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Maladie de Parkinson : mieux comprendre pour mieux accompagner
À l’occasion de la journée mondiale de la Maladie de Parkinson ce 11 avril 2026, le Dr Vincent Leclercq, Neurologue et Spécialiste en mouvements anormaux à l’H.U.B, nous éclaire sur les réalités actuelles de la maladie et sur l’importance d’une prise en charge adaptée.  La Maladie de Parkinson est souvent citée, parfois redoutée, mais encore mal comprise. Tremblements, maladie qui concerne uniquement les personnes âgées… Les idées reçues sont nombreuses. Pourtant, les connaissances et les traitements ont considérablement évolué ces dernières années. À l’occasion d’une journée d’information pour les patients organisée ce samedi 11 avril 2026. Le Dr Vincent Leclercq, Neurologue et Spécialiste en mouvements anormaux au sein de la Clinique des Mouvements Anormaux de l’H.U.B, nous éclaire sur les réalités actuelles de la maladie et sur l’importance d’une prise en charge adaptée.  Une maladie qui ne concerne pas que les personnes âgées Contrairement à une idée répandue, la maladie de Parkinson n’est pas uniquement une maladie de la personne âgée. « C’est avant tout une maladie de l’adulte », explique le Dr Leclercq. En moyenne, les premiers symptômes apparaissent autour de la cinquantaine. Mais il existe des formes précoces, parfois dès la vingtaine, comme des diagnostics à 80 ou 90 ans. La maladie touche aussi bien les hommes que les femmes. En Belgique, elle concerne environ 5 % de la population, ce qui en fait une pathologie fréquente et un véritable enjeu de santé publique.  Les premiers signes qui doivent alerter La maladie de Parkinson ne se résume pas aux tremblements. Trois grands symptômes dits « cardinaux » doivent attirer l’attention : Le tremblement au repos. Il apparaît le plus souvent au niveau d’une main, d’un seul côté au début, et survient lorsque la main est au repos.La bradykinésie (lenteur des mouvements). Les gestes deviennent plus lents, moins précis : écriture qui se modifie, difficulté à boutonner une chemise, perte de dextérité fine.Les troubles de la marche. La marche ralentit, les pas deviennent plus petits, le corps peut se pencher vers l’avant. Mais la maladie comporte aussi de nombreux symptômes non moteurs, souvent moins visibles et pourtant très invalidants : Troubles digestifs ou urinaires,Difficultés de concentration,Ralentissement de la pensée,Troubles de la déglutition. Ces symptômes sont parfois la plainte principale des patients. En cas de doute, une orientation vers une consultation spécialisée est essentielle.  Image Un diagnostic clinique, parfois posé dès la première consultation La maladie de Parkinson fait partie des rares maladies neurologiques dont le diagnostic est avant tout clinique. Il repose sur l’observation des symptômes et l’examen neurologique. Des examens complémentaires peuvent être réalisés en cas de doute, mais ils ne sont pas systématiques. L’annonce du diagnostic constitue souvent un choc. « C’est un moment qui bouleverse la vie du patient », souligne le Dr Leclercq. L’équipe veille à annoncer le diagnostic avec le temps nécessaire pour répondre aux questions, permettre l’expression des émotions et poser les bases d’une prise en charge rassurante. Car un message essentiel doit être entendu : on peut vivre de manière autonome avec une bonne prise en charge.  Image Une prise en charge adaptée à chaque stade de la maladie Aux stades précoces de la maladie Le traitement repose principalement sur la dopathérapie : on apporte au cerveau la dopamine qui lui manque. Les résultats peuvent être spectaculaires : Amélioration nette des symptômes,Qualité de vie préservée pendant plusieurs années. Les patients restent parfois longtemps stables, avec des consultations de suivi principalement destinées à ajuster le traitement. Aux stades plus avancés de la maladie Après 5 à 10 ans d’évolution, l’efficacité des médicaments peut devenir fluctuante. Des périodes « on » (où le traitement agit bien) alternent avec des périodes « off ». Des thérapies avancées peuvent alors être proposées : Pompe sous-cutanée délivrant la dopamine en continu via une petite aiguille.Pompe digestive administrant la dopamine directement dans l’estomac via une sonde placée par endoscopie.Stimulation cérébrale profonde : une intervention de neurochirurgie permettant d’implanter des électrodes dans des structures profondes du cerveau, reliées à un générateur placé sous la peau, à la manière d’un pacemaker. Cette stimulation continue compense l’activité électrique déficiente. Ces solutions permettent, dans de nombreux cas, de retrouver une meilleure stabilité et d’améliorer significativement la qualité de vie.  Image Une évolution imprévisible, mais un accompagnement structuré La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative. Son évolution varie fortement d’une personne à l’autre. Certains patients évoluent très lentement, d’autres plus rapidement. À ce jour, il n’est pas possible de prédire précisément la vitesse d’évolution. La perte d’autonomie peut survenir avec le temps, notamment en raison : Des troubles de la marche,Du risque de chutes,Des difficultés de déglutition. Mais les choses ont changé. Autrefois, ce sont souvent les complications (chutes, fausses routes, infections) qui entraînaient le décès. Aujourd’hui, grâce à une prise en charge adaptée et multidisciplinaire, on ne meurt plus de la maladie de Parkinson lorsqu’elle est correctement encadrée. Afin de préserver l’autonomie le plus longtemps possible et prévenir les complications, notre consultation travaille en étroite collaboration avec : Des kinésithérapeutesDes logopèdesD’autres professionnels spécialisés  Une journée d’information pour comprendre et échanger  « Cet évènement est important parce que la maladie reste méconnue et souvent confondue avec d’autres pathologies neurodégénératives. Parce que 30 minutes de consultation tous les trois mois ne suffisent pas à aborder tous les aspects de la maladie. Parce que les proches et aidants n’ont pas toujours l’occasion d’exprimer leurs questions ou leurs difficultés », explique le Dr. Leclercq. Au programme, l’équipe de la Clinique des Mouvements Anormaux a proposé aux participants : Des sessions thématiques animées par différents intervenants,Des explications claires et accessibles,Des moments d’échanges et de questions-réponses,Un espace de dialogue sans tabou. Valoriser l’expertise et renforcer les liens Au-delà de l’information destinée aux patients et au grand public, cette journée est aussi l’occasion de mettre en lumière l’expertise de notre consultation spécialisée Parkinson : Une équipe expérimentée,Une approche multidisciplinaire,Une maîtrise des thérapies avancées,Un accompagnement humain et individualisé, des patients, mais aussi de leurs proches. Parce que mieux comprendre la maladie, c’est déjà mieux la vivre. Et parce qu’un patient bien informé et bien entouré reste acteur de son parcours de soins.Ensemble, faisons avancer la compréhension et la prise en charge de la maladie de Parkinson. Pour toute question, vous pouvez contacter le secrétariat de la consultation de neurologie par email à secmed [dot] neuro [at] erasme [dot] ulb [dot] ac [dot] be (secmed[dot]neuro[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)Pour en savoir plus sur la Clinique des Mouvements Anormaux, cliquez ici  Dr Vincent Leclercq  Neurologue et Spécialiste en mouvements anormaux
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Propulse : ose démarrer ta carrière autrement
