgique, on estime qu’entre 200.000 et 220.000 personnes vivent aujourd’hui avec une forme de démence ou trouble neurocognitif majeur, dont la maladie d’Alzheimer représente la cause la plus fréquente (dans 50 à 70% des cas). À l’horizon 2050, on estime que le nombre de personnes vivant avec un tel trouble en Belgique tournera entre 330.000 à 390.000, principalement en raison du vieillissement de la population. Au-delà des patients, ce sont également des milliers de proches et d’aidants qui sont concernés, souvent confrontés à un parcours de soins fragmenté et complexe.Répondre à des besoins médicaux encore insuffisamment couvertsLa Clinique Intégrée de la Mémoire (CIMe) est née d’un constat clair : les patients présentant des troubles cognitifs nécessitent une évaluation précoce, un diagnostic précis et un suivi coordonné, intégrant à la fois les dimensions médicales, cognitives, fonctionnelles et psychosociales.La CIMe de l’H.U.B propose ainsi un parcours patient complet et systémique, allant de la première consultation jusqu’au suivi à long terme. Au sein d’un même lieu, une équipe multidisciplinaire spécialisée (neurologues, gériatres, neuropsychologues, logopèdes, ergothérapeutes, infirmiers spécialisés) est au service des patients et de leurs proches.Dr. Jean-Christophe Bier, Neurologue : « Notre Clinique Intégrée de la Mémoire permet d’améliorer le suivi, le soutien et les prises en soin de nos patients, ainsi que de leurs familles, de façon aussi efficiente que possible, dans le respect de leurs attentes et de chaque situation particulière, tout en étant à la pointe de la science. »Une clinique unique par son approche intégrée et ses technologies de pointeLa Clinique Intégrée de la Mémoire se distingue par l’intégration, en routine clinique, de technologies rarement réunies au sein d’une même structure hospitalière : des chambres d’observation entièrement équipées pour le suivi en temps réel des paramètres neurologiques (enregistrements de jour et de nuit), la seule machine de magnétoencéphalographie (MEG) de Belgique, et une chambre de réalité virtuelle unique pour évaluer les patients dans des environnements simulés proches de leur environnement quotidien et ce, au cœur d’un parcours coordonné par une équipe pluridisciplinaire spécialisée. Cette approche intégrée permet une meilleure compréhension des troubles cognitifs, une personnalisation accrue de la prise en charge et une amélioration de l’expérience patient.Soins cliniques et recherche : un lien étroit, au bénéfice des patientsLa mise en place de la Clinique Intégrée de la Mémoire (CIMe) a également bénéficié du soutien du Fonds Erasme, engagé de longue date aux côtés de l’H.U.B pour le développement de projets innovants et en recherche.À travers ce soutien, le Fonds Erasme a notamment contribué au financement de projets de recherche clinique menés en parallèle de l’activité de soins, dont le projet “Remember”, consacré à la création d’une grande cohorte de patients dans le continuum de la maladie d’Alzheimer et des maladies neurodégénératives apparentées, afin de mieux caractériser les facteurs pronostics de l’évolution de la maladie. Ces travaux s’inscrivent dans une dynamique hospitalo-universitaire visant à faire évoluer les pratiques médicales et à intégrer plus rapidement les innovations validées scientifiquement dans la prise en charge des patients.Dr. Mélanie Strauss, Neurologue : « Avec le lancement de la Clinique Intégrée de la Mémoire et le soutien du Fonds Erasme, nous bâtissons un centre de référence alliant excellence clinique et recherche académique de haut niveau, pour accélérer les découvertes et les traduire directement au bénéfice des patients. »Une inauguration tournée vers l’avenirAvec la Clinique Intégrée de la Mémoire, le Service de Neurologie de l’H.U.B positionne à nouveau son expertise dans la prise en charge de pathologies complexes et affirme sa volonté de répondre de manière concrète et innovante aux défis posés par la maladie d’Alzheimer et les troubles de la mémoire, en proposant des parcours de soin individuels et personnalisés à chaque patient.Pr. Nicolas Gaspard, Directeur du Service de Neurologie de l’H.U.B : « Grâce à la Clinique Intégrée de la Mémoire et au soutien du Fonds Erasme, le Service de Neurologie de l’H.U.B aborde de manière résolument positive et audacieuse le futur des maladies neurodégénératives. »  CIMe - Contact et informations
