Problématique de santé
Pathologie valvulaire tricuspide
De quoi s'agit-il? L'insuffisance tricuspidienne est caractérisée par la régurgitation du ventricule vers l'oreillette droite, elle peut conduire à une dilatation puis une défaillance des cavités droites du coeur (oreillette et ventricule droits). Les causes peuvent être fonctionnelles (fréquent) ou organiques (rares). Dans le premier cas la regurgitation est secondaire à une non coaptation des feuillets car l'anneau tricuspide est dilaté du fait d'une augmentation des régimes de pression due à un obstacle en aval (sur la circulation pulmonaire la valve mitrale etc...). Cette éventualité existe dans le cadre de l'hypertension pulmonaire, de la valvulopathie mitro-aortique, la cardiopathie ischémique, le cœur pulmonaire (affections respiratoires chroniques augmentant la résistance à l'éjection du coeur droit dans les vaisseaux pulmonaires), l'embolie pulmonaire aiguë ou chronique. Les causes organiques d'altération de la valve tricuspide sont plus rares: retenons certaines malformations congénitales, l'endocardite bactérienne, le rhumatisme articulaire aigu, le traumatisme thoracique, l'infarctus du ventricule droit, le syndrôme carcinoïde etc... Symptômes Le patient présente en général des signes de décompensation cardiaque droite: des œdèmes des membres inférieurs, une hépatomégalie, des jugulaires turgescentes ou encore, en cas de décompensation cardiaque globale, de la dysnée ou de la fatigue. Traitement Le traitement est dans un premier temps médical, la chirurgie intervient lorsqu'il y une insuffisance tricuspide fonctionnelle associé à une maladie de la valve mitrale, d'infection de la valve tricuspide qui échappe aux antibiotiques et lors d'une insuffisance tricuspide sévère symptomatique. Habituellement on réalise une annuloplastie tricuspidienne reparation, plus rarement il convient de remplacer la valve.
Pathologie valvulaire tricuspide
Problématique de santé
Pathologies valvulaires aortiques
De quoi s'agit-il? La Sténose aortique La sténose aortique est un rétrécissement de la valve de sortie du ventricule gauche (valve aortique). Le rétrécissement de l'orifice de sortie conduit à une augmentation de travail du coeur qui entraîne à terme sa défaillance en l'absence de traitement. Causes de sténose aortique On rencontre principalement trois causes de sténose aortique: La maladie dégénérative, fréquente chez le patient âgé. Cette dégénerescence est favorisée par l'hypertension artérielle et peut-être par l'athérosclérose mais aussi elle peut apparaître précocément dans certaines anomalies congénitales des valves aortiques. La bicuspidie, présente chez 1 à 2% des individus dans la population générale. La structure de la valve aortique (2 cuspides au lieu de 3) accélère le vieillissement des valves et dès lors la bicuspidie est une cause de valvulopathie plus fréquente chez le sujet jeune. Le rhumatisme articulaire aigu est une cause qui est devenu rare en Europe du nord grâce à l'administration précoce d'antibiotiques en cas d'angine chez l'enfant. Symptômes de la sténose aortique L'angor ou angine de poitrine: douleur thoracique qui survient généralement à l'effort et qui peut aussi survenir dans la maladie coronaire. La syncope d'effort. La dyspnée (essoufflement) se présente plus tardivement par rapport à la maladie. Le traitement de la sténose aortique C'est la chirurgie qui permet de lever l'obstacle à l'éjection du ventricule gauche. Elle consiste généralement en un remplacement de la valve aortique soit par une prothèse biologique ou mécanique. Plus rarement la valve est remplacée par la valve pulmonaire du patient (Opération de Ross). L'indication opératoire se pose dès que des symptômes apparaissent. L'insuffisance aortique L'insuffisance d'une valve, en particulier ici de la valve aortique, est une incapacité de se refermer complètement. Dans ce cas il se produit une fuite rétrograde (regurgitation) de sang vers la chambre cardiaque dont il provient. Dans le cas présent il s'agit du retour du sang éjecté depuis l'aorte vers le ventricule gauche, ce qui entraîne une "fatigue" de celui-ci. Causes de l'insuffisance aortique Le rhumatisme aigu est devenu une cause rare en Europe . Dans ce cas l'insuffisance est le plus souvent accompagnée d'une sténose (voir ci- dessus) . On parle alors de maladie aortique. La bicuspidie aortique (anomalie morphologique congénitale). L'endocardite infectieuse est la cause la plus fréquente d'insuffisance aortique aiguë acquise. L'ectasie annulo-aortique: dilatation de la racine de l'aorte qui conduit à une dilatation de l'anneau de la valve dont les feuillets ne se touchent plus. La dysplasie valvulaire isolée dans laquelle le tissu valvulaire dégénère. La dissection de l'aorte ascendante. Les aortites telles que la syphilis, la maladies de Takayasu, la maladie de Kawasaki, la spondylarthrite ankylosante, la maladie de Horton, la maladie de Behçet, etc. Les connectivites comme le lupus érythémateux, le syndrome des antiphospholipides, etc. Le traumatisme thoracique (rarissime). Symptômes de l'insuffisance aortique La dyspnée La lipothymie, la syncope est plus rare. La fatigue. Le traitement de l'insuffisance aortique Dans un premier temps celui-ci est médical afin de stabiliser le malade et vise à prévenir la dégradation de la fonction du muscle cardiaque. Si le patient développe de symptômes ou si son ventricule gauche s'altère (échographie) il convient de remplacer la valve par une prothèse biologique ou mécanique. Dans certains cas la valve peut être réparée (annuloectasie par exemple). L'insuffisance aortique aigue (dissection de l'aorte ou endocardite ) constitue le plus souvent une urgence chirurgicale.