L’H.U.B lance Propulse, un programme destiné aux jeunes diplômé(e)s (0 à 2 ans) en soins infirmiers et technologues en imagerie médicale. Ce parcours te permet de découvrir plusieurs services hospitaliers grâce à des rotations encadrées, de développer ton autonomie et de construire progressivement ton projet professionnel. Tu es engagé(e) sous contrat à durée indéterminée (CDI) et tu bénéficies d’un accompagnement structuré, avec un mentor dédié et des immersions sur le terrain, tout en exerçant ton métier au quotidien.Des immersions dans plusieurs secteurs clésAvec Propulse, tu explores différents environnements de travail grâce à des immersions organisées.Une opportunité unique pour :comparer les pratiques professionnelles ;développer tes compétences techniques et organisationnelles ;gagner en autonomie ;mieux comprendre les parcours patients ;identifier le milieu dans lequel tu t’épanouis vraiment.Un mentor dédié : tu n’es jamais seul(e)Tout au long du programme, tu es accompagné(e) par un(e) professionnel(le) expérimenté(e). Cet accompagnement personnalisé t’aide à progresser en confiance, à trouver tes repères et à évoluer pas à pas dans ta pratique.Une montée en compétences progressivePropulse repose sur un apprentissage structuré et progressif, conçu pour te rendre rapidement opérationnel(le) sur le terrain, tout en consolidant tes compétences techniques et ta compréhension de l’environnement hospitalier.Une porte d’entrée vers le secteur qui te correspondÀ la fin du programme, et en fonction des opportunités ainsi que de tes affinités, tu peux rejoindre le secteur dans lequel tu te sens le plus à l’aise. Tu construis ainsi ton parcours étape par étape, avec accompagnement, stabilité et perspectives d’évolution.Découvre nos parcoursProgramme Propulse soins infirmiersProgramme Propulse technologues Une question ou une hésitation ?Nos équipes sont là pour répondre à tes questions et t’accompagner : Talents [at] hubruxelles [dot] be (Talents[at]hubruxelles[dot]be)
Problématique de santé
Trisomie 21
Qu’est-ce que la Trisomie 21 ? La trisomie 21, également appelée Syndrome de Down, est l’affection génétique la plus fréquente. On en connaît bien les caractéristiques physiques, qui sont la signature visible du syndrome, mais celles-ci ne constituent qu’une partie des symptômes qui peuvent survenir chez ces patients. En effet, outre certaines malformations présentes dès la naissance, notamment cardiaques, les enfants porteurs de trisomie 21 peuvent présenter divers problèmes médicaux, touchant le développement psychomoteur, la vision, l’audition, la croissance, le fonctionnement des hormones, l’immunité, la dentition, la peau... En lien avec un vieillissement précoce, d’autres problèmes médicaux peuvent survenir chez les adultes, touchant le cœur, le cerveau, la vision, l’audition,… Prise en charge Un diagnostic précoce des problématiques fréquentes dans la trisomie 21 est essentiel pour limiter leur impact sur la santé et la qualité de vie de l’enfant porteur de trisomie 21, et permettre une meilleure évolution sur le plan du développement psychomoteur, des compétences sociales, des apprentissages, du bien-être et du comportement de l’enfant. Dans cette optique, l’Hôpital des Enfants offre depuis de nombreuses années aux enfants porteurs de trisomie 21 une consultation de suivi multidisciplinaire systématique et régulier impliquant des médecins de différentes spécialités, dès avant la naissance, tout au long de leur croissance et jusqu’à l’âge adulte. Pour le confort des enfants et de leur famille, les consultations sont groupées sur une journée et ont lieu une fois par an, parfois plus, tenant en compte les particularités de chaque enfant. Selon les besoins de chacun, notre équipe collabore étroitement avec les autres médecins spécialistes et les équipes paramédicales de l’Hôpital des Enfants, ainsi qu’avec les médecins généralistes et pédiatres traitants, les thérapeutes (kinésithérapeutes, logopèdes, ergothérapeutes, psychologues,…), les services d’accompagnement, les services de répit, les associations et les centre PMS. Au moment du passage à l’âge adulte, une consultation de transition à l’Hôpital Erasme peut être organisée. Trajet de soins spécifiques Notre équipe travaille en étroite collaboration avec les centres nationaux et internationaux en charge de patients porteurs de trisomie 21. Nous avons ainsi contribué à l’élaboration d’un carnet de suivi médical des enfants et organisons régulièrement un symposium consacré à différents aspects de la pathologie, en collaboration avec les équipes nationales et les associations de parents. Documents utiles File 2026_neurologie_trisomie_21_parcours_de_soins.pdf Équipe multidisciplinaire Votre enfant sera suivi par une équipe spécialisée dans la prise en charge de la trisomie 21, en collaboration étroite avec votre pédiatre traitant. L’équipe est composée de :Médecin coordinateur & neuropédiatreDr Anne Monier PédiatreDr Pascale Perlot Cardiologue (si besoin)Dr Hugues Dessy OphtalmologueDr Lavinia Postolache ORLDr Kristel Hamels  OrthopédisteDr Jean-Paul Kaleeta GénéticienneDr Catheline Vilain Endocrinologue (si besoin)Dr Cécile Brachet Gastro-entérologue (si besoin)Dr Kalliroy Kotilea PsychologueMme Clara De Rauw Assistante socialeMme Géraldine Verdonck SecrétariatMme Daniela Wayllace ✉️ Contact secrétariat : Trisomie21 [dot] Neuropediatrie [dot] Huderf [at] hubruxelles [dot] be Consultations Les consultations pour enfants sont organisées par le service neuropédiatrie (Trisomie21 [dot] Neuropediatrie [dot] Huderf [at] hubruxelles [dot] be)Les consultations pour les adultes sont organisées par le service de neurologie (Cons [dot] Neuro [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (Cons[dot]Neuro[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)) / 02 477 39 67 Services associés
Trisomie 21
Problématique de santé
Pain Clinic
Notre mission La Pain Clinic est un centre spécialisé de 2ᵉ et 3ᵉ ligne dédié à la prise en charge des douleurs chroniques ou complexes. Avec plus de 5000 actes réalisés chaque année, notre équipe multidisciplinaire propose des traitements personnalisés pour aider les patients à retrouver une meilleure qualité de vie. Notre mission est d’apporter à nos patients un soulagement grâce à des techniques de pointes et du matériel innovant.L’accès au centre se fait exclusivement sur rendez-vous et sur demande d’un médecin référent. Nous vous accueillons du lundi au vendredi, sauf les jours fériés. Les pathologies prises en charge La Pain Clinic prend de multiples pathologies en charge. La douleur chronique peut toucher tout le monde et résulte souvent de différents facteurs. Les douleurs de la colonne vertébrale (lombaire, thoracique, cervicale), les douleurs post-opératoires et les douleurs articulaires (genoux, épaules) sont parmi les plus fréquentes. On estime que 80 % de la population mondiale souffrira de douleurs dorsales à un moment donné de sa vie. Plusieurs éléments peuvent favoriser leur apparition ou leur aggravation, comme la sédentarité, le surpoids, le stress, le vieillissement de la population et même un climat humide. Une prise en charge adaptée permet de mieux contrôler ces douleurs et d’améliorer la qualité de vie des patients. Notre offre de soin Les infiltrations : une procédure thérapeutique par laquelle un médicament est injecté directement dans une zone ciblée du corps. Chaque traitement est adapté en fonction du patient et réalisé dans des conditions optimales de sécurité et de confort. Image Image Image Infiltration foraminale lombaire Il s'agit d'une péridurale latéralisée, cette injection unilatérale est réalisée au niveau du foramen ovale, à l’émergence du nerf, pour traiter les radiculalgies. Elle cible les douleurs irradiant dans le membre et les paresthésies. L’acte est guidé par contrôle scopique avec contraste et neurostimulation, suivi d’une surveillance en salle de réveil avec la présence d’un accompagnant. Infiltration foraminale cervicale Il s'agit d'une péridurale latéralisée, cette injection unilatérale est réalisée au niveau du foramen ovale, à l’émergence du nerf, pour traiter les radiculalgies irradiant vers la main. Elle est indiquée en cas de douleurs dans le membre supérieur et de paresthésies. L’acte est réalisé sous contrôle échoguidé pour une précision optimale, suivi d’une surveillance en salle de réveil avec la présence d’un accompagnant. Blocs facettaires Infiltration des facettes articulaires pour traiter des douleurs en "barre" d’origine arthrosique. L’infiltration peut couvrir jusqu’à trois niveaux bilatéraux, soit un maximum de six injections par séance. Contrairement aux infiltrations foraminales, aucun arrêt des anticoagulants n’est requis, et il n’y a pas de passage obligatoire en salle de réveil ni besoin d’un accompagnant. Infiltration sacro-iliaque Infiltration ciblant les douleurs articulaires de l’articulation sacro-iliaque, cette technique permet de soulager efficacement les patients souffrant de douleurs pelviennes chroniques. Thermocoagulation par radiofréquence Cette technique consiste à lyser les nerfs sensitifs par un courant électrique à 68°C pendant 90 secondes, prolongeant l’effet des infiltrations. Elle est utilisée pour les blocs facettaires et les douleurs sacro-iliaques, avec un traitement d’un seul côté par séance (si douleurs bilatérales le traitement doit se faire en 2 parties). Attention de ne pas dépasser le délai maximum de trois mois après les blocs facettaires. Radiofréquence pulsée ou DRG Cette