Problématique de santé
La stomie d'exonération
Qu’est-ce qu’une stomie d’exonération ? Une stomie c’est l’abouchement d’un organe interne à la peau.  Parfois, lorsque le système digestif ou urinaire est abimé, bloqué, malade, il arrive que l’on doive le dévier. Le chirurgien va dévier le système digestif ou urinaire avec une portion d’intestin abouchée sur le ventre. Une poche (un sac) qui va recueillir les selles ou les urines sera placée sur la stomie. La stomie est réalisée par un chirurgien et peut être :Temporaire : elle est mise en place pour permettre à un organe de guérir, puis refermée ultérieurement.Définitive : elle est permanente lorsque la continuité naturelle ne peut pas être rétablie.On distingue principalement :La colostomie (côlon)L’iléostomie (intestin grêle)L’urostomie (voies urinaires)La stomie n’est pas une maladie : c’est une solution médicale qui permet de préserver la santé, la vie et/ou améliorer la qualité de vie du patient. Quelles sont les indications de la stomie ? Une stomie peut être indiquée dans plusieurs situations médicales.Indications digestivesCancer du côlon, du rectum ou de l’anusMaladie de Crohn ou rectocolite hémorragiqueOcclusion intestinalePerforation ou complication grave de l’intestinIndications urinairesCancer de la vessieTroubles sévères de la fonction urinaireMalformations congénitalesPathologies neurologiques affectant la vessieLa décision de poser une stomie est prise au cas par cas, après discussion médicale et information du patient. Comment s’occuper d’un patient avec une stomie à domicile ? Le retour à domicile est une étape importante. Avec un bon accompagnement, les soins deviennent des gestes du quotidien.Soins de la stomieNettoyer la peau autour de la stomie à l’eauBien sécher avant de poser un nouveau dispositifChanger la poche selon les recommandations (en général tous les 1 à 3 jours)Vérifier l’adhérence du support pour éviter les fuitesSurveillance de la peau et de la stomieLa peau autour de la stomie doit rester saineToute rougeur, douleur ou suintement doit être signaléObserver la taille et la hauteur de la stomie Alimentation et hydratationUne alimentation et une hydratation adaptées (fonction du type de stomie que vous avez)Dans le cadre d’une stomie digestive, certains aliments peuvent modifier le transit : par exemple augmenter les gaz ou les odeurs (choux, oignons, boissons gazeuses)Penser à suivre les informations données par la diététicienne et votre stomathérapeute lors de votre opération Accompagnement psychologiqueVivre avec une stomie peut être difficile sur le plan émotionnel. Le soutien des proches et des soignants est essentiel, et parfois celui d’un psychologue.  Que faire en cas de complications ? Certaines situations nécessitent une attention particulière :Contacter votre stomathérapeute si : Démangeaisons sous la pocheFuites répétéesIrritation cutanée persistante ou plaie autour de la stomieVous avez un doute, une question : 1 appel vaut mieux que de s’isoler par crainte ou appréhension Consulter rapidement si :La stomie devient noire, violette ou très douloureuseApparition de saignements importantsDouleurs abdominales, fièvre, nauséesEn cas de doute, ne restez pas seul(e) : contactez votre équipe soignante du domicile, la stomathérapeute ou, si besoin présentez-vous aux urgences.  Vos personnes de contact à l’H.U.B ? À l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B), plusieurs professionnels accompagnent les patients stomisés :Infirmier·ère stomathérapeute : référent principal pour les soins, l’éducation et l’adaptation du matérielSuivi à l'Hôpital Erasme  02 555 56 30Suivi à l'Institut Jules Bordet : 02 541 03 02Médecin spécialiste (chirurgien, gastro-entérologue, urologue)Secrétariat médicalSi nuit ou weekend autant que possible attendre le lendemain ou le lundi, contacter votre infirmière du domicile ou votre médecin traitant, voir se rendre aux urgences  Ressources et liens utiles sur les stomies FAQ – Les 10 questions les plus fréquentes sur les stomies 1. Peut-on vivre normalement avec une stomie ? Oui. Après une période d’adaptation, la majorité des patients reprennent une vie active, sociale et professionnelle. 2. La stomie est-elle douloureuse ? La stomie elle-même n’est pas douloureuse. Des douleurs peuvent apparaître en cas d’irritation ou de complication. 3. Peut-on se doucher avec une stomie ? Oui, avec la poche. 4. Peut-on faire du sport avec une stomie ? Oui, la plupart des sports sont possibles, avec certaines précautions (ceinture de maintien, éviter les sports de contact, pas de pression abdominale). 5. Y a-t-il des odeurs ? Les poches actuelles sont conçues pour être étanches et absorber les odeurs. 6. Combien de temps dure une stomie ? Cela dépend de la pathologie : certaines sont temporaires, d’autres définitives. 7. Peut-on voyager avec une stomie ? Oui. Il est conseillé d’emporter du matériel en quantité suffisante, contactez votre stomathérapeute pour vous aider à vous préparer et à anticiper. 8. Que faire en cas de fuite de la poche ? Changer le dispositif, vérifier l’adaptation du matériel et contacter l’infirmier·ère stomathérapeute si le problème persiste. 9. L’alimentation doit-elle être modifiée quand on a une stomie ? Parfois. Certains aliments peuvent influencer les urines, transit, les gaz ou les odeurs. Une diététicienne viendra vous informer des recommandations spécifiques. 10. À qui parler en cas de difficulté psychologique ? À votre stomathérapeute, aux professionnels de santé, aux psychologues hospitaliers.
