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Les Mardis de la Kiné - Edition 2025
Programme et intervenants Le premier Mardi de la Kiné aura lieu le 28 janvier 2025Accréditation PQK demandée pour chaque atelier. Thème : 'Recommandations en kinésithérapie respiratoire pédiatrique : Bronchiolite et mucoviscidose'Lieu : Auditoire Claude – bâtiment FOrganisatrices : V. GASPAR (PT, Centre de Référence de la Mucoviscidose, HUDERF - HUB) P. PALLANCA (PT, PhD st, Hôpital Erasme – HUB) Modératrices :C. HAGGENMACHER (PT, HUDERF – HUB)P. PALLANCA (PT, PhD st, Hôpital Erasme – HUB) Programme du 28 janvier 2025 19h30 - La bronchiolite : Un sujet qui questionnePrise en charge médicaleD. BIARENT (MD, Pédiatre - ULB)Prise en charge kinésithérapeutiqueN. AUDAG (PT, PhD, Cliniques Universitaires Saint-Luc)20h30 - Pause21h00 - La mucoviscidose : Un avenir en perpétuel changement ?Prise en charge médicaleL. HANSSENS (MD, PhD, Pneumologue et Allergologue, Centre de  Référence de la Mucoviscidose, HUDERF – HUB)  Prise en charge kinésithérapeutiqueV. GASPAR (PT, Centre de Référence de la Mucoviscidose, HUDERF - HUB)22h00 - Fin de l'évènementCollation offerte par Vitalys Les inscriptions à ce séminaire sont clôturées. Le second Mardi de la Kiné aura lieu le 11 mars 2025Thème : 'Les pathologies cicatricielles'Lieu : Auditoire Claude – bâtiment FOrganisatrice : S. CATELIN (PT, Hôpital Erasme - HUB)Modératrice : D. FRANCK (MD, Chirurgien plastique pédiatrique – HUDERF - HUB) Programme du 11 mars 202519h30 - IntroductionD. FRANCK (MD, Chirurgien plastique pédiatrique – HUDERF - HUB)         19h45 - Kinésithérapie des cicatricesN. VARAUD (PT, Nîmes, France) – Via Teams, Formatrice INK-CEVAK                                        20h15 - Prise en charge médicale des cicatrices hypertrophiques et chéloïdesS. ABBOUD (MD, Dermatologue, Hôpital Erasme - HUB)     20h30 - Pause21h00 - Brûlures chez l’adulte : De l’accident à la reconstructionD. VAN GOETHEM (PT, HMRA - Centre des Brûlés)21h30 - Brûlures chez l’enfant : Spécificités et stratégies de la prise en charge  G. LEBRUN (PT, HUDERF – HUB)22h00 - Fin de l'évènement Les inscriptions à ce séminaire sont clôturées. Le troisième Mardi de la Kiné aura lieu le 8 avril 2025Thème : 'Gonarthrose et coxarthrose : Les clefs pour être à jour'Lieu : Auditoire Claude – bâtiment FOrganisateur : M. TITS (PT, Hôpital Erasme - HUB)Modérateur : D. MOURAUX (PT, PhD st, Hôpital Erasme – HUB)Programme du 8 avril 202519h30 - Arthrose et douleur : Quoi de neuf Docteur ? A. DELAFONTAINE (MD, PhD, Médecin du sport - ULB)20h00 : Recommandations et bonnes pratiques pour la rééducation de l’arthrose du genou et de la hanche J. VAN CANT (PT, PhD, FSM – ULB)20h30 : Pause21h00 : Evaluation et traitement en kinésithérapie : Aspects pratiquesE. JANSSENS (PT, Hôpital Erasme – HUB)G. SCHLEICH (PT, Hôpital Erasme – HUB)21h30 : La course à pied : Nouveau médicament pour soulager les symptômes de l’arthrose de hanche et de genouxA. P. NGUYEN (PT, PhD, FSM – UCL)        Collation offerte par Nutergia  Les inscriptions à ce séminaire sont clôturées. Nos sponsors Merci à nos sponsorsNutergiaVitalysCaroskinFysioshopVPS fitnessOxycureAqtor!OrteamOxysphairTilmanLPGOxygenGymna
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Les Mardis de l'AVC reprennent dès janvier 2026 !