technique cible la zone foraminale, avec une application à 42°C pendant 120 secondes pour moduler la conduction nerveuse et réduire la douleur. Infiltration des nerfs occipitaux Cette infiltration est indiquée pour les douleurs en casque d’origine inflammatoire, qu’elles soient bilatérales ou unilatérales. La radiofréquence sur les nerfs sensitifs peut être associée à cette infiltration pour prolonger son efficacité. Infiltration In Loco Dolenti Cette infiltration cible les plaies chirurgicales douloureuses chroniques, cette infiltration est réalisée sous échographie pour une précision optimale. Le déroulement d’une séance La prise en charge au sein de la Pain Clinic se fait en ambulatoire, garantissant un retour à domicile le jour même. Pour certaines procédures, vous devez être raccompagnés par un proche, informez-vous auprès de l’équipe soignante.Admission et préparation : après son arrivée, le patient est pris en charge sans nécessité d’être à jeun. Un contrôle d’identitovigilance est systématiquement effectué pour assurer la sécurité du parcours de soins.Anamnèse : une évaluation des symptômes, de leur évolution et de la concordance entre la demande et la clinique est réalisée par l’équipe médicale.Installation et procédure : le patient est installé dans des conditions optimales avec du matériel stérile pour garantir une intervention sécurisée.Recommandations et suivi : à l’issue de l’acte, des instructions personnalisées sont données pour optimiser la récupération et limiter les effets secondaires. Une surveillance post-infiltration peut être indiquée selon le type de geste réalisé.Pour le suivi des douleurs après les infiltrations, vous serez réorienté vers le médecin référent (médecin traitant ou spécialiste qui a prescrit les infiltrations). Nos spécialistes Prof. Turgay Tuna (chef de service d'anesthésiologie)Dr Nicolas BernardDr Dragos-Ioan Chirnoaga  Dr Francisco CravoDr Djamal GhoundiwalDr Nathalie NatisDr Marie-Laure NisolleDr Faouzi SeddikDr Nathalie Van CutsemDr Senada Ymeraj  Services associés Accès et prise de rendez-vous La Pain Clinic est située au centre ambulatoire Imedia : Route de Lennik 501 - 1080 Andelecht.Pour prendre rendez-vous, veuillez adresser votre demande ainsi que la prescription de votre médecin référent via cette adresse : PainClinic [at] hubruxelles [dot] be (PainClinic[at]hubruxelles[dot]be) (en précisant votre nom, prénom, date de naissance et numéro de téléphone).Pour obtenir un renseignement, vous pouvez également appeler le +32 2 555 32 32. Plan d'accès
Pain Clinic
Problématique de santé
Hypertension Artérielle Pulmonaire (HTAP)
Qu'est-ce que l’hypertension artérielle pulmonaire ? L’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP) est une maladie rare et sérieuse qui touche les vaisseaux sanguins des poumons. Ces vaisseaux deviennent trop étroits ou rigides, ce qui augmente la pression dans les artères pulmonaires. Résultat : le cœur droit doit travailler beaucoup plus fort pour faire circuler le sang, ce qui peut l’affaiblir avec le temps. Si elle n’est pas traitée, l’HTAP évoluera vers une insuffisance cardiaque droite. Il existe une autre forme rare appelée hypertension pulmonaire thrombo embolique chronique. Elle est la conséquence de caillots de sang dans les artères pulmonaires (embolie pulmonaires) et peut se présenter de la même manière que l’HTAP. Comment reconnaître l'hypertension artérielle pulmonaire ? Les symptômes peuvent apparaître progressivement. Il est important d’y prêter attention :Essoufflement, même pour des efforts modérés (monter des escaliers, marcher)Fatigue inhabituelle, persistantePalpitations (battements rapides ou irréguliers du cœur)Douleurs dans la poitrineVertiges ou évanouissementsGonflement des jambes ou des chevilles (œdèmes)Ces symptômes ne sont pas spécifiques à l’HTAP, mais s’ils persistent, consultez votre médecin. Attention, la présence de jambes gonflées et des pertes de connaissance (syncope) à l’effort sont des signes très sérieux qui demandent une consultation rapide. Quels sont les profils à risque d'une HTAP ? L’HTAP concerne toutes les tranches d’âge, de la petite enfance à l’octogénaire. Certaines maladies prédisposent à l’HTAP et nécessitent un dépistage annuel par échographie cardiaque : c’est le cas de maladies autoimmunes (sclérose systémique) et des formes héréditaires.Patients atteints de maladies cardiaques congénitalesMaladies auto-immunes (sclérodermie, lupus)Personnes vivant avec le VIHAssociée à certaines drogues ou toxiques (dérivés de l’amphétamine, Mediator ®)Causes et facteurs de risqueIl existe plusieurs types d’HTAP, selon leur cause :Idiopathique : sans cause connueGénétique : forme héréditaireAssociée à d’autres maladies (malformation cardiaque, cirrhose du foie, auto-immunes)Liée à certains médicaments ou substances toxiques (Mediator ®, amphétamines et certains traitements de chimiothérapie)L'hypertension artérielle pulmonaire en BelgiqueC’est une maladie rare : environ 15 à 50 cas par million d’habitants. Cela représente probablement plusieurs centaines de patients, mais beaucoup ne sont pas encore diagnostiqués. Le diagnostic précoce est essentiel pour améliorer la qualité de vie et la longévité. Quelle prise en charge médicale de l'HTAP ? Comment diagnostiquer l'Hypertension Artérielle Pulmonaire ?Tests fonctionnels respiratoires : Vous respirez dans un appareil qui mesure la capacité de vos poumons. Cela permet d’écarter d’autres maladies respiratoires.ElectrocardiogrammeÉchocardiographie : Un examen simple et indolore pour observer le fonctionnement du cœur et repérer une pression élevée dans les artères pulmonaires.Cathétérisme cardiaque droit : C’est l’examen clé pour confirmer une HTP. Un petit tube est inséré dans une veine pour mesurer directement la pression du sang dans les artères pulmonaires. Cet examen est réalisé sous anesthésie locale, il est rapide et généralement bien toléré.Scanner thoracique ou IRM cardiaque : ces examens donnent des images détaillées du cœur et des poumons. Ils permettent de détecter des anomalies comme des caillots ou des malformations.Test d’effortPrise de sangQuels traitements existent ?À domicileMédicaments orauxVasodilatateurs et anti proliférants : pour dilater les vaisseaux pulmonaires et changer leur structureDiurétiques : pour limiter les gonflements et soulager le cœurOxygénothérapie : si le taux d’oxygène dans le sang est trop bas, on peut recevoir de l’oxygène à domicile, avec un masque ou des lunettes nasales.L’ H.U.B dispose aussi de thérapies avancées ambulatoiresPerfusions continues : certains traitements sont administrés en continu, via une pompe connectée à un petit cathéter, sous la peau ou dans une veine centrale. Les perfusions continues nécessitent une prise en charge spécialisée.Thérapies ciblées injectables : des médicaments spécifiques sont injectés régulièrement pour détendre les artères pulmonaires et améliorer la circulation sanguine.Réadaptation cardiorespiratoire : des séances encadrées d’activité physique douce, pour mieux respirer à l’effort, améliorer l’endurance et gérer le stress et la fatigueUn suivi avec des kinés, infirmiers, psychologues ou diététiciens peut être proposé selon les besoins.Un suivi spécialisé est essentielL’Hypertension Pulmonaire nécessite une prise en charge multidisciplinaire dans un centre spécialisé. À l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B), la Clinique d’Hypertension Pulmonaire de l'Insuffisance Cardiaque regroupe :Cardiologues et pneumologues expert.e.sInfirmier.e.s spécialisé.e.sKinés, diététicien.ne.s, psychologuesChirurgien.ne.s, généticien.ne.s et radiologuesUn accompagnement personnalisé et coordonnéEn résumé :•    L’HTAP est une maladie rare, grave mais traitable•    Les symptômes sont souvent trompeurs : essoufflement, fatigue…•    Le diagnostic précoce permet de mieux vivre avec la maladie•    Des traitements efficaces existent, pour la plupart à domicile•    Le H.U.B est un centre de référence pour cette pathologie  Documents utiles File module_2_htap.pdf File module_1_bilan.doc.pdf Besoin d'un avis spécialisé ou d'un suivi adapté ? Vous souhaitez obtenir des renseignements pour vous ou l'un de vos proches ?Contactez la Clinique de Hypertension Pulmonaire et de l'Insuffisance cardiaque de H.U.BPar téléphone au +32 (0)2 555 59 53 ou par email à SecMed [dot] Cardio [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (SecMed[dot]Cardio[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be) Coordination possible avec votre médecin traitant.
