Problématique de santé
Hypertension intracrânienne idiopathique
Qu'est-ce que l'hypertension intracrânienne idiopathique ? L'hypertension intracrânienne idiopathique (HII), également connue sous le nom de pseudotumeur cérébrale, est une condition caractérisée par une pression élevée dans le liquide céphalorachidien (LCR) sans cause identifiable par les examens d'imagerie. Elle est plus fréquente chez les femmes en âge de procréer et en surpoids. SymptômesLes symptômes de l'HII incluent :Céphalées sévères et persistantes, souvent aggravées par la position allongée.Vision floue ou double.Perte transitoire de la vision.Bourdonnements dans les oreilles (acouphènes pulsatile).Nausées et vomissements.Gonflement du nerf optique (œdème papillaire) visible lors de l'examen ophtalmologique.  Prise en charge Examens d’imageriePour dépister l'HII et exclure d'autres causes, plusieurs examens d'imagerie sont utilisés :IRM cérébrale : pour visualiser les structures cérébrales et exclure des anomalies telles que les tumeurs ou les malformations. Angiographie par résonance magnétique (ARM) : pour évaluer les veines cérébrales et exclure une thrombose veineuse cérébrale. Tomodensitométrie (CT) cérébrale : parfois utilisée en urgence pour exclure d'autres causes d'élévation de la pression intracrânienne.Parcours médicalLes patients atteints d'HII doivent consulter plusieurs spécialistes pour une prise en charge complète, de manière rapide pour éviter toute dégradation de la fonction visuelle :Médecin généraliste : pour une première évaluation des symptômes et une orientation vers des spécialistes. Neurologue : principal spécialiste pour le diagnostic et la gestion de l'HII. Ophtalmologue : pour évaluer les effets de l'HII sur la vision et surveiller l'œdème papillaire. Neuroradiologue : pour interpréter les examens d'imagerie cérébrale.Neurochirurgien ou neuroradiologue interventionnel : en cas de nécessité d'interventions chirurgicales ou endovasculaires.TraitementsLes traitements de l'HII visent à réduire la pression intracrânienne et à prévenir la perte de vision :Perte de poids : recommandée pour les patients en surpoids, souvent efficace pour réduire les symptômes.Médicaments : Acétazolamide : diurétique qui réduit la production de LCR, traitement de première ligne avec un niveau de preuve élevé. Ponctions lombaires répétées : pour drainer l'excès de LCR, utilisées en cas de symptômes sévères. Chirurgie : Décompression du nerf optique : pour prévenir la perte de vision irréversible en cas d'œdème papillaire sévère. Shunt cérébrospinal : pour drainer le LCR en cas d'échec des autres traitements. Neuroradiologie interventionnelle : mise en place de stents en regard des sinus veineux pour améliorer le drainage du sang veineux et diminuer la pression intracrânienne lorsque ces veines sont rétrécies.Discussion pluridisciplinaireLa gestion de l'HII nécessite une approche pluridisciplinaire, incluant des réunions entre neurologues, ophtalmologistes, neuroradiologues interventionnels, neurochirurgiens et autres professionnels de santé pour discuter des cas complexes et coordonner les traitements.SuiviLe suivi des patients atteints d'HII est crucial et inclut :Surveillance régulière de la vision : par un ophtalmologue pour détecter toute détérioration. Suivi neurologique : pour évaluer l'efficacité des traitements et ajuster les thérapeutiques. Évaluations régulières du poids : et conseils diététiques pour les patients en surpoids.Examens d'imagerie périodiques : pour surveiller la pression intracrânienne et l'état des structures cérébrales.Le suivi est assuré par une équipe multidisciplinaire pour optimiser les résultats cliniques et améliorer la qualité de vie des patients.  Découvrez notre service de NeuroRadiologie Interventionnelle Nos spécialistes Prendre rendez-vous
Hypertension intracrânienne idiopathique
Problématique de santé
Hypominéralisation des Incisives et Molaires (MIH)
Qu'est-ce que le MIH? L'Hypominéralisation des Incisives et Molaires est une anomalie de l'émail qui se manifeste par des taches opaques de couleur blanche, jaune ou brun sur les dents.  Ces taches résultent d'une minéralisation inadéquate de l'émail pendant son développement, rendant les dents plus vulnérables à la dégradation et à la sensibilité. Le MIH affecte environ 15% des enfants à travers le monde, avec des variations selon les régions géographiques. Les causes exactes du MIH restent encore partiellement inconnues. Cependant, les recherches suggèrent un ensemble complexe de facteurs potentiels, incluant des éléments génétiques, environnementaux et des perturbations durant les premières années de vie. Les infections infantiles sévères entre 0 et 4 ans, l'usage de médicaments en particulier les Anti-inflammatoires, et certaines conditions prénatales et postnatales sont considérées comme des facteurs contribuant au développement du MIH. Les signes du MIH incluent des décolorations et des taches sur les molaires et les incisives. Les dents affectées peuvent être plus sensibles, surtout en réponse au froid, à la chaleur, ou au sucre. Dans les cas sévères, l'émail peut s'éroder, menant à des cavités et à des douleurs, impactant potentiellement la mastication et la parole. Traitement Le diagnostic du MIH se fait par un examen dentaire approfondi. Un dentiste peut identifier les lésions caractéristiques de l'émail et évaluer l'étendue de l'affection. Le traitement dépend de la sévérité des symptômes et peut varier de l'application de vernis fluoré ou de ciments pour renforcer l'émail, à des traitements plus invasifs surtout si la structure de la dent est fortement compromise. Conseils aux parents Prévention et détection précoce : Visites régulières chez le dentiste dès l'apparition des premières dents permanentes pour une détection précoce Hygiène bucco-dentaire : Encourager une routine stricte de brossage avec un dentifrice fluoré, et l'utilisation du fil dentaire Alimentation : Limiter les sucres et les acides qui peuvent aggraver les dents déjà vulnérables Traitement professionnel : Suivre les recommandations du dentiste pour les traitements protecteurs ou restaurateurs Le MIH représente un défi tant pour les dentistes que pour les familles touchées. Néanmoins, avec une compréhension approfondie, une détection précoce, et une gestion proactive, il est possible de minimiser l'impact sur la santé bucco-dentaire des enfants. Les parents jouent un rôle clé dans la surveillance et la prise en charge de la santé dentaire de leurs enfants et sont encouragés à travailler en étroite collaboration avec leur dentiste pour assurer le meilleur suivi possible.
