Problématique de santé
Cancer colorectal héréditaire sans polypose
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Syndrome de polypose intestinale
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Syndrome de polypose intestinale
Problématique de santé
Maladie pancréatiques rares
Le pancréas : Qu'est-ce que c'est ? Le pancréas est une glande située derrière l'estomac qui remplit deux rôles essentiels : la digestion des nutriments, grâce à la sécrétion d'enzymes digestives, et la régulation du taux de sucre dans le sang, grâce à la sécrétion d'insuline. La pancréatite chronique est une inflammation prolongée du pancréas. Au fil du temps, le pancréas se transforme et peut développer des calculs (« pierres ») ou des rétrécissements de son canal principal (sténoses). Ces modifications entraînent des douleurs, une difficulté à digérer les aliments et des troubles de la régulation du sucre dans le sang. La consommation excessive d'alcool est la cause la plus fréquente de pancréatite chronique. Parfois, il y a des altérations génétiques qui explique la pancréatite chronique. Cependant, dans certains cas, aucune cause n'est identifiable : on parle alors de pancréatite chronique idiopathique. Parfois, la maladie est d'origine auto-immune — c'est-à-dire liée à une réaction anormale du système immunitaire contre le pancréas — avec ou sans présence d'anticorps spécifiques dans le sang : on parle dans ce cas de pancréatite auto-immune. Les symptômes Des douleurs abdominales, soit sous forme d'épisodes aigus (accès de pancréatite aiguë), soit de façon continue.Des selles graisseuses (stéatorrhée), liées à une mauvaise digestion des graissesUne perte de poids et une dénutrition, dues à une absorption insuffisante des nutriments.Des anomalies biologiques : manque de certains minéraux (sodium, potassium), de vitamines et d'oligo-élémentsUn diabète, lié à l'atteinte des cellules productrices d'insuline Comment le diagnostic est posé Vous rencontrerez d'abord un(e) spécialiste du pancréas (gastroentérologue), qui fera le point sur vos symptômes et votre histoire médicale et chirurgicale. Des examens complémentaires seront ensuite réalisés :Une prise de sang complète pour évaluer votre état général, la fonction renale, le taux du sucre, le taux des vitamines et des minéraux et l'état de votre foieLe dosage des anticorps dans le sang, si une origine auto-immune est suspectéeUne analyse génetique, selon votre situationUn examen des selles si nécessaireUn scanner et une resonance magnetique pour evaluer votre pancréasUne densitométrie osseuse (pour vérifier la solidité de vos os) Comment peut-on vous soigner La prise en charge fait appel à plusieurs spécialistes travaillant ensemble sous la coordination de votre gastroentérologue:Un(e) diététicien(ne) vous aidera à adapter votre alimentationDes médicaments et des supplements vitaminiques seront prescrits pour controler la douleur et corriger les carencesDes enzymes pancréatique de subtitution si nécessaireDes medicament pour le diabète si nécessaire et un suivi par un(e) endocrinologueDes médicaments specifiques (ex corticoides ou immunosupresseurs) peuvent être indiqués si vous avez une pancréatiqte auto-immuneUne consultation avec un(e) geneticien(ne) sera proposé si nécessaireDans certains cas, une intervention peut être proposée: La lithotritie extracorporelle permet de fragmenter les calculs (pierres) présents dans le canal pancréatique grâce à des ondes de choc (lien lithotripsie endoscopie-nouveau)L'endoscopie peut permettre de déboucher davantage le canal pancréatique, en retirant les calculs et en plaçant de petits tubes en plastique (prothèses) pour maintenir le canal ouvert (https://www.erasme.be/fr/cholangio-pancreatographie-endoscopique)La chirurgie peut être nécessaire si une partie du pancréas doit être retirée  Comment se passe le suivi ? Un suivi regulièr est primordial pour le bon deroulement de vos soins:Au moins 1 consultation par an avec votre gastroentérologueDes prises de sang à chaque visiteUn scanner abdominal ou une resonance magnetique chaque annéeUne densitométrie osseuse tous les 2 ans (ou plus souvent si nécessaire) Nos spécialistes Service associé
Maladie pancréatiques rares
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Psychologie
Notre rôle La santé physique et le bien-être mental sont indissociables  et, en tant que patient, vous êtes au centre de nos préoccupations. Notre Service dispose de nombreux psychologues, répartis dans tout l'hôpital.  Ceux-ci peuvent vous recevoir en consultations ou être contactés durant votre hospitalisation.  Les psychologues ont une mission clinique de soignants : accompagner le patient et sa famille et prévenir, diagnostiquer, traiter les affections d’origine et d’expression psychologiques. L'accompagnement psychologique peut vous aider à retrouver un mieux-être face à un problème de santé et aussi faciliter, en cas de besoin, vos contacts avec l’ensemble de l’équipe soignante. Image Nos spécialités Les champs d’expertise des psychologues de l’Hôpital Erasme se déclinent en fonction des services médicaux dans lesquels le psychologue est présent.  Chaque psychologue dédicacé à l’un ou l’autre service est donc spécialisé dans les besoins psychologiques spécifiques du patient qui le consulte (cardiologie, pneumologie, neurologie, oncologie…). Les psychologues de liaison quant à eux, « font le lien » pour faciliter la communication entre vous-même, en tant que patient, et l’équipe soignante.  