Pathologies valvulaires aortiques
Problématique de santé
Pathologies valvulaires mitrales
De quoi s'agit-il? La sténose mitrale La cause principale d'un rétrécissement (moins de 2 cm²) de la valve mitrale est la maladie rhumatismale que l'on retrouve chez les patients qui ont eu un rhumatisme articulaire aigu. Actuellement en Europe du Nord cette maladie est devenue rare. D'autres causes exceptionnelles sont le lupus érythémateux, la polyarthrite rhumatoïde, la radiothérapie, etc. . Les manifestations cliniques La fibrillation auriculaire. La dyspnée d'effort ou de décubitus sont les expressions d'une augmentation de pression auriculaire gauche lors d'un effort ou du passage en position couchée. L'œdème pulmonaire. L'accident thromboembolique vasculaire cérébral (AVC) qui résulte de l'expulsion d'un caillot né au niveau de l'oreillette gauche , le plus souvent associé à une fibrillation auriculaire. Traitement Si dans un premier temps il faut traiter le patient par des médicaments, une réparation (moins fréquemment possible que dans l'insuffisance mitrale voir ci- dessous) ou un remplacement de la valve soit par une valve biologique soit par une valve mécanique s'impose en général dès la survenue de symptômes.
Pathologies valvulaires mitrales
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Persistance du canal artériel
De quoi s'agit-il? La persistance du canal artériel est une maladie congénitale, présente à la naissance de l'enfant. Il se manifeste par l'existence et la persistance d'un canal entre l'artère pulmonaire et l'aorte. Se rencontre très fréquemment chez les prématurés. (80% des enfants nés avant la 28ème semaine de gestation). Symptômes Principalement de l' essoufflement, des difficultés respiratoires et des apnées possibles et une diminution de la fréquence cardiaque. Le diagnostic L'électrocardiogramme montre des signes de surcharge du ventricule gauche. La radiographie pulmonaire montre des signes d'hypertrophie ventriculaire gauche qui est le signe principal, cardiomégalie. L'échographie cardiaque met facilement en évidence le canal artériel, mesure les débits pulmonaires et aortiques, et le degré d'hypertension artériel. Traitement Intervention chirurgicale est formelle car le risque d'endocardite infectieuse et d'insuffisance cardiaque est important. La fermeture de ce canal doit être faite.
Persistance du canal artériel
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Het Erasmeziekenhuis verwelkomt het eerste herenteam van de RUSG
De atleten uit de eerste divisie zijn naar het ziekenhuis gegaan voor een medisch onderzoek en fysieke tests 🎵 Bruxelles, ma ville... 🎵 Vorige week waren de spelers van Union Saint-Gilloise te gast in het Erasmeziekenhuis voor hun traditionele fysieke tests en medische keuring.Op het programma stonden een ECG, een inspanningstest, een isokinetische test en een medische evaluatie, allemaal onder begeleiding van onze multidisciplinaire teams bestaande uit kinesitherapeuten, cardiologen, enz. De gegevens worden verzameld en geanalyseerd zodat de atleten met een gerust hart op het hoogste niveau kunnen presteren.Nogmaals bedankt aan de staf van de RUSG voor hun vertrouwen. Dienst Kinesitherapie Dienst Cardiologie
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Clinique de Pancréatologie et du support nutritionnel
La Clinique de pancréatologie et de support nutritionnel est une unité médicale spécialisée dans le diagnostic, le traitement et le suivi des maladies du pancréas, ainsi que dans la prise en charge nutritionnelle des patients souffrant de dénutrition, de troubles digestifs ou nécessitant une nutrition artificielle. Contacter la Clinique Vous êtes médecin et vous souhaitez obtenir les résultats médicaux de vos patientes ? Vous recherchez une information ou devez régler un aspect administratif ?Contactez notre secrétariat médical par email à SecMed [dot] GastroMed [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (SecMed[dot]GastroMed[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)  Offrir à chaque patient une prise en charge spécialisée La Clinique de la Pancréatologie et du Support nutritionnel a pour mission d'offrir à chaque patient une prise en charge spécialisée, personnalisée et multidisciplinaire, intégrant les dernières avancées médicales et scientifiques dans les domaines de la pancréatologie et de la nutrition clinique. Image Image Image Nous nous engageons à : Diagnostiquer et traiter l'ensemble des maladies pancréatiques, qu'elles soient inflammatoires (pancréatite aiguë et chronique), auto-immunes, héréditaires, ou tumorales, en nous appuyant sur des plateaux techniques de pointe (endoscopie interventionnelle, imagerie avancée, chirurgie spécialisée). Assurer le support nutritionnel des patients souffrant