Problématique de santé
Utérus bicicatriciel
Qu'est-ce qu'un utérus bicicatriciel ? On parle d’utérus cicatriciel quand il est porteur d’une ou plusieurs cicatrice(s). L’utérus bi-cicatriciel concerne les utérus ayant subi deux cicatrices dans le passé.Dans le cas d’un utérus bicicatriciel, si aucune contre-indication obstétricale n'existe pour un accouchement par voie basse et que les césariennes antérieures se sont bien déroulées, l'accouchement par voie basse sera envisageable avec un faible risque de complications. Toutefois, la césarienne est une option si c'est votre préférence. Prise en charge Les obstétriciens spécialisés en grossesse à haut risque de la Clinique d’obstétrique de l’hôpital Erasme reçoivent les patientes en consultation dans ce contexte. Lors de cette consultation votre dossier sera étudié afin de s’assurer des conditions favorables pour envisager une tentative de voie basse. Si la voie basse n’est pas possible, un protocole de césarienne douce (Gentle C-section) est proposé dans la majorité des cas.  En savoir plus sur notre Service de Gynécologie-Obstétrique Nos spécialistes Conseils En cas d’inquiétude quelle qu’elle soit, de symptômes inhabituels ou de douleur anormale au niveau de la cicatrice, n’hésitez pas à téléphoner ou à vous présenter aux urgences ou en salle d’accouchement de l’hôpital pour une évaluation de la situation.
Utérus bicicatriciel
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Maladies des globules rouges
Quelles sont les maladies des globules rouges ? Les globules rouges sont les principaux éléments du sang et servent à transporter l’oxygène à travers le corps. Ils sont composés d’une membrane contiennent principalement de l’hémoglobine mais également d’autres composants nécessaires à leur bon fonctionnement (enzymes, protéines, …). L’ensemble de ces composants peuvent être concernés par une maladie génétique (ou héréditaire) ou acquise (qui apparait au cours de la vie) par exemple auto-immunitaire.Parmi ces pathologies, on peut citer :La Thalassémie et d’autres maladies de l’hémoglobine.La sphérocytose héréditaire et d’autres maladies de la membrane (elliptocytose, stomatocytose).Les déficits enzymatiques comme le déficit en G6PD ou en pyruvate kinase.L’anémie hémolytique auto-immune.D’autres maladies plus rares, comme la dysérythropoïèse congénitale par exemple, sont également traitées dans notre service. Ces maladies résultent en une anémie d’importance variable qui peut mener à une nécessité de transfusion régulière. La destruction chronique a également des conséquences sur le foie et le métabolisme du fer. La prise en charge des maladies des globules rouges Ces différents maladies ayant des conséquences et des prises en charge spécifiques, la première étape est l’établissement d’un diagnostic précis.Pour cela, notre Service d'Hématologie collabore étroitement avec le laboratoire de Chimie Erythrocytaire, de Génétique, d’Immuno-Hématologie/Transfusion de l’Hôpital.La prise en charge consiste en l’amélioration de l’anémie chronique et de ses conséquences. Ceci peut nécessiter le recours régulier à des transfusions ou à des médicaments visant à augmenter la production de globules rouges (érythropoïétine) ou à en diminuer la destruction (immunosuppresseurs, traitements ciblés).La destruction chronique des globules rouges et l’anémie qui en découlent, de même que la transfusion, sont régulièrement responsables d’une surcharge en fer.Cette surcharge cause des lésion au niveau du foie, mais également des organes responsables de la régulation hormonale. Elle doit donc faire l’objet d’un suivi et d’un traitement spécifique (chélateur du fer). Conseils La transmission de ces maladies étant le plus souvent génétique/héréditaire, il est important que les patients et leur famille puissent bénéficier d’une consultation spécifique appelée conseil génétique.  LIEN UTILE - Filière de santé maladies constitutionnelles rares du globule roug… Nos spécialistes Dr. Martin ColardHématologueProfesseur Associé à l'Hôpital Universitaire de Bruxelles.  Prendre rendez-vous Dr. Aude TheunissenHématologue Prendre rendez-vous Service d'Hématologie L’hématologie est la spécialité médicale qui prend en charge les maladies du sang et du système immunitaire. Notre service offre une prise en charge complète et spécialisée pour les patients atteints de ces maladies. Notre mission est de fournir des soins spécialisés et personnalisés à chaque patient. Si vous n’avez pas encore de diagnostic précis, vous pouvez prendre rendez-vous en hématologie générale et vous serez ensuite redirigé vers l’un de nos experts. Découvrez notre Service d'Hématologie Red Blood Cell Day 2025 Le jeudi 20 février 2025, le groupe "Globule Rouge" de la Société Belge d'Hématologie et l'H.U.B. organisent le prochain Red Blood Cell Day. Un évènement ouvert aux professionnels et aux patients. Découvrez le programme et les intervenants En savoir plus