La stomie d'exonération
Problématique de santé
Fécondation in vitro (FIV)
La FIV : pourquoi ? quoi ? comment ? pour qui ? Pourquoi avoir recours à une FIV ? La fécondation in vitro (FIV) est une technique de procréation médicalement assistée (PMA) qui aide les couples ou les femmes seules à concevoir un enfant lorsque la conception naturelle est difficile ou impossible. Elle est indiquée dans plusieurs situations, notamment : Blocage ou absence des trompes de FallopeInfertilité masculine (mobilité et/ou qualité insuffisante des spermatozoïdes)Échecs répétés d’autres traitements de fertilitéInfertilité de plus de 3 ansAprès 40 ansUne FIV est aussi nécessaire quand il faut pouvoir tester les embryons au laboratoire avant leur implantation pour éviter d’avoir un enfant atteint d’une maladie génétique (DPI).En quoi consiste une FIV ? La FIV consiste à : Stimuler les ovaires pour obtenir plusieurs ovules.Prélever les ovules sous contrôle médical par une intervention médicale peu invasive réalisée en hôpital de jour.Les féconder avec le sperme en laboratoire (in vitro).Transférer un des embryons dans l’utérus quelques jours plus tard.Accompagner la phase de nidation avec un suivi hormonal et médical.  Comment ? Le processus comprend plusieurs étapes : Consultation initiale : bilan hormonal, génétique et sérologique, échographie, spermogramme.Consultation de plan de traitement : résultats du bilan, proposition thérapeutique, consentements éclairés, démarches administrativesConsultation de mise en cycle : explication et prescription des différentes phase traitementStimulation ovarienne : traitement médicamenteux pour produire plusieurs ovules.Ponction ovocytaire : prélèvement des ovules sous anesthésie légère.Fécondation en laboratoire : ovules et spermatozoïdes sont mis en contact.Culture des embryons : surveillance du développement pendant 2 à 6 jours.Transfert embryonnaire : un embryon est déposé dans l’utérus.Suivi post-transfert : prise de sang puis échographie pour confirmer la grossesse.  Pour qui ? Couples hétérosexuels ou femmes célibataires infertiles.Femmes jusqu’à 45 ans en Belgique (selon les réglementations hospitalières).Patients avec des chances raisonnables d’aboutir à la naissance d’un enfant Informations pratiques sur les prises en charge Sécurité sociale et mutuelle •    En Belgique, les FIV sont partiellement remboursées par l’INAMI selon les conditions médicales et l’âge de la patiente (6 cycles jusqu'à 42 ans inclus).•    Le remboursement de base inclut : consultations, analyses, traitements hormonaux, prélèvement des ovocytes, mise en fécondation et congélation des embryons surnuméraires.•    Les mutuelles complémentaires peuvent couvrir le reste des frais (ticket modérateur et don de sperme ou d’ovocyte).•    Les personnes qui souhaitent recourir à la FIV doivent vérifier leur situation individuelle auprès de leur mutuelle pour connaître le montant exact remboursé. Assurance privée Peu d’assurances santé privées proposent des couvertures complémentaires pour couvrir la partie non remboursée par l’INAMI des traitements de PMA.  Présentation des équipes de FIV à l’H.U.B La Clinique de Fertilité et de PMA de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) dispose d’une équipe pluridisciplinaire, spécialisée dans les FIV, qui accompagne les patientes à chaque étape : Les médecins spécialistes de la PMA réalisent les évaluations, prescrivent les traitements, gèrent le suivi médical et réalisent les actes techniques de FIV .Les biologistes de laboratoire procèdent à la fécondation des ovules, à la culture et au suivi des embryons.  Les infirmières coordinatrices accompagnent les patientes, expliquent des protocoles et la prise en charge pratique.Les anesthésistes interviennent assurent la sécurité de la patiente lors du prélèvement des ovocytes. Chaque membre de l’équipe est disponible pour répondre aux questions et rassurer la patiente à toutes les étapes du traitement.  