Le service de psychologie propose, en outre, des questionnaires et inventaires psychologiques, tests cognitifs ou neuropsychologiques, tests de personnalité, tests intellectuels et tests psychologiques.Les soins psychologiques de première ligne y sont aussi offerts.  Il s’agit d’interventions de courte durée qui permettent de maintenir ou retrouver un bien-être psychique en cas de fragilité ou de difficulté passagère.  Notre équipe Image Nos spécialistes Recherche Le service de psychologique est également impliqué dans la recherche scientifique. Les recherches menées ciblent des thématiques diversifiées (sommeil, psycho-oncologie, soins intensifs, psychologie du travail,…). A titre d’exemple, en réaction à la crise COVID, le service de psychologie a été à l’initiative d’une recherche centrée sur l’impact de la crise sur la santé mentale du personnel soignant, conduisant à une collaboration scientifique avec plusieurs hôpitaux belges.Le service de psychologie a en outre une part active dans l’enseignement à l’Université Libre de Bruxelles et dans la formation pratique des futurs psychologues.  Publications Mental health outcomes differences in healthcare workers in COVID-19 and non-COVID-19 care units: a cross-sectional survey in Belgium Auteurs: Tiete J., Guatteri M., Lachaux A., Loas G., Hougardy J-M., Matossian A., Rotsaert M.Journal: Frontiers in Psychology  08 Novembre 2023 Self-report of empathy: a shortened french adaptation of the interpersonal reactivity index (iri) using two large belgian samples. Auteurs : Braun S, Rosseel Y, Kempenaers C, Loas G, Linkowski P.Journal : Psychol Rep. 2015 Dec; 117(3):735-53.  08 Novembre 2023 The assessment of autistic traits with the Autism Spectrum Quotient: Contribution of the French version to its construct validity. Auteurs: Kempenaers C., Braun S., Delvaux N., and Linkowski P.Journal: (2017). European Review of Applied Psychology, 67(6), 299-306. Doi : 10.1016/j.erap.2017.09.001  08 Novembre 2023 French Adaptation of the Narcissistic Personality Inventory in a Belgian French-Speaking Sample. Auteurs: Braun S, Kempenaers C, Linkowski P, Loas G.Journal: Front Psychol. 2016 Dec 23; 7  08 Novembre 2023
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Problématique de santé
Obésité (Clinique de)
Qu'est-ce que l'obésité? Le surpoids ou l’obésité sont définis comme une accumulation anormale ou excessive de graisse, qui nuit à la santé. L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) considère qu'une personne est en surpoids lorsque son indice de masse corporelle (IMC) est supérieur à 25 et qu'elle est obèse lorsque celui-ci est égal ou supérieur à 30. En Belgique, 49,3% de la population adulte est en surpoids et 16% de notre population est obèse. Le surpoids et l’obésité augmentent avec l’âge puisque cela concerne respectivement plus d’un tiers et un cinquième de la population à partir de 35 ans. Il s’agit d’un problème de santé publique, associé au développement de nombreuses maladies telles que l’hypertension artérielle, le diabète, etc.  Prise en charge Le Centre Intégré de l'Obésité (CIO) de l'Hôpital Erasme vous propose trois modules de prise en charge du surpoids et de l'obésité : coaching intensif, interventions médicales (y compris ballon intra-gastrique ou plicature gastrique) et interventions chirurgicales. Chaque module est personnalisé à chaque patient. Le CIO place chacun de ses patients au cœur d’une équipe pluridisciplinaire d’experts, où vous serez acteur de votre prise en charge. À chaque étape, vous serez entourés par une équipe composée de diététiciens, psychologues, endocrinologues, médecins nutritionnistes, gastroentérologues, chirurgiens et kinésithérapeutes.  Le Centre Intégré de l’Obésité est associé au Centre Pédiatrique Pluridisciplinaire de l’Obésité situé sur le Campus de l’HUDERF pour la prise en charge des enfants et des adolescents. Ceux-ci sont pris en charge, au travers d’une convention, de manière pluridisciplinaire, structurée et adaptée à leur besoin spécifique.  Image Recherche La prise en charge de l’Obésité, tant chez les adultes que chez les enfants, est en constante évolution.  De nombreux travaux de recherche y sont associé, de travail de fin d’étude en diététique (y compris chez les enfants), kinésithérapie, psychologie et médecine, en passant par des études médicamenteuses ou des études académiques. Les Centre intégré de l’Obésité et entre Pédiatrique Pluridisciplinaire de l’Obésité, se veulent à la pointe de la rechercher et de l’enseignement.  Nos spécialistes
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Problématique de santé
Accident vasculaire cérébral - AVC
Qu'est-ce qu'un AVC ? L'accident vasculaire cérébral (AVC) est une affection grave qui survient lorsque la circulation sanguine vers une partie du cerveau est interrompue. L'AVC peut entraîner une perte soudaine de la fonction cérébrale et des symptômes tels qu'une faiblesse musculaire, des troubles de la parole, des problèmes de vision et des difficultés d'équilibre. Il est essentiel de réagir rapidement face aux signes d'un AVC car chaque minute compte pour minimiser les dommages cérébraux voire sauver des vies. Il est donc essentiel de connaître les signes courants de l'AVC et composer immédiatement le 112 en cas de suspicion d'AVC. Prise en charge de l'AVC Le temps est essentiel dans le traitement de l'AVC et de l'AIT, c’est pourquoi, l’Hôpital Erasme offre un trajet de soins spécifique pour ces patients dès leur arrivée aux urgences ou lors de leur hospitalisation. Ce trajet est assuré par une équipe de spécialistes de l’AVC : un neurologue de garde sur place 24/7, 6 neurologues vasculaires, 6 neuroradiologues interventionnels, des paramédicaux spécialisés et deux salles d’opérations uniquement prévues pour les interventions sur ces atteintes cérébrales. Cette prise en charge exceptionnellement rapide permet à notre équipe pluridisciplinaire de minimiser les dommages au cerveau des patients et d’optimiser leur récupération à long terme. Nos spécialistes Services associés