Hypominéralisation des Incisives et Molaires (MIH)
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Identitovigilance
Afin de vous assurer le bon soin et de garantir votre sécurité, nous vérifions systématiquement vos données d’identification (nom, prénom, date de naissance) à chaque étape de votre parcours de soins. Ne soyez donc pas surpris que la question vous soit posée par l’équipe médicale ou paramédicale lors de votre consultation. Le bon soin au bon patient 
Problématique de santé
Imagerie de la fertilité
Qu'est-ce que l'imagerie de la fertilité ? Ce sont les examens médicaux qui font appel à l'échographie (ultrasons) ou à la radiographie (rayon X) pour comprendre une infertilité ou faire un bilan de fertilité. La prise en charge L’échographie endovaginale L’échographie pelvienne est le premier examen réalisé pour évaluer les organes génitaux reproducteurs féminins. Elle se fait grâce à une sonde insérée par voie vaginale. On réalise le compte des follicules de petite taille, dits « follicules antraux », qui se trouvent dans chacun de vos ovaires. Ce chiffre nous donne une idée de votre réserve ovarienne, c’est-à-dire du potentiel de réponse en cas de stimulation ovarienne Plusieurs pathologies associées à l’infertilité seront recherchées par ailleurs :  Au niveau utérin, on recherche la présence de fibromes, polypes ou anomalies congénitales telles que la présence d’un septum.  Au niveau ovarien, on dépiste la présence de kystes, notamment d’endométriose.  Au niveau des trompes, on évalue la présence d’hydrosalpinx, communément appelé « trompe dilatée » .  Cette échographie est réalisée en première partie du cycle, le plus souvent durant les premiers jours des règles. La SIS (Saline Infusion Sonography ou Hysterosonographie) Cet examen permet de visualiser le contour de votre cavité utérine (endomètre) ainsi que les parois de votre utérus (myomètre). Il est réalisé idéalement à la fin de vos règles, avant le onzième jour de votre cycle. Vous êtes installée en position gynécologique et, après une désinfection vaginale, un cathéter souple sera placé dans l’utérus pour permettre l’instillation de sérum physiologique dans le but de dépister des pathologies intra-utérines éventuellement responsables de l’infertilité. L’échographiste vous explique chaque étape durant l’examen. L’HyFoSy (Hysterosalpingo-foam-sonography) Cet examen réalisé en position gynécologique après désinfection vaginale, permet d’évaluer la perméabilité des trompes utérines et détecter d’éventuelles pathologies pouvant expliquer l’infertilité. Il est réalisé à la fin de vos règles, avant le onzième jour de votre cycle. Il nécessite l’injection d’un gel-mousse spécifique (ExEm® Foam) à l’aide d’un cathéter souple à ballonnet placé à l’intérieur de votre utérus.  Il est conseillé de prendre un antidouleur une heure avant cet examen, qui peut être douloureux comme des grosses règles chez certaines patientes.  Votre médecin prescripteur évaluera la nécessité de vous prescrire des antibiotiques avant l’examen. Une recherche par PCR de présence de chlamydia ou de gonocoque dans le col ou dans les urines est une prévention utile. En cas de découverte d’une pathologie tubaire, l’échographiste réévaluera la nécessité de prescrire un traitement antibiotique si cela n’a pas été fait préalablement. L’échographiste vous expliquera chaque étape durant l’examen. Le bilan complet de fertilité Lors de cet examen, on réalise d’abord une échographie endovaginale complète, suivie par une SIS. Le cathéter utilisé pour cet examen est laissé en place et utilisé pour l’injection d’ExEm® Foam. De cette manière, il est possible non seulement de visualiser l’intérieur de votre utérus, mais aussi la perméabilité de vos trompes lors d’un seul rendez-vous. Cet examen est réalisé idéalement avant le onzième jour de votre cycle. Un traitement antibiotique prophylactique peut être prescrit par votre médecin si nécessaire. Il est par ailleurs conseillé de prendre un antidouleur une heure avant cet examen.  Le bilan de vascularisation/ réceptivité endométriale Cet examen vous est proposé en cas d’échecs répétés d’implantation embryonnaire. L’échographiste examine la vascularisation au niveau de vos artères utérines, ainsi que le volume de votre endomètre. Cet examen se réalise idéalement la semaine qui suit votre ovulation, ou bien à la suite d’une prise d’un traitement hormonal spécifique prescrit par votre gynécologue. Si le résultat de cet examen est anormal, l’échographiste vous propose un traitement de minimum trois mois avant de réévaluer votre réceptivité endométriale. Lors du second examen, un prélèvement de votre endomètre peut être réalisé dans le but de faire une analyse anatomopathologique à la recherche d’une endométrite aigüe. Vous pouvez en discuter avec votre médecin de la pertinence de faire cette analyse dans votre cas spécifique. L’Hystérosalpingographie Cet examen permet de tester la perméabilité tubaire et la forme de la cavité utérine. Il se passe dans le service de radiologie puisqu’il utilise les rayons X et un produit de contraste instillé dans l'utérus par un gynécologue. La radiologue interprète ensuite les clichés. Il se déroule comme l’hyfosy, au même moment du cycle et selon les mêmes précautions. Il n’est presque plus prescrit depuis que l’Hycosy a été mise au point.  Conseils Veuillez prendre un anti-douleurs comme un anti inflammatoire (Ibuprofen 400 par exemple) ou un spasmolytique comme le buscopan environ 1 h avant l’examen car des contractions utérines peuvent survenir lors des différentes procédures.Veillez à ne pas oublier votre demande écrite signée par votre médecin prescripteur Focus Notre équipe d’imagerie de la fertilité est composée de gynécologues qui font également partie de l’équipe de la PMA. Vous bénéficierez donc de leur double casquette pour la recherche d’anomalie et la compréhension de votre infertilité.  Nos spécialistes Modalités de prise de rendez-vous à l'échographie gynécologique (route 178) Pour les Echographies de bilan, les SIS ou les HyFoSy: veuillez téléphoner au 02/555.36.36 dès que vous êtes réglée afin d’avoir un rendez-vous avant votre 11ème jour. Pour les hystérosalpingographies, veuillez téléphoner au O2/555 33 12 dès que vous êtes réglée afin d’avoir un rendez-vous avant votre ovulation.  Service de Gynécologie-Obstétrique Dr. Margherita CONDORELLI Dr. Noé MOUTARD Dr. David PENING Dr. Mélodie VANDER BORGHT Services associés Service de Radiologie Pr SADEGHI MEIBODI NILOUFAR 
Imagerie de la fertilité
Services
Radiologie imagerie médicale