Découvrir la Clinique de Fertilité Ressources et liens utiles sur la FIV en Belgique [SITE WEB] Société Belge de Fertilité (SBF) : informations fiables sur les tech… [SITE WEB] Présentation de la Clinique de Fertilité et de PMA de l'Hôpital Univ… FAQ sur la FIV 1. Comment se passent les injections hormonales ? Les injections sont réalisées en sous-cutané (au niveau du ventre ou de la cuisse). Nos infirmières vous forment lors d’un rendez-vous dédié, avec démonstration et support écrit. La plupart des patientes deviennent rapidement autonomes.  2. FIV : que faire si j’oublie une injection ? En cas d’oubli ou de retard, contactez immédiatement notre équipe. Dans la majorité des cas, une solution simple permet d’ajuster le protocole sans compromettre le cycle.  3. Les injections hormonales pour la FIV sont-elles douloureuses ? Elles sont généralement bien tolérées. Certaines patientes ressentent une légère gêne ou des ballonnements liés à la stimulation ovarienne, mais ces effets sont temporaires.  4. Combien de temps dure un cycle de FIV ? Un cycle complet dure en moyenne 4 à 6 semaines, de la stimulation jusqu’au test de grossesse.  5. Combien de rendez-vous sont nécessaires pour un cycle de FIV ? Un cycle comprend plusieurs prises de sang et échographies de contrôle afin d’adapter précisément les doses hormonales. Le nombre varie selon votre réponse au traitement.  6. Puis-je continuer à travailler pendant le traitement pour une FIV ? Oui, la majorité des patientes poursuivent leur activité professionnelle. Les rendez-vous sont planifiés pour s’adapter au mieux à votre organisation.  7. Comment se déroule la ponction ovocytaire ? La ponction est réalisée sous anesthésie (locale ou générale selon les cas) et dure environ 15 à 20 minutes. Le retour à domicile est possible le jour même.  8. FIV : dois-je modifier mon alimentation ou mon mode de vie ? Une hygiène de vie équilibrée est recommandée : alimentation variée, activité physique modérée, arrêt du tabac. Les experts de l'Hôpital Universitaire de Bruxelles vous donnent des conseils personnalisés.  9. Que se passe-t-il après le transfert embryonnaire ? Une prise de sang est réalisée environ 10 à 12 jours après le transfert pour confirmer la grossesse.  10. Que faire si la tentative de FIV ne fonctionne pas ? Un rendez-vous de bilan est systématiquement proposé pour analyser le cycle et adapter la stratégie si nécessaire. 
Fécondation in vitro (FIV)
Problématique de santé
Maladies glomérulaires rares génétiques et immunomédiées
Qu'est-ce qu'une maladie glomérulaire rare ? Les maladies glomérulaires sont des affections qui touchent les glomérules, les filtres microscopiques du rein chargés d'éliminer les déchets et l'excès d'eau de l'organisme. Lorsqu'ils sont endommagés, ils peuvent entraîner une perte de protéines dans les urines, la présence de sang dans les urines et une diminution progressive de la fonction rénale.Certaines de ces maladies sont rares et résultent d'anomalies génétiques, tandis que d'autres sont liées à un dérèglement du système immunitaire (maladies immunomédiées). Ces affections nécessitent une expertise spécialisée afin d'établir un diagnostic précis et de proposer un traitement adapté. Quels sont les symptômes ? Les manifestations varient selon la maladie et son stade d'évolution.Les signes les plus fréquents sont :Une protéinurie (présence excessive de protéines dans les urines) ;Une hématurie (présence de sang dans les urines) ;Des œdèmes, notamment au niveau des jambes ou du visage ;Une hypertension artérielle ;Une altération de la fonction rénale ;Une fatigue importante ;Dans certaines formes génétiques, des atteintes d'autres organes peuvent être associées.Certaines maladies peuvent évoluer silencieusement pendant plusieurs années avant d'être diagnostiquées. Comment établit-on le diagnostic ? Le diagnostic repose sur une évaluation approfondie réalisée par une équipe spécialisée.Les examens peuvent comprendre :Des analyses sanguines et urinaires ;Une évaluation complète de la fonction rénale ;Une biopsie rénale lorsque celle-ci est indiquée ;Des analyses immunologiques spécialisées ;Des examens génétiques visant à identifier une cause héréditaire ;Une évaluation des autres organes potentiellement