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Pédopsychiatrie - Psychiatrie du bébé, de l'enfant, de l'adolescent et du jeune adulte
Notre Role Le Service de Psychiatrie du bébé, de l’enfant, de l’adolescent et du jeune adulte prend en charge les difficultés psychiques des nourrissons, des enfants, des adolescents et des jeunes en âge de transition.Nous proposons l’évaluation, l’orientation et le suivi thérapeutique en collaboration étroite avec les familles.Nous intervenons dans :la prévention précoce des troubles;la mise au point diagnostique;la prise en charge des situations de crise;l’accompagnement des troubles complexes ou persistants. Image Consultations Prendre Rendez-Vous:Remplir le formulaire Par téléphone Troubles des conduites alimentaires (TCA) Centre de référence spécialisé dans les Troubles du Comportement Alimentaire pour les Jeunes jusqu’à 23 ansCentre de référence TCA Par téléphone   (lundis, mardis, jeudis et vendredis de 09h à 09h45)cdr [dot] ctca [at] hubruxelles [dot] be (Envoyer un mail ) Image Centre Zelig: 16-21 ans Le Centre ZELIG de l'H.U.B  accompagne les jeunes en âge de transition (16-21 ans) Centre ZELIGPrendre Rendez-vous: Par téléphone ZELIG [dot] PIJ [at] hubruxelles [dot] be (Par mail ) Image Trouble Déficitaire de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH) Le TDAH des jeunes est pris en charge par une équipe pluridisciplinaire (pédopsychiatres, neuropédiatres et neuropsychologues) TDAHPrendre Rendez-vous:Par téléphoneRemplir le formulaire  Image Hospitalisation pédopsychiatrique pour adolescents (13 à 18 ans) L’unité d'hospitalisation pour adolescents accueille des jeunes de 13 à 18 ans présentant une souffrance psychopathologique sévère nécessitant un séjour en unité jour/nuit pour assurer la prise en charge. Urgences Les urgences pédopsychiatriques 24h/7  Image Recherche Chaire de psychiatrie de transition soutenue par le Fonds Julie Renson, Reine Fabiola et la Fondation Roi Baudoin. . Le service mène plusieurs projets de recherche sur les thématiques suivantes :  La psychopathologie à l’âge de transition : les bases neurodéveloppementales et neuropsychologiques  Transitional-age youth psychopathology : the emotional dimension  Etiopathogénie du refus scolaire anxieux  Contributions de l’attachement et des pratiques éducatives parentales sur l’expression symptomatique du TDAH chez des enfants d’âge scolaire  Evaluation et suivi des enfants diagnostiqués avec un trouble du spectre autistique en Belgique francophone afin d’optimaliser les protocoles de diagnostic, les soins de qualité nécessaires et leur accessibilité et déterminer l’impact du trouble du spectre autistique sur la scolarité, la famille et la société (projet médical de recherche Cap48)  Nos Experts Véronique Delvenne, pédopsychiatre, Directrice du service de Pédopsychiatrie H.U.BMouna Al-Husni, pédopsychiatre,  psychopathologie de l’enfance et de l’adolescence, troubles alimentaires.Isabelle Massat, pédopsychiatre,  troubles du neurodéveloppement.Simone Marchini, pédopsychiatre, détection et intervention précoce, âge de transition.Judith Dereau, pédopsychiatre, , troubles des conduites alimentaires.Anne François, pédopsychiatre,  psychopathologie de l’adolescence.Laurence Weets, pédopsychiatre, psychopathologie en périnatalité.Joana Maria Figueiredo Oliveira, pédopsychiatre, troubles neurodéveloppementaux.Emeline Lezier, pédopsychiatre,  psychopathologie générale ambulatoire.Coriane Feyaerts, pédopsychiatre, urgences et psychopathologie de liaison.Vildan Goban, pédopsychiatre, psychopathologie en périnatalité.Audrey Moureau, pédopsychiatre, psychopathologie en périnatalité.Jessica Sztalberg, pédopsychiatre, troubles du spectre de l’autisme.Bachir Harkat, pédopsychiatre, psychopathologie générale ambulatoire.Sevlin Boz, pédopsychiatre, psychopathologie générale ambulatoire.Maria Talib, pédopsychiatre, troubles des conduites alimentaires. Image Enseignement  Le Pr V. Delvenne, Directrice du Service, est Professeur Ordinaire C en Master 1 à la Faculté de Médecine : cours intitulé "Psychiatrie de l’Enfant et de l’Adolescent" Chaque senior du service est Maître d’enseignement à la Faculté de Médecine pour les cours sur la relation médecin – patient et participe aux C.U. suivants : autisme, maltraitance, périnatalité, transition, double diagnostic, trouble des conduites alimentaires. Image Périnatalogie L’H.U.B. est reconnu pour son expertise dans la prise en charge spécialisée des 1 000 premiers jours de la vie, une période cruciale pour le développement de l’enfant et  des familles. L’unité périnatalité, appelée NATUS, rassemble une équipe pluridisciplinaire composée d’obstétriciens, de néonatalogues, de psychiatres, de pédiatres et de professionnels paramédicaux. Cette approche intégrée permet d’assurer un accompagnement global et personnalisé pour les futurs parents, les nouveau-nés et les jeunes enfants. Publications Lien vers https://doi.org/10.3389/fpsyt.2021.645679  Study Protocol : Transition_psy a multicenter prospective longitudinal cohort study assessing risk and protective factors to develop psychopathology in transitional age youth in Belgium.  Auteurs : J.Reis, S. Marchini, A. De Leeuw, H. Slama, C. Leys, M. Delhaye, C. Kornreich, H. Nicolis, V. DelvenneJournal : Frontiers in Psychiatry, publié le 21/06/2021             
