Problématique de santé
Centre pluridisciplinaire d'Epileptologie
L’épilepsie affecte environ 1% de la population et peut survenir à tout âge. Dans un tiers des cas, les médicaments anti-épileptiques ne permettent pas de la contrôler. L’impact sur la vie quotidienne, notamment la capacité à travailler et à conduire un véhicule, peut alors être majeur. Le Centre pluridisciplinaire d'Epileptologie offre une prise en charge pluridisciplinaire pour les patients adultes souffrant d’épilepsie de tout type et de toute gravité. Les objectifs de la prise en charge sont la liberté de crises et une meilleure qualité de vie. Le centre est reconnu par l’INAMI comme centre belge agréé pour la prise en charge des épilepsies réfractaires. L’approche pluridisciplinaire permet d’offrir l’éventail complet des traitements, depuis les médicaments les plus récents, jusqu’aux solutions chirurgicales (chirurgie cérébrale, gamma knife, stimulation du nerf vague, stimulation cérébrale profonde). Parallèlement à cette activité, le centre a développé une expertise particulière dans le diagnostic et le traitement des urgences épileptiques (état de mal épileptique) et le monitoring cérébral par EEG des patients hospitalisés en état critique. L’expertise médicale : les consultations ambulatoires spécialisées les avis spécialisés pour les patients admis aux Urgences ou hospitalisés, notamment en Unité de Soins intensifs les enregistrements vidéo-EEG prolongés (24h ou plusieurs jours) pour le diagnostic de crises habituelles et le bilan pré-chirurgical des épilepsies réfractaires dans l’unité spécialisée d’exploration de l’épilepsie les enregistrements EEG intracrâniens pour la prise en charge des épilepsies réfractaires chirurgicales les enregistrements EEG prolongés intra-hospitaliers, en particulier en Unité de Soins intensifs, pour le diagnostic de crises d’épilepsie chez les patients gravement malades L’activité scientifique : la participation au réseau Epinet (plate-forme internationale de recherche non-sponsorisées par l’industrie) la participation aux études pharmaceutiques sponsorisées par l’industrie, portant sur l’utilisation des médicaments les plus récents la participation au réseau Epinord (groupe d’expertise franco-belge d’EEG intracrânien) la participation au réseau EpiGen (consortium international de recherche sur les facteurs génétiques contribuant à l’épilepsie), ainsi qu’à plusieurs projets de recherche en génétique et pharmacogénétique de l’épilepsie la participation au consortium international de recherche sur l’EEG chez les patients en Unité de Soins intensifs (CCEMRC) Document utile File 2023-06-06_unite_exploration_epilepsie_v4_0.pdf
Centre pluridisciplinaire d'Epileptologie
Problématique de santé
Déficit en alpha1 antitrypsine
Nos spécialistes Service associé
Déficit en alpha1 antitrypsine
Problématique de santé
Dyskinésie ciliare primaire
Nos spécialistes Service associé
Dyskinésie ciliare primaire
Problématique de santé
Narcolepsie
Qu'est-ce que la narcolepsie ? La narcolepsie est une maladie neurologique chronique rare qui affecte la capacité du cerveau à réguler les cycles veille-sommeil. La narcolepsie de type 1 est due à une diminution de la production d'une substance appelée hypocrétine (ou orexine), produite par des neurones spéciaux de l'hypothalamus, responsable de la vigilance (l’état d’éveil). Cette perte est le plus souvent d’origine auto-immune. La physiopathologie de la narcolepsie de type 2 est une entité moins bien connue : les taux d’hypocrétine dans le liquide céphalo-rachidien sont normaux, et les mécanismes impliqués restent à ce jour moins bien établis.La narcolepsie débute fréquemment pendant l'enfance ou l'adolescence, avec un premier pic entre 10 et 15 ans puis un deuxième pic vers 30-35 ans. Le diagnostic est souvent retardé de plusieurs années en raison de présentations atypiques chez l'enfant. Quels sont les symptômes ? La narcolepsie se manifeste par quatre symptômes principaux (la « tétrade ») :•  Somnolence diurne excessive (EDS) : envie irrésistible de dormir en journée, même après une nuit complète, se manifestant en général par des endormissements et des accès de sommeil qui surviennent d’une manière brutale en journée, lors des activités moins stimulantes (sur les trajets en voiture/en transports en commun, en classe pendant les cours, sur le canapé en regardant la TV, etc.). Chez l'enfant, cela peut se manifester aussi par de l'irritabilité, de l'hyperactivité ou des difficultés de concentration.•  Cataplexie : perte soudaine et brève du tonus musculaire, déclenchée par une émotion en général positive (rire, surprise, etc.). Elle peut être partielle (Chute de la tête, des bras, pliement des jambes) ou totale. Elle est caractéristique de la narcolepsie de type 1.•  Hallucinations hypnagogiques/hypnopompiques : visuelles ou auditives au moment de l'endormissement ou du réveil, elles peuvent être effrayantes.•  Paralysie du sommeil : impossibilité de bouger pendant quelques secondes à quelques minutes lors de la transition sommeil-veille. Cette paralysie peut être anxiogène, mais elle se résout toujours au bout de quelques secondes/min.Des symptômes associés sont fréquents : prise de poids, troubles du comportement (agressivité, anxiété, comportements automatiques), dépression, puberté précoce. Comment se déroule le diagnostic à ERASME ? Si une narcolepsie est suspectée, une consultation Sommeil sera proposée aux patients afin de réaliser une anamnèse complète, un examen neurologique et une prise de sang (usuelles, bilan thyroïdien, sérologies, typage HLA). Des mesures pour une bonne hygiène du sommeil et un agenda du sommeil vont être mises en place au minimum 4 semaines avant de réaliser le reste du bilan complémentaire et les médicaments qui peuvent influencer les tests seront arrêtés également avant. Le bilan diagnostique se déroule sur 3 jours d’hospitalisation dans notre unité. Elle sera précédée par la réalisation d’une actimétrie (“sorte de montre connectée”) à porter au domicile pendant 2 semaines avant le test de sommeilLe test de sommeil se déroule en plusieurs étapes:Réalisation d’une polysomnographie (PSG) simple pendant 2 nuits. Un test itératif de latence à l’endormissement (MSLT) en journée : 4 à 5 siestes programmées toutes les 2 heures. Un enregistrement continu de 24 heures afin de documenter un temps de sommeil total ≥ 660 minutes (11 heures). En ambulatoire des autres examens seront également organisés (optionnel):Un bilan neuropsychologiqueUne IRM cérébraleUne consultation en Endocrinologie pourrait être proposée également selon le bilan hormonal Dans certains cas, une ponction lombaire peut être proposée dans un 2e temps pour vérifier le taux d'hypocrétine dans le liquide céphalo-rachidien et confirmer/infirmer le diagnostic de narcolepsie de type 1.Quels sont les traitements disponibles ?Il n'existe pas de traitement curatif à ce jour. Les traitements sont symptomatiques et visent à améliorer la qualité de vie.Mesures non médicamenteuses :Horaires de sommeil réguliersSiestes programmées en journée (1–2 siestes de 20 minutes)Activité physique régulièreAménagements scolaires ou professionnels (temps supplémentaire lors des examens, horaires adaptés, absences justifiées)Traitements médicamenteux (sous ordonnance et suivi spécialisé) :•  Modafinil (Provigil) : traitement de 1re intention contre la somnolence diurne excessive•  Pitolisant (Wakix) : alternative, actif sur la somnolence et la cataplexie• Oxybate de sodium (Xyrem) : pour les formes modérées à sévères avec cataplexies et fragmentation du sommeil.•  Autres : méthylphénidate, venlafaxine selon la situationLes traitements sont remboursés en Belgique sous conditions INAMI (diagnostic confirmé + critères cliniques) Qui sont les professionnels impliqués dans votre suivi ? Neurologues / spécialiste du sommeilCoordinateur du trajet de soins : Pr Mélanie StraussRéférentes pour le diagnostic, le traitement et le suivi spécialisé :               Pr Mélanie Strauss, Dr Faustine LeboutMédecin traitantSuivi de 1re ligne, coordination avec le spécialiste. D’autres personnes sont susceptibles d’intervenir dans votre parcours de soin, notamment :• Neuropsychologues et psychologues: Evaluation neuropsychologique complète des fonctions cognitives. Evaluation des comorbidités de type trouble déficit de l’attention/ hyperactivité; au diagnostic et en cours de traitement. Psychoéducation, soutien face à l'impact de la maladie sur la scolarité/le travail, l'estime de soi et la vie sociale.• Endocrinologie : troubles hormonaux, diabète• Gastro-hépathologie  : clinique du surpoids• ORL et Pneumologie: Pris en charge des apnées du sommeilÉcole/Travail: Attestation médicale pour mettre en places des aménagements raisonnables. Coordination avec le Centre PMS si nécessaire. Parcours de soin File narcolepsie_parcours_de_soins_adulte_interne.docx Liens utiles European Narcolepsy Network (EU-NN) Orphanet (informations médicales, code ORPHA) Association de patients narcoleptiques en Belgique Nos spécialistes Service associé
Narcolepsie
Rich page
Clinique d'épileptologie