Maladies des globules rouges
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Hématochromatose
Qu'est-ce que l'Hématochromatose ? Le fer est un élément essentiel au fonctionnement de l’organisme et sa quantité est donc finement contrôlée. L’absorption du fer est augmentée en cas de carence en fer ou d’anémie. L’élimination n’est, en revanche, pas modulable et ne peut pas être augmentée en cas de surcharge. Dans certaines situations génétiques, le corps accumule de manière anormale le fer qui se dépose dans différents organes. Cette accumulation va causer une oxydation chronique qui mène à des lésions parfois irréversibles des organes concernés. Il s’agit en particulier du foie (avec des dégâts qui peuvent mener à la cirrhose) et des organes qui régulent les hormones (et la survenue de diabète par exemple). La prise en charge de l'Hématochromatose Cette surcharge cause des symptômes très peu spécifiques comme la fatigue, des douleurs articulaires, des troubles érectiles, etc. Ces différentes maladies ayant des conséquences et des prises en charge spécifiques, la première étape est l’établissement d’un diagnostic précis. Pour cela, le service collabore étroitement avec le laboratoire de Chimie et de Génétique. La prise en charge repose sur la correction de la surcharge en fer. Cela peut passer par le recours à des saignées régulières ou la prise de traitements spécifiques appelés chélateurs.  Conseils La transmission de ces maladies étant le plus souvent génétique/héréditaire, il est important que les patients et leur famille puissent bénéficier d’une consultation spécifique appelée conseil génétique. Nos spécialistes Dr. Martin ColardHématologueProfesseur Associé à l'Hôpital Universitaire de Bruxelles. Prendre rendez-vous Dr. Aude TheunissenHématologue Prendre rendez-vous Service d'Hématologie L’hématologie est la spécialité médicale qui prend en charge les maladies du sang et du système immunitaire. Notre service offre une prise en charge complète et spécialisée pour les patients atteints de ces maladies. Notre mission est de fournir des soins spécialisés et personnalisés à chaque patient. Si vous n’avez pas encore de diagnostic précis, vous pouvez prendre rendez-vous en hématologie générale et vous serez ensuite redirigé vers l’un de nos experts. Découvrez notre Service d'Hématologie
Hématochromatose
Problématique de santé
Bronchiectasies
Nos spécialistes Services associés
Bronchiectasies
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Mucoviscidose
Documents utiles File 2026_pneumologie_mucoviscidose_brochure_de_transplantation.pdf File 2026_pneumologie_mucoviscidose_equipe_multidisciplinaire.pdf File 2026_pneumologie_mucoviscidose_livret_chef_d_un_jour.pdf File 2026_pneumologie_mucoviscidose_mise_en_place_d_une_gastronomie_chez_l_enfant.pdf File 2026_pneumologie_mucoviscidose_projet_de_transition_move_up.pdf File 2026_pneumologie_mucoviscidose_recommandations_aux_patients_porteurs_d_un_picc_line.pdf Nos spécialistes Services associés
Mucoviscidose
Problématique de santé
Déficit en alpha1 antitrypsine
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Déficit en alpha1 antitrypsine
Problématique de santé
Rejet chronique de greffe pulmonaire
Nos spécialistes Service associé
Rejet chronique de greffe pulmonaire
Problématique de santé
Dyskinésie ciliaire primaire
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Dyskinésie ciliaire primaire
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Epilepsie - EEG
L'épilepsie, ou plutôt les épilepsies, puisque le terme recouvre en réalité plusieurs maladies, est la maladie neurologique chronique la plus fréquente après la migraine. Elle touche un peu moins d'1% de la population. L'épilepsie et ses traitements L'épilepsie se manifeste par des crises dont la fréquence et la nature peuvent varier fortement. Elle touche des patients de tous âges et peut apparaître d'elle-même ou être la conséquence d'une maladie ou d'un accident. Il existe des médicaments efficaces contre l'épilepsie, mais chez une minorité importante de patients - 35% environ - ces traitements, même bien suivis, ne permettent pas d'éliminer complètement les crises. On parle alors d'épilepsie réfractaire.  La prise en charge de l'épilepsie à l'Hôpital Erasme Le Service de Neurologie propose une prise en charge complète de l'épilepsie.