Notre rôle L’imagerie médicale est un ensemble de techniques permettant de visualiser l’anatomie, de détecter et/ou de caractériser des lésions pathologiques et/ou de faire le suivi des lésions sous traitement ou après une chirurgie.   Image Image Les radiologues se spécialisent de plus en plus aussi dans les actes thérapeutiques, interventionnels sous contrôle radiologique. Pr Niloufar Sadeghi Meibodi Directrice du service d’imagerie médicale diagnostique de l’Hôpital Erasme Nos spécialités Le service d’imagerie médicale diagnostique est organisé en 5 cliniques spécialisées qui correspondent aux différentes parties du corps humain : La clinique de neuroradiologie et d’imagerie tête et cou a une expertise reconnue dans le diagnostic et suivi des tumeurs cérébrales, des maladies neurologiques telle que l’épilepsie, la sclérose en plaques et des maladies neurovasculaires de type AVC ainsi que dans l’imagerie de la sphère ORL.La clinique d’imagerie ostéoarticulaire s’occupe de la traumatologie (notamment des sportifs et sportives de haut niveau) et des pathologies rhumatismales.La clinique d’imagerie abdominale prend en charge le vaste domaine des pathologies touchant les organes de la cavité abdominale : foie, pancréas, rate, intestins, reins et voies urinaires.La clinique d’imagerie thoracique s’occupe des pathologies touchant les poumons, le médiastin et le cœur.La clinique de l’imagerie de la femme s’occupe du dépistage et du suivi des cancers du sein ainsi que de l’imagerie du pelvis féminin.  Le Service dispose de plusieurs appareils de pointe :  4 appareils d’IRM dont 2 de 3 teslas,  4 CT-scanners,6 échographes,4 tables de radiologie standard et 1 table de radiologie digestive,4 appareils de radiologie mobiles,1 mammographe et 2 échographes dédiés à l’imagerie mammaire.   Notre équipe Image Nos médecins spécialistes Image Focus Le service d’imagerie médicale diagnostique de l’Hôpital Erasme a une expertise reconnue dans plusieurs domaines et maladies, notamment en neuro-oncologie. Avant d’opérer une tumeur du cerveau, par exemple, grâce à l’IRM 3 tesla, l’imagerie dite fonctionnelle et la tractographie (mise en évidence des voies neuronales) permettent de cartographier et donc d’éviter les zones fonctionnelles (motrice, de langage, etc.) durant la neurochirurgie. Image Recherche Le service d’imagerie médicale diagnostique de l’Hôpital Erasme participe à de nombreuses études cliniques. Il collabore, entre autres, avec le département des neurosciences, les services de neurochirurgie, de rhumatologie, d’orthopédie et avec les services médicochirurgicaux des pathologies abdominales et thoraciques.  Publications BOLD fMRI and DTI fiber tracking for preoperative mapping of eloquent cerebral regions in brain tumor patients: impact on surgical approach and outcome. Auteurs : Lolli VE, Coolen T, Sadeghi N, Voordecker P, Lefranc F.Journal : eurol Sci. 2023 Aug;44(8):2903-2914. doi: 10.1007/s10072-023-06667-2. Epub 2023 Mar 14.PMID: 36914833  Can quantified diffusion-weighted imaging predict histopathological features of liver tumors? Auteurs : Metens TJournal : Eur Radiol. 2023 Jun 30. doi: 10.1007/s00330-023-09791-x. Online ahead of print.PMID: 37391623 No abstract available.  Detection of cerebral hypoperfusion with a dynamic hyperoxia test using brain oxygenation pressure monitoring Auteurs : Gargadennec T, Ferraro G, Chapusette R, Chapalain X, Bogossian E, Van Wettere M, Peluso L, Creteur J, Huet O, Sadeghi N, Taccone FJournal : S.Crit Care. 2022 Feb 7;26(1):35. doi: 10.1186/s13054-022-03918-0.PMID: 35130953  Endoscopic internal drainage of complex bilomas and biliary leaks by transmural or transpapillary/transfistulary access Auteurs : Lorenzo D, Bromberg L, Arvanitakis M, Delhaye M, Fernandez Y Viesca M, Blero D, Pezzullo M, Racapé J, Lucidi V, Le Moine O, Devière J, Lemmers AJournal : Gastrointest Endosc. 2022 Jan;95(1):131-139.e6. doi: 10.1016/j.gie.2021.07.016. Epub 2021 Jul 24.PMID: 34310921
Imagerie Diagnostique Erasme - Erasme
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Imagerie par résonance magnétique (IRM)
L'Imagerie médicale par Résonance Magnétique est une technique d'imagerie non invasive très efficace qui fournit des images en coupes des tissus mous du corps. Déroulement d’un examen d’IRML'IRM fait usage d'un appareil qui génère un champ magnétique permanent intense et qui consiste en un cylindre à l'intérieur duquel vous serez couché sur une table d'examen. Un microphone ainsi qu'une caméra permettront de communiquer et vous serez muni d'une sonnette pour nous appeler en cas de besoin.Pendant l'acquisition des images, des ondes électromagnétiques dans la bande des radiofréquences (non-ionisantes, mais qui transmettent un peu de chaleur) seront utilisées ainsi qu'un champ magnétique variable responsable d'un bruit sonore important (des protections auditives vous seront fournies). Les images proviennent des signaux de résonance magnétique induits dans une antenne, qui est un dispositif placé autour ou sur une partie de votre corps. Dans les conditions habituelles d'un examen réalisé en absence de contre-indication, en général aucune conséquence néfaste pour la santé n'est à craindre. Certains examens nécessitent une injection intraveineuse d'un agent de contraste ou d'une spécialité pharmaceutique ou impliquent une préparation particulière comme être à jeun plusieurs heures avant l'examen, ou subir un lavement intestinal.Durant l'examen, qui dure entre 20 et 30 minutes vous devrez rester immobile mais le personnel se trouvera à proximité. Pour les examens chez les enfants non prémédiqués et les personnes très claustrophobes, nous acceptons la présence dans la salle d’examen d’une personne accompagnante ne présentant pas de contre-indication.Sécurité du patient À votre arrivée le personnel vous posera plusieurs questions dont le but est de vérifier l’absence de contre-indications à l'examen d'IRM et vous informera sur le déroulement de l'examen. Il vous invitera à revêtir des vêtements fournis par l'Hôpital, pour des raisons de sécurité et de qualité vous ne garderez aucun objet métallique comme soutien-gorge, bouton, agrafe, barrette de cheveux ou fermeture éclair métallique ou maquillage/crème dermatologique.La présence de tout dispositif implanté (pacemaker, défibrillateur, neurostimulateur, implant cochléaire,…) ou objet métallique (éclat, broches, clips, valves, prothèses,…) à l’intérieur ou sur le corps constitue un facteur de risque majeur en IRM. Pour cette raison, il est primordial de l’indiquer sur la demande d’examen et de transmettre l’information au moment de la prise de rendez-vous, afin que la compatibilité de l’implant avec l’IRM puisse être vérifiée.Cependant, la compatibilité IRM d'un implant ne signifie pas forcément que l'examen puisse se dérouler de manière standard. La présence de tout dispositif médical implanté «compatible IRM sous conditions» nécessite une prise en charge particulière qui implique des vérifications et/ou réglages de l'implant chez le clinicien avant et/ou après l'examen IRM, ainsi que le choix de l'imageur avec dans certains cas des réglages à faire sur la machine IRM elle-même (et qui peuvent nécessiter du temps pour la mise en place).Il est donc indispensable de fournir TOUTES les informations nécessaires concernant l'implant (copie de la carte d'identification avec le type d'implant, fabricant, modèle, date d’implantation etc.) à la prise de rendez-vous, faute de quoi l'examen pourrait être annulé au dernier moment par mesure de sécurité si toutes les procédures et vérifications n'ont pu être réalisées à temps pour le bon déroulement de l'IRM.L’allergie aux produits de contraste et l’insuffisance rénale sévère ne constituent pas une contre-indication à l’IRM mais doivent impérativement être signalées.N’hésitez pas à fournir tout renseignement qui vous paraîtrait important et à nous poser des questions sur l’examen.Liste de questions auxquelles vous devrez répondre1. Portez-vous un stimulateur (pacemaker) ou un défibrillateur cardiaque, un   neurostimulateur ou un implant dans l'oreille ? 