de dénutrition, de malabsorption ou de dépendance à la nutrition artificielle (nutrition entérale ou parentérale), en collaboration étroite avec les diététiciens, infirmières cliniciennes et pharmaciens spécialisés. Coordonner une approche multidisciplinaire pour assurer un bilan diagnostique rigoureux et une prise en charge thérapeutique individualisée, conforme aux recommandations scientifiques actuelles. Promouvoir la recherche clinique et fondamentale dans les domaines de la pancréatologie et de la nutrition, afin d'améliorer continuellement les pratiques et d'offrir à nos patients l'accès aux traitements les plus innovants. Former les professionnels de santé de demain, dans le cadre de notre mission universitaire, en transmettant notre expertise aux étudiants et médecins en formation ou médecins visiteurs qui nous rejoignent. Notre offre de soins •    Pancréatite aiguë•    Pancréatite chronique, y compris la forme idiopathique et génétique•    Kystes pancréatiques•    Pancréatite auto-immune•    Dénutrition nécessitant un support par nutrition artificielle (nutrition entérale ou parentérale)•    Placement et gestion de sondes entérales pour nutrition (par la Clinique d'endoscopie digestive)•    Le syndrome du grêle court•    Saignement digestif obscure, en provenance de l’intestin grêle Notre équipe Notre équipe multidisciplinaire, composée de médecins spécialistes, infirmiers et professionnels paramédicaux, assure une prise en charge globale et coordonnée des maladies du pancréas et des troubles nutritionnels, en collaboration étroite avec le médecin généraliste afin de garantir la continuité des soins. Pr. Marianna Arvanitakis, Directrice de la Clinique de Pancréatologie et du Support Nutritionnel Gastroentérologue, spécialisée en Maladies pancréatiques, endoscopie interventionnelle et nutrition clinique. La Pr Marianna Arvanitakis s'est spécialisée en pancréatologie et en endoscopie interventionnelle au sein de l'équipe du Pr Jacques Devière à l'Hôpital Erasme. Après avoir obtenu un DIU en Nutrition Clinique en 2005, elle a repris la coordination médicale de l'activité de support nutritionnel en 2018. Les recherches menées au sein de la clinique se concentrent notamment sur l'optimisation de la prise en charge des patients atteints de pancréatite aiguë sévère et de pancréatite chronique, ainsi que sur la gestion des patients souffrant d'un syndrome du grêle court. Membre de plusieurs sociétés scientifiques, elle est Secrétaire Générale de l'European Society of Gastrointestinal Endoscopy (ESGE) pour la période 2025–2027, et maître de stage en gastroentérologie pour l'Université Libre de Bruxelles (ULB). Pr Alia Hadefi La Pr Hadefi est gastroentérologue, avec une expertise en nutrition clinique et en maladies métaboliques du foie. Elle a soutenu sa thèse de doctorat sur l'interaction entre l’intestin et les maladies hépatiques en 2024, et a effectué une formation complémentaire en 2025 au sein du Service de Gastroentérologie, Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (MICI) et Assistance Nutritive de l'Hôpital Beaujon (Paris).Langues parlées : Français, Anglais, Arabe. Dr. Michael Fernandez Y Viesca Le Dr Fernandez est gastroentérologue, avec une expertise en pancréatologie acquise après l'obtention d'un DIU en Pancréatologie en 2017 (Sorbonne). Il est médecin coordinateur pour les Maladies Pancréatiques Bénignes au sein de la concertation multidisciplinaire de Pancréatologie, et prépare actuellement une thèse de doctorat portant sur la pancréatite aiguë sévère.Langues parlées : Français, Anglais, Espagnol. Soins des plaies, stomathérapie, nutrition clinique Une équipe infirmière à vos côtés pour soigner les plaies, accompagner les personnes avec une poche digestive et veiller à une alimentation adaptée.Infirmière clinique nutritionHôpital ErasmeAsuncion Ballarin Infirmière stomathérapeute, nutrition cliniqueValérie Burion Institut Jules BordetIngrid Amorison   Découvrir notre équipe infi Les services avec lesquels la clinique collabore Chirurgie Digestive Lien vers Chirurgie Digestive Oncologie Digestive Lien vers Oncologie Digestive Imagerie Médicale Lien vers Imagerie Médicale Radiologie Interventionnelle Lien vers Radiologie Interventionnelle Centre d’Anatomie Pathologique Diététique Lien vers Diététique Pharmacie Hospitalière Lien vers Pharmacie Hospitalière Image Recherche et Innovation La Clinique de Pancréatologie et du Support Nutritionnel est impliquée dans différents projets de rechercheOptimalisation de la prise en charge des patients ayant une pancréatite aiguë sévère (Dr Fernandez Y Viesca), en collaboration avec le service d’ Imagerie MédicalePancréatite chronique : Qualité de vie et Patients Reported Outcomes (PROMs) (Dr Fernandez)La prévention du syndrome de