La Clinique de l'Épileptologie de l'Hôpital Erasme H.U.B est spécialisée dans le diagnostic, le traitement et le suivi des personnes souffrant d'épilepsie ou de crises épileptiques.  Diagnostiquer et traiter l'épilepsie L’épilepsie affecte environ 1% de la population et peut survenir à tout âge. Dans un tiers des cas, les médicaments anti-épileptiques ne permettent pas de la contrôler. L’impact sur la vie quotidienne, notamment la capacité à travailler et à conduire un véhicule, peut alors être majeur. Image Image Image Libérer les patients des crises d'épilepsie La Clinique d’épileptologie offre une prise en charge aux patients adultes souffrant d’épilepsie de tout type et de toute gravité. Les objectifs de la prise en charge sont la liberté de crises et une meilleure qualité de vie. Votre centre de référence à Bruxelles Neurologues, neurophysiologistes, neurochirurgiens, neuroradiologues, psychologues et infirmiers spécialisés travaillent ensemble pour offrir une prise en charge personnalisée aux patients.La Clinique d'épilepsie de l'Hôpital Erasme H.U.B fait partie du Centre de Référence pour la prise en charge des épilepsies réfractaires, reconnu par l’INAMI. Notre offre de soins Consultations ambulatoires spécialiséesAvis spécialisés pour les patients admis aux Urgences ou hospitalisés, notamment en Unité de Soins intensifsEnregistrements vidéo-EEG prolongés (24h ou plusieurs jours) pour le diagnostic d’épilepsie pour et le bilan pré-chirurgical des épilepsies réfractaires dans l’unité spécialisée d’exploration de l’épilepsieEnregistrements EEG intracrâniens pour la prise en charge des épilepsies réfractaires chirurgicalesEnregistrements EEG prolongés intra-hospitaliers, en particulier en Unité de Soins intensifs, pour le diagnostic de crises d’épilepsie chez les patients gravement malades, prognonostication du devenir neurologique chez les patients en coma ou par exemple la recherche d’ischémie cérébrale retardée Notre équipe Dr. Benjamin Legros, Directeur de la Clinique d'épileptologie de l'adulte Nos médecinsPr Nicolas Gaspard, Directeur du service de NeurologiePr Chantal DepondtPr Lorenzo FerliniDr Romain TortuyauxDr Sarah CaroyerNotre personnel infirmierInfirmière cheffe : Nathalie BuffeInfirmier chef adjoint : Didier Depré Les services avec lesquels nous collaborons Neuropédiatrie Lien vers Neuropédiatrie Neurochirurgie Lien vers Neurochirurgie Radiologie et imagerie médicale Lien vers Radiologie et imagerie médicale Médecine nucléaire Lien vers Médecine nucléaire Neuroradiologie interventionnelle Lien vers Neuroradiologie interventionnelle Neuropsychologie Lien vers Neuropsychologie Neuro-imagerie translationnelle Lien vers Neuro-imagerie translationnelle Détails de la collaboration multidisciplinaire de la Clinique d'épileptologie de l'H.U.BNeuropédiatrieLes enfants atteints d'épilepsie bénéficient d'une prise en charge adaptée à leur âge et à leur développement. Lorsque les examens habituels ne permettent pas d'identifier précisément l'origine des crises, les médecins peuvent, dans certaines situations, enregistrer directement l'activité électrique du cerveau à l'aide de petites électrodes placées temporairement à l'intérieur du cerveau (EEG intracérébral). Cet examen permet de localiser avec une grande précision la zone responsable des crises.NeurochirurgieLorsque les médicaments ne suffisent pas à contrôler les crises, une intervention chirurgicale peut être envisagée. Selon la situation, le neurochirurgien peut retirer ou isoler la petite zone du cerveau à l'origine des crises afin qu'elle ne puisse plus les provoquer. Avant cette intervention, il est parfois nécessaire de placer temporairement de fines électrodes dans le cerveau afin d'enregistrer l'activité cérébrale et de localiser précisément la région responsable des crises. Lorsque la chirurgie n'est pas possible ou n'est pas la meilleure option, d'autres traitements peuvent être proposés. Il est notamment possible d'implanter un petit stimulateur, comparable à un pacemaker, qui envoie de légères impulsions électriques à un nerf situé dans le cou (le nerf vague) ou directement à certaines zones du cerveau. Ces stimulations permettent, chez certains patients, de diminuer la fréquence ou l'intensité des crises. Dans certaines situations bien précises, une technique mini-invasive utilisant un faisceau laser (LITT) peut également être proposée. Guidé avec une très grande précision, le laser permet de traiter la zone responsable des crises sans réaliser une chirurgie ouverte.Radiologie et imagerie médicaleLes examens d'imagerie (IRM, scanner...) permettent d'obtenir des images très précises du cerveau afin de rechercher une anomalie susceptible d'être à l'origine des crises. Certains examens montrent également comment différentes régions du cerveau fonctionnent.Médecine nucléaireLe PET scan est un examen d'imagerie qui permet d'observer le fonctionnement du cerveau en mesurant l'activité de ses différentes régions. Il aide les médecins à repérer les zones impliquées dans les crises lorsque celles-ci ne sont pas visibles sur une IRM.Neuroradiologie interventionnelleAvant certaines interventions chirurgicales, des examens spécialisés permettent de vérifier quelles zones du cerveau sont impliquées dans des fonctions essentielles comme le langage ou la mémoire. L'équipe réalise également une cartographie très précise des vaisseaux sanguins du cerveau afin de préparer en toute sécurité la pose d'électrodes lorsque cela est nécessaire.Neuropsychologie et logopédieDes tests permettent d'évaluer la mémoire, l'attention, la concentration, le langage et d'autres fonctions cognitives. Ils aident à mesurer l'impact de l'épilepsie sur la vie quotidienne et à préparer une éventuelle intervention chirurgicale.Neuroimagerie translationnelleLa clinique dispose d'une technologie de pointe appelée magnétoencéphalographie (MEG). Cet examen, totalement indolore et non invasif, mesure les très faibles champs magnétiques produits naturellement par l'activité du cerveau. Il permet de localiser avec une très grande précision les zones responsables des crises et complète les autres examens. L'Hôpital Erasme est actuellement le seul hôpital de Belgique à posséder cette technologie. Image Recherche et innovation En tant qu'hôpital académique et centre de référence pour la prise en charge des épilepsies complexes, notre clinique place la recherche au cœur de sa mission. Les connaissances scientifiques acquises en laboratoire et au chevet des patients nourrissent directement l'amélioration des soins, du diagnostic et des traitements proposés.Nos équipes participent à de nombreux projets de recherche nationaux et internationaux, ainsi qu'à des essais cliniques visant à mieux comprendre les mécanismes de l'épilepsie, développer de nouvelles approches diagnostiques et évaluer des traitements innovants. Les publications scientifiques de nos médecins et chercheurs témoignent de cette expertise et de leur engagement à faire progresser la prise en charge des personnes vivant avec une épilepsie. Nos publications scientifiques (1/3) Lien vers https://www.nature.com/articles/s41588-023-01485-w GWAS meta-analysis of over 29,000 people with epilepsy identifies 26 risk loci and subtype-specific genetic architecture International League Against Epilepsy Consortium on Complex Epilepsies. Nat Genet. 2023 Sep;55(9):1471-1482.  31 Août 2023 Lien vers https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39363051/ Exome sequencing of 20,979 individuals with epilepsy reveals shared and distinct ultra-rare genetic risk across disorder subtypes Epi25 Collaborative. Nat Neurosci. 2024 Oct;27(10):1864-1879.  03 Octobre 2024 Lien vers https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/39480921/ Brain malformations and seizures by impaired chaperonin function of TRiC Kraft F, Rodriguez-Aliaga P, Yuan W, Franken L, Zajt K, Hasan D, Lee TT, Flex E, Hentschel A, Innes AM, Zheng B, Julia Suh DS, Knopp C, Lausberg E, Krause J, Zhang X, Trapane P, Carroll R, McClatchey M, Fry AE, Wang L, Giesselmann S, Hoang H, Baldridge D, Silverman GA, Radio FC, Bertini E, Ciolfi A, Blood KA, de Sainte Agathe JM, Charles P, Bergant G, Čuturilo G, Peterlin B, Diderich K, Streff H, Robak L, Oegema R, van Binsbergen E, Herriges J, Saunders CJ, Maier A, Wolking S, Weber Y, Lochmüller H, Meyer S, Aleman A, Polavarapu K, Nicolas G, Goldenberg A, Guyant L, Pope K, Hehmeyer KN, Monaghan KG, Quade A, Smol T, Caumes R, Duerinckx S, Depondt C, Van Paesschen W, Rieubland C, Poloni C, Guipponi M, Arcioni S, Meuwissen M, Jansen AC, Rosenblum J, Haack TB, Bertrand M, Gerstner L, Magg J, Riess O, Schulz JB, Wagner N, Wiesmann M, Weis J, Eggermann T, Begemann M, Roos A, Häusler M, Schedl T, Tartaglia M, Bremer J, Pak SC, Frydman J, Elbracht M, Kurth I. Science. 2024 Nov;386(6721):516-525. 31 Octobre 2024 Lien vers https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40592404/ Diagnostic yield of clinical exome sequencing in 868 children with neurodevelopmental disorders Neuens S, Soblet J, Penninckx A, Detry C, Badoer C, Desmyter L, Peyrassol X, Wilkin F, Busson A, Bruneau M, Grenet ML, Le Morillon A, Aeby A, Deconinck N, Prigogine C, Monier A, Juvené E, Balfroid T, Van Hecke A, Christiaens F, Depondt C, Brachet C, Delvenne V, Lufin N, Bouysran Y, Kammoun M, Daneels D, Caljon B, Croes D, Olsen C, Van Dooren S, Migeotte I, Vandernoot I, Marangoni M, Coppens S, Smits G, Vilain C. Eur J Med Genet. 2025 Aug;76:105030.  Nos publications scientifiques (2/3) Lien vers https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/34049028/ Assessment of a standardized EEG reactivity protocol after cardiac arrest Caroyer S, Depondt C, Rikir E, Mavroudakis N, Peluso L, Taccone FS, Legros B, Gaspard N. Clin Neurophysiol. 2021 Jul;1 32(7):1 687-1693. 01 Juillet 2021 Lien vers https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41937627/ Added prognostic value of EEG reactivity in post-anoxic comatose patients Caroyer S, Obrecht M, Damien C, De Maeseneire C, Depondt C, Rikir E, Mavroudakis N, Annoni F, Taccone FS, Legros B, Gaspard N. Annals of Clinical and Translationnal neurology. In press 06 Avril 2026 Lien vers https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/33765473/ Falsely predictive EEG and clinical signs after post-anoxic brain injury under sevoflurane anesthesia Peluso L, Legros B, Caroyer S, Taccone FS, Gaspard N. Clin Neurophysiol. 2021 May;1 32(5):1 080-1082. S P 01 Mai 2021 Lien vers https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/40720710/ Features, Outcome, and Treatment of Postanoxic Status Epilepticus: Pooled Analysis of 3 Cohorts De Stefano P, Hofmeijer J, Quintard H, Damien C, Misirocchi F, Caroyer S, Horn J, et al. (TELSTAR investigators). Neurology. 