2. Votre implant éventuel a-t-il été modifié depuis la prise de rendez-vous ?        3. Avez-vous subi une opération chirurgicale ?                                                                                                                          4. Avez-vous un quelconque objet métallique dans le corps (y compris éclats métalliques, balles, éclats d'obus...) ?           5. Portez-vous un appareillage ou une prothèse, un patch ou un tatouage, du maquillage ?                                                   6. Etes-vous enceinte ou susceptible de l’être ; allaitez-vous ?                                                                                                 7. Etes-vous insuffisant rénal sévère ?                                                                                                                                      8. Etes-vous allergique aux agents de contraste ?                                                                                                                    9. Etes-vous claustrophobe, sujet à des crises d’épilepsie ou des absences ?                                                                          Important : à apporter le jour de l’examenla demande de votre médecin (ordonnance, lettre,…)vos documents d’identitéla carte d'identification de votre implant et la télécommande éventuelle. 
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Inauguration de la Clinique de Dialyse à Domicile
Ce 18 avril, le Service de Néphrologie, Dialyse et Transplantation Rénale de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles a inauguré sa toute nouvelle Clinique de Dialyse à Domicile. Dialyse à domicile : pour la pleine autonomie du patient À cette occasion, le Dr. Anne-Lorraine Clause, Directrice de la Clinique, nous raconte en quoi les nouvelles installations répondent mieux aux besoins d’autonomie et de flexibilité des patients insuffisants rénaux, mais aussi à ceux du personnel soignant.1. Qu’est-ce que la dialyse à domicile ? Qu’est-ce que cela implique ? à quels patients s’adresse-t-elle ?La dialyse à domicile est une déclinaison de techniques de dialyse à faire chez soi dans un environnement propre. Cette approche, permet au patient d’être le plus autonome possible, avec un degré d’assistance variable allant de la simple aide logistique (livraisons …) à l’aide pour l’acte technique de dialyse lui-même, notamment en cas de troubles de la vue, de dextérité ou de mémoire. Cette aide complémentaire peut être assurée par un membre de la famille ou une infirmière qui passe à domicile. Elle est proposée aux patients qui ont envie et sont capables de gérer eux-mêmes leur traitement, tant au niveau logistique qu’au niveau de la réalisation de l’acte de dialyse, ou encore du suivi médical. Bien entendu, l’autonomie n’exclut pas l’assistance et, s’ils en ont besoin, les patients qui ont choisi la dialyse à domicile peuvent se faire aider par leur famille ou par une infirmière qui passe chez eux pour les assister. “La dialyse à domicile s'adapte à la majorité des patients atteints d’insuffisance rénale. Il existe peu de contre-indications purement médicales. C’est plutôt l’environnement socio-familial qui va influencer le choix de la technique à domicile. Comme pour toute maladie chronique avec un traitement lourd, l’entourage et le cadre personnel font toute la différence dans l’évolution de l’état du patient et son adhérence thérapeutique”.La dialyse à domicile comprend la dialyse péritonéale, manuelle ou automatisée, mais aussi l’hémodialyse. Il s’agit des mêmes techniques que celles pratiquées à l’hôpital, mais via un appareillage simplifié, miniaturisé, avec des interfaces facilitées et des sacs de dialyse préfabriqués. Ces deux techniques sont vraiment complémentaires. Elles s'adaptent au profil des patients, de leurs préférences personnelles et de leurs besoins médicaux à différents moments de leur parcours de soins. Les patients qui ont de très gros besoins de dialyse vont vers l'hémodialyse à domicile.  “Le patient peut choisir de manière hiérarchique et séquentielle dans le temps, dans son parcours d’insuffisance rénale terminale. Le choix de la technique va aussi dépendre de la capacité du patient à tolérer, ou pas, d’être en contact avec le sang, de voir un cathéter sous le nombril, etc.”2. En quoi la nouvelle clinique qui vient d’être inaugurée répond à ces besoins ?La nouvelle Clinique de dialyse à domicile s’est structurée au cours de cinq dernières années avec l’augmentation de la patientèle. Elle propose désormais à chaque patient une offre de soins plus variée et surtout plus personnalisée. “La création de la Clinique est une reconnaissance légitime du travail de structuration et d’organisation qui a été mis en œuvre par l’équipe. Cette reconnaissance nous encourage à structurer davantage, et de manière plus approfondie, l’organisation et la délivrance des soins afin d’améliorer encore le parcours du patient, de la pré-suppléance rénale, à la transition vers d’autres techniques, en passant par l’éducation, l’écolage et le suivi médical”. Une clinique doit respecter les standards de qualité. Des objectifs précis ont été fixés, les acteurs principaux sont désormais facilement identifiables et le personnel soignant organisé en référents. La clinique peut aussi accueillir des études cliniques, mettre en place des registres de qualités, proposer des événements qui sont autant d’activités essentielles à la mission académique de l’H.U.B. 3. Combien de patients accompagnez-vous chaque année ? quelles sont leurs spécificités ?“Nous accueillons chaque année près d'une soixantaine de patients. Bien entendu, il y a un turn-over important avec les patients incidents et sortants qui, en fonction de leurs besoins, viennent pour une période transitoire, sortent à la suite d'une greffe ou à un décès. Le nombre de patients a augmenté ces cinq dernières années.”Face à cette augmentation, il était impératif de créer la clinique qui permettrait aux équipes d’être plus performantes dans la prise en charge des patients. La Clinique de dialyse à domicile répond à une certaine masse critique de patients pour laquelle des protocoles et des espaces adaptés sont requis. La clinique dispose désormais d’espaces dédiés à l’éducation, à l’écolage, au repli quand les patients rencontrent des problèmes avec la technique chez eux. L’intimité et la communication sont bien évidemment essentielles et la configuration de la clinique répond à ces besoins et aux normes qui leur sont associées, pour les patients comme pour le personnel soignant.4. Quelles sont les autres options de dialyse proposées à l’H.U.B ? Comment savoir laquelle choisir ?Les options de dialyse dépendent du contexte socio-familial et médical du patient, mais aussi de son âge.L’hémodialyse en centre, à haute surveillance, est plus adaptée aux patients qui arrivent en dialyse en urgence, ou aux patients