Hypertension Artérielle Pulmonaire (HTAP)
Problématique de santé
Oncofertilité
Qu'est-ce que l'oncofertilité ? L’oncofertilité est une discipline médicale qui vise à préserver la fertilité des personnes atteintes de cancer avant qu’elles ne débutent un traitement potentiellement stérilisant.Pourquoi penser à la fertilité avant de commencer un traitement contre le cancer ?Certains traitements contre le cancer, dits gonadotoxiques, peuvent endommager les ovaires ou les testicules, entraînant une diminution voire une perte de la fertilité.Chez les filles/jeunes femmes, cela peut provoquer une insuffisance ovarienne prématurée.Chez les garçons/jeunes hommes, cela peut altérer durablement la production de spermatozoïdes.C’est pourquoi il est essentiel d’aborder cette question dès le diagnostic, même s’il y a urgence à traiter la maladie. Une concertation rapide permet souvent de préserver les chances d’avoir un enfant plus tard.Le parcours de soins en oncofertilité à l’H.U.BRéception du diagnostic de cancerRéférencement vers l’équipe d’onco-fertilité (par le médecin traitant, oncologue, hématologue, pédiatre, etc.)Consultation rapide avec notre équipe spécialiséeÉvaluation de la fertilité actuelle et des risques liés au traitementDiscussion des options disponiblesMise en œuvre des techniques de préservationSuivi personnalisé après les traitements Image Une équipe multidisciplinaire à vos côtés À l’Hôpital Universitaire de Bruxelles, une équipe dédiée à l’oncofertilité accompagne les patient·e.s tout au long de leur parcours de soins :Médecins spécialistes en fertilité et en reproduction (Clinique de la Fertilité de l'Hôpital Universitaire de Bruxelles)Oncologues et hématologues référentsEndocrinologuesPsychologuesInfirmiers·ères coordinateur·ricesBiologistes de la reproductionNous travaillons en lien étroit avec les équipes d’oncologie de l’Institut Jules Bordet et les équipes pédiatriques de l’Hôpital Universitaire Des Enfants Reine Fabiola (HUDERF) afin de respecter les priorités thérapeutiques tout en intégrant la préservation de la fertilité si cela est possible.Nos spécialistes Image Dr. Margherita CONDORELLI  Langues : français, italien, anglais. Prendre rendez-vous Image Dr. Isabelle DEMEESTERE Langues : français, anglais Prendre rendez-vous Image Dr. David PENINGLangues : français, néerlandais, anglais. Prendre rendez-vous Quelles sont les options de préservation de la fertilité ? Pour les filles / jeunes femmes1. Congélation d’ovocytes (ovules)À qui cela s’adresse ? Jeunes femmes pubères (ayant eu leurs règles).En quoi cela consiste ? Après une stimulation hormonale pendant une dizaine de jours (comme pour une fécondation in vitro), les ovaires produisent plusieurs ovules. Ils sont ensuite prélevés par ponction sous anesthésie légère, puis congelés.Quand est-ce possible ? Si le traitement peut être différé de 2 à 3 semaines.2. Congélation d’embryonsÀ qui cela s’adresse ? Jeunes femmes en couple ou avec un(e) partenaire, majeures, souhaitant créer des embryons.En quoi cela consiste ? Après stimulation ovarienne, les ovules sont fécondés avec le sperme du/de la partenaire (ou d’un donneur) pour former des embryons, qui sont ensuite congelés.Particularité : Implique un projet parental déjà défini.3. Congélation de tissu ovarienÀ qui cela s’adresse ? Filles prépubères ou jeunes femmes chez qui la stimulation hormonale n’est pas possible.En quoi cela consiste ? Une petite chirurgie permet de prélever une partie de l’ovaire. Le tissu est ensuite congelé. Il pourra être réimplanté plus tard pour restaurer une fonction ovarienne naturelle ou permettre une grossesse.Avantage : Peut être réalisé très rapidement, sans attendre les règles.4. Protection des ovaires pendant la chimiothérapieÀ qui cela s’adresse ? Jeunes femmes pubères.En quoi cela consiste ? On administre des médicaments appelés analogues de la GnRH pour « mettre les ovaires au repos » durant le traitement. Ce n’est pas une méthode de préservation à elle seule, mais elle peut aider à limiter les dégâts.Limites : Moins efficace que les méthodes de congélation, mais utile en complément.Pour les garçons / jeunes hommes1. Congélation de spermeÀ qui cela s’adresse ? Jeunes hommes pubères.En quoi cela consiste ? Avant de commencer le traitement, un ou plusieurs échantillons de sperme sont prélevés (via masturbation) puis congelés.Avantage : Simple, rapide, non invasif. Le sperme peut être conservé plusieurs années.2. Congélation de tissu testiculaireÀ qui cela s’adresse ? Garçons prépubères (qui ne produisent pas encore de spermatozoïdes).En quoi cela consiste ? Une petite chirurgie permet de prélever un petit morceau de tissu testiculaire contenant les cellules à l’origine des spermatozoïdes. Ce tissu est congelé pour un usage futur.Statut : Méthode encore expérimentale, mais prometteuse, surtout chez les plus jeunes.Comment choisir la bonne option ?Le choix dépend :De l’âge et la puberté du patientDu type de cancerDel’urgence de commencer le traitementDes souhaits de l’enfant / adolescent·e et de sa familleDes contre-indications médicales éventuellesNotre équipe vous accompagne à chaque étape pour expliquer les options, répondre à vos questions et coordonner la prise en charge dans les meilleurs délais. Infos complémentaires Contact Vous allez bientôt commencer un traitement potentiellement gonadotoxique ? Vous ne savez pas si votre traitement peut avoir un impact sur votre fertilité?Contactez-nous sans tarder nos spécialistes en Oncofertilité par téléphone !Pour réserver une cryopréservation de sperme pour un patient, merci de nous contacter par téléphone au +32(0)2 555 31 95Pour toute question complémentaire et non urgente, vous pouvez nous contacter par email à Oncofertilite [dot] FIV [at] hubruxelles [dot] be (Oncofertilite[dot]FIV[at]hubruxelles[dot]be) 
Oncofertilité
Problématique de santé
Sclérose en plaques (SEP)
Qu'est-ce que la Sclérose en Plaques ? (SEP) La sclérose en plaques (SEP) est une maladie chronique du système nerveux central (cerveau et moelle épinière). Elle survient lorsque le système immunitaire attaque par erreur la myéline, une substance qui entoure et protège les fibres nerveuses. Cette dégradation perturbe la transmission des signaux nerveux, entraînant divers symptômes neurologiques. La SEP est qualifiée de « maladie auto-immune » car elle résulte d'une réaction inappropriée du système immunitaire contre les propres tissus de l'organisme. Symptômes et prévalence de la Sclérose en Plaques en Belgique Symptômes fréquentsLes symptômes de la SEP varient selon les zones du système nerveux affectées. Ils peuvent inclure :Fatigue intense : souvent disproportionnée par rapport à l'activité.Troubles de la vision : vision floue, double ou perte partielle de la vision.Engourdissements ou picotements : notamment dans les membres.Difficultés motrices : faiblesse musculaire, troubles de la coordination ou de l'équilibre.Problèmes cognitifs : troubles de la mémoire ou de la concentration.Douleurs : notamment des douleurs neuropathiques (brûlure, décharges électriques).Spasticité : raideur musculaire involontaire.Troubles urinaires : envies fréquentes ou urgentes d'uriner, ou difficultés à vider la vessie.Troubles des fonctions intestinalesTroubles sexuelsCes symptômes peuvent apparaître par poussées (phases d'aggravation) suivies de rémissions (améliorations partielles ou complètes), ou évoluer de manière lentement progressive.Prévalence en BelgiqueEn Belgique, on estime qu’environ 15.000 personnes vivent avec la SEP, ce qui correspond à une prévalence de 127 cas pour 100.000 habitants. La maladie touche principalement les jeunes adultes, avec un âge moyen au diagnostic entre 20-40 ans, et concerne majoritairement les femmes (environ 73 % des cas).  Maladies associées à la SEP Les maladies associées aux anticorps anti-MOG (Myelin Oligodendrocyte Glycoprotein), une affection rare mais proche de la SEP, qui touche aussi la myeline. Dans cette pathologie, le système immunitaire produit des anticorps contre une protéine appelée MOG, présente dans la myéline. Cela peut provoquer des symptômes similaires à la SEP, mais le mécanisme est différent, et le traitement doit l’être aussi.La neuromyélite optique (ou NMO) est une maladie inflammatoire rare du système nerveux, dans laquelle le système immunitaire attaque principalement les nerfs des yeux (nerfs optiques) et la moelle épinière. Cela peut entraîner une perte de vision, des douleurs oculaires, une faiblesse des membres ou des troubles sensitifs. Un diagnostic précoce et une prise en charge adaptée permettent souvent de limiter les poussées et leurs séquelles. Comment traiter la Sclérose en Plaques ? Prise en charge médicale de la Sclérose en PlaquesDiagnosticLe diagnostic de la SEP repose sur un ensemble d'examens :L’évaluation des symptômes et l’examen cliniqueBilan sanguin : permet de différentier la SEP d’autres maladies pouvant la « mimer »Imagerie par résonance magnétique (IRM) : permet de visualiser les lésions (ou « plaques ») dans le cerveau et la moelle épinière.Ponction lombaire : analyse du liquide céphalo-rachidien (LCR) pour détecter des signes d'inflammation.L’examen ophtalmologique : permet de déceler une atteinte du nerf optique ou une parésie des nerfs crâniens pouvant se manifester par une vision double.  