2025 Aug 26;1 05(4):e 213913. 26 Août 2025 Nos publications scientifiques (3/3) Lien vers https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41934725/ Clinical applications of EEG connectivity in acute brain injuries: A systematic review Anzalone L, Cottin L, Caroyer S, Nonclercq A, Gaspard N. Clin Neurophysiol. 2026 Apr 1;187:2111868. doi: 10.1016/j.clinph.2026.2111868 01 Avril 2026 Lien vers https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/41963278/ Consciousness Monitoring and Outcome Prediction Using EEG Connectivity in Severe Traumatic Brain Injury Anzalone L, Deschamps M, Cottin L, Caroyer S, Damien C, De Maeseneire C, Depondt C, Legros B, Nonclercq A, Gaspard N. J Neurotrauma. 2026 Apr 10:8977151261442469. doi: 10.1177/08977151261442469 10 Avril 2026 FAQ – Épilepsie 1. Qu'est-ce que l'épilepsie ? L'épilepsie est une maladie neurologique qui provoque des crises répétées dues à une activité électrique anormale dans le cerveau. Il existe de nombreuses formes d'épilepsie, avec des symptômes très différents d'une personne à l'autre. 2. Quels sont les symptômes d'une crise d'épilepsie ? Une crise d'épilepsie ne se résume pas à des convulsions. Elle peut aussi provoquer une perte de connaissance, une absence de quelques secondes, des mouvements involontaires, des sensations inhabituelles, des troubles du langage ou de la vision. Les manifestations varient selon la région du cerveau concernée. 3. Comment diagnostique-t-on une épilepsie ? Le diagnostic repose sur un entretien médical, l'analyse des crises décrites par le patient ou ses proches, un examen neurologique et des examens complémentaires comme l'électroencéphalogramme (EEG), qui enregistre l'activité électrique du cerveau, et l'IRM cérébrale. 4. L'épilepsie se soigne-t-elle ? Oui. Dans la majorité des cas, les crises peuvent être contrôlées grâce à un traitement médicamenteux. Lorsque les médicaments ne sont pas suffisamment efficaces, d'autres solutions peuvent être envisagées, comme la chirurgie, la neurostimulation ou certaines techniques mini-invasives. 5. Peut-on vivre normalement avec une épilepsie ? Oui. Avec un traitement adapté et un suivi spécialisé, la plupart des personnes épileptiques peuvent travailler, pratiquer des loisirs, voyager et mener une vie active. Certaines précautions peuvent toutefois être nécessaires selon le type de crises. 6. Quelles sont les causes de l'épilepsie ? Les causes sont multiples. L'épilepsie peut être liée à une malformation du cerveau, un accident vasculaire cérébral, un traumatisme crânien, une tumeur, une maladie génétique ou une infection. Dans de nombreux cas, aucune cause précise n'est retrouvée. 7. Quand consulter un spécialiste de l'épilepsie ? Il est conseillé de consulter un neurologue après une première crise inexpliquée, si les crises persistent malgré le traitement ou lorsque leur origine reste difficile à identifier. Une prise en charge dans un centre spécialisé permet d'affiner le diagnostic et d'évaluer les différentes options thérapeutiques. 8. Que faire lorsqu'une personne fait une crise d'épilepsie ? Il faut rester calme, protéger la personne des blessures, desserrer les vêtements autour du cou et la mettre sur le côté dès que possible après la crise. Il ne faut jamais essayer de bloquer ses mouvements ni mettre un objet dans sa bouche. Si la crise dure plus de cinq minutes ou si plusieurs crises s'enchaînent, il faut appeler les secours. 9. Quand une chirurgie de l'épilepsie est-elle envisagée ? La chirurgie peut être proposée lorsque les crises persistent malgré plusieurs traitements bien conduits et qu'une zone précise du cerveau est identifiée comme étant à l'origine des crises. Chaque situation fait l'objet d'une évaluation approfondie par une équipe multidisciplinaire. 10. Pourquoi consulter un centre spécialisé dans l'épilepsie ? Un centre spécialisé dispose d'équipes expertes et d'examens de haute technologie permettant de poser un diagnostic précis et de proposer les traitements les plus adaptés, y compris pour les formes d'épilepsie les plus complexes. Les patients peuvent également bénéficier d'approches innovantes et, dans certains cas, participer à des études cliniques. Ressources et liens utiles [VIDEO] Qu'est-ce qu'une épilepsie réfractaire ? Dr. Benjamin Legros, Neurologu… [VIDEO] L'épilepsie, parlons-en ! [ARTICLE] Peut-on faire des crises d’épilepsie après un AVC ? Pr. Nicolas Gaspa… [SITE WEB] EpiCARE: The European Reference Network for Rare and Complex Epileps… [SITE WEB] European Rare Disease Research Alliance [SITE WEB] Epi25 Collaborative: collaboration internationale de séquençage géné… [SITE WEB] Consortium des Epilepsies Complexes de la Ligue Internationale Contr… [SITE WEB] ENIGMA Consortium on neuroimaging and genetics / Consortium sur la n… [SITE WEB] Ligue Francophone Belge Contre l'Epilepsie (Association de patients) Notre page spécifique à la problématique de santé
Problématique de santé
Complications après transplantation rénale
Qu'est-ce qu'une complication après transplantation rénale ? La transplantation rénale permet aux patients atteints d'insuffisance rénale terminale de retrouver une fonction rénale et une meilleure qualité de vie. Elle nécessite cependant un suivi médical à long terme afin de préserver la fonction du rein transplanté et de prévenir ou traiter les complications pouvant survenir après la transplantation.Ces complications peuvent être liées au système immunitaire, aux traitements immunosuppresseurs, aux infections, aux maladies cardiovasculaires ou à la maladie rénale initiale. Certaines complications peuvent survenir précocement après la transplantation, tandis que d'autres apparaissent plusieurs années après.Une prise en charge spécialisée permet de détecter rapidement une anomalie, d'en rechercher la cause et d'adapter le traitement afin de préserver le greffon et la santé globale du patient. Quelles sont les principales complications ? Les complications après transplantation rénale comprennent notamment :Le rejet aigu ou chronique du rein transplanté ;Les infections, notamment les infections opportunistes liées à l'immunosuppression ;Les infections virales telles que le CMV ou le virus BK ;Les complications liées aux médicaments immunosuppresseurs ;Les récidives de la maladie rénale initiale dans le greffon ;Les complications cardiovasculaires et métaboliques ;L'hypertension artérielle, le diabète et les troubles lipidiques ;Les complications hématologiques et osseuses ;Les cancers favorisés par l'immunosuppression ;Les complications urologiques ou chirurgicales du greffon ;La dégradation progressive de la fonction du greffon pouvant, dans certains cas, conduire à la perte du transplant.La prise en charge du patient transplanté repose donc sur un équilibre entre une immunosuppression suffisante pour prévenir le rejet et une immunosuppression limitée afin de réduire le risque d'infections, de cancers et d'autres complications. Quand faut-il consulter ? Une évaluation spécialisée est nécessaire notamment en cas de :Augmentation de la créatinine ou diminution inexpliquée de la fonction du greffon ;Apparition ou augmentation de la protéinurie ;Fièvre ou signes d'infection ;Symptômes urinaires ou diminution de la diurèse ;Augmentation inexpliquée de la pression artérielle ;Troubles digestifs persistants pouvant modifier l'absorption des traitements ;Effets indésirables ou suspicion de toxicité des médicaments immunosuppresseurs ;Anomalie des taux sanguins des médicaments anti-rejet ;Détection d'une infection virale telle que le CMV ou le virus BK ;Apparition d'une masse, d'une lésion cutanée ou d'autres symptômes pouvant évoquer une complication tumorale.Une modification de la fonction du rein transplanté ne signifie pas nécessairement qu'il s'agit d'un rejet. Une investigation rapide permet de distinguer les différentes causes possibles et d'adapter le traitement. Comment établit-on le diagnostic ? Le diagnostic repose sur une surveillance régulière et une évaluation spécialisée de la fonction du greffon.Selon la situation, les examens peuvent comprendre :Une analyse sanguine avec mesure de la fonction rénale ;La recherche et la quantification de la protéinurie ;Le dosage des médicaments immunosuppresseurs ;La recherche d'infections virales, notamment CMV et BK ;Une échographie du greffon et d'autres examens d'imagerie ;Une recherche d'anticorps dirigés contre le donneur (DSA) ;Une biopsie du rein transplanté lorsque cela est nécessaire ;Des examens microbiologiques, immunologiques ou génétiques spécialisés selon le contexte.La biopsie du greffon peut notamment permettre de différencier un rejet d'autres causes de dysfonction du transplant et d'orienter le traitement. Notre prise en charge au H.U.B. La prise en charge des complications après transplantation rénale au H.U.B. repose sur une collaboration étroite entre les équipes de néphrologie, de transplantation et les différentes spécialités nécessaires au suivi du patient.Expertise néphrologique et transplantationLes néphrologues assurent le suivi à long terme des patients transplantés, la surveillance de la fonction du greffon et l'adaptation du traitement immunosuppresseur.En cas de dysfonction du greffon, une évaluation rapide permet de rechercher les différentes causes possibles, notamment un rejet, une infection, une toxicité médicamenteuse, une récidive de la maladie rénale initiale ou une complication urologique.Une prise en charge multidisciplinaireSelon la situation clinique, différents spécialistes peuvent être impliqués :Néphrologie ;Équipe de transplantation rénale ;Chirurgie urologique ;Infectiologie ;Immunologie ;Anatomopathologie ;Radiologie ;Cardiologie ;Endocrinologie ;Hématologie ;Oncologie ;Dermatologie ;Génétique médicale.Cette approche multidisciplinaire permet d'assurer une prise en charge globale des complications pouvant survenir chez les patients transplantés.Rejet du rein