extrêmement fragiles et isolés qui n’ont pas d’envie de s’autonomiser ou qui ne sont pas capable de faire les soins et préfèrent être pris en charge par l’hôpital.L’hémodialyse “self-care” est une technique alternative qui se fait entre l’hôpital et la maison. Le patient réalise les gestes techniques, mais la surveillance de son traitement se fait encore dans une structure médicalisée.L’hémodialyse de nuit, quant à elle, est une option pour les patients qui ont des besoins de dialyse assez importants (3 nuits par semaine), qui souhaitent être libres la journée, notamment pour travailler. Cette technique est entièrement assurée par les infirmières qui s’occupent de tout.La dialyse péritonéale manuelle, est une technique de dialyse où le patient effectue lui-même plusieurs échanges de liquide dans l’abdomen au cours de la journée, à la main, sans machine.La dialyse péritonéale automatisée, est une forme de dialyse réalisée principalement la nuit à l’aide d’une machine (cycler) qui effectue automatiquement les échanges pendant le sommeil.L’hémodialyse à domicile, est une méthode où le patient se dialyse chez lui, à l’aide d’une machine qui filtre son sang, généralement plusieurs fois par semaine, après avoir été formé pour utiliser l’équipement en toute sécurité.L’H.U.B est le seul hôpital de Bruxelles à proposer l’hémodialyse de nuit.L’hémodialyse à domicile est pratique car elle offre une flexibilité horaire au patient qui peut choisir entre une longue hémodialyse durant la nuit ou une hémodialyse plus courte au quotidien. Ce choix est discuté en fonction des besoins du patient, de ses préférences, de ses objectifs personnels, de son cadre de vie. “Le gros avantage de la dialyse à domicile est que le patient n’est pas contraint par l’aspect de groupe. Il décide quand effectuer son traitement, moyennant bien évidemment, un schéma qui a été discuté avec le médecin. La dialyse est un traitement lourd et nous mettons tout en œuvre pour offrir aux patients un maximum d’autonomie et de flexibilité via des plans de soins personnalisés”.    Dr. Anne-Lorraine CLAUSENéphrologue, Directrice de la Clinique de la Dialyse
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Inauguration de la Clinique Intégrée de la Mémoire
Le Service de Neurologie de l'H.U.B inaugure aujourd'hui sa toute nouvelle Clinique Intégrée de la Mémoire, dédiée à la prise en charge des personnes présentant des troubles de la mémoire ou d’autres fonctions cognitives, dont la Maladie d'Alzheimer. La maladie d’Alzheimer : un enjeu majeur de santé publique En Belgique, on estime qu’entre 200.000 et 220.000 personnes vivent aujourd’hui avec une forme de démence ou trouble neurocognitif majeur, dont la maladie d’Alzheimer représente la cause la plus fréquente (dans 50 à 70% des cas). À l’horizon 2050, on estime que le nombre de personnes vivant avec un tel trouble en Belgique tournera entre 330.000 à 390.000, principalement en raison du vieillissement de la population. Au-delà des patients, ce sont également des milliers de proches et d’aidants qui sont concernés, souvent confrontés à un parcours de soins fragmenté et complexe.Répondre à des besoins médicaux encore insuffisamment couvertsLa Clinique Intégrée de la Mémoire (CIMe) est née d’un constat clair : les patients présentant des troubles cognitifs nécessitent une évaluation précoce, un diagnostic précis et un suivi coordonné, intégrant à la fois les dimensions médicales, cognitives, fonctionnelles et psychosociales.La CIMe de l’H.U.B propose ainsi un parcours patient complet et systémique, allant de la première consultation jusqu’au suivi à long terme. Au sein d’un même lieu, une équipe multidisciplinaire spécialisée (neurologues, gériatres, neuropsychologues, logopèdes, ergothérapeutes, infirmiers spécialisés) est au service des patients et de leurs proches.Dr. Jean-Christophe Bier, Neurologue : « Notre Clinique Intégrée de la Mémoire permet d’améliorer le suivi, le soutien et les prises en soin de nos patients, ainsi que de leurs familles, de façon aussi efficiente que possible, dans le respect de leurs attentes et de chaque situation particulière, tout en étant à la pointe de la science. »Une clinique unique par son approche intégrée et ses technologies de pointeLa Clinique Intégrée de la Mémoire se distingue par l’intégration, en routine clinique, de technologies rarement réunies au sein d’une même structure hospitalière : des chambres d’observation entièrement équipées pour le suivi en temps réel des paramètres neurologiques (enregistrements de jour et de nuit), la seule machine de magnétoencéphalographie (MEG) de Belgique, et une chambre de réalité virtuelle unique pour évaluer les patients dans des environnements simulés proches de leur environnement quotidien et ce, au cœur d’un parcours coordonné par une équipe pluridisciplinaire spécialisée. Cette approche intégrée permet une meilleure compréhension des troubles cognitifs, une personnalisation accrue de la prise en charge et une amélioration de l’expérience patient.Soins cliniques et recherche : un lien étroit, au bénéfice des patientsLa mise en place de la Clinique Intégrée de la Mémoire (CIMe) a également bénéficié du soutien du Fonds Erasme, engagé de longue date aux côtés de l’H.U.B pour le développement de projets innovants et en recherche.À travers ce soutien, le Fonds Erasme a notamment contribué au financement de projets de recherche clinique menés en parallèle de l’activité de soins, dont le projet “Remember”, consacré à la création d’une grande cohorte de patients dans le continuum de la maladie d’Alzheimer et des maladies neurodégénératives apparentées, afin de mieux caractériser les facteurs pronostics de l’évolution de la maladie. Ces travaux s’inscrivent dans une dynamique hospitalo-universitaire visant à faire évoluer les pratiques médicales et à intégrer plus rapidement les innovations validées scientifiquement dans la prise en charge des patients.Dr. Mélanie Strauss, Neurologue : « Avec le lancement de la Clinique Intégrée de la Mémoire et le soutien du Fonds Erasme, nous bâtissons un centre de référence alliant excellence clinique et recherche académique de haut niveau, pour accélérer les découvertes et les traduire directement au bénéfice des patients. »Une inauguration tournée vers l’avenirAvec la Clinique Intégrée de la Mémoire, le Service de Neurologie de l’H.U.B positionne à nouveau son expertise dans la prise en charge de pathologies complexes et affirme sa volonté de répondre de manière concrète et innovante aux défis posés par la maladie d’Alzheimer et les troubles de la mémoire, en proposant des parcours de soin individuels et personnalisés à chaque patient.Pr. Nicolas Gaspard, Directeur du Service de Neurologie de l’H.U.B : « Grâce à la Clinique Intégrée de la Mémoire et au soutien du Fonds Erasme, le Service de Neurologie de l’H.U.B aborde de manière résolument positive et audacieuse le futur des maladies neurodégénératives. »  CIMe - Contact et informations
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Information au patient... les pièges à éviter