concernés.L'identification précise de la maladie est essentielle pour adapter le traitement et déterminer le pronostic. Notre prise en charge au HUB Le HUB dispose d'une expertise reconnue dans le diagnostic et le suivi des maladies glomérulaires rares, qu'elles soient génétiques ou immunomédiées.Les patients bénéficient d'une prise en charge personnalisée intégrant les avancées diagnostiques et thérapeutiques les plus récentes.Expertise en maladies glomérulaires raresL'équipe de Néphrologie prend en charge l'ensemble des maladies glomérulaires rares, notamment :Les syndromes d'Alport et autres néphropathies héréditaires ;Les podocytopathies génétiques ;Les glomérulopathies liées aux anomalies du complément ;Les glomérulonéphrites à dépôts d'IgA ;Les glomérulonéphrites membranaires ;Les vascularites associées aux ANCA ;Le lupus érythémateux systémique avec atteinte rénale ;Les maladies glomérulaires associées à des maladies systémiques rares.Chaque dossier est discuté au sein d'une équipe spécialisée afin de définir la stratégie diagnostique et thérapeutique la plus appropriée. Une prise en charge multidisciplinaire La prise en charge des maladies glomérulaires rares nécessite souvent l'intervention de plusieurs spécialistes.Selon les besoins du patient, les équipes suivantes peuvent être impliquées :Néphrologie ;Génétique médicale ;Immunologie clinique ;Rhumatologie ;Médecine interne ;Anatomopathologie ;Ophtalmologie ;ORL ;Cardiologie ;Pédiatrie spécialisée.Cette collaboration permet une prise en charge globale tenant compte de toutes les dimensions de la maladie. Collaboration avec l'HUDERF De nombreuses maladies glomérulaires rares d'origine génétique se manifestent dès l'enfance ou l'adolescence. Le HUB collabore étroitement avec l'Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) afin d'assurer un parcours de soins coordonné pour les jeunes patients atteints de maladies rénales rares.Un programme de transition pédiatrique-adulte est organisé afin d'accompagner progressivement les adolescents vers les soins adultes. Cette transition structurée permet d'assurer la continuité du suivi médical, le transfert des données cliniques et génétiques ainsi que l'acquisition de l'autonomie nécessaire à la gestion de leur maladie.Les équipes pédiatriques et adultes travaillent conjointement afin d'offrir une prise en charge cohérente et sécurisée tout au long de la vie du patient. Quels traitements sont disponibles ? Les traitements dépendent du type de maladie identifié.Ils peuvent comprendre :Des traitements visant à protéger la fonction rénale ;Des médicaments réduisant la protéinurie ;Des traitements immunosuppresseurs ;Des biothérapies ciblées ;Des traitements spécifiques de certaines maladies génétiques ;Une prise en charge des complications cardiovasculaires et métaboliques ;Une préparation à la transplantation rénale lorsque celle-ci devient nécessaire.L'objectif est de ralentir l'évolution de la maladie, préserver la fonction rénale et améliorer la qualité de vie. Recherche et innovation Le HUB participe activement à la recherche dans le domaine des maladies glomérulaires rares.Les équipes sont impliquées dans :Des registres nationaux et internationaux ;Des programmes de recherche translationnelle ;Le développement de nouveaux biomarqueurs diagnostiques ;Des études génétiques ;Des essais cliniques évaluant de nouveaux traitements ciblés.Cette activité permet aux patients d'accéder à une expertise de pointe et aux innovations thérapeutiques les plus récentes. Notre expertise Le HUB est un centre de référence pour les maladies rénales complexes et rares.Nos points forts :Expertise reconnue dans les maladies glomérulaires rares ;Accès à des analyses génétiques spécialisées ;Réunions multidisciplinaires dédiées ;Collaboration étroite avec les spécialistes des maladies systémiques et génétiques ;Parcours structuré de transition pédiatrique-adulte ;Participation active à la recherche clinique et translationnelle ;Approche personnalisée centrée sur le patient. Nos spécialistes Service associé
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