transplantéLe rejet correspond à une réaction du système immunitaire du patient contre le rein transplanté. Il peut survenir précocement ou plusieurs années après la transplantation.Différents mécanismes de rejet existent et leur distinction est essentielle pour choisir le traitement approprié.Le diagnostic repose sur l'analyse de la fonction rénale, la recherche d'anticorps dirigés contre le donneur, l'évaluation immunologique et, lorsque cela est indiqué, la biopsie du greffon.Une prise en charge rapide est essentielle afin de limiter les lésions du greffon et préserver sa fonction.Infections et complications liées à l'immunosuppressionLes médicaments immunosuppresseurs diminuent la réponse immunitaire afin de prévenir le rejet, mais augmentent également le risque d'infections.Une surveillance spécifique est organisée afin de détecter précocement certaines infections virales, notamment le CMV et le virus BK. La détection précoce d'une réplication du virus BK permet notamment d'adapter l'immunosuppression et de réduire le risque d'atteinte du greffon.Les infections bactériennes, virales, fongiques ou opportunistes peuvent également nécessiter une prise en charge spécialisée en collaboration avec les infectiologues.Complications à long termeLe suivi du patient transplanté ne se limite pas à la surveillance du greffon.L'immunosuppression et la maladie rénale chronique peuvent favoriser certaines complications à long terme, notamment les maladies cardiovasculaires, les troubles métaboliques, les complications osseuses et certains cancers.Une prise en charge préventive est donc mise en place afin de réduire ces risques et d'améliorer la survie du patient et du greffon.Récidive de la maladie rénale dans le greffonCertaines maladies rénales peuvent réapparaître après transplantation et entraîner une diminution progressive de la fonction du greffon.Le risque de récidive dépend de la maladie rénale initiale. Une surveillance spécifique est organisée chez les patients présentant une maladie susceptible de récidiver, afin de permettre un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée.Recherche et innovation au H.U.B.Le H.U.B. participe activement au développement des connaissances dans le domaine de la transplantation rénale et de ses complications.Les équipes sont impliquées dans des projets de recherche clinique et translationnelle portant notamment sur les mécanismes du rejet, la réponse immunitaire, les infections après transplantation et les complications liées aux traitements immunosuppresseurs.Cette activité contribue à améliorer la compréhension des complications post-transplantation et à développer de nouvelles stratégies diagnostiques et thérapeutiques.Collaboration pédiatrie–adulte et transitionLa transplantation rénale peut être réalisée chez l'enfant et l'adolescent. Le suivi doit alors tenir compte des spécificités liées à la croissance, au développement, à la scolarité et à l'acquisition progressive de l'autonomie.Au sein du H.U.B., les équipes de néphrologie pédiatrique de l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) et de néphrologie adulte de l'Hôpital Erasme collaborent afin d'assurer la continuité des soins.Un parcours de transition est organisé pour les adolescents et jeunes adultes afin de préparer progressivement le passage vers les équipes adultes, tout en maintenant une surveillance adaptée du greffon et du traitement immunosuppresseur.Cette organisation permet d'assurer la continuité des soins et de limiter les ruptures de suivi à une période particulièrement importante de la vie du patient transplanté. Pourquoi choisir le H.U.B. ? Expertise spécialisée en transplantation rénale et suivi à long terme des patients transplantés ;Prise en charge des complications fréquentes, rares et complexes ;Accès à une expertise multidisciplinaire ;Collaboration étroite entre néphrologie, transplantation, chirurgie et autres spécialités ;Accès à des examens immunologiques, virologiques, radiologiques et anatomopathologiques spécialisés ;Prise en charge des rejets et des dysfonctions complexes du greffon ;Expertise dans la prise en charge des infections et complications liées à l'immunosuppression ;Prise en charge des patients présentant une récidive de leur maladie rénale dans le greffon ;Collaboration étroite entre néphrologie pédiatrique et adulte ;Organisation d'un parcours de transition pédiatrique–adulte ;Participation à des projets de recherche clinique et translationnelle. Nos spécialistes Service associé
Complications après transplantation rénale
Problématique de santé
Syndrome de grêle court
Qu'est-ce que le Syndrome de grêle court ? Le syndrome de grêle court apparait lorsqu’une grande partie de l'intestin grêle a dû être retirée lors d'une opération. Cette situation peut survenir  suite à un manque d’irrigation sanguine de l'intestin (un peu comme un « infarctus » qui touche cette partie du corps) ou à cause entre autres d'une maladie inflammatoire chronique comme la maladie de Crohn. Lorsqu’il manque une trop grande partie de l'intestin, l’organisme  n’est plus en mesure d’absorber correctement l'eau, les nutriments et les vitamines indispensables à son bon fonctionnement. Dans certains cas, une stomie a également été créée : il s’agit d’une ouverture de l'intestin sur la peau crée chirurgicalement par laquelle les selles sont évacuées dans une poche externe. Si elle permet d'assurer l'évacuation des selles, elle peut aussi entraîner des pertes importantes de liquides pour l'organisme. Symptômes Des diarrhées fréquentesUne perte de poids liée à un manque d’absorption des nutriments (dénutrition)(lien vers la problématique de santé dénutrition)Une déshydratationDes anomalies dans le sang : manque de certains minéraux essentiels comme le sodium ou le potassium, ainsi que de vitamines et d’oligo-élémentsUne fatigue Comment diagnostiquer le Syndrome de grêle court ? Vous serez d'abord reçu(e) par un(e) gastroentérologue spécialisé(e) qui prendra le temps de faire le point sur vos symptômes ainsi que sur votre parcours médical et chirurgical. Des examens complémentaires seront ensuite réalisés :Une prise de sang complète pour évaluer votre état général, le fonctionnement de vos reins et de votre foie, ainsi que vos taux de vitamines et de minéraux.Un examen d'urines.Un scanner et un transit intestinal pour mesurer la longueur de l'intestin restant.Une échographie du foie et un fibroscan pour s’assurer de la bonne santé de votre foie.Une densitométrie osseuse pour évaluer la solidité de vos os. Traitements et prise en charge Votre prise en charge est assurée par une équipe de plusieurs spécialistes, coordonnée par votre gastroentérologue:Une diététicienne vous accompagnera pour adapter votre alimentation à votre situation.Des médicaments et des compléments vitaminiques seront prescrits pour ralentir le transit intestinal et corriger les éventuelles carencesSi votre intestin ne parvient plus à absorber suffisamment de nutriments, une alimentation directement par voie intraveineuse- appelée nutrition parentérale- pourra être mise en place. Une infirmière spécialisée et un(e) pharmacien(ne) vous expliqueront alors son fonctionnement ainsi que le type de cathéter (petit tuyau placé dans une veine) qui sera utilisé.Dans certains cas, un traitement médicamenteux spécifique peut être proposé pour stimuler la capacité d’absorption de votre intestin (agonistes du GLP-2)Existe-t-il une solution chirurgicale ?Selon votre situation, une nouvelle intervention chirurgicale peut être envisagée afin de reconnecter les différentes parties de l'intestin. Si vous avez une stomie, sa fermeture pourra également être discutée.Comment se déroule le suivi ?Un suivi régulier est essentiel pour veiller à votre bien-être et à l’efficacité de vos soins:Au moins 3 consultations par an avec votre gastroentérologue.Des prises de sang et des analyses d'urines à chaque visite.Une échographie du foie et un fibroscan chaque année.Une densitométrie osseuse tous les 2 ans, ou plus fréquemment si nécessaire.Pour les jeunes patients : le passage vers l'âge adulteSi vous avez été suivi(e) jusqu’ici en pédiatrie, la transition vers un service adulte se prépare progressivement, à partir de 16 ans :Votre médecin pédiatre prendra contact avec l'équipe adulte et lui transmettra l’ensemble des informations concernant votre santé et votre traitement.Une première consultation commune — en présence de votre médecin pédiatre et votre nouveau médecin référent — sera organisée, pour que vous ne vous sentiez pas seul(e) dans cette étape.Si besoin, un suivi dans les deux services (pédiatrique et adulte) peut être maintenu pendant 6 mois au maximum, afin de faciliter cette transition en toute sérénité. Nos spécialistes Pr. Marianna Arvanitakis Directrice de la Clinique de Pancréatologie et du Support NutritionnelGastroentérologue, spécialisée en Maladies pancréatiques, endoscopie interventionnelle et nutrition clinique. La Pr Marianna Arvanitakis s'est spécialisée en pancréatologie et en endoscopie interventionnelle au sein de l'équipe du Pr Jacques Devière à l'Hôpital Erasme. Après avoir obtenu un DIU en Nutrition Clinique en 2005, elle a repris la coordination médicale de l'activité de support nutritionnel en 2018. Les recherches menées au sein de la clinique se concentrent notamment sur l'optimisation de la prise en charge des patients atteints de pancréatite aiguë sévère et de pancréatite chronique, ainsi que sur la gestion des patients souffrant d'un syndrome de grêle court. Membre de plusieurs sociétés scientifiques, elle est Secrétaire Générale de l'European Society of Gastrointestinal Endoscopy (ESGE) pour la période 2025–2027, et maître de stage en gastroentérologie pour l'Université Libre de Bruxelles (ULB). Langues parlées : Français, Anglais, Grec. Pr Alia Hadefi La Pr Hadefi est gastroentérologue, avec une expertise en nutrition clinique et en maladies métaboliques du foie. Elle a soutenu sa thèse de doctorat sur l'interaction entre l’intestin et les maladies hépatiques en 2024, et a effectué une formation complémentaire en 2025 au sein du Service de Gastroentérologie, Maladies Inflammatoires Chroniques de l'Intestin (MICI) et Assistance Nutritive de l'Hôpital Beaujon (Paris).Langues parlées : Français, Anglais, Arabe. Dr. Michael Fernandez Y Viesca Le Dr Fernandez est gastroentérologue, avec une expertise en pancréatologie acquise après l'obtention d'un DIU en Pancréatologie en 2017 (Sorbonne). Il est médecin coordinateur pour les Maladies Pancréatiques Bénignes au sein de la concertation multidisciplinaire de Pancréatologie, et prépare actuellement une thèse de doctorat portant sur la pancréatite aiguë sévère.Langues parlées : Français, Anglais, Espagnol. Service associé Contact Vous pouvez prendre un rendez-vous en consultation (par email à ConsGastroMed [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be ou par téléphone au +32 (0)2 555.35.04 ou contacter le service de Gastroentérologie de l'H.U.B directement au SecMed [dot] GastroMed [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (SecMed[dot]GastroMed[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)Vous pouvez aussi contacter l’infirmière clinicienne de nutrition Madame Ballarin au asuncion [dot] ballarin [at] hubruxelles [dot] be (asuncion[dot]ballarin[at]hubruxelles[dot]be)  Découvrir la Clinique de Pancréatologie