Nous reprenons dans le tableau suivant les remarques les plus fréquemment formulées par le Comité d'Ethique Erasme - ULB concernant la rédaction et le contenu du document d'information et consentement destiné au participant à la recherche clinique. Accès aux données personnelles L'information au patient devrait préciser le droit de demander au médecin quelles sont les données collectées à son sujet et qu'elle est leur utilité dans le cadre de l'étude. Elle devrait également lui garantir un droit de regard sur ses données personnelles et le droit de rectification de ces mêmes données au cas ou elles seraient incorrectes conformément à la loi relative à la protection de la vie privée (loi du 30 juillet 2018) et conformément aux droits des patients définis par la loi du 22 août 2002. Le droit de regard du patient sur ses données personnelles et le droit de rectification de ces mêmes données au cas ou elles seraient incorrectes (loi du 22 août 2002 sur le droit des patients) doit pouvoir s'exercer par l'intermédiaire du médecin investigateur et non par celui d'un représentant du sponsor. En effet, le seul détenteur du lien entre les données du patient et celui-ci, via le code d'identification dans l'étude, ne peut être que le médecin investigateur. Assurance  L'information au patient devrait préciser que le risque résultant de cette expérimentation est couvert par une assurance souscrite conformément à l'article 29 de la loi du 7 mai 2004 relative aux expérimentations sur la personne humaine qui impose au promoteur d'assumer, même sans faute, la responsabilité du dommage causé au participant ou, en cas de décès, à ses ayants droit, dommage lié de manière directe ou indirecte à l'expérimentation. Le patient doit également être informé que si le médecin investigateur estime qu'un lien avec l'étude pourrait exister, il se chargera  d'informer le promoteur de l'étude qui se chargera d'initier la procédure de déclaration à l'assurance. Celle-ci nommera - si elle l'estime nécessaire - un expert pour juger du lien entre les nouveaux problèmes de santé du patient et l'étude. Enfin, le patient devrait être informé qu'en cas de désaccord soit avec le médecin investigateur, soit avec l'expert nommé par la compagnie d'assurances ainsi que chaque fois qu'il l'estime utile, lui ou ses ayants droit (sa famille) peuvent assigner l'assureur directement en Belgique (le nom de l'assureur, la personne de contact et le N° de police devrait être mentionné). La loi prévoit que la citation de l'assureur puisse se faire soit devant le juge du lieu ou s'est produit le fait générateur du dommage, soit devant le juge de votre domicile, soit devant le juge du siège de l'assureur. Toute mention de restrictions à la prise en charge des dommages causés au participant, du fait de sa participation à l'expérimentation, dans l'information au patient, est en contradiction avec l'exigence d'assurance "sans faute" de la loi du 7 mai 2004 relative à l'expérimentation sur la personne humaine. Comité d'Ethique L'allusion à l'examen de cette étude par un Comité d'Ethique devrait être formulée pour mieux définir le rôle des Comité d'Ethique concernés par l'étude. Nous proposons la formulation suivante: "Cette étude a été évaluée par un Comité d'Ethique indépendant, à savoir le Comité d'Ethique  [nom du comité principal], qui a émis un avis favorable après consultation des Comités d'Ethique de chaque centre où sera mené cette expérimentation clinique, dont le Comité d'Ethique [nom du comité local]. Les Comités d'Ethique sont chargés de la protection des sujets qui se prêtent à des recherches cliniques conformément à la Déclaration d'Helsinki, aux bonnes pratiques en recherche biomédicale, au cadre législatif national et européen relatif aux expérimentations sur la personne humaine. En aucun cas vous ne devez prendre l'avis favorable du Comité d'Ethique comme une incitation à participer à cette étude." Compensation financière proposée au participant - au site d'investigation  L'information relative à la compensation financière pour participation à l'expérimentation devrait préciser que cette compensation est entièrement due si l'investigateur interrompt la participation du volontaire à l'expérimentation et/ou qu'elle est due au prorata de la participation du volontaire si ce dernier interrompt sa participation à l'expérimentation. Concernant la mention de la compensation financière pour mise en place de l'étude sur le site, nous préférons la notion de "compensation" à la notion de "rémunération" et souhaitons que soit mentionné que c'est l'hôpital et non le médecin investigateur qui est dédommagé pour le travail accompli lors de cette étude clinique. Mentionner que le médecin investigateur est payé pour l'inclusion du patient dans l'étude est inacceptable et évoque le conflit d'intérêt. Confidentialité des données  Les garanties de confidentialité relatives aux données et échantillons transmis à des tiers devraient bénéficier d'une présentation plus courte (1 page devrait suffire) et plus structurée (fil conducteur logique: principe du recueil des données à des fins de recherche, droit de regard et de correction, codage/pseudonymisation des données avant transmission vers le promoteur, rôle et responsabilité du médecin investigateur d'une part, du gestionnaire de la base de données recueillies d'autre part, monitorage par des tiers, partage des données avec des tiers, publication des résultats de l'étude) pour faciliter la compréhension du patient concernant les mesures prises pour assurer sa confidentialité. La garantie de confidentialité des données et/ou d'échantillons biologiques transmis à des tiers et éventuellement vers d'autres pays devrait préciser les points suivants: Que le volontaire recevra un exemplaire du document d'information et consentement daté et signé devant lui par l'investigateur ou son représentant ; Que l'exemplaire du document de consentement signé par le volontaire sera conservé (non transmis au promoteur de l'étude) par le médecin investigateur, co-signataire du document.; Que le patient a le droit de demander au médecin quelles sont les données collectées à son sujet et qu'elle est leur utilité dans le cadre de l'étude et lui garantir un droit de regard et de rectification sur ses données personnelles au cas où elles seraient incorrectes ; Que le code d'identification / pseudonyme ou les données personnelles recueillies ne peuvent contenir une association d'éléments susceptibles de permettre de retrouver (ré-identifier) le patient comme par exemple l'association "initiales, sexe et date de naissance complète (jj/mm/aaaa)" trop souvent retrouvée dans les cahiers d'observation ou case report form (CRF) ; Que le médecin investigateur de l'institution sera le seul détenteur du lien entre le dossier médical du patient et son  numéro d'identification / son pseudonyme dans l'étude jusqu'au terme (à préciser) de la présente étude et que ce lien sera alors détruit. Pour les essais cliniques, la loi oblige à conserver ce lien durant 20. Dans le cas d'un médicament de thérapie innovante utilisant du matériel corporel humain, cette durée sera de minimum 30 ans et maximum 50 ans en accord avec la loi belge du 19 décembre 2008 sur l'utilisation du matériel corporel humain et les arrêtés royaux d'application. Pour les études cliniques, la durée de conservation du lien entre code d'identification / pseudonyme dans l'étude et identité du participant n'est pas fixé légalement.  