Potentiels évoqués : tests mesurant la vitesse de conduction des signaux nerveux impliqués dans la force et de la sensibilité au niveau des bras et des jambes (potentiels évoqués moteurs et somesthésiques), dans la vision (potentiels évoqués visuels), et l'audition (potentiels évoqués auditifs et du tronc cérébral). TraitementsIl n’existe pas encore de guérison pour la sclérose en plaques, mais plusieurs traitements permettent de ralentir la progression de la maladie, de réduire la fréquence des poussées (crises de symptômes) et de soulager les symptômes au quotidien. Ces traitements se répartissent en trois grandes catégories :Traitement des pousséesLorsqu'une poussée survient (apparition soudaine ou aggravation des symptômes), le médecin peut prescrire :•    Des corticoïdes (anti-inflammatoires puissants), par perfusion ou parfois par comprimés.Leur rôle est de réduire rapidement l'inflammation dans le système nerveux et d’accélérer la récupération. Traitements de fondCes traitements sont pris sur le long terme, même en dehors des poussées. Leur objectif est de :•    Réduire le nombre de poussées,•    Limiter la progression du handicap,•    Freiner l’évolution des lésions dans le cerveau et la moelle épinière (visibles à l’IRM).Il existe plusieurs types de médicaments de fond, administrés par comprimé, injection ou perfusion. Le choix dépend du type de SEP, du degré d’activité de la maladie, des effets secondaires possibles et du mode de vie du patient. Traitements des symptômesLa SEP peut entraîner différents symptômes au fil du temps, qu’on peut soulager avec des traitements adaptés :•    Fatigue : prise en charge par la rééducation, gestion du rythme de vie et parfois médicaments.•    Spasticité (raideur musculaire) : prise en charge par la rééducation et médicaments comme le baclofène ou le Sativex® (spray oral).•    Douleurs nerveuses : médicaments spécifiques (antiépileptiques ou antidépresseurs à visée antalgique).•    Troubles urinaires, troubles sexuels ou digestifs : selon les cas, il existe des solutions médicamenteuses ou de rééducation.•    Troubles anxio-dépressifs : accompagnement psychologique, traitements adaptés.•    Troubles cognitifs: accompagnement neuropsychologique, et parfois rééducation cognitive.Une activité physique régulière est particulièrement importante. Si besoin, le patient peut bénéficier d’un accompagnement kinésithérapeutique.Ces soins permettent d’améliorer la qualité de vie au quotidien, même si la maladie est présente. Suivi médical à long terme La SEP est une maladie complexe qui peut affecter plusieurs aspects de la santé. C’est pourquoi sa prise en charge nécessite une équipe pluridisciplinaire, adaptée à chaque patient avec : Des neurologues : coordonnent le traitement et surveillent l'évolution de la maladie.Des infirmier(ère)s spécialisé(e)s : assurent l'éducation thérapeutique et le soutien au quotidien.Des kinésithérapeutes et ergothérapeutes : aident à maintenir la mobilité et à prévenir les complications.Des psychologues : accompagnent le patient dans la gestion de l'impact émotionnel de la maladie.Des neuropsychologues : évaluent les capacités cognitives (mémoire, attention, langage, fonctions exécutives), adaptent le suivi et les conseils au quotidien (travail, études, organisation de la vie personnelle) et parfois mettent en place une rééducation cognitive.Des assistant(e)s sociales : évaluent le besoin d’aide au domicile. En plus de ces professionnels de santé, d’autres spécialistes peuvent intervenir :Les infectiologues : Avant l’initiation d’un traitement de fond, l’infectiologue s’assure qu’il n’y a pas d’infection active et que les vaccinations sont à jour.Les ophtalmologues : La SEP peut engendrer des troubles visuels tels qu’une baisse soudaine de la vision uni- ou bilatérale (névrite optique) ou une vision double (diplopie). L’ophtalmologue peut déceler ces atteintes avec l’aide d’examens tels que le fond d’œil, les champs visuels ou la tomographie en cohérence optique (OCT), et ainsi proposer une prise en charge adaptée.Les urologues. Près de 70 à 80 % des personnes atteintes de SEP présentent à un moment donné des troubles urinaires : besoins urgents ou fréquents d’uriner, difficulté à vider complètement la vessie, infections urinaires à répétition. L’urologue intervient pour évaluer la fonction vésicale (souvent avec un examen appelé bilan urodynamique), pour adapter les traitements (médicaments, techniques de sondage, stimulation nerveuse) et pour proposer une prise en charge respectueuse de la qualité de vie.Les gynécologues. Chez les femmes atteintes de SEP, certaines questions gynécologiques méritent une attention particulière : impact de la SEP ou de ses traitements sur le cycle menstruel, contraception adaptée à certains traitements, grossesse (la SEP n’empêche pas d’avoir un enfant, mais nécessite un suivi spécifique avant, pendant et après la grossesse), troubles sexuels liés à la maladie. Le gynécologue, en lien avec le neurologue, aide à assurer un suivi global de la santé féminine.Les dermatologues : Le dermatologue s’assure qu’il n’y a pas d’éventuel effet secondaire cutané par rapport à certain traitement de fond.Les spécialistes de la neurorevalidation : Il s’agit d’une équipe qui va participer à la rééducation et la réadaptation de tout patient ayant un problème de motricité, d’agilité manuelle, de la coordination, de l’équilibre et de la marche.La Clinique de la Douleur : Ils s’occupent de l’évaluation et du traitement de la douleur avec l’aide d’une équipe pluridisciplinaire.  Les neuro-radiologues : Le radiologue est essentiel dans le diagnostic initial de la SEP et le suivi de l’évolution de la maladie. Grâce à l’IRM (imagerie par résonance magnétique), le radiologue identifie les “plaques” (lésions inflammatoires dans le cerveau et la moelle épinière), qui sont caractéristiques de la SEP.La Clinique de la SEP de l’H.U.B propose une prise en charge pluridisciplinaire intégrée, personnalisée et innovante pour tout patient ayant un diagnostic de Sclérose en Plaques.  Quelle prise en charge pour les enfants atteints de la Sclérose en Plaques ? Pour les patients de moins de 18 ans, une prise en charge spécifique pédiatrique est proposée. Celle-ci prend en compte les particularités de la pathologie notamment du point de vue de la clinique, mais également des aspects thérapeutiques et du suivi. Elle doit également en charge les spécificités propres à un enfant en voie de développement avec une attention particulière sur la scolarité, les activités sportives et extrascolaires ainsi que sur les aspects affectifs et psychologiques. Cette prise en charge, indispensable, permet de mieux respecter le rythme de l’enfant, sa maturité face aux soins et les attentes des enfants et de leurs familles. En savoir plus. Nos spécialistes Pour les patients de plus de 18 ansNeurologues ‘MS-Expert’Dr Sophie ELANDS (FR, NL, EN)Dr Serena BORRELLI (FR, EN, IT)RevalidationDr Pierre CABARAUXDr Johanne GARBUSINSKIEquipe paramédicaleMme Francesca LOSURDO - Kinésithérapeute Mme Elsa DI FONTE – KinésithérapeuteMr Corentin LOISON - KinésithérapeuteMme Fabienne DEVEYLDER – Coordinatrice recherche Mme Christiane KITOKO – Coordinatrice rechercheMme Sarah EL HAJJ – Coordinatrice recherche Contacter la Clinique de la Sclérose en Plaques Pour les patients de moins de 18 ansDr Audrey Van Hecke – Neuropédiatre HUDERF (médecin coordinateur)Baijot Simon – NeuropsychologueDr Lhoir – OphtalmologueDr Slegers – CardiologueDr El Nemnom – DermatologueDr Preziosi – RadiologueDr Lombardo – Médecine physiqueMadame  El Khaldi – Infirmière référente hospitalisation Contacter le Service de Neuropédiatrie de l'HUDERF
Sclérose en plaques (SEP)
Problématique de santé
Escarre
Les escarres et leur prévention Contrairement aux idées reçues, les escarres ne touchent pas uniquement les personnes âgées. Toutes personnes alitées, grabataires, hospitalisées de longue durée peuvent être concernées. Il est donc indispensable de dépister et de prévenir les escarres, d’autant plus que ces plaies sont évitables ! Image Qu'est-ce qu'une escarre ? Les escarres, aussi appelées plaies de pression, sont des lésions de la peau et des tissus sous-jacents causées par une pression prolongée sur une zone du corps, souvent au niveau des points d’appui (talons, sacrum, hanches). Elles commencent généralement par une rougeur persistante, évoluant rapidement — parfois en quelques heures — vers des plaies profondes, si la pression n’est pas soulagée et la prise en charge multidisciplinaire non adaptée. La macération, mais aussi la dénutrition associée à une immobilité prolongée, aggravent leur apparition. Sans intervention rapide, elles peuvent entraîner des douleurs intenses ainsi que des plaies graves, et nécessiter des hospitalisations complexes, lourdes et prolongées.  