Syndrome de grêle court
Problématique de santé
Dysplasie œsophagienne
Qu'est-ce qu'une dysplasie oesophagienne ? Une dysplasie est une lésion précancéreuse. Différents facteurs dont la consommation d’alcool et de tabac, mais aussi le reflux gastro-œsophagien peuvent modifier le type de cellules tapissant l’œsophage (exemple : œsophage de Barrett). Dans certains cas, il existe un risque augmenté de cancer. Il est aujourd’hui possible de détecter les lésions précancéreuses, et dans certains cas les enlever (résection endoscopique par mucosectomie ou dissection sous-muqueuse (ESD) ou les ablater en les brûlant (radiofréquence)). Dysplasie œsophagienne : quelle prise en charge médicale à l'H.U.B ? Grâce à l’expertise de l’équipe et aux endoscopes de dernière génération dont dispose la Clinique d’endoscopie de l’Hôpital Erasme, il est possible d’identifier avec beaucoup de précision ces lésions précancéreuses et les traiter au mieux de manière à limiter la nécessité de chirurgie de l’œsophage et le risque d’évolution de la maladie. L’approche multidisciplinaire propre à l’hôpital académique permet de discuter de chaque patient conjointement avec l’équipe chirurgicale, oncologique, radiologique, de manière à proposer le meilleur traitement à chaque patient.Si vous avez réalisé une endoscopie ayant démontré la présence d’un œsophage de Barrett, ou de lésions de dysplasie (précancéreuses), et souhaitez un avis de l’équipe spécialisée d’Erasme, n’hésitez pas à prendre un rendez-vous en consultation (par email à ConsGastroMed [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (ConsGastroMed[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be) ou par téléphone au +32 (0)2 555.35.04. Selon votre dossier, une nouvelle évaluation endoscopique pourrait être proposée à l’aide de nos endoscopes de dernière génération, afin de définir le meilleur traitement à proposer.  Découvrez la Clinique d'Endoscopie de l'H.U.B Trajet de soin La dysplasie de haut grade sur Barrett : Qu'est-ce que c'est ?  L’œsophage de Barrett est une modification du type de cellules qui recouvrent la surface du bas de l’œsophage suite à plusieurs facteurs dont le reflux gastro-oesophagien.  Le suivi endoscopique permet de dépister par analyse fine des images et réalisation de biopsies, la présence éventuelle de dysplasie (lésions précancéreuses). Les méthodes actuelles de chromoendoscopie virtuelle et par acide acétique renforcent les capacités de dépistage. Il faut séparer les lésions de dysplasie avec nette lésion visible de celles sans lésion visible.Comment peut-on vous soigner en cas de dysplasie sur Barrett?En cas de détection de dysplasie, la première étape consiste en la réalisation d’une nouvelle endoscopie faite par un expert à l’aide d’un endoscope de dernière génération, dans des conditions optimalisées de traitement anti-acide (inhibiteurs de la pompe à proton) dans les 3 mois de la première. Cet examen permettra de déterminer s’il y a une lésion visible ou non et d’en préciser sa taille, sa nature prédictive. Par ailleurs, les biopsies index seront révisées par un anatomopathologiste expert afin de confirmer/infirmer la présence de dysplasie.En cas de lésion visible prédite comme étant superficielle, le traitement de choix consiste en une résection endoscopique, soit par mucosectomie (EMR) (pour les lésions inférieures à 15mm) ou par dissection sous-muqueuse (ESD)(pour les lésions de plus de 15mm). Ces 2 techniques se font au sein des salles d’endoscopie thérapeutique de l’hôpital Erasme.  Si la pièce ne montre pas de contre-indication à la poursuite d’un traitement endoscopique, une ablation du Barrett résiduel sera proposée dans un second temps, selon l’âge, l’état général et l’espérance de vie du patientEn l’absence de lésion visible et en cas de confirmation de dysplasie de haut grade aux nouvelles biopsies du Barrett, ainsi que suite à une résection endoscopique pour HGD ou carcinome pT1, une ablation du Barrett sera proposée selon les critères précités, par la technique de radiofréquence (RFA).Concernant une mucosectomie, une ESD ou une RFA :Vous serez installé(e) sur une table d'examen. L’examen peut durer 30-90 minutes et il est réalisé sous anesthésie pour votre confortUn endoscope sera introduit par la bouche et permettra une analyse fine de la muqueuse de Barrett.Pour une résection, après soulèvement du tissu par injection sous-muqueuse, le tissu atteint sera extrait par un instrument à l’aide d’un courant d’électrocoagulation. En ce qui concerne la RFA, une sonde ou un ballonnet sera appliqué de manière à brûler rapidement de manière standardisée la surface atteinte par le Barrett. Grâce au traitement par inhibiteurs de la pompe à protons, le tissu cicatrisera sans Barrett résiduel. Des cycles de traitements seront réalisés tous les 3 mois jusqu’à disparition du Barrett, avec un total de 5 sessions maximum par patient.Après rémission (disparition de dysplasie et de métaplasie intestinale de Barrett, tant en termes d’image endoscopique que de résultats de biopsies), un suivi endoscopique structuré sera organisé (endoscopie tous les 6 mois la première année, puis annuellement). Un traitement par inhibiteurs de la pompe à proton sera prescrit à maintenir au long cours.Comment se passe la période après le traitement endoscopique?Après la procédure, vous resterez au moins une nuit à l'hôpital afin de s'assurer que vous ne presentiez pas de douleurs dans le ventre, qui s’estompent en général au cours des 12 premières heures. Vous aurez un traitement anti-acide et un régime moulu durant quelques joursLes complications liées à ces traitements sont rares. La plus fréquente est la douleur. Une sténose cicatricielle peut survenir dans 5-10% des cas. Quelles innovations scientifiques et médicales à l'H.U.B ? Notre hôpital bénéficie d’une accréditation de la part de l’INAMI concernant l’utilisation de la radiofréquence pour traiter l’œsophage de Barrett par endoscopie (en cas de lésions précancéreuses ou après ablation d’une cancer débutant). De plus, l’Hôpital Erasme bénéficie de l’accréditation de l’INAMI comme centre référent de chirurgie de l’œsophage (centre spécialisé conventionné), rendant cette multidisciplinarité cruciale pour un meilleur traitement des patients. Enfin, plusieurs publications scientifiques ont été émises par l’équipe sur le sujet ces dernières années, démontrant le caractère avant-gardiste de la clinique d’endoscopie sur le sujet. Nos contributions à la recherche scientifique En tant que membres d'un hôpital académique de premier plan, nos professionnels de santé mènent des projets de recherche scientifique afin de faire avancer la médecine et de toujours améliorer la qualité des soins apportés aux patients. Consulter la liste de nos publications scientifiques
Dysplasie œsophagienne
Problématique de santé
Complications en hémodialyse
Qu'est-ce qu'une complication de l'hémodialyse ? L'hémodialyse est un traitement indispensable pour les patients atteints d'insuffisance rénale sévère ou terminale. Malgré les progrès des techniques de dialyse, elle peut être associée à des complications aiguës ou chroniques, parfois sévères, qui peuvent nécessiter une prise en charge spécialisée.Ces complications peuvent être liées à la séance de dialyse, à l'accès vasculaire, aux traitements anticoagulants, aux troubles cardiovasculaires et métaboliques ou encore à l'exposition prolongée à l'hémodialyse.Certaines complications sont fréquentes, tandis que d'autres sont rares et complexes. Leur diagnostic peut être difficile chez des patients présentant plusieurs comorbidités et nécessite parfois l'intervention de plusieurs spécialités. Quelles sont les principales complications ? Les complications peuvent survenir pendant ou après une séance de dialyse, ou apparaître progressivement au cours du suivi.Elles comprennent notamment :Les hypotensions et autres complications hémodynamiques pendant la dialyse ;Les troubles hydro-électrolytiques et acido-basiques ;Les complications cardiovasculaires ;Les réactions liées au dialyseur ou au circuit extracorporel ;Les complications hémorragiques ou thrombotiques ;Les infections liées aux cathéters ou aux accès vasculaires ;Les thromboses, sténoses, anévrismes ou autres complications des fistules artério-veineuses ;Les troubles minéraux et osseux et les calcifications vasculaires ou valvulaires ;L'anémie et la dénutrition ;Les complications liées à l'exposition prolongée à la dialyse, notamment l'amylose liée à la