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Clinique des Mouvements Anormaux
Notre Clinique est spécialisée dans le diagnostic et la prise en charge des troubles du mouvement (dont ceux induits par la Maladie de Parkinson). Nous proposons une approche multidisciplinaire, un suivi personnalisé et l'accès aux thérapies avancées. Pour une prise en charge spécialisée des troubles du mouvement Les mouvements anormaux peuvent résulter de diverses maladies neurologiques, génétiques ou métaboliques, être liés à certains médicaments ou à des atteintes cérébrales, et sont influencés par différents facteurs de risque ; leur diagnostic et leur prise en charge nécessitent donc une expertise spécialisée afin d’identifier précisément la cause et d’adapter le traitement pour préserver au mieux la qualité de vie des patient.e.s. Image Image Image Diagnostic et prise en charge des troubles du mouvement Nous proposons une prise en charge personnalisée, centrée sur la qualité de vie et sur les objectifs du patient grâce, entre autres, à une approche multidisciplinaire intégrant les dimensions motrices et non motrices (cognition, sommeil, douleur, humeur, autonomie, …). Lorsque cela est nécessaire, nous orientons les patient.e.s vers des thérapies avancées et des parcours de soins spécialisés.  Une prise en charge personnalisée et multidisciplinaire Notre évaluation clinique approfondie et suivi longitudinal intègre la possibilité d’objectiver l’évolution des troubles via des examens cliniques, des échelles standardisées, voire un enregistrement vidéo lorsque cela est indiqué. Les troubles du mouvement ne se limitent pas aux symptômes moteurs ; c'est pourquoi nous accordons une attention particulière aux symptômes non moteurs et à l’impact sur les proches. En tant que Clinique d'un hôpital universitaire de premier plan, notre expertise universitaire, notre dynamique d’enseignement et de recherche, bénéficient directement aux patient·e·s. Enfin, notre lien étroit avec la rééducation neurologique au sein de l'Hôpital Erasme nous permet de leur offrir une prise en charge fonctionnelle et une autonomie optimales. Notre offre de soins Selon la situation clinique, la Clinique des Mouvements Anormaux propose :Des consultations spécialisées (diagnostic, suivi et adaptation thérapeutique).L'évaluation et la prise en charge :De la maladie de Parkinson et des syndromes parkinsoniensDes tremblementsDes dystonies (contractions musculaires involontaires qui provoquent des postures anormales ou des mouvements répétitifs, parfois douloureux)Des chorées (mouvements rapides, brusques et imprévisibles qui donnent l’impression que le corps « danse » malgré lui)Des ticsDes myoclonies (secousses musculaires soudaines et très brèves, comparables à des sursauts involontaires)Des troubles de la marche et de l’équilibre (aussi appelées "ataxies"),Des mouvements anormaux fonctionnels.L'évaluation des complications (fluctuations, dyskinésies, douleurs, chutes, troubles du système nerveux autonome, sommeil, anxiété, dépression, fatigue, troubles cognitifs, …).L'orientation vers des traitements spécifiques/avancés lorsque indiqué (en collaboration avec les équipes concernées) :Injection de toxine botuliqueThérapies par pompeStimulation cérébrale profonde (DBS).La coordination de la prise en charge multidisciplinaire (kinésithérapie, logopédie, ergothérapie, neuropsychologie, etc.).L'information et éducation thérapeutique : conseils pratiques, ressources fiables, séances d’information.  