Image Comment prévenir l'apparition d'une escarre ? Il existe plusieurs signes d’alerte précoces à surveiller pour prévenir l’apparition ou l’aggravation des escarres :Rougeur qui ne disparaît pas lorsqu’on appuie doucement sur la peau : c’est réversible on doit agir vite !Douleur ou inconfort localisé, même si la peau semble intacte.Ces signes peuvent évoluer rapidement. En cas de doute, il est essentiel d’alerter immédiatement une infirmière ou un médecin. « Chaque mobilisation, même minime, compte : changer de position, bouger un membre, ajuster un coussin… Ce sont des réflexes simples qui peuvent faire toute la différence. », explique Agathe Ducrocq.Voici quelques bonnes pratiques à suivre pour éviter l'apparition d'une escarre :Mobilisation régulière (toutes les 2 ou 3 heures)Utilisation de surfaces de prévention adaptées (matelas, coussin anti-escarres, draps, vêtements, etc.)Surveillance quotidienne de la peau dans les zones à risqueHygiène et hydratation de la peau (notamment en cas d’incontinence ou de forte chaleur)Suivi de l’apport nutritionnel et de l’hydratationCommunication et vigilance partagée entre aidants et soignantsEn cas de forte chaleur, il est nécessaire de rafraîchir et de changer la literie. Cela évite la macération et assure un meilleur confort du patient. Téléchargez notre guide Comment éviter l'aggravation d'une escarre ? Vous pensez que votre proche présente un début d'escarre ? Pas de panique ! L'important est d'agir rapidement pour éviter une aggravation potentielle de l'escarre.Pour ce faire, appelez sans attendre :Votre infirmière à domicile (si déjà en charge, elle est la première à prévenir)Votre médecin traitantVotre pharmacien (formé pour orienter) En cas de plaie profonde ou état général dégradé : appelez les urgencesNuméro général : 112Urgences de l'H.U.B : +32 (0)2 555 34 02 ou 34 05)Une évaluation permettra de :Déterminer si, oui ou non, il s'agit bien d'une escarreDéfinir le stade d'évolution de l’escarreAdapter les soins, le matériel, et la positionMettre en place une prise en charge coordonnée (infirmier, kiné, médecin)Vous n’êtes pas responsable de cette situation. Vous faites de votre mieux. Et vous n’êtes pas seul.e, nous sommes là pour vous aider. Le Groupe de Dépistage et de Prévention des Escarres de l'H.U.B (GDPE) Le GDPE a été créé en 2023. Il s’agit d’un groupe multidisciplinaire, créé grâce à la cellule qualité, qui rassemble des infirmières, des ergothérapeutes, des kinésithérapeutes, des médecins, l’équipe supports aux soins et des diététicien.ne.s. Notre but est de fournir les ressources nécessaires et de toucher le plus de monde possible afin de faire de la prévention et du dépistage des escarres un réflexe et ce, que l’on soit médecin, infirmier.e, aide-soignant.e ou aidant.e !  Contactez le GDPE Ressources et liens utiles Que vous soyez aidant ou soignant, le Groupe de Dépistage et de Prévention des Escarres met à votre disposition des ressources utiles pour prévenir l'apparition ou empêcher l'aggravation d'une escarre et ce, à l'hôpital comme à domicile. Bien entendu, en cas de doute, n'hésitez pas à consulter un professionnel de la santé spécialisé dans la prise en charge de ce type de plaie. [DEPLIANT] Prévention des escarres à l'usage des patients et des aidants [MEMO] Prévention des escarres - Les bons gestes FAQ sur les escarres 1. Qui peut avoir des escarres ? Les escarres peuvent toucher toute personne qui reste longtemps dans la même position, sans bouger : personnes alitées, en fauteuil roulant, hospitalisées ou âgées. Mais elles peuvent aussi concerner des personnes plus jeunes, en cas de perte de mobilité temporaire. 2. Quelle est la cause des escarres ? Les escarres sont causées par une pression prolongée sur certaines zones du corps comme les talons, les fesses ou le dos, mais aussi des zones moins connues, comme derrière les oreilles (lunettes, masques), dans les narines (sondes), sous les bras ou entre les plis de peau. Cette pression bloque la circulation du sang, ce qui abîme la peau et les tissus en dessous. L’humidité, la friction ou une mauvaise nutrition peuvent aussi aggraver le risque. Une vigilance globale est donc essentielle, même pour les petites zones de contact. 3. Quels sont les 4 stades des escarres ? Stade 1 : Rougeur persistante sur la peau (encore réversible si on agit vite).Stade 2 : La peau est abîmée, parfois avec une cloque ou une plaie superficielle.Stade 3 : La plaie devient plus profonde, atteignant les tissus sous la peau.Stade 4 : Lésions graves pouvant atteindre muscles, tendons, voire os.Il faut agir dès le premier stade afin d'éviter au patient une infection rapide et douloureuse susceptible de lui valoir une (ré-)hospitalisation de longue durée. 4. Est-ce que les escarres guérissent ? Oui, si elles sont prises en charge rapidement et correctement. Plus elles sont détectées tôt, plus la guérison est rapide. Les stades avancés demandent des soins spécialisés (soins de plaies et chirurgie plastique) et peuvent prendre beaucoup plus de temps à cicatriser. 5. Est-ce qu’une escarre est dangereuse ? Oui, surtout si elle n’est pas soignée. Une escarre peut s’infecter, provoquer de fortes douleurs, entraîner des complications graves et des hospitalisations. D’où l’importance de la prévention et d’une surveillance régulière.
Escarre
Problématique de santé
Cardiopathies congénitales
Qu'est-ce qu'une cardiopathie congénitale ? Une cardiopathie congénitale est une malformation du cœur ou des gros vaisseaux présente dès la naissance. Ces anomalies se développent au cours de la grossesse. Elles peuvent être très variées : certaines sont légères et passent inaperçues, d’autres nécessitent une prise en charge médicale ou chirurgicale dès les premiers jours de vie. Grâce aux progrès médicaux, la majorité des enfants atteints grandit et devient adulte, ce qui transforme la cardiopathie congénitale en une condition qui, pour certaines, doit être suivie tout au long de la vie. Quels sont les principaux types de cardiopathies congénitales ?On peut classer les malformations cardiaques de naissance en plusieurs familles :1. Les “trous et communications anormales dans le cœur”Il s’agit de petites ouvertures ou des connections anormales qui ne devraient pas exister entre les cavités du cœur.Communication interauriculaire (CIA) : petit trou entre les deux oreillettes (les cavités du haut).Communication interventriculaire (CIV) : trou entre les deux ventricules (les cavités du bas).Canal atrioventriculaire (CAV) : un plus grand défaut qui touche à la fois les oreillettes, les ventricules et les valves.Persistance du canal artériel (PCA) : un petit tuyau qui relie normalement le cœur et les poumons pendant la grossesse ne se ferme pas après la naissance.Connexion veineuse pulmonaire anormale : les veines qui apportent le sang oxygéné des poumons ne se branchent pas correctement.2. Les anomalies valvulaires et “rétrécissements”Les valves cardiaques sont comme des “portes” qui régulent le passage du sang. Elles peuvent être malformées.  Dans le cas d’une sténose, le sang circule difficilement car une valve ou un vaisseau est trop étroit.Anomalie d’Ebstein : la valve tricuspide (entre l’oreillette et le ventricule droit) est mal placée ou fonctionne mal.Dysplasie valvulaire : une valve a une forme anormale et ne ferme pas bien.Sténose pulmonaire : la sortie vers les poumons est rétrécie.Sténose aortique : la sortie vers l’aorte (la grande artère qui apporte le sang au corps) est rétrécie.Coarctation de l’aorte : une partie de l’aorte est pincée.3. Les malformations qui donnent une mauvaise oxygénation (cyanogènes)Elles font que le sang n’est pas assez bien oxygéné, ce qui peut donner une peau ou des lèvres bleutées.Tétralogie de Fallot : une combinaison de 4 anomalies qui perturbent la circulation.Transposition des gros vaisseaux (TGV ou TGA) : les deux grosses artères sont “inversées”, ce qui fait circuler le sang au mauvais endroit.Tronc artériel commun : au lieu d’avoir deux sorties (une pour les poumons, une pour le corps), il n’y a qu’une seule artère à la sortie du coeur.Atrésie pulmonaire : la valve qui laisse passer le sang vers les poumons est absente ou sous-développée.4. Les malformations avec un seul ventricule fonctionnel :Atrésie tricuspide : la valve tricuspide et le ventricule droit sont trop petits.Syndrome du cœur gauche hypoplasique : une partie du cœur gauche est trop petite et ne fonctionne pas bien.Ventricule unique : le cœur ne fonctionne qu’avec une seule cavité principale au lieu de deux. À retenir : Certaines cardiopathies sont simples et bénignes (comme un petit trou qui se ferme tout seul). D’autres sont plus complexes et nécessitent une opération dès les premiers jours de vie. Selon les situations, un suivi peut être nécessaire au-delà de la période pédiatrique, et se prolonger à l’âge adulteLa bonne nouvelle : grâce aux progrès de la médecine, la plupart des enfants atteints deviennent aujourd’hui des adultes qui mènent une vie active.   Quels sont les symptômes des cardiopathies congénitales ? Les signes varient selon le type et la sévérité : Essoufflement rapide, surtout lors de l’alimentation ou de l’effort ;Fatigue inhabituelle ;Mauvaise prise de poids ou retard de croissance chez l’enfant ;Coloration bleutée des lèvres, de la peau ou des ongles (cyanose) ;Infections respiratoires fréquentes ;Palpitations ou troubles du rythme cardiaque. Certaines malformations restent silencieuses et ne sont découvertes qu’à l’occasion d’un examen. Prévalence en Belgique Environ 1 naissances sur 100 concernées.Aujourd’hui, plus de 90 % des enfants atteints survivent jusqu’à l’âge adulte grâce aux progrès médicaux et chirurgicaux. On estime à plus de 50.000 adultes en Belgique vivant avec une cardiopathie congénitale, ce qui en fait une réalité importante en santé publique.  