Néanmoins, des recommandation en termes d'intégrité scientifiques, proposent la conservation de ce lien entre 5 à 10 ans après validation et publication des résultats de la recherche. La destruction du lien entre code d'identification / pseudonyme dans l'étude et identité du participant anonymise de manière irréversible les données collectées durant la recherche si effectivement ces données ne permettent pas, par association, la ré identification du participant.  Ces données peuvent être conservées indéfiniment. Que l'examen du dossier médical du patient par des tiers (Comité d'Ethique, moniteur, sponsor, auditeur des autorités d'enregistrement) se fera exclusivement sous la responsabilité du médecin investigateur ou d'un de ses collaborateurs et que les personnes qui auront accès au dossier sont soumises à l'obligation du secret professionnel ; Que les données codées / pseudonymisées seront transmises vers un gestionnaire de la base des données collectées (à identifier: nom du département assurant la fonction de data manager, nom du promoteur, localisation) qui est responsable de la collecte des données recueillies par tous les investigateurs participant à la recherche, de leur traitement et de leur protection contre toute utilisation abusive en conformité avec les impératifs du cadre législatif belge et européen relatif à la protection de la vie privée ; Que les données codées / pseudonymisées pourraient être transmises vers des destinataires (à identifier) en dehors de Belgique ; Qu'en cas de retrait du consentement, aucune nouvelle donnée ne sera transmise au promoteur mais que les données transmises avant ce retrait éventuel restent utilisables par le promoteur de l'étude ; Que tout traitement ultérieur (usage secondaire) des données de l'étude est limité aux objectifs de la présente recherche (maladie concernée par l'étude et son traitement) ; Que pour la sécurité du patient, il est souhaitable que son médecin généraliste ou d'autres médecins spécialistes en charge de sa santé soient informés de sa participation à l'étude et qu'on lui demandera de confirmer son accord où son éventuel refus dans le formulaire de consentement ou que ce contact avec le médecin généraliste est une condition à sa participation à l'étude (à justifier). Echantillons biologiques  Quand le promoteur souhaite conserver le surplus des échantillons obtenus dans le cadre d'une étude, voir propose un prélèvement supplémentaire pour des études ultérieures, il devrait, en conformité avec la loi de décembre 2008, préciser dans une rubrique traitant du " Devenir des échantillons qui seront conservés après la fin de l'étude" que : la durée de la conservation des échantillons sera au maximum de x années (à définir) après la fin de l'étude ; la procédure de codage des échantillons est la même (ou non si double codage) que celle appliquée pour les données de recherche ; le gestionnaire de ces échantillons (à identifier : nom du département assurant la fonction de gestionnaire de cette biobanque de matériel biologique pour le promoteur de l'étude et sa localisation [pays, ville]) s'engage à leur utilisation exclusive dans le cadre de la recherche clinique présentée au patient et à leur destruction en fin de période prévue de conservation ou à l'occasion du retrait de consentement du patient ; tout projet d'utilisation des échantillons conservés dans la biobanque serait préalablement soumis à l'approbation du Comité d'Ethique ; des collaborations éventuelles avec d'autres laboratoires (quand envisagé) sont possibles et que le gestionnaire fournira une partie de l'échantillon qu'après s'être assuré de leur usage en conformité avec les engagements présentés au patient ; toute information pertinente pour la santé du patient résultant des analyses réalisées sur ces échantillons sera transmise à son médecin référent, sauf opposition de sa part (item à prévoir dans le consentement) ; le patient, en cas de retrait de consentement, peut en contactant le médecin investigateur, faire détruire la partie encore non utilisée de(s) échantillon(s) tout en précisant que les résultats obtenus à partir des échantillons avant le retrait de consentement restent acquis au promoteur de l'étude. En fonction des études il peut être utile de préciser que l'échantillon de matériel biologique prélevé est considéré comme un "don" et que le patient ne doit pas espérer un quelconque bénéfice financier (royalties) lié au développement à partir de ses échantillons de nouvelles thérapies, méthodes de diagnostic ou autres qui pourraient avoir une valeur commerciale. Frais  Il n'apparaît pas clairement dans l'information au patient que sa participation éventuelle à l'essai clinique n'entraînera pas de frais supplémentaires comparativement à une prise en charge conventionnelle de sa situation clinique. Ce point devrait être précisé. L'affirmation de principe suivante "Vous ne devrez pas payer pour le médicament de l'étude ni pour les examens requis par votre participation à l'étude" est génératrice de contentieux dans la mesure où l'information délivrée dans le document ne permet pas au patient de faire la distinction entre procédures et visites de routine/exigées par l'étude. Le patient doit pouvoir faire clairement la distinction entre les traitements et procédures considérés comme faisant partie des soins standards et donc proposés indépendamment de sa participation à l'étude et ceux qui sont proposés par l'étude via les mentions  "norme de soins ou NS" et "propres à l'étude ou PE". Le manque de clarté à cet égard sera générateur de contentieux entre le patient et le médecin investigateur ou le service de facturation de l'institution. Un tableau type "flow chart" reprenant clairement les visites/procédures propres à l'étude (PE) et prises en charge par le promoteur et les visites et procédures liées à son suivi habituel (NS) mais dont les résultats seront exploités pour l'étude. Gratuit  Les mots "gratuits, gratuitement" dans une information aux patients devraient être évités et remplacés par des formulations comme "à charge du promoteur de l'étude, fourni par le promoteur, etc..." Information au patient adaptée au site  Les documents d'information au patient devraient être adaptés aux différents sites participant à l'essai clinique (nom et numéro de téléphone de la personne à contacter en cas de problème, nom de l'institution). Information au patient: exemplaire archives du patient  L'information au patient devrait préciser que s'il accepte de participer à l'étude, il pourra conserver le formulaire d'information et recevra une copie du consentement éclairé signé et daté par lui-même et par l'investigateur ou son représentant. Médecin traitant  L'information au patient devrait préciser que la décision de participation à l'étude ne sera transmise au médecin généraliste qu'avec l'accord du patient. Pour certaines études, il peut être souhaitable ou même impératif d'informer le médecin traitant du patient de sa participation à une étude. Il faut alors soit obtenir son