Prendre rendez-vous Notre équipe L'équipe de la Clinique des Mouvements Anormaux de l'H.U.B compte des médecins spécialisés ainsi que du personnel soignant multidisciplinaire :Kinésithérapeute : Sara Ben ChekrounLogopède : Sophie RobertNeuropsychologues : Hichem Slama et Christelle MaenhoutPsychologue : Véronique Simons Dr. Frédéric Supiot, Directeur de la Clinique de Mouvements Anormaux Fonction : Neurologue, Spécialiste en mouvements anormaux.Consulte pour la maladie de Parkinson, les tremblements, les dystonies et d’autres troubles du mouvement.Investigateur principal en recherche clinique (Programme Enroll HD pour la maladie de Huntington)Réalisation d’injection de toxine botulinique pour certains troubles du mouvement tels que dystonies, hémispasme.Expertise dans la mise en place et le réglage de DBS (stimulation cérébrale profonde).Expertise dans l’initiation, l’ajustement et le suivi des patients bénéficiant d’un traitement par pompe à Duodopa. Dr. Virginie Destrebecq Fonction : Neurologue, Spécialiste en mouvements anormaux. Consulte pour la maladie de Parkinson, les tremblements, les dystonies et d’autres troubles du mouvement., ainsi que des affections dégénératives du cervelet (ataxie) et des troubles neurologiques fonctionnels.Référente en maladies rares pour les ataxies au sein du réseau européen (ERN-RND)Investigateur principal en recherche clinique et transversale (sur le tremblement essentiel).  Dr. Vincent Leclercq Fonction : Neurologue, Spécialiste en mouvements anormaux.Consulte pour la maladie de Parkinson, les tremblements, les dystonies et d’autres troubles du mouvement.Porte une attention particulière aux symptômes non-moteurs (troubles du comportement, troubles de l’humeur, troubles sexuels, troubles urinaires et digestifs, douleurs, …).Encourage une approche globale, avec, si nécessaire, des liens vers la rééducation neurologique (kinésithérapie, ergothérapie, logopédie, neuropsychologie, …).Réalise les réglages de DBS (stimulation cérébrale profonde) et les injections de toxine botulique. Dr. Alexandra Boogers Fonction : Neurologue, Spécialiste en mouvements anormaux.Consulte pour la maladie de Parkinson, les tremblements, les dystonies et d’autres troubles du mouvement.Expertise dans la mise en place et le réglage de DBS (stimulation cérébrale profonde). Les services avec lesquels nous collaborons Neurologie Lien vers Neurologie Neurochirurgie Lien vers Neurochirurgie Radiologie - Imagerie Médicale Lien vers Radiologie - Imagerie Médicale Dans le cadre de notre collaboration avec le Service de Neurologie, nous travaillons régulièrement avec :L'Unité de Revalidation neurologique (rééducation multidisciplinaire)L'Unité du Sommeil (polysomnographie)L'Unité de Neurophysiologie Clinique (enregistrement de mouvements anormaux) FAQ sur la Maladie de Parkinson et sa prise en charge 1. Qu’est-ce que la maladie de Parkinson ? La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique liée à une diminution progressive de la dopamine dans certaines régions du cerveau. Elle peut entraîner des symptômes moteurs (lenteur, rigidité, tremblement), mais aussi des symptômes non-moteurs (troubles du sommeil, fatigue, constipation, douleur, anxiété, troubles cognitifs, etc.). 2. Quels sont les premiers symptômes de la maladie de Parkinson ? Les premiers symptômes de la maladie de Parkinson peuvent être discrets et variables. Les plus fréquents sont :Une lenteur dans les gestes (bradykinésie),Une raideur (rigidité),Un tremblement au repos (pas toujours présent),Une diminution du balancement d’un bras en marchant,Une écriture plus petite (micrographie),Une modification de la voix,Des symptômes non-moteurs comme la constipation, une perte d’odorat, des troubles du sommeil (notamment une agitation lors des rêves), ou une fatigue inhabituelle. 3. À quel âge débute la maladie de Parkinson ? La maladie de Parkinson débute le plus souvent après 60 ans, mais elle peut aussi toucher des personnes plus jeunes. On parle de Parkinson précoce lorsque les symptômes apparaissent avant 50 ans. L’âge de début varie d’une personne à l’autre et n’a pas nécessairement d’incidence sur la gravité de la maladie. 4. Quelles sont les causes de la maladie de Parkinson ? Les causes exactes de la maladie de Parkinson restent partiellement inconnues. Elle résulte d’une combinaison de facteurs génétiques et environnementaux. Dans la majorité des cas, la maladie n’est pas héréditaire. L’exposition à certains pesticides ou toxines est étudiée comme facteur de risque possible. 