β2-microglobuline.Certaines de ces complications peuvent entraîner des hospitalisations répétées, une perte de l'accès vasculaire, une diminution de la qualité de vie ou, dans les situations les plus sévères, engager le pronostic vital. Quand faut-il consulter ? Une évaluation spécialisée est nécessaire notamment en cas de :Hypotensions répétées ou mal tolérées pendant la dialyse ;Difficultés répétées à réaliser les séances de dialyse ;Saignement prolongé ou inhabituel après la dialyse ;Dysfonctionnement ou thrombose d'une fistule ou d'un cathéter ;Signes d'infection de l'accès vasculaire ;Gonflement, douleur ou modification de l'aspect de la fistule ;Troubles cardiovasculaires ou neurologiques apparaissant pendant ou après les séances ;Troubles métaboliques persistants malgré l'adaptation du traitement ;Douleurs articulaires ou osseuses inexpliquées chez les patients dialysés depuis longtemps ;Toute complication inhabituelle ou difficile à expliquer. Comment établit-on le diagnostic ? Le diagnostic repose sur une évaluation clinique et biologique complète, adaptée à chaque situation.Selon la complication suspectée, les investigations peuvent comprendre :Une évaluation clinique et biologique spécialisée ;Une analyse des paramètres de la séance de dialyse ;Une évaluation de l'accès vasculaire ;Une échographie-Doppler ou une imagerie spécialisée ;Des examens cardiovasculaires ;Des analyses microbiologiques en cas de suspicion d'infection ;L'évaluation des paramètres minéraux, osseux et nutritionnels ;Des examens spécialisés en cas de complication rare ou atypique.L'objectif est d'identifier rapidement la cause de la complication afin de mettre en place le traitement approprié et, lorsque cela est possible, de prévenir sa récidive. Notre prise en charge au H.U.B. La prise en charge des complications complexes de l'hémodialyse au H.U.B. repose sur une collaboration étroite entre les équipes de néphrologie et les différentes spécialités impliquées.Expertise néphrologiqueLes néphrologues assurent l'évaluation et le traitement des complications liées à la dialyse, ainsi que l'adaptation du traitement de suppléance rénale aux caractéristiques de chaque patient.Une attention particulière est portée à la prévention des complications et à la préservation de l'accès vasculaire, afin de maintenir la qualité et la continuité du traitement par hémodialyse.Une prise en charge multidisciplinaireSelon la situation clinique, la prise en charge peut associer :Néphrologie ;Chirurgie vasculaire ;Radiologie interventionnelle ;Cardiologie ;Infectiologie ;Anesthésie ;Soins intensifs ;Nutrition ;Médecine interne ;Transplantation rénale.Cette organisation permet une prise en charge rapide des complications et facilite l'accès aux techniques diagnostiques et thérapeutiques spécialisées.Une expertise particulière pour les accès vasculairesL'accès vasculaire constitue un élément essentiel du traitement par hémodialyse. Sa préservation est donc une priorité.Le H.U.B. dispose d'une collaboration étroite entre néphrologues, chirurgiens vasculaires et radiologues interventionnels permettant d'assurer le diagnostic et la prise en charge des thromboses, sténoses, infections et autres complications des fistules artério-veineuses et des cathéters.Cette approche vise à préserver l'accès vasculaire et à limiter le recours à des cathéters ou à la création de nouveaux accès.Collaboration pédiatrie–adulte et transitionLes complications de l'hémodialyse concernent également les enfants et les adolescents nécessitant un traitement de suppléance rénale.Au sein du H.U.B., les équipes de néphrologie pédiatrique de l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) et de néphrologie adulte de l'Hôpital Erasme collaborent afin d'assurer une continuité des soins.Une attention particulière est accordée à la transition entre les soins pédiatriques et adultes. Cette transition progressive permet d'assurer la continuité du suivi, le transfert des informations médicales et l'acquisition progressive d'une autonomie par le jeune patient.Recherche et innovation au H.U.B.Le H.U.B. participe au développement des connaissances dans le domaine de l'insuffisance rénale chronique, de la dialyse et de ses complications.Cette activité contribue à améliorer la prévention, le diagnostic et la prise en charge des complications de l'hémodialyse et permet, lorsque cela est pertinent, de proposer aux patients l'accès à des projets de recherche clinique ou à des collaborations avec des centres spécialisés. Pourquoi choisir le H.U.B. ? Expertise spécialisée en néphrologie et en traitement de suppléance rénale ;Prise en charge des complications fréquentes, rares et complexes de l'hémodialyse ;Collaboration étroite entre néphrologie, chirurgie vasculaire et radiologie interventionnelle ;Accès à un plateau technique spécialisé ;Prise en charge multidisciplinaire des situations complexes ;Collaboration entre néphrologie pédiatrique et adulte ;Organisation de la transition des patients de la pédiatrie vers les soins adultes ;Collaboration avec le centre de transplantation rénale ;Possibilité d'intégration dans des projets de recherche et des réseaux d'expertise. Nos spécialistes Service associé
Complications en hémodialyse
Problématique de santé
Maladie de Huntington
Nos spécialistes Services associés
Maladie de Huntington
Problématique de santé
Dysphagie (troubles de la déglutition)
Qu'est-ce que la dysphagie ? Manger, boire, avaler sa salive… des gestes que nous faisons chaque jour sans y penser. Pourtant, pour certaines personnes, avaler devient difficile, douloureux voir même dangereux. La dysphagie désigne les troubles de la déglutition, c’est-à-dire les difficultés à faire passer correctement les aliments, les boissons ou la salive de la bouche vers l’estomac. Elle peut survenir à tout âge et avoir de nombreuses causes. Elle peut être due à une raison neurologique (maladie neurodégénérative, maladie neuromusculaire, AVC), à une raison chirurgicale (ORL, pneumologique, cardiaque), à une intubation prolongée, au vieillissement, à certains traitements médicamenteux, etc.  Une dysphagie n’est pas à banaliser : elle peut entraîner une perte de poids, une déshydratation, ou encore le passage d’aliments ou de liquides dans les voies respiratoires. Une prise en charge adaptée permet de réduire ces risques et de préserver autant que possible le plaisir de manger et de boire.  Lorsque le problème se situe dans la bouche ou la gorge On parle de dysphagie oropharyngée. La personne peut, par exemple, avoir du mal à préparer les aliments dans sa bouche, à déclencher la déglutition ou à faire passer les aliments et les boissons vers l'œsophage. Lorsque le problème se situe plus bas On parle de dysphagie œsophagienne. La personne peut avoir l'impression que les aliments restent bloqués ou descendent difficilement entre la gorge et l'estomac. La dysphagie peut être temporaire ou durable. À retenir : la dysphagie n'est pas une maladie unique. C'est un symptôme ou un trouble qui peut avoir différentes causes.  Quels sont les symptômes ? Les signes ne sont pas toujours les mêmes d'une personne à l'autre. Il peut s'agir de : Tousser ou s'étouffer pendant ou après avoir mangé ou bu ;Avoir régulièrement besoin de se racler la gorge pendant les repas ;Avoir la voix « mouillée » ou rauque après avoir avalé ;Avoir l'impression que les aliments restent coincés dans la gorge ou dans la poitrine ;Avoir des difficultés à mâcher ;Garder longtemps les aliments en bouche avant de les avaler ;Avoir besoin de beaucoup plus de temps pour terminer un repas ;Laisser échapper des aliments ou des boissons par la bouche ou parfois par le nez ;Avoir mal en avalant ;Éviter certains aliments ou certaines boissons parce qu'ils sont difficiles à avaler ;Boire ou manger moins qu'avant ;Perdre du poids sans le vouloir ;Présenter des épisodes répétés d'infection respiratoire ou de pneumonie.  Attention : on peut parfois « faire des fausses routes » SANS tousser Une fausse route se produit lorsqu'un aliment, une boisson ou de la salive passe dans les voies respiratoires au lieu de rejoindre l'œsophage. Il est parfois possible que cela se produise sans toux ni signe évident. On parle alors de fausse route silencieuse. C'est notamment pour cette raison qu'une évaluation médicale peut être nécessaire lorsque plusieurs signes font suspecter une dysphagie. Quelle est la fréquence de la dysphagie en Belgique ? Il n'existe pas, à ce jour, de chiffre national belge suffisamment solide permettant de déterminer précisément combien de personnes souffrent de dysphagie en Belgique. Cette difficulté n'est pas propre à la Belgique : les études internationales donnent des résultats très différents selon l'âge des personnes étudiées, leur état de santé et surtout la manière dont la dysphagie est recherchée ou diagnostiquée. Les recommandations européennes estiment globalement sa prévalence à 10 à 20 %, tout en soulignant que le niveau de preuve est faible et que les estimations varient selon les populations et les définitions utilisées.  Les données disponibles montrent néanmoins que la dysphagie est particulièrement fréquente dans certaines populations : Chez les personnes âgées vivant à domicile, les études rapportent des estimations très variables ; une méta-analyse récente estime la prévalence regroupée à environ 18 %.Chez les personnes âgées vivant en maison de repos, la prévalence regroupée est d'environ 47 % dans une méta-analyse.Chez les personnes âgées hospitalisées, elle peut atteindre environ 38 %, selon la méthode utilisée pour la rechercher.Après un AVC, les études rapportent des taux particulièrement élevés, avec des estimations variant fortement selon les populations et les méthodes d'évaluation. Une méta-analyse rapporte une prévalence de 55,4 % chez les personnes ayant subi un AVC.  