renutrition inappropriée (SRI) à l’aide une application (Pr Hadefi)Impact de la gastroplastie endoscopique par sutures (ENDOMINA) sur les maladies hépatiques (Stéatohépatite associée à un dysfonctionnement hépatique) en collaboration avec le Centre d’Anatomie Pathologique (Pr Hadefi)Étude des nouveaux médicaments pour le syndrome du grêle court (GLP-2 analogues) (Pr Hadefi)Relation entre syndrome de grêle court et maladies hépatiques (Intestinal Failure-Associated Liver Disease (IFALD) (Pr Hadefi) Ressources et liens utiles [ARTICLE SCIENTIFIQUE] Kystes pancréatiques et risque de dégénérescence [ARTICLE SCIENTIFIQUE] Nécrose pancréatique infectée et bactéries multirésistan… [ARTICLE SCIENTIFIQUE] Nutrition et diabète [ARTICLE SCIENTIFIQUE] Drainage endoscopique et percutané pour la pancréatite a… [ARTICLE SCIENTIFIQUE] Recommandations européennes pour l’insuffisance pancréat… [ARTICLE SCIENTIFIQUE] Recommandations européennes de l'ESPEN sur la nutrition … [ARTICLE SCIENTIFIQUE] Stratégies nutritionnelles dans la stéatose hépatique no… [ARTICLE SCIENTIFIQUE] Recommandations ASGE-ESGE sur les thérapies endoscopique… [ARTICLE] La sonde d’alimentation : un outil pour prendre soin de soi quand le …
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Sondes entérales pour nutrition
Afin que vous soyez clairement informé(e) du déroulement de cette procédure, nous vous invitons à lire attentivement ces informations. Votre médecin est à votre disposition pour vous exposer en complément toute autre précision que vous souhaiteriez. Qu'est-ce que la nutrition entérale ? La dénutrition est un état dans lequel l'organisme ne fonctionne plus correctement, faute de recevoir suffisamment de nutriments essentiels (glucides, lipides et protéines). Dans certaines situations, il devient nécessaire de mettre en place une nutrition entérale : vous recevez alors une alimentation liquide directement dans l’estomac ou dans la première partie de l’intestin grêle (le jéjunum), grâce à une sonde fine et souple.  Quel type de sonde sera utilisé ? Le choix de la sonde dépend de votre  maladie et de la durée prévisible de la nutrition entérale. Dans la plupart des cas, une sonde placée par le nez — appelée sonde nasogastrique ou nasojéjunale — est suffisante pour améliorer votre état nutritionnel. Lorsqu'une nutrition entérale  est nécessaire sur le long terme, la sonde  est placée directement dans l'estomac (gastrostomie) ou dans l'intestin grêle (jéjunostomie)par voie endoscopique à la Clinique d'Endoscopie Digestive. Comment se préparer au placement d’une gastrostomie ? La gastrostomie est réalisée lors d’une gastroscopie. Afin d’organiser la pose de la sonde, vous serez vu par l’infirmier(ère) clinicien(ne) de nutrition ou le/la gastroentérologue en vue préparer votre procédure. Pour préparer votre intervention : Informez votre médecin de vos antécédents médicaux et de tous les médicaments que vous prenez, en particulier ceux qui agissent sur la coagulation du sang : aspirine, Plavix, Sintrom, Xarelto, Eliquis, Pradaxa, Lixiana, Innohep, Fraxiparine (liste non exhaustive).Signalez toute allergie connue.Soyez à jeun au moins 6 heures avant l’examen : ne mangez pas, ne buvez pas et ne fumez pas.Selon votre situation, l’examen sera réalisé sous sédation légère ou sous anesthésie générale.  Comment se déroule le placement de la gastrostomie ? L'intervention est réalisée par deux médecins gastroentérologues et dure en général entre 15 et 30 minutes :Le premier médecin introduit un endoscope (une fine caméra flexible) par la bouche jusqu'à l'estomac.Le second médecin repère, depuis l'extérieur, le meilleur emplacement sur la paroi du ventre grâce à la lumière de l'endoscope.Une petite incision de quelques millimètres est réalisée sur la peau, après une anesthésie locale.La sonde est ensuite glissée de l'intérieur vers l'extérieur et fixée en place, traversant directement la paroi du ventre jusqu'à l'estomac (technique communément appelée "pull gastrostomy"). Comment se passe la période après le placement de la gastrostomie ? Après la procédure, vous resterez au moins 2 jours à l'hôpital afin de s'assurer que la nutrition entérale par la gastrostomie est bien tolérée.Les complications les plus fréquentes sont des douleurs au niveau de l'orifice de la sonde, généralement passagères. Plus rarement, des saignements ou une perforation peuvent survenir ; ils sont rapidement détectés grâce à un scanner abdominal.Avant votre sortie, le(la) diététicien(ne) et l'infirmier(ère) clinicien(ne) de nutrition vous expliqueront le type et la quantité de nutrition entérale adaptés à votre situation, ainsi que les modalités d'utilisation de la sonde à domicile. Si nécessaire, des soins infirmiers à domicile seront organisés avant votre départ. Comment