Psychiatrie du bébé, de l'enfant, de l'adolescent et du jeune adulte - Erasme
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Laboratoire Hospitalier Universitaire de Bruxelles (LHUB)
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Laboratoire Hospitalier Universitaire de Bruxelles
Problématique de santé
Maladie de Raynaud
Qu'est-ce que la maladie de Raynaud? La maladie de Raynaud est un trouble qui affecte la circulation sanguine principalement les doigts et les orteils, et parfois les oreilles, les mamelons, les genoux ou le nez. Elle est caractérisée par un vasospasme - contractions soudaines des vaisseaux sanguins qui réduisent considérablement le flux sanguin vers les extrémités - le plus souvent provoqué par une exposition au froid, mais aussi par un stress émotionnel. Elle peut exister en tant que condition isolée (Raynaud primaire) ; dans ce cas elle est observée plus fréquemment chez les femmes et les personnes vivant dans des climats plus froids. La cause exacte de la maladie de Raynaud primaire est inconnue.  La maladie de Raynaud survient également chez les hommes et les femmes qui ont des maladies auto-immunes ou du tissu conjonctif ainsi que d'autres maladies, notamment :  Sclérodermie systémique  Lupus érythémateux disséminé Maladie de Sjögren  Polyarthrite rhumatoïde  Polymyosite  Hypertension pulmonaire Maladie de Buerger (thromboangéite oblitérante) On parle alors de Raynaud secondaire. Quels sont les facteurs de risque ?  Bien que l'on ne sache pas pourquoi certaines personnes développent la maladie de Raynaud, certains facteurs de risque sont connus : Connectivite préexistante Maladie auto-immune Tabagisme Force répétitive exercée sur les mains, par exemple en utilisant des outils vibrants (électriques) Blessures ou traumatisme Exposition aux produits chimiques Effets secondaires de certains médicaments (bêtabloquants) Etc. Symptômes et diagnostic Il existe des symptômes très fréquents de la maladie de Raynaud, mais chaque patient peut éprouver des symptômes différents. Les doigts ou les orteils deviennent blancs, puis bleus - généralement après avoir été exposés à de l'air ou à des objets froids, ou après avoir subi un stress - et deviennent ensuite rouges après réchauffement. Dans les cas graves, des plaies se développent sur le bout des doigts ou des orteils. Dans de rares cas, les doigts ou les orteils peuvent être infectés ou gangrenés, ce qui peut entraîner une amputation s'ils ne sont pas traités. Comment diagnostiquer la maladie de Raynaud ? Les patients de notre clinique médicale sont évalués initialement dans un premier temps par un rhumatologue et en fonction de la sévérité de l’atteinte, ils peuvent être aussi examinés par un spécialiste en médecine vasculaire. Une grande partie du diagnostic se concentrera sur l'évaluation des symptômes. En plus des antécédents médicaux complets et d'un examen médical, notre équipe commandera généralement au moins un type de test sanguin. Un patient peut également subir un test de provocation à froid pour faire ressortir les changements de couleur dans les mains ou les pieds. Avec le phénomène de Raynaud secondaire, il est également important d'identifier - et de traiter- la maladie auto-immune sous-jacente qui peut être à l'origine du phénomène de Raynaud (par exemple Sclérodermie systémique : voir le centre de référence de sclérodermie systémique de l’Hôpital Erasme). Un examen par vidéo capillaroscopie est réalisé. Cet examen non invasif et non douloureux permet la visualisation des capillaires au niveau de lit de l’ongle. En cas de phénomène de Raynaud secondaire, comme dans la sclérodermie systémique, on observe une diminution du nombre des capillaires et la présence des capillaires dilatés.   Prise en charge Après une évaluation approfondie, l'équipe de médecins élaborera un plan de traitement basé sur le type et l'étendue de la maladie, l'état de santé général du patient et les préférences du patient. Bien qu’il n’existe pas de guérison pour la maladie de Raynaud, elle peut normalement être bien gérée avec un traitement approprié, tel que: Changements de style de vie Limiter l'exposition au froid en s'habillant chaudement : gants, chaussettes, écharpe, chapeau et superposition de couches Cesser de fumer pour améliorer la circulation et la santé générale Éviter l'utilisation d'outils vibrants. Thérapies médicales Les alpha-bloquants suppriment la réponse du système nerveux sympathique qui conduit à une vasoconstriction (rétrécissement des vaisseaux sanguins). D'autres médicaments améliorent le flux sanguin vers les doigts et les orteils en dilatant les vaisseaux sanguins, tels que les inhibiteurs calciques ou les inhibiteurs de la phosphodiestérase. Éviter l'utilisation de bêta-bloquants, généralement utilisés pour traiter l'hypertension artérielle, qui ralentissent la fréquence cardiaque et réduisent le flux sanguin vers les extrémités. Pour les patients qui ne répondent pas suffisamment aux médicaments ci-dessus, il peut y avoir des options de médicaments expérimentaux - des médicaments qui peuvent être utilisés dans les essais cliniques.