Ces chiffres ne peuvent pas être transposés directement à l'ensemble de la population belge. Ils permettent surtout de comprendre pourquoi la dysphagie est un problème important, notamment chez les personnes âgées ou atteintes de certaines maladies.  Sources principales pour les chiffres UEG/ESNM, recommandations cliniques 2025 : prévalence générale estimée à 10–20 %, avec forte variabilité selon les définitions et les populations. Zhao et al., Prevalence and Methods for Assessment of Oropharyngeal Dysphagia in Older Adults, méta-analyse : 18,39 % chez les personnes âgées vivant dans la communauté, 46,98 % en institution et 37,98 % à l'hôpital. Dziewas et al./revue systématique des environnements de soins : 36,5 % à l'hôpital, 42,5 % en réadaptation et 50,2 % en maison de repos. Wang et al., méta-analyse mondiale : forte variabilité selon les populations ; 55,4 % chez les patients ayant subi un AVC dans les études incluses.  Quelles sont les causes de la dysphagie ? La dysphagie peut avoir de nombreuses origines. Elle peut notamment être associée à : Un AVC ;La maladie de Parkinson ou d'autres maladies neurologiques ;La sclérose en plaques ;Certaines maladies neuromusculaires ;Une démence ;Un cancer de la bouche, de la gorge ou de l'œsophage ;Une intervention chirurgicale ou une radiothérapie dans la région de la tête et du cou ;Certaines anomalies de l'œsophage ;Une fragilité importante ou une perte de force musculaire liée au vieillissement.  La cause doit donc être recherchée au cas par cas.  Comment la dysphagie est-elle diagnostiquée ? La première étape consiste généralement à écouter les difficultés rencontrées par la personne, à faire une anamnèse complète : quels aliments posent problème ? À quel moment survient la toux ? Les liquides sont-ils plus difficiles à avaler que les aliments solides ? Y a-t-il eu une perte de poids ou des infections respiratoires ? Y a-t-il une perte d'appétit ? Etc.  Un professionnel de santé peut ensuite faire un examen moteur approfondi de la sphère BLF, observer la personne lors de la prise alimentaire et réaliser différents tests de déglutition. Selon les symptômes et la cause suspectée, des examens complémentaires peuvent être nécessaires. Une évaluation spécialisée Un logopède spécialisé dans les troubles de la déglutition peut évaluer la manière dont la personne mâche et avale et identifier les difficultés rencontrées. D'autres spécialistes peuvent intervenir en fonction de la cause : médecin généraliste, ORL, gastro-entérologue, neurologue, diététicien, kinésithérapeute, infirmier ou autres professionnels. Des examens plus approfondis Dans certaines situations, il est nécessaire d'observer directement ce qui se passe pendant la déglutition. Deux examens peuvent notamment être utilisés : La vidéofluoroscopie : une radiographie réalisée pendant que la personne avale différentes textures ;La fibroscopie de la déglutition (FEES) : une petite caméra souple permet d'observer la gorge pendant la déglutition.  Ces examens permettent de mieux comprendre où et pourquoi la déglutition pose problème et d'adapter la prise en charge.   Comment traite-t-on la dysphagie ? Il n'existe pas un traitement unique. La prise en charge dépend de la cause, du type de dysphagie et des capacités de chaque personne. L'objectif est double : rendre la déglutition aussi sûre et efficace que possible et permettre à la personne de continuer à s'alimenter et à s'hydrater dans les meilleures conditions. Rééduquer la déglutition Le logopède peut proposer des exercices et des techniques destinés à améliorer certains mouvements ou certaines étapes de la déglutition. Il peut également apprendre différentes stratégies : modifier la position de la tête, adapter la manière de prendre une bouchée ou une gorgée, ralentir le rythme du repas, mettre en place des postures de sécurité, adapter les textures du patient, … Adapter les aliments et les boissons Dans certains cas, il est nécessaire de modifier temporairement ou durablement la texture des aliments ou la consistance des boissons. Par exemple, certains aliments peuvent être hachés, mixés ou rendus plus faciles à mâcher. Les boissons peuvent également être épaissies lorsque cela est indiqué. Ces adaptations doivent être personnalisées : une texture adaptée à une personne ne l'est pas nécessairement à une autre. Le système IDDSI (International Dysphagia Diet Standardisation Initiative) permet notamment d'utiliser une classification internationale commune pour décrire les textures des aliments et la consistance des boissons.  Traiter la cause Lorsque cela est possible, le traitement de la maladie ou du problème à l'origine de la dysphagie est également essentiel. Prévenir la dénutrition et la déshydratation Si la personne ne parvient plus à manger ou à boire suffisamment, un diététicien peut adapter les apports alimentaires et proposer des solutions pour maintenir un apport suffisant en énergie et en liquides. Dans certaines situations, une alimentation par sonde peut être envisagée. Cette décision est prise au cas par cas avec la personne et l'équipe médicale. La prise en charge est donc souvent multidisciplinaire, avec plusieurs professionnels qui travaillent ensemble.   Pourquoi faut-il prendre la dysphagie au sérieux ? Une dysphagie non identifiée ou mal prise en charge peut avoir plusieurs conséquences : Fausse route → infection respiratoire Des aliments ou des liquides peuvent passer dans les voies respiratoires et provoquer notamment une pneumonie d'inhalation. Difficultés à manger → dénutrition La personne peut réduire progressivement les quantités consommées ou éviter certains aliments. Difficultés à boire → déshydratation Boire peut devenir difficile ou fatigant, ce qui peut conduire à un apport insuffisant en liquides. Repas difficiles → perte de plaisir Manger peut devenir source d'inquiétude, de fatigue ou d'isolement social.   Quand consulter ? Une difficulté à avaler qui se répète ou persiste mérite d'en parler à un professionnel de santé. Il est particulièrement important de consulter en cas de : Toux ou étouffements fréquents pendant les repas ;Sensation répétée d'aliments bloqués ;Perte de poids inexpliquée ;Diminution importante des quantités mangées ou bues ;Infections respiratoires répétées ;Changement de voix après avoir avalé ;Difficulté apparue brutalement.  Une difficulté soudaine à avaler, notamment lorsqu'elle s'accompagne d'une faiblesse d'un côté du corps, d'un trouble de la parole ou d'une déformation de la bouche, peut être un signe d'AVC et constitue une urgence médicale.  Nos spécialistes  Service ORL : 02/555.37.75 ORL spécialisés en déglutition :  Dr. ROPER NicolasDr. LAURENT Céline Dr. LELONG ClémentLogopèdes du service ORL :  SNEL LorianaLE JEMTEL Alix  NEEFS MathildeSEVERIN Géraldine Logopèdes du service de neurologie / de neurorevalidation : MORALDO LauraEL OMARI RimGUERRY NathalieROLLO COLLURA CostanzaROBERT Sophie  Logopèdes du centre de référence neuromusculaire : SNEL LorianaBARY PhilippineDECONDE Julie Logopèdes du service de Gériatrie :VAN DER MAREN Anne-SophieBARY Philippine Logopède du service de pédiatrie : VAN DER MAREN Anne-Sophie Découvrez notre service ORL FAQ sur la dysphagie 1. La dysphagie signifie-t-elle que je vais forcément m'étouffer ? Non. La dysphagie peut prendre différentes formes et son intensité varie d'une personne à l'autre. Elle peut simplement provoquer une sensation de blocage, rendre certains aliments difficiles à avaler ou entraîner des fausses routes. 2. Est-ce normal d'avoir plus de difficultés à avaler en vieillissant ? Le vieillissement peut modifier certaines fonctions impliquées dans la déglutition. Mais avoir régulièrement du mal à avaler ne doit pas être considéré comme une conséquence normale de l'âge. Une évaluation peut permettre de rechercher une cause et de proposer des solutions. 3. Pourquoi est-ce que je tousse quand je bois de l'eau ? La toux pendant ou juste après avoir bu peut être un signe que le liquide ne passe pas correctement vers l'œsophage. Cela ne signifie pas forcément que vous avez une dysphagie, mais si le phénomène est fréquent, il est préférable d'en parler à un professionnel de santé.   4. Est-il possible d'avoir une dysphagie sans tousser ? Oui. Certaines fausses routes peuvent être silencieuses, sans toux ni signe évident.  5. La dysphagie peut-elle disparaître ? Oui, dans certaines situations. Elle peut être temporaire, notamment lorsqu'elle est liée à une affection aiguë ou à certains traitements. Dans d'autres cas, elle peut durer plus longtemps et nécessiter une rééducation ou des adaptations.  6. Peut-on encore manger normalement avec une dysphagie ? Cela dépend de la situation. L'objectif de la prise en charge est, lorsque c'est possible, de permettre à la personne de continuer à manger et à boire par la bouche dans des conditions de sécurité adaptées. 7. Pourquoi faut-il parfois épaissir les boissons quand on a de la dysphagie ? Certaines personnes ont davantage de difficultés à contrôler les liquides très fluides. Dans ces situations, une consistance adaptée peut faciliter le contrôle de la boisson pendant la déglutition. Cette adaptation doit être proposée après une évaluation adaptée.  8. Qui consulter pour une dysphagie ? Plusieurs professionnels peuvent intervenir : médecin, logopède, diététicien, infirmier, kinésithérapeute, ORL, gastro-entérologue, neurologue… Le professionnel impliqué dépend notamment de la cause et des difficultés rencontrées. 9. La dysphagie peut-elle entraîner une perte de poids ? Oui. Les difficultés à avaler peuvent conduire à manger moins, à éviter certains aliments ou à prolonger considérablement les repas. Cela peut favoriser la dénutrition.   10. Que dois-je faire si je pense avoir une dysphagie ? Parlez-en à votre médecin ou à un autre professionnel de santé. N'attendez pas que les difficultés deviennent importantes, notamment si vous toussez régulièrement en mangeant ou en buvant, perdez du poids ou présentez des infections respiratoires répétées.