5. Comment diagnostique-t-on la maladie de Parkinson ? Le diagnostic de la maladie de Parkinson est avant tout clinique. Il repose sur l’examen neurologique et l’observation des symptômes. Il n’existe pas encore de test biologique unique. Des examens complémentaires (IRM cérébrale, scintigraphie dopaminergique) peuvent être réalisés pour écarter d’autres maladies. 6. Existe-t-il un traitement pour la maladie de Parkinson ? de soulager efficacement les symptômes. Les médicaments dopaminergiques, la rééducation (kinésithérapie, logopédie) et, dans certains cas, la stimulation cérébrale profonde améliore nettement la qualité de vie. 7. La maladie de Parkinson est-elle héréditaire ? Dans la grande majorité des cas, la maladie de Parkinson n’est pas héréditaire. Seuls 5 à 10 % des patients présentent une forme génétique identifiée. Avoir un proche atteint n’implique pas nécessairement un risque élevé de développer la maladie. 8. Quelle est l’espérance de vie avec la maladie de Parkinson ? L’espérance de vie des personnes atteintes de la maladie de Parkinson est proche de celle de la population générale, surtout lorsque la maladie est bien prise en charge. Les progrès médicaux et le suivi multidisciplinaire ont considérablement amélioré le pronostic et la qualité de vie. 9. Peut-on vivre normalement avec la maladie de Parkinson ? Oui, il est possible de vivre longtemps et activement avec la maladie de Parkinson. Un traitement adapté, une activité physique régulière, un accompagnement médical et un soutien psychologique permettent à de nombreuses personnes de conserver une autonomie et une vie sociale satisfaisantes pendant de nombreuses années. 10. Où trouver des informations fiables sur la maladie de Parkinson ? Pour des informations fiables sur la maladie de Parkinson, il est recommandé de consulter :Votre neurologue,Des associations de patients reconnues,Des sites institutionnels (hôpitaux universitaires, sociétés savantes),Des ressources validées par des professionnels de santé. Image Maladie de Parkinson : session d'information pour les patients Le samedi 11 avril 2026, l'équipe multidisciplinaire de la Clinique des Mouvements Anormaux (clinique rattachée au Service de Neurologie) de l'H.U.B invite les patients et leur famille à une journée d’information pour comprendre et échanger avec des spécialistes sur la maladie et ses implications. Programme et inscription
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« Sans vous, je ne serais plus là »
Dix ans après les attentats de Bruxelles, Karen Northshield a tenu à revenir là où tout a commencé pour elle : à l’hôpital, auprès des équipes qui l’ont soignée, soutenue, portée. Le témoignage bouleversant de Karen Northshield Mardi 10 mars 2026, dans un auditoire inhabituellement silencieux, le temps semblait suspendu. Face aux soignants qui l’avaient accompagnée pendant quatre années de convalescence, Karen Northshield est venue raconter. Pas pour rouvrir des blessures. Pas pour rejouer le drame. Mais pour remercier.Dix ans après les attentats de Bruxelles, cette survivante a tenu à revenir là où tout a commencé pour elle : à l’hôpital, auprès des équipes qui l’ont soignée, soutenue, portée.« Sans vous, je ne serais littéralement plus là aujourd’hui. »Dans la salle, beaucoup la reconnaissent. Certains l’ont opérée, d’autres l’ont soignée en soins intensifs, d’autres encore l’ont accompagnée lors de sa longue rééducation. Beaucoup lèvent la main quand elle leur demande : « Qui se souvient de ce matin-là ? »Un autre geste suit. « Et qui se souvient de m’avoir soignée ? »De nombreuses mains se lèvent à nouveau.Le lien est là, palpable.Le moment où tout basculeLe 22 mars 2016 devait être un jour ordinaire. Ou plutôt un jour heureux.Karen s’apprêtait à partir en vacances aux États-Unis pour rejoindre sa famille. Direction la Floride. Les bagages étaient prêts, le voyage planifié.Dans le hall de l’aéroport, elle hésite un instant : attendre dans la file ou aller prendre un café. Elle décide de rester. Quelques secondes plus tard, une bombe explose…Le récit ralentit. Les mots arrivent par fragments, comme s’ils portaient encore leur poids.La projection dans les airs. La chute, vingt mètres plus loin. La fumée, les cris, les corps mutilés. L’impossibilité de respirer, de bouger, de crier. Dans la salle, elle demande à chacun de fermer les yeux. Le silence devient presque écrasant.