se déroule le suivi ? Une fois la sonde en place, un suivi régulier est primordial pour le bon déroulement de vos soins :Des consultations régulières avec le gastroentérologue et l’infirmière clinicienne de nutritionDes évaluations diététiques pour adapter vos apports nutritionnels à l’évolution de votre situationDes prise de sang pour surveiller vos paramètres nutritionnelsPour les jeunes patients : le passage vers l'âge adulteSi vous avez été suivi(e) jusqu’ici en pédiatrie, la transition vers un service adulte se prépare progressivement à partir de 16 ans :Votre médecin pédiatre prendra contact avec l'équipe adulte et lui transmettra toutes les informations concernant votre santé et votre traitementUne première consultation commune — en présence de  votre médecin pédiatre et de votre nouveau médecin référent — sera organisée, pour que vous ne vous sentiez pas seul(e) dans cette étapeSi besoin,, un suivi dans les deux services (pédiatrique et adulte) peut être maintenu pendant 6 mois au maximum, afin de faciliter cette transition en toute sérénité. Contact Vous pouvez prendre un rendez-vous en consultation (par email à ConsGastroMed [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be ou par téléphone au +32 (0)2 555.35.04 ou contacter le service de Gastroentérologie de l'H.U.B directement au SecMed [dot] GastroMed [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (SecMed[dot]GastroMed[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)Vous pouvez aussi contacter nos infirmières cliniciennes de nutrition Asuncion Ballarin ( asuncion [dot] ballarin [at] hubruxelles [dot] be (asuncion[dot]ballarin[at]hubruxelles[dot]be)), Valerie Burion (val%C3%A9rie [dot] burion [at] hubruxelles [dot] be (valérie[dot]burion[at]hubruxelles[dot]be)), pour l’institut Jules Bordet Ingrid Amorison (ingrid [dot] amorison [at] hubruxelles [dot] be).  Découvrir la Clinique de Pancréatologie et du Support Nutritionnel
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Lithotripsie
Afin que vous soyez clairement informé(e) du déroulement de cet examen, nous vous invitons à lire attentivement ces informations. Votre médecin est à votre disposition pour vous exposer en complément toute autre précision que vous souhaiteriez. Le pancréas : Qu'est-ce que c'est ? Le pancréas est une glande située derrière l'estomac qui remplit deux rôles essentiels : la digestion des nutriments, grâce à la sécrétion d'enzymes digestives, et la régulation du taux de sucre dans le sang, grâce à la sécrétion d'insuline. La pancréatite chronique est une inflammation prolongée du pancréas. Au fil du temps, le pancréas se transforme et peut développer des calculs (« pierres ») ou des rétrécissements de son canal principal (sténoses). Ces modifications entraînent des douleurs, une difficulté à digérer les aliments et des troubles de la régulation du sucre dans le sang. Comment peut-on vous soigner avec la lithotripsie ? La lithotripsie extracorporelle est une technique qui permet de fragmenter ces calculs sans chirurgie, grâce à des ondes de choc envoyées depuis l'extérieur du corps.Vous serez installé(e) sur une table d'examen. L’examen peut durer 40 à 60 minutes et il est réalisé sous anesthésie pour votre confortUn appareil est placé contre votre ventre. Il envoie des ondes de choc ciblées directement sur les calculs du pancréas, repérés grâce à une radio.Ces ondes de choc brisent progressivement les calculs en petits fragments, sans toucher les tissus environnants.Une fois les calculs fragmentés, ils peuvent être évacués plus facilement lors d'une séance d'endoscopie complémentaire, au cours de laquelle le médecin nettoie le canal pancréatique et peut poser une petite prothèse (un petit tuyau) pour maintenir le canal ouvert.Plusieurs séances de lithotripsie peuvent être nécessaires selon la taille et le nombre de calculs. Comment se passe la période après la lithotripsie ? Après la procédure, vous resterez au moins une nuit à l'hôpital afin de s'assurer que vous présentez pas de douleurs dans le ventre, qui s’estompe en générale au cours des 12 premières heuresLes complications liées à la lithotripsie sont rares (1%). La plus fréquente est la pancréatite aigue qui peut nécessiter une hospitalisation prolongée et très rarement des interventions complémentaires.  Contacts Vous pouvez prendre un rendez-vous en consultation (par email à ConsGastroMed [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (ConsGastroMed[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be) ou par téléphone au +32 (0)2 555.35.04 ou contacter le service de Gastroentérologie de l'H.U.B directement au SecMed [dot] GastroMed [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (SecMed[dot]GastroMed[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)  Découvrir la Clinique de Pancréatologie