Epilepsie - EEG
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Laboratoire de Neuro-physiologie clinique
Les services avec lesquels nous collaborons Le laboratoire de neurophysiologique clinique met son expertise à votre service en travaillant en collaboration étroite avec :Notre Centre de Référence des Maladies Neuromusculaire (CRMN) pour permettre le diagnostic et le suivi de maladies rares comme :Les neuropathies d’origine immunitaires (syndrome de Guillain Barré, polyradiculonévrite démyélinisantes inflammatoires chroniques (PDIC ou CIDP)Les amyloïdosesLes maladies du motoneurone comme la maladie de Charcot également dénommée sclérose latérale amyotrophiqueLes maladies de la jonction neuromusculaire comme la myasthénie ou le syndrome de Lambert EatonLes paralysies périodiques et autres maladies musculaires (myopathies comme les myosites, dermatomyosites, myotomies, …), Différents services comme la neurochirurgie, le service d’endocrinologie, de médecine interne, d’oncologie, de rhumatologie, d’orthopédie, de gastroentérologie pour des pathologies courantes  nécessitant régulièrement la réalisation d’examens dans notre laboratoire : Les polyneuropathies, polynévrites ou neuropathies liées au diabète, au carences en vitamines, aux toxicités des chimiothérapies,…Les sciatiques, les radiculopathies, les plexopathiesLe syndrome du canal carpien ou autres compressions de nerfs.Nous offrons également notre expertise au suivi de ces maladies en coopération étroite avec tous ces services au suivi de ces pathologies si cela s’impose. Les examens réalisés par le Laboratoire de Neurophyisologie de l'H.U.B Nous réalisons également des examens de potentiels évoqués qui explorent la fonction des structures nerveuses liées à nos sens (somesthésiques, visuels, auditifs) ou des voies motrices. Nous utilisons ces examens pour la mise au point de maladies au diagnostic complexe comme :        La  sclérose en plaqueLa myélopathie cervicale,La myélite,La syringomyélie,La sclérose latérale amyotrophique… Les examens les plus fréquemment réalisés dans le secteur sont les suivants :Examen des vitesses de conductionLes maladies touchant le nerf périphérique peuvent provoquer un ralentissement de la vitesse de conduction des influx nerveux ainsi qu'une perte d'amplitude des réponses au niveau des muscles activés par ces nerfs ou une diminution d'amplitude de la réponse électrique des nerfs qui véhiculent la sensibilité. Pour enregistrer ces réponses le médecin posera des électrodes autocollantes soit sur un muscle activé par les nerfs étudiés soit sur le trajet d'un nerf sensitif. Les nerfs étudiés sont le plus souvent activés en utilisant un stimulateur injectant un courant dont l'intensité de stimulation est progressivement augmentée pour obtenir la réponse la plus ample possible. Nous vous demandons pour la réalisation adéquate de cet examen de veiller à garder les mains et / ou les pieds aussi chauds que possible (par exemple en portant des bottes ou des gants en hiver, des chaussures fermées pendant les autres saisons,…). Evitez également d’utiliser des pommades huileuses, hydratantes qui perturbent le contact des électrodes avec votre peau.Électromyographie (EMG) Cet examen consiste à utiliser une fine aiguille introduite dans le muscle étudié. Cette fine aiguille enregistre l'activité électrique produite par les fibres musculaires lorsque les muscles sont activés ou lorsqu'ils sont au repos et bien décontracté. Cette analyse permet de détecter des anomalies liées à un mauvais fonctionnement des nerfs (atteinte neurogène) ou du muscle (atteinte myopathique). N'oubliez pas de préciser si vous utilisez un traitement anti coagulant dans la mesure où cet examen implique la réalisation d’une piqure.Stimulation répétitiveLorsqu'un nerf moteur est activé l'influx électrique va traverser la terminaison nerveuse qui est en contact avec le muscle. Cette structure