Comment traiter les cardiopathies congénitales ? Prise en charge à l’Hôpital Universitaire de Bruxelles1. Prise en charge pédiatriqueDiagnostic prénatal : certaines anomalies sont détectées avant la naissance grâce à l’échographie fœtale.À la naissance et dans l’enfance : les enfants sont suivis par des cardiologues pédiatriques spécialisés.Les soins peuvent inclure :Traitements médicamenteux pour soutenir le cœur ou corriger un trouble du rythme ;Chirurgie cardiaque (parfois dès les premiers jours de vie) ;Interventions par cathéter (pose de stents, fermetures de communications cardiaques, dilatations, etc.) ;Suivi du développement (croissance, alimentation, scolarité, activité physique).KinésithérapieSupport psychologique et social 2. Transition vers les soins adultesVers l’adolescence, un processus de transition est mis en place.Objectifs :Préparer le jeune à gérer sa maladie et son traitement ;L’aider à comprendre son dossier médical et l’importance du suivi à long terme ;Organiser le passage progressif du suivi en pédiatrie vers une équipe adulte spécialisée en cardiopathies congénitales.Cette étape est cruciale pour éviter les pertes de suivi, fréquentes à l’adolescence, et réduire les complications à l’âge adulte.3. Soins à l’âge adulteLes adultes porteurs d’une cardiopathie congénitale doivent bénéficier d’un suivi régulier dans des centres spécialisés (souvent appelés GUCH – Grown-Up Congenital Heart). Leur prise en charge comprend :Surveillance à vie : échocardiographies, IRM cardiaques, électrocardiogrammes, bilans réguliers ;Traitements adaptés : médicaments, interventions de reprise chirurgicale ou par cathéter si nécessaire ; prise en charge des affections rythmiques ;Prévention des complications : troubles du rythme, insuffisance cardiaque, hypertension pulmonaire, endocardite infectieuse ;Conseil génétique et évaluation du risque de récidive pour les générations suivantes ;Suivi et évaluation de complications pour la circulation pulmonaire ;Vie quotidienne : conseils pour le sport, le travail, les voyages, la contraception et la grossesse ;Accompagnement psychologique et social : soutien pour vivre avec une maladie chronique.L’H.U.B offre une prise en charge intégrée et une palette de soins complète, incluant une expertise en insuffisance cardiaque et en transplantation, dans l’évaluation de la circulation pulmonaire, en cardiogénétique, en rythmologie, en cardiologie intreventionnelle et en chirurgie cardiaque. Cette offre de soins fait du HUB un centre de référence belge en cardiopathies congénitales. Vos spécialistes À l’Hôpital Erasme Prof. Antoine BondueCardiogénétique et cardiopathies congénitales adultesDirecteur du Service de Cardiologie de l’H.U.B Dr. Marielle MorissensCardiologue Cardiopathies congénitales adultesProf. Jean-Luc Vachiery Circulation pulmonaire et insuffisance cardiaqueDirecteur de clinique Prof. Ana RoussoulièresInsuffisance cardiaque et transplantationDr. Renaud DendievelCardiologue interventionnelPrendre rendez-vous Tél.: +32 (0)2 555 39 60 email : Cons [dot] Cardio [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (Cons[dot]Cardio[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)   À l’HUDERF Prof. Françoise VermeulenPédiatrie intégrée et Médecine de l’adolescentDr Hugues Dessy  Cardiologue pédiatrique Spécialisé dans le diagnostic anténatal Directeur du Service de Cardiologie pédiatrique de l’HUDERF Prof. Pierre WauthyChirurgie cardiaque congénitale Prendre rendez-vous Tél.: +32 (0)2 477 31 79  email : Call2 [dot] Accueil [dot] huderf [at] hubruxelles [dot] be (Call2[dot]Accueil[dot]huderf[at]hubruxelles[dot]be)   Découvrez le Service de Cardiologie Pédiatrique de l’HUDERF  FAQ sur les cardiopathies congénitales 1. Une cardiopathie congénitale est-elle toujours grave ? Non. Certaines sont bénignes et n’exigent qu’un suivi léger et parfois transitoire durant l’enfance. D’autres nécessitent une surveillance ou des interventions, et un suivi au long terme. 2. Peut-on prévenir une cardiopathie congénitale ? Pour la plupart non, car elles dépendent souvent de facteurs complexes. Il existe néanmoins des situations où l’hérédité joue un rôle important. Une bonne préparation de la grossesse et une identification préalable d’un éventuel facteur héréditaire réduit certains risques (conseil génétique, prise d’acide folique, suivi médical régulier, éviter alcool et tabac). 3. Est-ce que les cardiopathies congénitales sont héréditaires ? Pas toutes, mais certaines oui. Dans la majorité des cas, elles apparaissent de façon « isolée », sans qu’il y ait d’antécédents familiaux connus. Elles résultent souvent d’une combinaison complexe de facteurs : environnementaux pendant la grossesse (par exemple : infections virales comme la rubéole, prise de certains médicaments, consommation d’alcool, diabète mal contrôlé) ; et parfois de facteurs génétiques (anomalies chromosomiques ou de nombre de gènes, ou variants génétiques qui soit apparaissent chez l’enfant, soit sont hérités des parents). A ce jour, une composante génétique est identifiable dans environ 30 % des cas, avec une implication et une sévérité variable selon les situations : transmission familiale de variants responsables (plusieurs membres d’une même famille atteints, mais de manière souvent variable) ; syndromes génétiques (ex. : trisomie 21, syndrome de DiGeorge, syndrome de Noonan, etc.). 4. Si mon enfant naît avec une cardiopathie congénitale, quel est le risque que mes futurs enfants en aient une également ? Si un enfant est né avec une cardiopathie congénitale, le risque qu’un frère ou une sœur soit également concerné est plus élevé que dans la population générale (souvent entre 2 et 6 %, mais peut être plus élevé selon le type de malformation et l’histoire familiale). Ce risque justifie un éventuel conseil génétique selon la situation, et parfois un suivi particulier lors de grossesses ultérieures (échographie fœtale ciblée, diagnostic anténatal ou préimplantatoire). 5. Si un parent (père ou mère) est atteint de cardiopathie congénitale, y a-t-il un risque pour les enfants ? Oui, le risque est légèrement plus élevé que dans la population générale. Selon le type de malformation, il varie entre 2 et 10 %. Le risque est en général un peu plus important si la mère est atteinte. Ce risque justifie une échographie cardiaque fœtale pendant la grossesse, afin de dépister précocement une éventuelle malformation. Dans certains cas, un conseil génétique sera proposé avant la grossesse.  6. Les enfants atteints peuvent-ils avoir une vie normale ? Une cardiopathie congénitale n’est presque jamais « guérie » une fois pour toutes. Même après une chirurgie réussie, des complications ou des réinterventions peuvent survenir à l’âge adulte. D’où l’importance  d'une bonne transition entre pédiatrie et âge adulte pour la continuité du suivi, et pour anticiper ou détecter précocement d’éventuelles complications. La transition est un processus continu, qui débute durant les soins pédiatriques et se prolonge dans la prise en charge adulte, avec un interfaçage entre les deux réalités.  7. Peut-on guérir d’une cardiopathie congénitale ? Une cardiopathie congénitale n’est presque jamais « guérie » une fois pour toutes. Même après une chirurgie réussie, des complications ou des réinterventions peuvent survenir à l’âge adulte. D’où l’importance d'une bonne transition entre pédiatrie et âge adulte pour la continuité du suivi. 8. Une femme avec une cardiopathie congénitale peut-elle avoir une grossesse ? Oui, dans de nombreux cas, mais avec un suivi spécialisé. Certaines situations nécessitent une surveillance accrue, et rarement la grossesse peut être déconseillée. Ressources et liens utiles Ligue Cardiologique de Belgique Société belge de cardiologie – Groupe de travail belge des cardiopathies congén… Société Européenne de Cardiologie – section Congenital Heart Disease Dépliant sur la prise en charge des maladies cardiaques congénitales à l'H.U.B … ASSOCIATION - Battements vers l'avenir COMMUNIQUE DE PRESSE - Cardiopathies congénitales : la continuité des soins, de… VIDEO - Témoignage - Être parent d'une enfant porteuse d'une cardiopathie congé…
Cardiopathies congénitales
Problématique de santé
Cancer du poumon