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La sonde d’alimentation : un outil pour prendre soin de soi quand le corps en a besoin
Quand un patient ne peut plus se nourrir par la bouche, que ce soit temporaire ou de façon plus permanente, il faut trouver une autre voie. C'est quoi exactement, une stomie d'alimentation ? Quand un patient ne peut plus se nourrir par la bouche, que ce soit temporaire ou de façon plus permanente, il faut trouver une autre voie. La gastrostomie est l’une de ces alternatives : elle consiste à créer une petite ouverture qui relie l’estomac à la peau à l’aide d’une sonde. Le tout est réalisé par endoscopie, une procédure simple qui évite une chirurgie lourde et permet de placer une sonde en toute sécurité.  Qui est concerné ? Les personnes concernées par la gastrostomie ont des profils très différents, mais partagent une même réalité : leur corps ne parvient plus à couvrir seul leurs besoins nutritionnels. « Cela peut être lié à des maladies neurologiques qui altèrent la déglutition, à une dénutrition installée, à certaines pathologies cancéreuses qui épuisent l’organisme, ou encore à des maladies pulmonaires qui mobilisent toute l’énergie disponible », explique Mme. Ballarin. Dès lors que l’alimentation orale n’est plus possible ou est insuffisante, et qu’elle s’inscrit dans la durée, la gastrostomie devient une option adaptée et sécurisée pour assurer un apport nutritionnel sûr et continu au patient. Est-ce risqué ? « Comme pour tout geste médical, des complications peuvent survenir, mais elles sont rares, souvent bénignes et, surtout, largement évitables », rassure l’infirmière cheffe.  Tout commence bien avant l’intervention :  l’équipe rencontre le patient et ses proches, explique chaque étape, répond aux questions et prépare le retour à domicile. Une anesthésie ou une sédation peut être proposée pour que le geste se passe dans les meilleures conditions. Ce temps de préparation n’est pas un détail : il réduit le stress et limite les risques pour le patient. Sur le long terme : des désagréments gérables « Le respect des bonnes pratiques diminue les risques de complications, d’où l’importance de l’accompagnement thérapeutique des patients et des aidants proches. L’éducation et la formation visent trois objectifs : l’efficacité de la nutrition par sonde, la prévention des complications et le confort du patient », insiste Mme. Ballarin.      Les complications les plus fréquentes sont, les complications cutanées, telles qu’une inflammation, un granulome, une mycose ou une infection. Ces atteintes cutanées restent généralement bénignes et se traitent facilement avec des soins adaptés. On observe aussi parfois des intolérances digestives, comme des nausées, des ballonnements, des diarrhées ou de la constipation. Ces symptômes, bien que déstabilisants, peuvent être expliqués aisément et surtout se corrigent avec quelques ajustements du mode d’administration. Les complications tardives les plus fréquentes sont les irritations cutanées autour de la sonde (rougeurs, inflammations, mycoses) qui peuvent aussi se traiter facilement. Des troubles digestifs (ventre sensible, transit perturbé, constipation) peuvent apparaître au démarrage de la nutrition entérale, c’est-à-dire quand l’alimentation liquide est administrée via la sonde. Ces manifestations inquiètent parfois les patients, mais elles s’expliquent et, surtout, se soignent. Les bons gestes au quotidien ? Deux gestes simples, chaque jour : nettoyer la zone à l’eau et bien sécher. Une peau propre et sèche limite les irritations et prévient la majorité des complications. Le second geste, moins évident mais tout aussi essentiel : mobiliser légèrement la sonde chaque jour, par un petit mouvement de va et‑ vient. Ce geste simple évite qu’elle ne s’enfouisse dans la paroi de l’estomac, une complication rare, mais sérieuse, largement prévenue grâce aux conseils donnés aux patients. « Chaque patient repart avec une brochure claire et un protocole détaillé. Des consultations ont lieu deux fois par semaine, le lundi après-midi et le mercredi matin. Un bilan est organisé tous les six mois. Et en cas de doute, une ligne directe est disponible à tout moment. Souvent, un simple appel ou une photo envoyée depuis son téléphone suffit à rassurer le patient à régler le problème, parfois sans se déplacer », raconte Mme. Ballarin.  