accord, soit l'informer que c'est une condition sine qua non de sa participation. La raison de cette condition devrait alors être expliquée dans le document d'information aux patients. Participation volontaire L'information au patient devrait préciser le caractère volontaire de sa participation à l'étude et son droit de ne pas y participer ou de se retirer sans justification et que sa décision ne modifiera en rien ses relations avec l'investigateur et/ou la poursuite de sa prise en charge thérapeutique. Race - Ethnie  L'utilisation dans l'information au patient, à propos des données collectées, du terme "race /raciale" nous paraît devoir être évitée dans la mesure où la notion de race humaine nous semble totalement révolue et est chargé d'une forte connotation péjorative. L'espèce humaine est formée d'un continuum génétique fait de variations individuelles. Si l'objectif est de décrire les caractéristiques d'un patient aux fins d'en préciser certaines prédispositions morbides, le chercheur serait plus avisé de définir si possible l'origine géographique de ses ascendants plutôt que d'utiliser des classifications obsolètes. Dans l'énumération des données collectées, la mention simultanée "vos origines ethniques, votre race" nous laisse perplexe! Nous souhaitons que ne soit conservée que la mention "origines ethniques" pour autant que cette donnée soit pertinente pour l'exploitation des résultats de l'essai clinique. Recherches futures L'affirmation, dans l'information au patient, que des données recueillies ou les échantillons prélevés pourraient servir à d'autres recherches médicales devrait préciser que ceci se limite à des recherches complémentaires ayant le même objectif que la présente recherche ou que la nouvelle recherche sera soumise à l'approbation du Comité d'Ethique. Rédaction  Un document d'information et consentement de plus de 6 pages gagnerait en lisibilité s'il était conçu en 3 parties: L'information essentielle (4 à 6 pages maximum d'un texte aéré) à la compréhension du projet de recherche: objectifs de l'étude, méthodologie en bref, avantages et risques essentiels, droits (en bref) et devoirs du participant. Le consentement. Des annexes qui rassemblent des informations qui n'entrent pas directement dans le processus de décision mais doivent néa nmoins être fournies et comprennent: Des informations utiles comme le nombre, le rythme et le contenu de chacune des consultations prévues. Des informations complémentaires à celle présentées dans la première partie comme le détail des risques liés aux différentes molécules/procédures d'examens indispensables à la recherche. Des informations plus détaillées concernant les droits des patients. Le langage utilisé doit être compréhensible par la majorité (> 90 %) des personnes abordées, sachant que nombre d'entre elles n'ont pas abordé l'enseignement du niveau supérieur (choisir un langage à priori maitrisé par des étudiants à mi parcours de l'enseignement secondaire de base [EU language level 3 - basic secondary education]). Il est donc souhaitable de limiter l'utilisation des abréviations, d'éviter le jargon médical et de trouver soit des formulations alternatives, soit d'ajouter un commentaire expliquant le terme médical et pouvant être compris par le patient ciblé ou son représentant légal. La (Les) versions française/néerlandaise de l'information au patient et/ou du formulaire de consentement éclairé devrait (devraient) être revue(s) par des personnes dont la langue maternelle est le français/néerlandais sur le plan de la construction des phrases (problèmes de traduction littérale, de choix inapproprié des termes) et/ou de l'orthographe. La rédaction doit s'attacher à être claire et compréhensible par le patient. Les conclusions de l'étude "Lisibilité de l'information écrite destinée aux sujets se prêtant à une recherche biomédicale" (Presse médicale 2005; 34: 13-18) se résument comme suit: la lisibilité de ces documents est mauvaise et souvent peu susceptible d'éclairer utilement le lecteur. Représentant légal  L'information au patient/représentant légal doit plus clairement établir qu'il lui est demandé de prendre une décision de participation à l'expérimentation clinique de la personne qu'il représente au mieux des intérêts de cette personne et en tenant compte de sa probable volonté. Le représentant légal doit être informé que le patient qu'il représente sera, dès que la situation clinique le permettra, mis au courant de sa participation éventuelle à une expérimentation clinique et libre à ce moment de consentir à poursuivre cette participation ou d'y mettre un terme. La signature du représentant légal d'un patient considéré comme "incapable" au moment de l'inclusion, devrait être précédée de la mention manuscrite de son lien de parenté/désignation comme représentant légal et d'une phrase définissant son rôle dans le processus de consentement. Risques  La description (énumération) des effets indésirables (risques) liés à la prise des médicaments de l'étude devrait mieux faire la part des effets indésirables fréquemment observés, plus rarement observés ou encore ponctuellement décrits et mériterait une présentation claire par système (cardio-vasculaire, pulmonaire, digestif, etc.). L'information devrait préciser ce que le promoteur/l'investigateur a prévu pour la prise en charge des effets indésirables liés à la participation à l'étude (prise en charge thérapeutique, dédommagements éventuels, couverture de l'essai par une assurance sans faute). Signature du consentement par l'investigateur Le formulaire de consentement devrait prévoir une formule reprenant l'engagement de l'investigateur/assistant de recherche clinique dans la procédure de recrutement telle que: "Je soussigné, médecin investigateur/assistant de recherche clinique, confirme avoir fourni oralement les informations nécessaires sur l'étude, avoir remis un exemplaire du formulaire d'information et de consentement signé par les diverses parties, être prêt à répondre à toutes les questions supplémentaires, le cas échéant et n'avoir exercé aucune pression pour que le patient participe à l'étude." Signature du consentement par un témoin  Dans le consentement, quand il est fait appel à un témoin, sa signature devrait être précédée d'une courte explication sur son rôle et sa responsabilité. Nous proposons: "J'ai été présent durant l'entièreté du processus d'information au patient et je confirme que l'information sur les objectifs et procédures de l'étude a été fournie de manière adéquate, que le participant (ou son représentant légal) a apparemment compris l'étude et que le consentement à participer à l'étude a été donné librement." Urgence  Au cas où, du fait de l'urgence, le représentant légal/le participant n'a pas signé de consentement éclairé à participer à l'expérimentation clinique, l'information au patient et/ou le formulaire de consentement éclairé devrait prévoir d'obtenir un "consentement à poursuivre" dès que le participant à l'expérimentation clinique est jugé apte à comprendre les tenants et aboutissants de sa participation à l'expérimentation (cfr. article 9, 6° de la loi du 7 mai 2004 relative à l'expérimentation sur la personne humaine).