« Imaginez… être allongé là… en train de mourir. »Karen restera plus d’une heure sur le sol de l’aéroport avant d’être prise en charge. Polytraumatisée, inconsciente, entre la vie et la mort. Transportée en urgence à l’hôpital, elle subira des heures d’opérations et recevra près de 33 litres de sang transfusés.Ce n’était pourtant que le début.Quatre ans de vie à l’hôpitalLorsque Karen se présente au public, elle le fait avec un humour discret : « Je pense avoir bien mérité ma carte de fidélité ici. » Les rires soulagent un instant la tension.Car la suite est vertigineuse : près de 80 jours en soins intensifs, plus de 60 interventions chirurgicales, des années d’hospitalisation et de rééducation.Avant cela, elle ne connaissait presque rien du monde hospitalier. « Le seul médicament que je connaissais, c’était le Dafalgan. »La jeune femme de 30 ans à l’époque, sportive, coach et athlète de haut niveau, voit soudain sa vie basculer. Son corps, qu’elle entretenait avec le plus haut degré de rigueur, est gravement mutilé par l’explosion. Les photos en témoignent. « Je regardais mon corps et je me disais : ce n’est pas moi. »Mais dans ce parcours, ce qui l’a le plus marquée n’est pas seulement la douleur, ni les opérations à répétition. C’est le besoin d’humanité, et parfois le manque.Le pouvoir d’un regardKaren raconte les moments d’attente avant une opération. Les couloirs blancs, le froid du bloc, la peur. Et ce besoin simple, presque enfantin : « J’avais juste besoin que quelqu’un me regarde et me dise que tout allait bien se passer. Même si ce n’était pas vrai.»Un regard. Une main tenue. Une couverture chauffante. Des gestes minuscules pour ceux qui les accomplissent, mais immenses pour ceux qui les reçoivent. « Ce qui est banal pour vous ne l’est jamais pour le patient. ».Elle insiste : derrière chaque procédure routinière, chaque prise de sang, chaque anesthésie, il y a quelqu’un qui tremble.Apprendre à se releverKaren évoque alors les premières tentatives pour se mettre debout sont presque irréelles. Après des mois alitée, affaiblie, elle doit réapprendre à faire ce que chacun considère comme évident : se lever.Dans l’auditoire, elle demande aux participants de se lever pour l’aider symboliquement. Puis elle sourit : « Désolée… je n’ai pas la force. » Tout le monde se rassoit. Puis, elle demande une seconde fois à l’auditoire de se lever, cette fois, en la soutenant de toute leur force et de tout leur courage. Et elle se lève à son tour, péniblement, comme pour illustrer l’énergie communicative dont le patient a besoin pour avancer.Karen explique qu’au tout début de sa rééducation, une séance de kinésithérapie de trente minutes demandait parfois… trente minutes de préparation psychologique. La douleur, la fatigue, les nausées, les vertiges. Et pourtant, petit à petit, elle se remet debout et partage avec nous la vidéo de ce jour où elle est parvenue, pour la première fois depuis des mois, à tenir sur ses jambes.L’humour comme bouclierAu fil de son témoignage, Karen partage quelques anecdotes qui apportent des respirations inattendues. Une boîte de chocolat à 100 % cacao offerte aux infirmières — impossible à avaler. Une paire de chaussures dépareillées pour se lever malgré une jambe plus courte, ou encore ce surnom affectueux donné par les infirmières : « la canaille ».