Découvrir l'équipe infirmière Quand faut-il nous contacter ? « Il est essentiel de nous prévenir dès qu’un événement indésirable apparaît, qu’il soit lié ou non à la sonde. Certains signes, même s’ils semblent mineurs au départ, peuvent rapidement gêner le patient et compromettre la poursuite du traitement nutritionnel. Notre rôle est justement d’intervenir tôt pour éviter que ces petits problèmes ne prennent trop d’ampleur », précise-t-elle. Toute rougeur, irritation, écoulement, douleur inhabituelle autour de la sonde doit être signalé immédiatement. Ces problèmes sont fréquents mais se traite facilement s’ils sont pris rapidement en charge. Les inconforts digestifs sont souvent mal interprétés. Un ventre gonflé, des nausées, une constipation ou des douleurs ne signifient pas forcément que « la nutrition ne passe pas ». Dans la majorité des cas, il s’agit simplement d’un réglage à adapter : débit trop rapide, horaires inadaptés, hydratation insuffisante, ou parfois une cause sans lien avec la sonde (gastro-entérite, médicament, stress…). Une difficulté à rincer la sonde et/ou une impossibilité d’administrer la nutrition doivent être rapportés sans attendre. Une obstruction débutante se résout facilement ; une obstruction tardive peut nécessiter un remplacement de sonde. Et la vie sociale du patient dans tout ça ? La gastrostomie n'arrive jamais seule. Elle s'invite dans des vies déjà secouées par la maladie. Un AVC qui a tout changé du jour au lendemain, une maladie de Charcot qui progresse, un cancer qui épuise. Dans ces parcours lourds, chaque nouvelle étape médicale peut peser comme une charge supplémentaire. C'est précisément là qu'intervient l'équipe soignante : faire en sorte que cette sonde, perçue comme un fardeau, devienne un véritable soutien.  La stomie ne remplace pas ce que représente un repas puisque manger est bien plus que s’alimenter : c’est partager un moment, être à table avec ceux qu’on aime. Pour certains patients qui ne peuvent plus manger par la bouche, cette absence crée un manque profond, parfois difficile à exprimer. « Il est essentiel de reconnaître cette perte, de l’entendre et de l’accompagner. La nutrition par sonde ne prétend pas combler ce vide. En revanche, elle peut redonner l’énergie nécessaire pour continuer à vivre ces moments autrement : être présent, participer, rester connecté aux autres. Nourrir, ce n’est pas seulement une question de calories : c’est une question de sens, de lien et de dignité », souligne Mme. Ballarin. Un mot pour quelqu'un qui apprend qu'il va avoir une gastrostomie ?  Pour beaucoup, la gastrostomie apparaît comme une étape de trop dans un parcours déjà difficile de la pathologie sous-jacente. Il s’agit des maladies qui bousculent tout : le corps, l’autonomie, la vie sociale, l’identité. Alors oui, apprendre qu’une sonde va être posée peut faire peur. C’est normal. Il s’agit de donner du sens là où il y a de la peur, et de redonner de la perspective là où tout semble se compliquer. La gastrostomie n’est pas un échec. C’est un soin. Comme une jambe cassée nécessite de la rééducation, un corps affaibli a besoin d’aide pour se nourrir. Ce n’est pas un renoncement, c’est un soutien. Dans un parcours déjà éprouvant, l'annonce d'une gastrostomie peut sonner comme un signe de plus que les choses empirent. Cette réaction mérite d'être entendue, pas minimisée. Et puis, le regard change. « Une gastrostomie, n’est pas une défaite mais une aide. Une façon concrète de prendre soin de soi quand le corps en a besoin », conclut Mme. Ballarin.  Asuncion Ballarin Infirmière cheffe, Stomathérapeute, Responsable de la cellule nutrition clinique, soins de plaies, stomathérapie à l’H.U.B.  Contacter nos stomathérapeutes À lire aussi... « Avec une stomie, mon corps est différent et la vie reste possible » ?On l'imagine souvent comme quelque chose d'insurmontable. Un "trou dans le ventre", une image dégradante, une vie radicalement transformée, une intimité sacrifiée, et pourtant… Lire l'article
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Problématique de santé
Tétralogie de Fallot
De quoi s'agit-il? La tétralogie de Fallot est une malformation cardiaque complexe qui a la particularité de rendre les patients cyanosés, c'est à dire qu'ils ont un teint bleuté lié à la mauvaise oxygénation du sang. Dans la tétralogie de Fallot, le coeur "n'est pas fini". L'artère pulmonaire n'est pas assez développée et sténosée, la paroi inter-ventriculaire est incomplète et inexistante sous les racines de l'aorte et de l'artère pulmonaire. En pratique, le sang arrive dans le ventricule droit. Le ventricule droit, en se contractant envoie aussi bien du sang veineux dans l'artère pulmonaire (mais en minime quantité vu la résistance liée à la sténose) que dans l'aorte. Le sang artériel est donc un mélange de sang veineux, non oxygéné, et de sang artériel rouge, d'où l'aspect "bleuté" du patient. Traitement Il est chirurgical. On effectue le plus tôt possible une chirurgie totalement réparatrice. Cette chirurgie consiste à fermer la communication inter ventriculaire et à élargir l'infundibulum pulmonaire et les artères pulmonaires.