spécialisée est appelée la jonction neuromusculaire. Un neurotransmetteur (l'acétylcholine) est libéré et va permettre l'activation du muscle. Certaines maladies comme la myasthénie, le syndrome de Lambert Eaton vont provoquer un défaut de fonctionnement de cette jonction neuromusculaire empêchant l'activation normale et une fatigue anormale du muscle.Potentiels évoquésCes techniques consistent à activer les organes des sens pour évaluer la fonction des structures nerveuses spécialisées dans la transmission des informations liées à la sensibilité au toucher, l'audition, la vision en utilisant respectivement des chocs électriques, un casque auditif ou un écran. Ces stimulations vont activer différentes structures du système nerveux. Le placement d'électrode à des endroits précis au niveau du crâne, de la nuque, des membres vont permettre d'enregistrer des activités électriques permettant d'analyser le temps nécessaire aux influx nerveux pour voyager dans les structures activées. Les potentiels évoqués somesthésiques évaluent la sensibilité en utilisant  une stimulation, le plus fréquemment un choc électrique, activant les nerfs sensitifs au niveau des membres supérieurs ou inférieurs. Les potentiels évoqués auditifs sont enregistrés en utilisant un casque audio générant des sons qui activent l'oreille interne et provoquent des courants électriques au niveau des voies auditives. Les potentiels évoqués visuels où un écran affiche des damiers qui alternent l’affichage de carrés blancs ou noirs. Cette stimulation visuelle va activer les cellules rétiniennes, le nerf optique et les structures cérébrales spécialisées dans le traitement des informations visuelles aboutissant à l'activation de neurones au niveau du cortex occipital. Les potentiels évoqués moteursCet examen permet d’étudier les voies motrices en stimulant les neurones moteurs du cortex cérébral grâce à un champ magnétique produit par un courant injecté dans une bobine électrique posée sur la tête. Cette technique permet de produire une activation non douloureuse à travers le crâne ou au niveau de la région cervicale ou lombaire. La réponse produite est enregistrée par des électrodes posées sur les muscles de la main ou des jambes. N'oubliez pas de nous préciser si vous souffrez d’épilepsie ou si vous portez du matériel métallique implanté dans votre corps (pace maker, implant cochléaire,…)  ou des restes de matériel métallique (balles, …).   Pr. Nicolas MAVROUDAKIS Directeur du Laboratoire de Neurophysiologie de l'H.U.B
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Cancer de l'œsophage
Qu'est-ce qu'un cancer de l'œsophage? L’œsophage est le conduit digestif qui amène les aliments de la bouche vers l’estomac. Le cancer de l’œsophage est une tumeur maligne qui se développe dans la muqueuse de l’œsophage (couche la plus interne de la paroi) puis envahit progressivement les différentes couches de la paroi œsophagienne. Des cellules cancéreuses peuvent également se détacher de la tumeur initiale et migrer vers les ganglions lymphatiques ou vers d’autres organes (foie, poumons, os) où elles forment de nouvelles tumeurs, appelées métastases. Les principaux facteurs de risque du cancer de l’œsophage sont le tabac, l’alcool ainsi que leur association, et le reflux gastro œsophagien (œsophage de Barrett). En Belgique, on dénombre 1400 nouveaux cas par an. Il est 4 fois plus fréquent chez l’homme que chez la femme. Un traitement chirurgical du cancer de l’œsophage est proposé en fonction du stade de la tumeur.Pour connaître ce stade, toute une série d’examens diagnostiques seront effectués :Une endoscopie de l’œsophage et de l’estomac durant laquelle des biopsies de la tumeur seront réalisées et envoyées en analyseUn scanner cervico-thoraco-abdominal pour évaluer l’extension de la maladieUn PET-Scan pour évaluer l’extension de la maladieUne échoendoscopie pour évaluer la profondeur de la