Qu'est-ce qu'un cancer du poumon ? Le cancer du poumon est une maladie dans laquelle certaines cellules des poumons se transforment et se multiplient de manière incontrôlée. Ces cellules anormales peuvent former une masse appelée tumeur.Il existe deux grands types de cancer du poumon :•    Cancer bronchique non à petites cellules (le plus fréquent, environ 80 % des cas).•    Cancer bronchique à petites cellules (plus rare, mais plus agressif).Prévalence en BelgiqueLe cancer du poumon est l’un des cancers les plus fréquents en Belgique.Chaque année, on diagnostique environ 9.000 nouveaux cas.C’est la première cause de décès par cancer tous genres confondus.Le tabac est le principal facteur de risque, mais d’autres causes existent : exposition au radon, pollution de l’air, tabagisme passif, antécédents familiaux.SymptômesToux persistante ou qui change de caractère.Crachats avec du sang.Douleur thoracique ou essoufflement.Enrouement.Perte de poids involontaire, fatigue.Infections pulmonaires à répétition (bronchites, pneumonies). À noter : avoir ces symptômes ne signifie pas forcément un cancer, mais il est important de consulter un médecin s’ils persistent. Quelle est la prise en charge médicale du cancer du poumon ? 1. DépistageLe dépistage systématique du cancer du poumon n’est pas encore généralisé en Belgique.Des études sont en cours pour proposer un dépistage ciblé chez les personnes à haut risque (ex. gros consommateurs de tabac).2. DiagnosticLe diagnostic repose sur :Imagerie médicale : scanner thoracique, PET-scan, IRM.Bronchoscopie (examen permettant de visualiser les bronches et de prélever un échantillon).Biopsie : analyse des cellules pour confirmer la présence d’un cancer.3. TraitementLe traitement dépend du type de cancer, de son stade et de l’état de santé global du patient. Il peut associer :Chirurgie : retirer la tumeur si possible.Radiothérapie : utiliser des rayons pour détruire les cellules cancéreuses.Chimiothérapie : médicaments qui détruisent les cellules cancéreuses.Thérapies ciblées : médicaments qui agissent sur certaines anomalies génétiques de la tumeur.Immunothérapie : stimuler le système immunitaire pour combattre le cancer.4. SuiviUn suivi régulier est essentiel :Contrôles cliniques et radiologiques.Prise en charge des effets secondaires.Soutien psychologique, diététique et réadaptation respiratoire. En savoir plus sur la prise en charge du cancer du poumon à l'H.U.B FAQ sur le cancer du poumon 1. Le cancer du poumon ne touche-t-il que les fumeurs ? Non. Le tabac est la cause principale, mais 10 à 15 % des patients n’ont jamais fumé. 2. Quels sont les premiers signes à surveiller ? Toux persistante, essoufflement, sang dans les crachats, perte de poids inexpliquée. 3. Peut-on dépister le cancer du poumon tôt ?  C’est théoriquement possible. Il n’existe pas encore de programme de dépistage officiel en Belgique. Si vous présentez des symptômes ou êtes fumeur, consultez un médecin. 4. Quels sont les taux de survie des patients atteints d'un cancer du poumon ? Ils varient selon le stade : plus la maladie est diagnostiquée tôt, meilleures sont les chances. 5. L’arrêt du tabac diminue-t-il le risque même après des années de consommation ? Oui. L’arrêt réduit significativement le risque, même après de longues années de tabagisme. 6. Le cancer du poumon est-il héréditaire ? Il existe des prédispositions familiales, mais le tabac reste le facteur de risque principal. 7. Parmi les examens à réaliser, lesquels sont douloureux ? La majorité des examens, tels que le scanner et PET-scan, ne sont pas douloureux. La biopsie peut être inconfortable, mais elle est réalisée sous anesthésie locale. 8. Peut-on vivre normalement pendant le traitement du cancer du poumon ? Cela dépend du type de traitement et des effets secondaires. Un suivi médical adapté permet de maintenir la meilleure qualité de vie possible. 9. Quels sont les effets secondaires des traitements du cancer du poumon ? Ils sont très variables selon les thérapies et sont de mieux en mieux gérés.  10. On m'a diagnostiqué un cancer du poumon. Où trouver du soutien ?  Il existe des associations de patients, des psychologues spécialisés, et des équipes hospitalières de soins de support. Ressources et liens utiles sur le cancer du poumon Que vous ayez déjà reçu un diagnostic ou que vous suspectiez d'être atteint.e d'un cancer du poumon, nous sommes là pour vous accompagner et vous informer pas à pas. C'est pourquoi nous vous proposons une série de contenus (produits par des médecins, des chercheurs, des associations de patientes ou encore par les acteurs de santé publique) qui d'une part, vous aideront à mieux comprendre la maladie et la gérer et, d'autre part, vous permettront d'identifier des groupes de soutien avec lesquels échanger. [ORGANISATION] La Fondation contre le Cancer [ORGANISATION] All.Can (informations et démystification des croyances autour du… [ORGANISATION] Tabacstop [ASSOCIATION PATIENTS] ALK Positive Belgium (pour les patients atteints d'un ca… ASSOCIATION PATIENTS] PROLONG Belgium (personnes atteintes de cancer du poumon … [ORGANISATION] Belgian Lung Foundation
Cancer du poumon
Problématique de santé
Cancer colorectal
Qu'est-ce qu'un cancer colorectal ? Le cancer colorectal est l’un des cancers les plus fréquents, mais il peut être prévenu ou détecté à un stade précoce grâce au dépistage régulier et à l’ablation endoscopique des polypes. Ces interventions permettent d’éviter l’évolution vers un cancer invasif. Si vous êtes concerné par un dépistage ou une intervention endoscopique, notre service est spécialisé dans une prise en charge personnalisée. Une prescription médicale peut être nécessaire avant la prise de rendez-vous.  Quelle est la prise en charge du cancer colorectal ? Notre service offre une expertise de pointe dans le dépistage et le traitement endoscopique des polypes et cancers colorectaux. Nous réalisons des coloscopies diagnostiques et des résections endoscopiques avancées, y compris les techniques de polypectomies, mucosectomie, ESD (dissection sous-muqueuse endoscopique) et résection en paroi totale (FTRD). Nos équipes multidisciplinaires incluent des gastroentérologues, des chirurgiens digestifs et des oncologues, assurant une prise en charge complète et coordonnée.Nous sommes également spécialisés dans le suivi des patients à haut risque (antécédents familiaux ou personnels) et dans l’accompagnement des traitements après le diagnostic. Nos équipements modernes garantissent des interventions précises et sûres, minimisant les complications et favorisant une récupération rapide.Un dépistage régulier est recommandé dès l’âge de 50 ans, ou plus tôt en cas d’antécédents familiaux. Consultez un médecin en cas de saignement rectal, de douleurs abdominales persistantes ou de changements des habitudes intestinales. En cas de symptômes aigus (douleur intense ou obstruction), une prise en charge urgente est nécessaire. Découvrez le Service d'Oncologie Digestive de l'H.U.B Cancer colorectal : quelles innovations scientifiques et médicales à l'H.U.B ? Notre service a mis en place un monitoring de la qualité de nos examens (taux de préparation de bonne qualité, taux d’intubation caecale, taux de détection d’adénome). Celui-ci est publié sur chaque compte rendu. Il participe à des projets de recherche sur les techniques endoscopiques innovantes, telles que l'ESD, et sur l'optimisation du dépistage du cancer colorectal (intelligence artificielle). Nous sommes également certifiés pour le dépistage organisé, garantissant des soins de haute qualité. Nos contributions à la recherche scientifique En tant que membres d'un hôpital académique de premier plan, nos professionnels de santé mènent des projets de recherche scientifique afin de faire avancer la médecine et de toujours améliorer la qualité des soins apportés aux patients. Consulter la liste de nos publications scientifiques
Cancer colorectal
Problématique de santé
Digestion ralentie
Qu'est-ce que la digestion ralentie ? La digestion ralentie, ou gastroparésie, est un trouble qui se manifeste par un ralentissement de la vidage gastrique. Elle peut entraîner des symptômes tels que des nausées, des ballonnements, une sensation de satiété précoce ou des douleurs abdominales. Ce trouble peut être lié à des pathologies sous-jacentes comme le diabète ou apparaître sans cause apparente. L’hôpital Erasme propose des solutions innovantes pour améliorer la vidange gastrique et réduire les symptômes. Digestion ralentie : quelle prise en charge médicale à l'H.U.B ? Le service de Gastroentérologie de l’hôpital Erasme offre une approche avancée pour traiter la digestion ralentie, en combinant diagnostic précis et options thérapeutiques modernes. Parmi les traitements innovants, l’injection de Botox dans le pylore permet de détendre le muscle et d’accélérer le passage des aliments. Une autre alternative est la procédure G-POEM (Gastric Per-Oral Endoscopic Myotomy), qui consiste à sectionner partiellement le muscle pylorique pour améliorer la vidange gastrique de manière durable.Notre équipe multidisciplinaire, composée de gastroentérologues, radiologues, nutritionnistes et kinésithérapeutes, assure un suivi adapté à chaque patient afin d’optimiser les résultats et d’améliorer la qualité de vie.Les patients souffrant de digestion ralentie peuvent améliorer leur confort digestif en adoptant certaines habitudes : préférer des repas fractionnés en petites portions, privilégier les aliments faciles à digérer et bien mâcher les aliments. L’hydratation régulière et une activité physique légère, comme la marche après les repas, peuvent également aider. En cas de symptômes persistants, une consultation médicale est recommandée. Découvrez le Service de Gastro-Entérologie de l'H.U.B Digestion ralentie : quelles innovations scientifiques et médicales à l'H.U.B ? L’hôpital Erasme est un centre de référence pour la recherche sur les troubles de la motilité digestive. Nos équipes participent à des études cliniques sur les traitements innovants comme le Botox et le G-POEM afin d’optimiser leur efficacité et de développer de nouvelles approches. Notre objectif est d’offrir aux patients des solutions efficaces et peu invasives pour améliorer leur confort digestif. Nos contributions à la recherche scientifique En tant que membres d'un hôpital académique de premier plan, nos professionnels de santé mènent des projets de recherche scientifique afin de faire avancer la médecine et de toujours améliorer la qualité des soins apportés aux patients. Consulter la liste de nos publications scientifiques
Digestion ralentie