Dysphagie (troubles de la déglutition)
Rich page
Clinique de la Sclérose en Plaques
Contacter la Clinique de la Sclérose en Plaques Vous souhaitez poser une question, demander un avis, référer un patient ou prendre rendez-vous ?Contactez notre secrétariat médical Par téléphone au +32 (0)2 555 33 57Par email à SecMed [dot] Neuro [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (SecMed[dot]Neuro[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)   Image La mission de la Clinique de la Sclérose en Plaques La Clinique de la Sclérose en Plaques (SEP) de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) est dédiée à l'accompagnement des patients atteints de SEP tout au long de leur parcours de vie. Notre objectif : offrir une prise en charge personnalisée, reposant sur une expertise de haut niveau, des technologies de pointe et un engagement fort dans la recherche.Nous avons à cœur de :Assurer un diagnostic rapide et précisProposer les traitements les plus innovants disponiblesCoordonner un suivi global et humain, en lien avec les besoins spécifiques de chaque patientSoutenir les familles et proches aidantsParticiper activement à la sensibilisation, à la formation et à l’avancée des connaissances sur la SEP Image Notre offre de soins Nous mettons en place une prise en charge complète, structurée autour des besoins du patient :Diagnostic précoce et précisImagerie par IRM haute résolutionUtilisation de biomarqueurs spécifiquesConsultations multidisciplinaires pour un bilan approfondiTraitements innovantsAccès aux traitements de fond les plus récents (biothérapies, DMTs)Suivi de proximité pour adapter les traitements selon l’évolutionIntégration dans des essais cliniques nationaux et internationauxSoins personnalisésÉlaboration de plans de soins individualisésSuivi en collaboration avec kinésithérapeutes, ergothérapeutes, psychologues, urologues, ophtalmologues, etc.Soutien psychologique pour le patient et ses prochesSuivi à long termeSurveillance régulière et proactive de la maladieDossiers médicaux centralisés pour un suivi fluideAccompagnement dans les grandes étapes de la vie : adolescence, maternité, retraite... Prise en charge pédiatrique Pour les patients de moins de 18 ans, une prise en charge spécifique pédiatrique est proposée à l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF). Celle-ci prend en compte les particularités de la pathologie notamment du point de vue de la clinique, mais également des aspects thérapeutiques et du suivi. Nous prenons également en charge les spécificités propres à un enfant en voie de développement avec une attention particulière sur la scolarité, les activités sportives et extrascolaires ainsi que sur les aspects affectifs et psychologiques. Cette prise en charge, unique est Belgique francophone, permet de mieux respecter le rythme de l’enfant, sa maturité face aux soins et les attentes des enfants et de leurs familles. Une équipe pluridisciplinaire pédiatrique est mise en place autour de l’enfant comprenant des neuropsychologues, kinésithérapeutes, ergothérapeutes ainsi que les équipes de médecine physique et réadaptation, dermatologique, radiologique, cardiologique et  ophtalmologique.Nous proposons une transition vers la médecine adulte en douceur en respectant le rythme de l’enfant avec un suivi commun entre les équipes pédiatriques et adultes permettant à l’enfant et sa famille de prendre ses marques lors de cette nouvelle étape de sa prise en charge. Cette transition permet au jeune et sa famille de découvrir un nouvel environnement médical en toute sérénité tout en assurant une continuité des soins et des prises en charge. Nos spécialistes à l' HUDERFDr Audrey Van Hecke – Neuropédiatre (médecin coordinateur)Baijot Simon – Neuropsychologue Dr Lhoir – OphtalmologueDr Slegers – CardiologueDr El Nemnom – DermatologueDr Preziosi – RadiologueDr Lombardo – Médecine physiqueMme  El Khaldi – Infirmière référente hospitalisationContactez le Service de Neuropédiatrie de l'HUDERFPar téléphone au : +32 (0)2 477 31 44Par email à neuro [dot] huderf [at] hubruxelles [dot] be (neuro[dot]huderf[at]hubruxelles[dot]be)  Image Image Notre équipe de spécialistes La Clinique de la Sclérose en Plaques est rattachée au Service de Neurologie de l'H.U.B. Elle réunit une équipe pluridisciplinaire hautement spécialisée, coordonnée autour de neurologues MS-experts ("MS" pour "Multiple Sclerosis") :Neurologues spécialisés SEP (MS-Experts)Dr Sophie ELANDS (FR, NL, EN)Dr Serena BORRELLI (FR, EN, IT)Dr Antonia CECCARELLIMédecins rééducateursDr Pierre CABARAUXDr Johanne GARBUSINSKIInfirmier·ère·s SEP dédié·e·sPaulina MARQUES SA OLIVEIRAKinésithérapeutes et ergothérapeutesMme Francesca LOSURDO - KinésithérapeutePsychologues cliniciensAssistants sociauxEquipe de rechercheMme Fabienne DEVEYLDER – Coordinatrice rechercheMme Christiane KITOKO – Coordinatrice rechercheMme Sarah EL HAJJ – Coordinatrice rechercheEt d’autres professionnels de santé spécialisés dans les troubles associésTous partagent une même philosophie : écoute, expertise et accompagnement individualisé. Les services avec lesquels nous travaillons Pour assurer une prise en charge globale, nous collaborons étroitement avec :Le service de rééducation fonctionnelleLe service de psychologie et psychiatrieLes services spécialisés en urologie, ophtalmologie, rhumatologie, gynécologie, etc.Les unités de neuroimagerie et de biologie cliniqueLes centres de recherche cliniqueCette synergie permet un parcours de soins fluide et cohérent, tout au long de la maladie. Et, grâce à la complémentarité des institutions hospitalières qui composent l'H.U.B, les équipes de l'HUDERF et de l'Hôpital Erasme facilitent la transition pédiatrique-adulte des patients. Ressources utiles pour les patients atteints de Sclérose en Plaques et les proches Que vous soyez déjà diagnostiqué.e ou que vous suspectiez être atteint.e de Sclérose en Plaques, nous sommes là pour vous accompagner et vous informer pas à pas. C'est pourquoi nous vous proposons une série de contenus (produits par des médecins, des chercheurs, des associations de patientes ou encore par les acteurs de santé publique) qui d'une part, vous aideront à mieux comprendre la maladie et la gérer et, d'autre part, vous permettront d'identifier des groupes de soutien avec lesquels échanger. [ASSOCIATION DE PATIENTS] Ligue Belge Sclérose en Plaques [FONDATION] Fondation Charcot [ASSOCIATION] European Multiple Sclerosis Platform - Représentation et défense … [FICHE SANTE H.U.B] Comment traiter la Sclérose en Plaques ? FAQ sur la Sclérose en Plaques 1. Qu’est-ce que la sclérose en plaques ? La sclérose en plaques (SEP) est une maladie chronique du système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Elle survient lorsque le système immunitaire attaque par erreur la myéline, une substance qui entoure et protège les fibres nerveuses. Cette dégradation perturbe la transmission des signaux nerveux, entraînant divers symptômes neurologiques.  2. La Sclérose en Plaques est-elle une maladie grave ? La SEP peut évoluer de façon imprévisible, mais beaucoup de personnes vivent avec cette maladie pendant de nombreuses années. Grâce aux traitements modernes, on peut aujourd’hui mieux contrôler les poussées et ralentir la progression. 3. Comment diagnostique-t-on la Sclérose en Plaques ? Le diagnostic repose sur plusieurs éléments : un examen neurologique, une IRM du cerveau et de la moelle, et parfois une ponction lombaire. À la clinique, nous utilisons des outils de pointe pour poser un diagnostic rapide et fiable. 4. Quels sont les symptômes les plus fréquents de la Sclérose en Plaques ? Les symptômes les plus courants de la Sclérose en Plaques sont : fatigue, troubles de la vision, engourdissements, problèmes d’équilibre ou de coordination, troubles urinaires. Ces signes peuvent apparaître par épisodes (poussées) ou de façon plus continue. 5. Existe-t-il un traitement de la Sclérose en Plaques ? On ne guérit pas encore la SEP, mais il existe des traitements de fond très efficaces pour réduire les poussées et ralentir l’évolution de la maladie. Le choix du traitement dépend du type de SEP et de votre situation personnelle. 6. Puis-je continuer à travailler et avoir une vie normale avec la Sclérose en Plaques ? Oui, dans de nombreux cas. Des aménagements peuvent être envisagés avec votre employeur. Une vie active, sociale et professionnelle reste possible avec un bon suivi. 7. Est-ce que je peux avoir un enfant si j’ai la Sclérose en Plaques ? Oui. La grossesse est possible et souvent bien tolérée. Nous assurons un suivi spécialisé pour accompagner les patientes avant, pendant et après la grossesse. 8. Quels sont les types de Sclérose en Plaques ? Il en existe principalement trois :Rémittente-récurrente : poussées suivies de périodes de récupérationSecondairement progressive : évolution plus continue après une première phase en pousséesPrimaire progressive : progression dès le début, sans poussées nettesVotre neurologue vous expliquera le type de SEP concerné et les options de prise en charge adaptées. 9. Puis-je bénéficier d’un soutien psychologique en cas de Sclérose en Plaques ? Absolument. La SEP peut avoir un impact émotionnel important (stress, anxiété, sentiment d'isolement). Notre équipe propose un accompagnement psychologique pour les patients et les proches. 10. Quels sont mes droits en tant que patient avec la Sclérose en Plaques ? En Belgique, la plupart des soins liés à la Sclérose en Plaques sont pris en charge par l'assurance maladie obligatoire (INAMI), via votre mutuelle. Cela comprend :Les consultations médicales et examens (IRM, prises de sang, etc.)Les traitements de fond (soumis à conditions, mais souvent remboursés partiellement ou totalement)Les séances de kinésithérapie, logopédie, ergothérapieLe matériel d’aide à la mobilité (sous certaines conditions)Un soutien pour les démarches d’invalidité ou d’adaptation au travailVous pouvez également avoir droit à :Une intervention majorée si vous êtes en situation financière précaireUn plan de soins à domicile via les services d’aide et soins à domicileDes allocations spécifiques pour personnes en incapacité de travail ou avec handicapNotre assistant(e) social(e) vous aide à y voir clair et à faire les démarches nécessaires.