tumeur et la présence de ganglions (avec ponction biopsie si nécessaire)Un bilan nutritionnelUn bilan cardio-respiratoireUn bilan onco-gériatrique si vous avez plus de 70 ansSelon les besoins, d’autres examens peuvent être réalisés (IRM, fibroscopie pulmonaire, avis ORL, etc.). Le diagnostic du cancer est confirmé par le résultat anatomopathologique de l’analyse des biopsies prélevées. Il existe deux types de cancer au départ de la couche muqueuse de l’œsophage : le carcinome épidermoïde ou l’adénocarcinome. Prise en charge Quelle chirurgie? Ces différents examens permettent de proposer un traitement adapté à votre situation, selon le type de cancer, l’extension de la maladie et votre état général. Le choix du traitement est établi après l’analyse des différents résultats qui seront discutés lors d’une réunion multidisciplinaire à laquelle participent les chirurgiens, les oncologues, les radiologues, les gastroentérologues, les radiothérapeutes, les pathologistes et d’autres spécialistes concernés. La chirurgie est le traitement proposé dans les cancers localisés. Elle consiste à retirer tout ou une partie de l’œsophage. Une chirurgie de reconstruction utilisant l’estomac ou l’intestin (grêle ou côlon), est réalisée dans le même temps pour rétablir la continuité du tube digestif. Les ganglions lymphatiques à proximité de la tumeur, de l’œsophage et de l’estomac seront également retirés et envoyés en analyse anatomopathologique. La chirurgie est parfois précédée d’une chimiothérapie associée dans certains cas à une radiothérapie en fonction de l’extension de la maladie.Si la tumeur n’est pas opérable, une chimiothérapie peut être proposée, associée ou non à une radiothérapie. Ce traitement a pour but de ralentir le développement de la maladie, soulager les symptômes et améliorer la qualité de vie. En fonction de la localisation et du type de la tumeur, le chirurgien utilisera deux ou trois voies d’abord chirurgical :Voie abdominale et voie thoracique droite (œsophagectomie subtotale)Voie abdominale, voie thoracique droite et voie cervicale gauche (œsophagectomie totale)Avant votre chirurgie Une bonne préparation pour la chirurgie est primordiale. C’est pourquoi il vous sera demandé de respecter toute une série de recommandations :Arrêter de fumer : cela réduira les risques de complications au niveau pulmonaire après votre chirurgie.Il est conseillé d’arrêter votre consommation tabagique 4 à 6 semaines avant votre intervention. Une tabacologue au sein de notre établissement peut vous aider à y parvenir.Éviter l’alcool : l’alcool peut interagir avec les médicaments que nous devrons vous donner. Il est conseillé d’arrêter votre consommation d’alcool au minimum 4 semaines avant votre intervention. Une aide psychologique peut vous être proposée pour vous y aider.Marcher : faire des exercices quotidiennement (marche active jusqu’à 30min deux fois par jour) vous préparera à être dans de meilleures conditions pour votre intervention.Exercices respiratoires : un petit spiromètre vous sera remis pour réaliser vos exercices à la maison et préparer au mieux vos poumons à l’intervention.Régime sans fibres : à débuter 5 jours avant votre intervention (la liste des aliments autorisés vous sera remise lors de votre entretien avec la coordinatrice de chirurgie).Notre coordinatrice en chirurgie vous proposera également vos rendez-vous avec un anesthésiste, une diététicienne et un kinésithérapeute pour vous préparer au mieux à votre intervention. Si vous avez perdu beaucoup de poids, une diététicienne vous prescrira des compléments alimentaires. En effet, avant votre intervention, maintenir votre poids de forme et votre masse musculaire est une priorité afin d’éviter une dénutrition. La dénutrition est un état qui résulte d’un apport nutritionnel insuffisant par rapport à vos besoins en énergie et en protéines. Vous devez vous alimenter suffisamment, avec une