« L’humour est une arme fatale pour briser la glace. » Ces moments de légèreté, dit-elle, étaient essentiels pour continuer.Des blessures invisiblesDix ans plus tard, les séquelles sont toujours là. Certaines visibles. Beaucoup invisibles. Karen vit aujourd’hui avec de nombreux handicaps et fréquente encore assidument l’hôpital. Et cette femme, à la fois forte, persévérante et incroyablement résiliente, reste encore extrêmement fragilisée par le traumatisme qu’elle porte en elle, comme si cela s’était passé hier. Le vacarme de la déflagration, la violence du souffle, la douleur des blessures, la sensation des flammes, la conviction de ne pas s’en sortir, mais aussi, la peur avant chaque intervention, la frustration après à chaque nouvelle annonce, le besoin de repères à chaque nouvelle anesthésie. Même une intervention programmée peut aujourd’hui raviver la mémoire du 22 mars.« Si vous me voyez sourire aujourd’hui, ne vous y trompez pas : les blessures sont toujours là. »Construire et avancerPourtant, le témoignage ne s’arrête pas à la douleur.La survivante parle aussi d’avenir. Elle rêve encore. Elle écrit. Elle se fixe des défis. Son rêve d’enfance : participer un jour à une compétition de bodybuilding. Elle imagine aussi un film qui raconterait cette histoire — la sienne, mais aussi celle des équipes hospitalières. Car ce miracle, dit-elle, n’est pas seulement le sien. « C’est le résultat d’une collaboration entre vous et moi. Votre compétence… et mon courage. »Ne jamais oublierLa conférence se termine comme elle a commencé : dans une grande pudeur. Elle évoque les victimes, les familles, ceux qui ne sont jamais rentrés chez eux. Elle parle aussi de ses proches, toujours à ses côtés. Puis elle remercie encore une fois les équipes. « Dans les moments les plus difficiles, les patients ont avant tout besoin d’humanité. »Dans la salle, certains sourient. D’autres essuient discrètement une larme. Dix ans après les attentats, ce moment n’était ni un hommage solennel, ni une conférence médicale. C’était un instant rare, celui de la rencontre entre une patiente et de plusieurs dizaines de soignants qui, un sombre jour de mars 2016, ont accompli un miracle. Télécharger l'article (.pdf)
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Qualité des soins
La qualité des soins, la gestion des risques liés aux soins ainsi que le partenariat patient sont au cœur de nos priorités.  Notre démarche Nous sommes convaincus que seule une démarche active d’amélioration continue, fondée sur la collaboration et le respect, permet de garantir le niveau de qualité et de fiabilité que nous nous engageons à offrir à chacun de nos patient(e)s. Nous inscrivons cette philosophie au cœur de l’ensemble de nos missions : soins, accompagnement des patients, éducation à la santé, recherche et enseignement. Nous nous appuyons sur la collecte et l’analyse d’indicateurs pour améliorer en continu nos processus de soins et de prise en charge. Déployée dans toutes nos institutions, cette démarche mobilise l’ensemble de nos équipes et traduit notre engagement vers l’excellence des soins. La satisfaction des patients Nous mesurons régulièrement la satisfaction des patients afin d’évaluer et d’améliorer en continu la qualité des soins. En tant que patient(e), parent ou proche, votre avis est précieux. Nous vous invitons à le partager via nos questionnaires de satisfaction. Le partenariat patient Nous accordons une grande importance au développement du partenariat patient. Nous encourageons et accompagnons les patient(e)s, leurs proches — ainsi que les enfants et leurs parents — à devenir de véritables acteurs et partenaires de leurs soins. Les labels qualité Nous soumettons l’ensemble de nos services à des évaluations régulières par des organismes externes, reconnus et indépendants. Ces démarches d’accréditation (à l’échelle de l’institution) et de certification (pour des services ou des procédures spécifiques) attestent de la qualité, de la fiabilité et de la rigueur de notre travail. Image Contact Le Département Qualité est joignable à l’adresse suivante : Departement [dot] qualite [at] hubruxelles [dot] be (Departement[dot]qualite[at]hubruxelles[dot]be)Avez-vous rencontré un problème lors de votre prise en charge ou de celle de votre enfant ou d’un proche ? Nous vous invitons à nous le signaler via ce formulaire. Votre retour contribue à l’amélioration continue de nos pratiques. Nous analysons chaque déclaration et en assurons le suivi. 