Maladie de Raynaud
Problématique de santé
Maladie de Sjögren
Qu'est ce que la maladie de Sjögren? La maladie de Sjögren (aussi appelée syndrome de Sjögren) est une maladie auto-immune chronique caractérisée par l’infiltration des glandes salivaires et lacrymales par des cellules du système immunitaire (les lymphocytes). Cette atteinte des glandes exocrines explique l’apparition du syndrome sec caractérisé par des yeux secs et une bouche sèche. La maladie de Sjögren est caractérisée par la dysfonction des glandes exocrines (on parle « d’exocrinopathie »), responsable de la sécheresse des yeux et de la bouche, mais aussi du nez, de la gorge, des bronches, de la peau et de la muqueuse vaginale. Cette sécheresse généralisée est très invalidante, impacte négativement la qualité de vie et peut être source de complications locales : kératoconjonctivite sèche, mycose orale, infection des glandes salivaires, etc. Par ailleurs, la maladie de Sjögren n’en reste pas moins une maladie autoimmune systémique pouvant affecter virtuellement tous les organes. Ces atteintes dites extraglandulaires peuvent résulter de trois mécanismes différents : 1/ l’apparition d’une infiltration lymphocytaire dans d’autres tissus que les glandes exocrines (cirrhose biliaire primitive, atteinte tubulaire rénale, atteinte bronchique), 2/ des atteintes auto-immunes liées à la présence de complexes immuns ou d’auto-anticorps spécifiques et 3/ une prolifération non régulée des lymphocytes B chroniquement stimulés (pneumopathie interstitielle lymphocytaire, lymphome). Epidémiologie La maladie de Sjögren est, après la polyarthrite rhumatoïde, la plus fréquente des connectivites avec une prévalence de 0.1-0.6% dans la population générale. C’est une maladie touchant préférentiellement les femmes (9 femmes pour 1 homme), généralement vers 40-50 ans. Son apparition aux alentours de la ménopause chez la femme et ses manifestations peu spécifiques (sécheresse, douleurs, fatigue) expliquent pourquoi cette maladie est souvent diagnostiquée avec retard. Manifestations cliniques La triade sécheresse - fatigue - douleurs (Sicca Asthenia Polyalgia) La triade sécheresse – fatigue – douleurs, appelée par certains le syndrome SAP (Sicca-Asthenia-Polyalgia) constitue les plaintes centrales exprimées par les patients atteints de la maladie de Sjögren. La maladie apparaissant dans les glandes exocrines, il n’est pas étonnant que près de 96% des patients présence une sécheresse oculaire et buccale, souvent très invalidante. Cette sécheresse peut être plus générale et toucher les voies respiratoires (toux) et la muqueuse vaginale (sécheresse intime chez la femme). La fatigue est un symptôme rapporté par plus de 50% des patients Sjögren. Enfin, près d’un patient sur 2 présente des douleurs articulaires et musculaires chroniques sans cause anatomique claire, se rapprochant du syndrome fibromyalgique. Ces manifestations « SAP » peuvent être très invalidantes, empêcher le patient de travailler et réduire considérablement la qualité de vie des patients atteints par le syndrome de Sjögren. Les manifestations extraglandulaires d’origine autoimmune Souvent réduite à sa triade symptomatique ci-dessus, la maladie de Sjögren n’en reste pas moins une maladie rhumatologique systémique d’origine autoimmune pouvant toucher n’importe quel organe du corps, parfois de manière grave. Elle se rapproche sur cette dimension de son cousin: le lupus érythémateux disséminé (LED). La maladie de Sjögren peut ainsi se manifester par un phénomène de Raynaud, des manifestations constitutionnelles (fièvre d’origine inexpliquée, perte de poids), des manifestations glandulaires (gonflements importantes des glandes salivaires parotides et sous-maxillaires), des manifestations ganglionnaires (gonflements de ganglions appelés adénopathies), des manifestations articulaires (douleurs inflammatoires avec dérouillage matinal de plus de 30 minutes, polyarthrites), des manifestations musculaires (myosite inflammatoire), des atteintes neurologiques (polyneuropathies, vasculites cérébrales, tableau mimant une sclérose en plaque SEP), des atteintes pulmonaires bronchiques ou du tissu pulmonaire, des atteintes rénales (protéinurie, insuffisance rénale, lésions glomérulaires, lésions tubulointerstitielles compliquées d’acidose tubulaire ou d’ostéomalacie), des manifestations hématologiques autoimmunes (anémie, thrombopénie, leucopénie) et biologiques (cryoglobulinémie, consommation du complément, hypergammaglobulinémie). Le lymphome non-Hodgkinien L’activation intense du système immunitaire peut mener à une multiplication importante des lymphocytes B. Si ceux-ci perdent leurs mécanismes de régulation, une sous-population B va continuer à proliférer sans aucune limite: c’est le cancer du système immunitaire, appelé lymphome non-Hodgkinien. Il complique 5 à 10% des maladies de Sjögren. Généralement lent et peu bruyant, il faut le rechercher face à un gonflement unilatéral chronique d’une glande salivaire, des adénopathies ou une fièvre inexpliquée par exemple. Le rhumatologue peut dépister les personnes à risque de développer un lymphome secondaire à la maladie de Sjögren en traquant les anomalies cliniques et biologiques traduisant l’apparition d’une prolifération B excessive et les suivre de manière plus rapprochée. Prise en charge De part ses manifestations non spécifiques fréquentes - fatigue, douleurs et sécheresse - et ses manifestations systémiques pouvant être polymorphes (atteintes neurologiques, rénales, pulmonaires, dermatologiques,…), le diagnostic de maladie de Sjögren peut être compliqué. De plus, il n’existe pas actuellement de test unique permettant de poser le diagnostic. Le diagnostic est basé sur un faisceau d’arguments cliniques et