alimentation saine, variée et équilibrée, afin de maintenir vos forces, votre immunité, votre résistance contre les infections et éviter ainsi certaines complications lors de votre chirurgie. À ce titre, nous vous recommandons un complément alimentaire qui stimule votre immunité et votre cicatrisation grâce à l’arginine, aux oméga-3 et aux nucléotides. Vous pourrez également consommer ce même complément en cas de dénutrition après votre chirurgie. Parfois, il sera nécessaire de mettre une sonde de nutrition naso-gastrique, une gastrostomie ou une jéjunostomie par voie endoscopique ou chirurgicale pour vous alimenter.Votre admission à l’hôpital se fera 24 à 48 heures avant votre chirurgie. La veille de votre intervention, il vous sera demandé de boire du jus de pommes (environ quatre berlingots de 20 cl) ou de l’Ice Tea non pétillant (environ trois canettes de 33 cl). À partir de minuit, il vous sera demandé de ne plus consommer de nourriture solide, vous pourrez encore boire des liquides clairs (liquides ne contenant pas de pulpe, pas de lait) jusqu’à 4h avant votre anesthésie. L’anesthésiste, ou votre chirurgien, vous prescrira les médicaments que vous pouvez prendre le matin de l’intervention avec une gorgée d’eau.Après votre chirurgie Après l’intervention, vous resterez en surveillance pour la nuit dans une unité de soins post-anesthésiques avant de pouvoir remonter dans votre chambre dès le lendemain matin. Dans certaines situations, une surveillance aux soins intensifs sera nécessaire. Pour diminuer les douleurs post-opératoires, l’anesthésiste aura placé avant l’intervention une péridurale qui vous délivrera des antidouleurs en continu. Vous allez la garder pendant 5 jours. En parallèle vous recevrez également des antidouleurs par voie intraveineuse. On vous demandera d’évaluer votre douleur quotidiennement sur une échelle de 0 à 10 : un score inférieur à 4 sur 10 nous indique une bonne gestion de la douleur.Des drains sont également placés pendant l’intervention (au niveau thoracique et au niveau abdominal et/ou cervical) pour évacuer les liquides accumulés. Ils seront retirés au fur et à mesure pendant votre hospitalisation. Une sonde urinaire, petit tuyau inséré dans votre canal urinaire jusqu’à votre vessie pour laisser sortir l’urine, est placée pendant l’intervention, et sera retirée endéans les 48 heures qui suivent l’opération sauf contre-indication. Une sonde naso-gastrique, placée pendant l’intervention dans le nez et qui descend dans la gorge jusqu’à l’estomac, est laissée en place pour vider le contenu de votre estomac pendant les premiers jours post opératoires. Elle sera retirée après la réalisation de l’examen radiographique de contrôle (OED).Après votre intervention, vous resterez à jeun strict jusqu’à la réalisation de l’OED. Vous serez dès lors alimenté soit par voie parentérale (via un système veineux) soit par une sonde de jéjunostomie (petite sonde mise en place pendant l’intervention au niveau de l’intestin grêle) soit via la sonde naso-gastrique. Des séances de kinésithérapie respiratoire intensive et de mobilisation seront prescrites quotidiennement et réalisées dès le lendemain de l’intervention. L’examen de contrôle radiologique sera réalisé entre le 6ème et le 7ème jour post-opératoire. Si le contrôle ne montre pas de fuite au niveau de l’anastomose (suture entre l’œsophage et l’estomac), la sonde nasogastrique sera retirée et vous serez autorisé à boire, uniquement quelques gorgées d’eau. La réalimentation se poursuivra par voie orale. Un régime mou, moulu et fractionné vous sera expliqué et prescrit pendant 6 à 8 semaines.Après la chirurgie, vos habitudes alimentaires devront être également adaptées Dans un premier temps, la texture de votre alimentation sera modifiée. Elle devra être moulue ou tendre, c’est à dire facile à manger comme par exemple : du pain sans croûtes, des biscottes trempées, des laitages, de