Tétralogie de Fallot
Problématique de santé
Troubles du rythme
De quoi s'agit-il? La maladie du sinus Le nœud sino-auriculaire situé dans l'oreillette, contient des cellules qui envoient des signaux électriques vers les autres parties du cœur. Il y a différente type de troubles de conduction sino auriculaire, elle va du simple ralentissement à l'interruption complète. Elles peuvent être soit aigu ou chronique, permanent ou paroxystique. Il y a différentes étiologies: L'infarctus du myocarde, surtout de localisation inférieure du cœur. Les surdosages médicamenteux. Le plus souvent c'est une dégénérescence fibreuse du sinus, apparaissant surtout chez les sujets âgés. Dans cette étiologie, elle peut-être associé à des accès de fibrillation ou flutter auriculaire paroxystique. Il en résulte une interruption partielle de la conduction sino auriculaire qui entraînera une bradycardie (rythme lent du cœur). Les symptômes peuvent aller de la lipothymie à la syncope. Le traitement consistera à la mis en place d'un stimulateur cardiaque avec deux sondes l'un dans l'oreillette et l'autre dans le ventricule droit. Les blocs auriculo-ventriculaire C'est la déficience de la conduction auriculo ventriculaire, allant du ralentissement à l'interruption complète. Elle témoigne de lésions du tissu de conduction qui siège au niveau du nœud auriculo-ventriculaire. Il y a plusieurs étiologies: L'infarctus du myocarde. Le bloc auriculo-ventriculaire aigus inflammatoire et/ou idiopathique. Les surdosages médicamenteux. Mais l'étiologie la plus fréquente est une dégénérescence fibreuse du tissu de conduction auriculo-ventriculaire. Elle est d'origine indéterminée. Elle apparaît chez les sujets âgés. Les manifestations cliniques peuvent être asymptomatique, c'est-à-dire ne rien ressentir, mais c'est essentiellement un rythme lent (bradycardie) qui se caractérise par une fatigue voir des syncopes itératives. Il y a plusieurs classifications: Le bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré (qui ne nécessite pas de stimulateur cardiaque). Le bloc auriculo-ventriculaire du 2ème degré qui se divise en Mobitz I et II. Le bloc auriculo-ventriculaire du 3ème degré. Le traitement consiste en la mise en place d'un stimulateur cardiaque avec deux sondes l'une dans l'oreillette et l'autre dans le ventricule droit. Les fibrillations La fibrillation auriculaire est une affection cardiaque caractérisée par une activité de contraction aléatoire des oreillettes (les petites cavités du cœur), de telle sorte que le rythme global du cœur devient irrégulier. Il s'agit du trouble du rythme cardiaque le plus fréquent dans la population, responsable de complications gravissimes, telles les embolies cérébrales, qui sont en fait des petits caillots sanguins qui vont bloquer des artères du cerveau et qui constituent une des causes des accidents vasculaires, ou A.V.C. Cette pathologie, plus fréquente chez les sujets de plus de 60 ans, peut avoir plusieurs causes: Une maladie cardiaque (valve mitrale, un infarctus du myocarde... ). Une maladie non cardiaque (un excès d'hormones thyroïdiennes, une infection pulmonaire, une embolie pulmonaire, la consommation d'alcool... ). Parfois, aucune cause n'est trouvée : on parle alors de fibrillation auriculaire idiopathique. Le diagnostic sera suspecté par le médecin lors de son examen clinique, qui constate principalement que le pouls est rapide et irrégulier. Mais parfois, la fibrillation auriculaire n'est pas permanente, ce qui complique le diagnostic. Les médecins parlent alors de fibrillation auriculaire paroxystique. Traitement Les troubles du rythme cardiaque sont pris en charge à la Clinique de rythmologie.  L'électrocardiogramme permet de mettre en évidence l'activité irrégulière, anarchique et rapide de l'oreillette. Lorsque l'électrocardiogramme est normal mais que le médecin a une forte présomption sur l'existence d'une fibrillation auriculaire, il fera réaliser par le cardiologue un enregistrement de l'électrocardiogramme durant 24 heures (examen appelé holter de 24 heures). Il existe divers traitements pour soigner ou prévenir les complications de cette maladie. Globalement, de nombreux médicaments, appelés antiarythmiques, sont capables de traiter une grande majorité de patients. En cas de mauvaise réponse aux traitements médicamenteux, c'est-à-dire quand le patient continue à avoir des symptômes difficilement tolérables (palpitations gênantes, malaises, syncopes,...), ou bien quand il ne supporte pas les médicaments que son cardiologue lui a prescrits, il existe une méthode plus radicale, qui consiste à « brûler » les régions du cœur à l'origine du trouble, de manière à restaurer un rythme cardiaque régulier. Cette brûlure est réalisée par l'application d'une source d'énergie (radiofréquence généralement) directement sur la paroi intérieure des oreillettes. Cette technique, à cœur battant, généralement utilisée dans certains centres de cardiologie routiniers consiste en l'ablation ou l'isolation des veines pulmonaires (responsables du trouble) par l'introduction à l'intérieur du cœur de quelques sondes, ou cathéters, sous contrôle de radioscopie. Cette manière de procéder offre l'avantage d'être réalisée sous anesthésie locale, par ponction (= premier temps de la montée d'un cathéter) au niveau de l'aine et éventuellement au niveau du cou. Malheureusement, cette technique peut être fastidieuse, longue, et doit parfois être répétée quelques jours après. Le résultat final ne peut être prédit avec certitude, mais on s'attend actuellement, dans les meilleurs centres à un taux de guérison de la fibrillation auriculaire symptomatique (appelée aussi paroxystique) de 50 à 60 %. Il faut cependant noter que ces résultats vont probablement s'améliorer avec l'apparition de nouvelles évolutions technologiques. Depuis Juin 2003, nous avons développé une approche chirurgicale qui a pour but d'augmenter les chances de succès de la procédure d'isolation des veines pulmonaires, tout en gardant son caractère peu agressif. Il s'agit d'encercler les foyers potentiellement responsables de la fibrillation auriculaire (les veines pulmonaires) en passant par l'extérieur du cœur, grâce à l'utilisation d'un robot chirurgical. Cet outil est en effet fort utile: non seulement il facilite le geste chirurgical (les poignets du robot ont un degré de mobilité bien plus grand que les mains du chirurgien) mais il permet également de réaliser une opération sur le cœur sans réellement ouvrir le sternum ou le thorax, si ce n'est par trois petites incisions entre les côtes de moins de 1 cm.
Troubles du rythme