biologiques : Sécheresse subjective oculaire ou buccale ; Objectivation d’une altération du fonctionnement des glandes salivaires et lacrymales - Mise en évidence d’une atteinte de la surface oculaire par l’ophtalmologue ; - Mise en évidence d’une diminution du flux lacrymal par le test de Schirmer ; - Mise en évidence d’une diminution du flux salivaire par sialométrie ; - Mise en évidence d’une dysfonction des glandes salivaires par scintigraphie ; - Mise en évidences d’anomalies IRM ou échographique dans les glandes salivaires. Infiltration lymphocytaire sur une biopsie de glandes salivaires accessoires ; Mise en évidence d’auto-anticorps anti-Ro/SSA et/ou anti-La/SSB dans le sang. Traitement Actuellement, il n’y a pas de traitement curatif pour la maladie de Sjögren. La prise en charge est basée sur 3 dimensions : Le syndrome sec, la fatigue et les douleurs chroniques (évalués par le score ESSPRI) sont pris en charge de manière symptomatique et pluridisciplinaire en collaboration avec le service d’Ophtalmologie, le service de Kinésithérapie et la Clinique de la Douleur. La mise au point initiale vise à exclure la participation de certaines manifestations systémiques à la fatigue et à la douleur (hypothyroïdie, anémie, ostéomalacie, lymphome) ainsi que de dépister les facteurs de limitations persistances (troubles du sommeil, dépression, kinésiophobie,…) avant de proposer un traitement multimodal. Ces interventions vont de la prescription de larmes ou de salive artificielles jusqu’à l’insertion de clous méataux ou à l’usage de gouttes oculaires à base de sérum autologue. La pilocarpine est également une préparation magistrale couramment prescrite permettant d’augmenter les sécrétions de salive et de larmes. La maladie de Sjögren est reconnue « pathologie lourde », ce qui ouvre le droit à 60 séances de kinésithérapie par an. Suite au diagnostic posé par votre rhumatologue, votre mutuelle peut également vous octroyer une aide financière mensuelle pour l’achat des gouttes oculaires et autres traitements de la sécheresse. Les manifestations extraglandulaires d’origine autoimmune (évaluées avec l’aide du score ESSDAI) peuvent être de siège et de gravité très variables. En fonction des organes atteints et de la gravité de cette atteinte inflammatoire, un traitement immunosuppresseur / immunomodulateur peut vous être prescrit par le rhumatologue: corticoides (Médrol), hydroxychloroquine (Plaquenil), méthotrexate, azathioprine, mycophenolate mofétil, rituximab ou cyclophosphamide. Au sein de notre Institution, la prise en charge multidisciplinaire des maladies systémiques complexes - dont la maladie de Sjögren fait partie – est une des missions de la plate-forme MISIM (Maladies Inflammatoires Systémiques Immuno-Médiées) comprenant des rhumatologues, internistes généraux, néphrologues, pneumologues, dermatologues,… ayant un tropisme et une expertise pour les maladies autoimmunes. La maladie de Sjögren – de part l’activation intense des lymphocytes B - peut se compliquer chez certains patients d’un lymphome non-Hodgkinien (prolifération cancéreuse des lymphocytes). Ce risque explique la mise en place d’un suivi clinique et biologique au minimum annuel chez les patients souffrant d’une maladie de Sjögren. En cas d’apparition d’un lymphome chez un patient suivi pour une maladie de Sjögren, celui-ci sera pris en charge en collaboration avec le service d’Hématologie de notre hôpital.  
Maladie de Sjögren
Problématique de santé
Arthrite précoce et de la Polyarthrite rhumatoïde
De quoi s'agit-il? La polyarthrite rhumatoïde est une maladie inflammatoire chronique et évolutive qui touche de nombreuses personnes en Belgique, le plus souvent jeunes. A l'Hôpital Erasme, cette pathologie est prise en charge par une équipe spécialisée au sein du Service de Rhumatologie. La Clinique de l'arthrite précoce La polyarthrite rhumatoïde est la maladie auto-immune systémique la plus fréquente, touchant environ 0.5% de la population. Si elle n’est pas diagnostiquée et traitée correctement dès les premiers mois d’évolution des symptômes, elle risque de provoquer de dégâts articulaires irréversibles. Un traitement précoce de la maladie peut influencer son évolution de manière positive, et prévenir alors le handicap. La clinique d’arthrite débutante HERA accueille rapidement les patients suspectes d’arthrite inflammatoire et utilise des techniques de pointe pour poser un diagnostic dans les plus brefs délais. Des outils adaptésL’approche classique de l’interrogatoire systémique et de l’examen clinique est alors supplémenté par une échographie articulaire qui permet de visualiser l’inflammation intra-articulaire et de détecter les érosions articulaires avant qu’elles ne soient visibles aux radiographies. Une prise de sang, soit réalisé par votre médecin traitant avant la consultation, ou prescrite lors de la première visite donne des éléments additionnels pour orienter le diagnostic. Des radiographies des articulations atteintes sont également réalisées chez tous les patients.Si nécessaire, un examen plus approfondi par résonance magnétique est proposé pour élucider la cause de la douleur. L’ensemble de ces données permet d’établir le diagnostic de polyarthrite dans un délai d’une semaine, et d’instaurer le traitement nécessaire pour soulager la douleur, contrôler l’inflammation et améliorer la fonction articulaire. Les médecins de la clinique assureront ensuite le traitement efficace et le suivi rapproché de la maladie, et vous donneront toutes les informations relatives à votre maladie. En parallèle, la structure de la clinique d’arthrite débutante offre un contact avec une infirmière spécialisée en rhumatologie, une équipe de kinésithérapie et ergothérapie spécialisées en