la viande hachée (ex : steak haché, américain préparé, pain de viande, etc.), de la volaille tendre (ex : cuisse de poulet, etc.), du poisson sans arêtes, des œufs, de la purée, des légumes cuits, tendres et peu fibreux (ex : carottes, courgettes cuites, etc.), des compotes ou des fruits bien murs sans la peau (ex : kiwi, poire, etc.), etc.Dans un deuxième temps, le régime peut être élargi mais une bonne mastication des aliments sera importante car votre mâchoire jouera le rôle de mixeur. Vous devrez manger dans un environnement calme (sans stress) en fractionnant votre alimentation (faire 6 petits repas à repartir sur la journée) car l’intervention implique une réduction des portions consommées. Vous devrez également boire en dehors des repas par petites gorgées (1 à 1,5 litre/jour) en évitant les boissons gazeuses (surtout le premier mois). N’hésitez pas à enrichir votre alimentation, car vos portions alimentaires seront réduites. Ajoutez par exemple : un jaune d’œuf dans la purée, des boulettes de viande ou du fromage fondu dans un potage, de la crème fraiche dans vos légumes, etc.Risques et complications liés à l'intervention 1. Pendant l’intervention :Saignement pouvant nécessiter une transfusion sanguineFracture de côtes liée à la thoracotomie droite qui sera traitée par des antalgiques.2. Après l’intervention :Complications pulmonaires et infectieuses.Fistule anastomotique : il s’agit d’une fuite au niveau de la zone de suture entre l’œsophage et l’estomac. Elle sera traitée médicalement dans un premier temps avec éventuel drainage ou mise en place de prothèse par voie endoscopique. Très rarement, une reprise chirurgicale est indiquée.Trouble de la vidange gastrique avec ou sans spasme du pylore. Elle sera traitée médicalement (médicament pour stimuler la vidange de l’estomac) avec éventuellement un geste endoscopique au niveau du pylore.Infection de plaie traitée par soins locaux pouvant être associés à des antibiotiques.Sténose de l’anastomose œsogastrique à long terme : il s’agit d’un rétrécissement au niveau de la zone de suture entre l’œsophage et l’estomac qui se révèle par une difficulté au passage des aliments. Le traitement est endoscopique par dilatation ou mise en place d’une prothèse.Reflux gastro-œsophagien à long terme, traité par des mesures posturales et des médicaments.Retour à domicile Vous pourrez regagner votre domicile après 9 à 12 jours d’hospitalisation. Une prescription pour des soins infirmiers vous sera remise pour les soins des plaies. Pour prévenir les thromboses, vous bénéficierez de l’injection quotidienne d’un anticoagulant en sous-cutané jusqu’au trentième jour postopératoire. La prescription d’antalgiques sera aussi adaptée. Il est important de bien continuer vos exercices à la maison (spiromètre, marche, etc.).Vous serez revu par votre chirurgien, la diététicienne et la kinésithérapeute à peu près un mois après votre chirurgie. Nos spécialistes Service associé
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Maladie de Raynaud
Qu'est-ce que la maladie de Raynaud? La maladie de Raynaud est un trouble qui affecte la circulation sanguine principalement les doigts et les orteils, et parfois les oreilles, les mamelons, les genoux ou le nez. Elle est caractérisée par un vasospasme - contractions soudaines des vaisseaux sanguins qui réduisent considérablement le flux sanguin vers les extrémités - le plus souvent provoqué par une exposition au froid, mais aussi par un stress émotionnel. Elle peut exister en tant que condition isolée (Raynaud primaire) ; dans ce cas elle est observée plus fréquemment chez les femmes et les personnes vivant dans des climats plus froids. La cause exacte de la maladie de Raynaud primaire est inconnue.  