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Ensemble, prenons soin des espaces de soins
La violence — qu’elle soit verbale, physique ou psychologique — n’a pas sa place au sein de nos institutions de soins. À travers une nouvelle campagne de prévention, l’H.U.B souhaite renforcer la sensibilisation de chacun au respect des professionnels de santé, des patients et patientes, ainsi que de leurs proches.  Une réalité de terrain qui appelle à la vigilance Les équipes soignantes sont aujourd’hui de plus en plus confrontées à des situations de tension et à différentes formes de violence, allant des incivilités aux agressions verbales ou physiques. Ces comportements fragilisent non seulement les professionnels, mais aussi la qualité de la prise en charge et le climat de soin. Par cette campagne, l’H.U.B rappelle clairement sa position : aucune forme de violence, de menace ou de discrimination n’est tolérée à l’égard des patients, des visiteurs ou du personnel au sein de ses institutions. Mieux accompagner les équipes au quotidien Parce qu’un environnement de soins serein et sécurisé est une responsabilité collective, l’H.U.B met à disposition de ses collaborateurs plusieurs outils d’accompagnement. Ces ressources visent à mieux préparer les équipes à faire face à des situations de tension, à identifier les bons réflexes et à savoir vers qui se tourner en cas d’incident, notamment via les dispositifs de signalement internes. Des formations et ateliers sont également proposés afin de renforcer les compétences en gestion des conflits, prévention des situations de violence et communication en contexte sensible. Ces initiatives s’inscrivent plus largement dans une démarche continue de soutien au bien-être au travail et de prévention de la souffrance professionnelle. Pour Ophélie Amelin, Psychologue du personnel et Responsable de la Cellule Bien-Être de l’H.U.B : “Derrière chaque soignant, chaque collaborateur, il y a un visage, une voix, une histoire. Faire de la prévention de la violence une priorité, c'est reconnaître la valeur de chaque individu et affirmer que chacun mérite d'exercer son métier dans le respect, la dignité et la sécurité. Protéger celles et ceux qui prennent soin des autres, c'est préserver ce qu'il y a de plus précieux dans nos institutions : l'humain.”   Sensibiliser dans les espaces de soins En complément, une campagne de communication est déployée au sein des différentes institutions de l’H.U.B. Des supports visuels sous forme de stickers seront progressivement installés au niveau des ascenseurs, dans les salles d’attente et dans d’autres zones identifiées comme sensibles.  Ces messages de sensibilisation ont pour objectif de rappeler un principe essentiel : toute forme de violence est inacceptable dans nos lieux de soins.En renforçant cette prise de conscience collective, l’H.U.B réaffirme son engagement en faveur d’un environnement respectueux, sécurisé et centré sur la qualité des soins. 
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Leur fertilité, leur histoire : découvrez leur témoignage
Edith : parcours de FIV avec DPI Edith est suivie à l'Hôpital Erasme pour un parcours de FIV avec DPI, c’est-à-dire un Diagnostic Pré-Implantatoire. Tout a commencé lorsqu’on lui a diagnostiqué une maladie génétique provoquant des troubles du rythme cardiaque, avec un risque de mort subite, transmissible aux enfants avec une chance sur deux.... Écouter le témoignage Céline et Marie : deux mamans, la FIV, le DPI et le recours au don Céline et Marie (noms d'emprunt) sont en couple. Elles sont déjà mamans d'une petite fille de presque 3 ans, qui est née d'une FIV avec donneur et Diagnostic Pré-Implantatoire (DPI) sur les embryons pour cause génétique. Aujourd'hui, elles aimeraient donner un frère ou une soeur à leur fille, idéalement avec le même donneur... Écouter le témoignage Sarah : du parcours bébé à l'infertilité Sarah (nom d'emprunt) avait décidé de faire un bébé toute seule. Et il n’est jamais venu. Au début, elle pensait entamer un “parcours bébé”. Quelque chose de simple, de naturel, peut-être un peu long… mais accessible. Elle ne savait pas encore qu'elle entrait dans un parcours d’infertilité. Un chemin beaucoup plus solitaire, beaucoup plus exigeant aussi... Écouter le témoignage Elise : un long parcours de PMA en solo Elise (nom d'emprunt) a toujours voulu fonder une famille depuis sa plus tendre enfance. Cela semblait être la continuité logique suite à des études et le fait de décrocher un job. À 35 ans, elle décide de se lancer dans ce projet seule. Si au début, rien ne semblait poser problème, le parcours a été beaucoup plus long et fastidieux que prévu... Écouter le témoignage Eva : le syndrome de la Belle au bois dormant Eva voulait des enfants, mais pas trop tôt. Tandis qu'elle commence son projet, elle apprend très vite qu'elle a souffre du syndrome de la Belle au bois dormant qui empêche son cerveau d'envoyer les bons signaux à son corps pour sécréter certaines hormones, notamment celles pour tomber enceinte... Écouter le témoignage
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MyHUB : perturbations possibles
Nous travaillons à améliorer votre appli Des améliorations en cours sur MyHUB : des perturbations d’accès peuvent survenir dans les prochaines heures. Merci pour votre patience, nous travaillons à résoudre tous les problèmes dès que possible.