polyarthrite rhumatoïde, ainsi qu’un accès rapide aux études de nouveaux médicaments, si cela s’avère nécessaire. Comment consulter ?Votre médecin traitant peut utiliser ce formulaire pour vous adresser à la clinique ; vous serez alors accueilli endéans les 15 jours. La Clinique de la polyarthrite rhumatoïde Qu'est-ce que la polyarthrite rhumatoïde ? La polyarthrite rhumatoïde (PR) est une maladie inflammatoire chronique qui provoque des douleurs, de la raideur et gonflement (inflammation) des articulations. Les articulations qui restent inflammées peuvent subir des dégâts et se déformer, menant au handicap. La membrane synoviale peut s’épaissir et les ligaments, le cartilage et l’os qui l’entourent peuvent aussi être touchés. La polyarthrite rhumatoïde touche typiquement des articulations de manière symétrique : si une main par exemple est touchée, l’autre le sera probablement aussi.  Causes de la polyarthrite rhumatoïdeLa cause exacte de la polyarthrite rhumatoïde est inconnue : il s’agit d’une maladie auto-immune, c’est-à-dire que le système immunitaire du patient attaque ses propres cellules saines et ses tissus. Cela provoque de l’inflammation dans les articulations et dans les tissus qui les entourent. Souvent, cette inflammation est également systémique, pouvant toucher d’autre organes comme les poumons et le cœur. L’hérédité est un facteur de risque pour le développement d’une polyarthrite rhumatoïde, et le tabagisme est également reconnu comme facteur qui favorise son apparition.Elle touche le plus souvent des adultes âgés entre 30 et 50 ans et le plus souvent des femmes, mais elle peut survenir à tout âge et chez les deux sexes. Symptômes de la polyarthrite rhumatoïde La PR touche le plus souvent les mains, les poignets, les chevilles, les pieds, les genoux, les épaules et les coudes. Le début de la maladie peut être progressif et lent ou brusque et rapide ; chaque patient peut avoir des symptômes différents et variés, y compris :DouleurRaideur articulaire, surtout le matinGonflement articulaireAmplitude de mouvements articulaires diminuéeDifficulté durant les activités de tous les jours (ouvrir un bocal, boutonner sa chemise etc)Difficulté pour prendre ou pincer des objetsFatigue et manque d’énergieFièvre occasionnelleCette liste n’est pas exhaustive et ces symptômes peuvent être présents dans d’autres conditions : une consultation médicale par un rhumatologue est nécessaire pour poser un diagnostic. Diagnostic de la polyarthrite rhumatoïdeLe diagnostic initial de PR représente souvent un défi : les symptômes sont souvent légers et les répercussions sur la prise de sang et les radiographies ne sont pas encore visibles. Le rhumatologue effectuera une anamnèse complète ainsi qu’un examen clinique détaillé. Plusieurs tests diagnostiques peuvent être réalisés :Radiographies osseusesPonction articulaire et aspiration de liquide articulaire à la recherche des infections ou des signes d’inflammation ou des cristauxPrise de sang à la recherche de marqueurs d’inflammation, comme la CRP,  et de marqueurs diagnostics comme le facteur rhumatoïde et les anticorps contre protéines citrullinés (anti-CCP).Echographie articulaire et IRM : des examens d’imagerie spécialisés qui recherchent de l’inflammation articulaire et des lésions osseuses et cartilagineuses. Durée de la maladieLa plupart des personnes atteintes de polyarthrite sont confrontés à une maladie chronique, souvent avec une alternance entre des périodes de fortes douleurs (poussées inflammatoires) et des périodes quand la symptomatologie s’améliore. Dans de rares cas, les symptômes disparaissent totalement, une rémission spontanée. Heureusement, grâce aux traitements qui sont mis à la disposition des patients atteints de polyarthrite, la plupart des patients arrive à retrouver une vie normale – ce qui serait impossible sans l’intervention médicamenteuse. Traitements contre la polyarthrite rhumatoïdeLe plus souvent il s’agit d’un traitement médicamenteux, mais la kinésithérapie, et l’équilibre entre le repos et l’activité physique peuvent aider aussi. A l’heure actuelle il n’existe pas de cure pour la polyarthrite, mais le traitement aide à contrôler les symptômes et à prévenir les poussées inflammatoires et les dégâts de la maladie.Le traitement varie d’une personne à l’autre en fonction de la sévérité de la maladie, les comorbidités, les autres traitements médicamenteux administrés et les préférences des patients. Son but est de permettre aux patients le maintien de leur mode de vie, atténuer la douleur articulaire, et prévenir les lésions articulaires permanentes et le handicap.La base du traitement sont les médicaments dits DMARDs, les médicaments antirhumatismaux modificateurs de la maladie qui visent au contrôle de l’inflammation et la prévention des dégâts articulaires. Parmi eux se trouvent les médicaments classiques tels que le Méthotrexate, le Leflunomide et la Sulfasalazine, ainsi que les médicaments biologiques (Anti-TNFα, anti-IL6, agonistes du CTLA4 et Rituximab) et les petites molécules synthétiques (inhibiteurs de JAK), qui sont des traitements de deuxième ligne. Souvent, ces médicaments sont associés à des traitements anti-inflammatoires systémiques (AINS et cortisone) et locaux (injections intra-articulaires de cortisone). Ceux-ci sont nécessaires pour « faire le pont » entre le début du traitement par DMARDs et le moment où ils font effet, une période qui peut être longue (parfois plusieurs mois). La Clinique de la Polyarthrite rhumatoïde À l’Hôpital Erasme, l’équipe de la polyarthrite rhumatoïde vous permet une prise en charge globale dans un lieu unique, de l’imagerie médicale à la kinésithérapie en passant par le suivi des traitements et la lutte contre la douleur.