La maladie de Raynaud survient également chez les hommes et les femmes qui ont des maladies auto-immunes ou du tissu conjonctif ainsi que d'autres maladies, notamment :  Sclérodermie systémique  Lupus érythémateux disséminé Maladie de Sjögren  Polyarthrite rhumatoïde  Polymyosite  Hypertension pulmonaire Maladie de Buerger (thromboangéite oblitérante) On parle alors de Raynaud secondaire. Quels sont les facteurs de risque ?  Bien que l'on ne sache pas pourquoi certaines personnes développent la maladie de Raynaud, certains facteurs de risque sont connus : Connectivite préexistante Maladie auto-immune Tabagisme Force répétitive exercée sur les mains, par exemple en utilisant des outils vibrants (électriques) Blessures ou traumatisme Exposition aux produits chimiques Effets secondaires de certains médicaments (bêtabloquants) Etc. Symptômes et diagnostic Il existe des symptômes très fréquents de la maladie de Raynaud, mais chaque patient peut éprouver des symptômes différents. Les doigts ou les orteils deviennent blancs, puis bleus - généralement après avoir été exposés à de l'air ou à des objets froids, ou après avoir subi un stress - et deviennent ensuite rouges après réchauffement. Dans les cas graves, des plaies se développent sur le bout des doigts ou des orteils. Dans de rares cas, les doigts ou les orteils peuvent être infectés ou gangrenés, ce qui peut entraîner une amputation s'ils ne sont pas traités. Comment diagnostiquer la maladie de Raynaud ? Les patients de notre clinique médicale sont évalués initialement dans un premier temps par un rhumatologue et en fonction de la sévérité de l’atteinte, ils peuvent être aussi examinés par un spécialiste en médecine vasculaire. Une grande partie du diagnostic se concentrera sur l'évaluation des symptômes. En plus des antécédents médicaux complets et d'un examen médical, notre équipe commandera généralement au moins un type de test sanguin. Un patient peut également subir un test de provocation à froid pour faire ressortir les changements de couleur dans les mains ou les pieds. Avec le phénomène de Raynaud secondaire, il est également important d'identifier - et de traiter- la maladie auto-immune sous-jacente qui peut être à l'origine du phénomène de Raynaud (par exemple Sclérodermie systémique : voir le centre de référence de sclérodermie systémique de l’Hôpital Erasme). Un examen par vidéo capillaroscopie est réalisé. Cet examen non invasif et non douloureux permet la visualisation des capillaires au niveau de lit de l’ongle. En cas de phénomène de Raynaud secondaire, comme dans la sclérodermie systémique, on observe une diminution du nombre des capillaires et la présence des capillaires dilatés.   Prise en charge Après une évaluation approfondie, l'équipe de médecins élaborera un plan de traitement basé sur le type et l'étendue de la maladie, l'état de santé général du patient et les préférences du patient. Bien qu’il n’existe pas de guérison pour la maladie de Raynaud, elle peut normalement être bien gérée avec un traitement approprié, tel que: Changements de style de vie Limiter l'exposition au froid en s'habillant chaudement : gants, chaussettes, écharpe, chapeau et superposition de couches Cesser de fumer pour améliorer la circulation et la santé générale Éviter l'utilisation d'outils vibrants. Thérapies médicales Les alpha-bloquants suppriment la réponse du système nerveux sympathique qui conduit à une vasoconstriction (rétrécissement des vaisseaux sanguins). D'autres médicaments améliorent le flux sanguin vers les doigts et les orteils en dilatant les vaisseaux sanguins, tels que les inhibiteurs calciques ou les inhibiteurs de la phosphodiestérase. Éviter l'utilisation de bêta-bloquants, généralement utilisés pour traiter l'hypertension artérielle, qui ralentissent la fréquence cardiaque et réduisent le flux sanguin vers les extrémités. Pour les patients qui ne répondent pas suffisamment aux médicaments ci-dessus, il peut y avoir des options de médicaments expérimentaux - des médicaments qui peuvent être utilisés dans les essais cliniques.
Maladie de Raynaud