Arthrite précoce et de la Polyarthrite rhumatoïde
Problématique de santé
Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO)
Qu’est-ce que la BPCO ? La Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO) est une maladie respiratoire fréquente et potentiellement mortelle, principalement liée au tabagisme.  Elle se caractérise par une obstruction permanente et progressive des voies aériennes qui est le résultat de la combinaison de deux mécanismes, à des degrés variables selon les patients :Bronchite chronique : les voies aériennes deviennent de plus en plus étroites à cause d’une inflammation chroniqueEmphysème : les alvéoles pulmonaires (partie du poumon qui permet  à l’oxygène de pénétrer dans le sang)  sont détruites progressivement.La mise en évidence d’un trouble ventilatoire obstructif  à la spirométrie (épreuve respiratoire) permet de faire le diagnostic de BPCO. Quelle est la cause de la BPCO ? Le tabagisme est la cause la plus fréquente de BPCO dans les pays développés. Un fumeur sur cinq et la moitié de ceux qui fument encore à l’âge de 65 ans souffrent de BPCO. Néanmoins, d’autres facteurs peuvent intervenir (environnementaux, immunitaires et/ou génétiques) et rendent certains sujets plus susceptibles de développer une BPCO. La cause génétique la mieux connue, même si rare, est le déficit d’alpha-1-antitrypsine. Quand se faire dépister ? Quels sont les symptômes? Cette maladie débute souvent par une toux et des expectorations matinales, plaintes souvent négligées par le fumeur qui les attribue aux conséquences « normales » du tabagisme. Progressivement s’installe un essoufflement à l’effort pouvant gêner les activités de la vie courante qui amène le patient à bouger de moins en moins,  ce qui entraine une perte de condition physique qui va aggraver l’essoufflement. Un dépistage précoce de la BPCO (test de la fonction respiratoire) devrait être réalisé chez les fumeurs avec symptômes évocateurs : toux, glaires persistantes et/ou essoufflement et chez tous les fumeurs de plus de 40 ans. Prise en charge Une fois le diagnostic établi, une mise au point complémentaire de la BPCO est proposée à l’Hôpital Erasme qui comprend :Un scanner thoracique pour dépistage d’emphysème et de taches suspectes (car le cancer pulmonaire est plus fréquent chez les patients atteints de BPCO).Une échographie du cœur pour exclure la présence d’une répercussion cardiaque de la maladie pulmonaire  et/ou une maladie du cœur associée.Un bilan à l’effort (ergospirométrie sur vélo et/ou test de marche) pour évaluer la capacité à l’effort.Une prise de sang pour évaluer le degré d’inflammation dans le sang et dépister une cause génétique potentielle  (déficit d’alpha-1-antitripsine).Une prise en charge précoce et globale s’avère absolument nécessaire afin de :Empêcher la BPCO de progresser.Soulager les symptômes.Améliorer la capacité d’effort et la qualité de vie.Prévenir et traiter les exacerbations (épisodes d’aggravation des plaintes respiratoires, principalement dus à des infections).Diminuer la mortalité.Le traitement de première intention comprend :L’arrêt du tabac. Il s’agit du meilleur moyen afin de prévenir la progression de la maladie. Un centre d’aide au fumeur (CAF) est à votre disposition à l’hôpital ErasmeLa vaccination contre la grippe et le pneumocoque, destinée à éviter des infections qui sont plus souvent mortelles en cas de BPCOUn traitement pharmacologique constitué essentiellement de médicaments bronchodilatateursLa réadaptation respiratoire qui comprend un ensemble de soins (réentrainement sur vélo/tapis et musculaire; prise en charge  nutritionnel et psychosocial ; éducation) dispensé par une équipe pluridisciplinaire (médecin, kinésithérapeutes, ergothérapeute, autres)L’administration d’oxygène à long terme pour les patients sévères chez qui la BPCO entraîne une insuffisance respiratoire Des traitements de pointe Chez des patients à un stade avancé de la BPCO en dépit d’une prise en charge maximale, des traitements de seconde intention de la BPCO proposés dans des centres spécialisés comme l’Hôpital Erasme : Les interventions de réduction de volume pulmonaire (endoscopique ou chirurgicales) destinées à certains patients atteints d’un emphysème sévère.Le placement de valves endobronchiques, qui se posent dans les bronches les plus abîmées pour empêcher l’air d’y pénétrer, ce qui permet aux zones moins abîmées de bénéficier de plus d’air.Une chirurgie de réduction du volume pulmonaire, qui sur le même principe va enlever les zones les moins efficaces et les plus malades du poumon pour permettre au reste du poumon, plus sain de mieux fonctionner.Une transplantation pulmonaire (greffe de poumon) envisagée chez des patients en stade terminal de la BPCO d’au maximum 65 ans et sans autres maladies (comorbidités) importantes associées. Nos spécialistes Services associés
Broncho-Pneumopathie Chronique Obstructive (BPCO)