Chaque mois, la Clinique Neurovasculaire de l'H.U.B organise un atelier où patients, aidants et soignants se rencontrent et échangent sur des problématiques liées au post-AVC (équilibre, concentration, langage, conduite, alimentation, etc.). Un moment privilégié pour partager ses problèmes, ses bonnes pratiques ou encore ses questions avec des personnes qui vous comprennent. Découvrez les ateliers de 2026 ! Les ateliers AVC de 2026 13/01/2026 - AVC, hypertension et hypercholestérolémie. En savoir plus10/02/2026 - AVC et tabac. En savoir plus17/03/2026 - AVC et troubles de l'équilibre : prévention des chutes et aides techniques. En savoir plus21/04/2026 - AVC : fatigue, troubles de l'humeur et du sommeil. En savoir plus16/06/2026 - Reprendre la conduite après un AVC. En savoir plus22/09/2026 - Les troubles de la concentration et de la cognition après un AVC. En savoir plus17/11/2026 - AVC et gestion des facteurs de risque cardiovasculaire grâce à l'alimentation. En savoir plus15/12/2026 - Communiquer après un AVC : les logopèdes vous accompagnent. En savoir plus Articles sur la vie après un AVCLes mardis de l'AVC ont lieu tout au long de l'année. Vous avez manqué les précédents ? Voici quelques articles dans lesquels nos experts vous expliquent tout !L’AVC : agir vite pour sauver le cerveau, à tout âge. Lire l'articleReprendre le volant après un AVC : ce qu’il faut savoir. Lire l'articleObésité : un facteur clé dans la prévention des AVC. Lire l'articleLes troubles de la parole et du langage après un AVC. Lire l'articleL’alimentation : un précieux atout dans la prévention des AVC. Lire l'articleAnatomie d’une chute : les troubles de l’équilibre après un AVC. Lire l'articleAVC : Comment prévenir l'épuisement des aidants proches ? Lire l'articlePeut-on faire des crises d’épilepsie après un AVC ? Lire l'article
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Les modalités de prise de rendez-vous
Découvrez les différentes modalités de prise de rendez-vous au sein de nos institutions. Les modalités Quatre options sont actuellement disponibles La prise de rendez-vous est possible par plusieurs canaux. Découvrez les canaux disponibles pour le service qui vous intéresse via la page du service en question. Il est également possible de trouver votre spécialiste via l'annuaire.  Image Image MyHUB MyHUB, c'est l'application qui vous donne le contrôle dans vos relations avec nos institutions. Vous êtes en mesure de prendre des rendez-vous et de voir l'agenda de vos rendez-vous et hospitalisations programmées. Vous pouvez également tenir à jour vos coordonnées (adresse, numéro de téléphone, médecin traitant, etc.) ainsi que nous indiquer les options que vous souhaitez pour votre hospitalisation (préférences de menu, type de chambre, etc.).  MyHUB Rosa Rosa est une plateforme de prise en rendez-vous en ligne doublée d'une application. Rosa vous permet de consulter facilement les créneaux de rendez-vous disponibles et d'identifier les services concernés ainsi que les informations liées aux spécialités de certains médecins ou cliniques. Cet outil est directement relié à notre annuaire hospitalier. Retrouvez plus d'informations sur Rosa et le traitement de vos données personnelles ci-dessous. Rosa Formulaire Vous avez la possibilité de prendre rendez-vous via des formulaires en ligne. En fonction des différents services, les formulaires peuvent varier et requièrent parfois des informations complémentaires. Soyez précis et complet afin que votre demande soit traitée de manière optimale. Vous serez ensuite recontacté dans les plus brefs délais avec une proposition de rendez-vous. Il est possible de modifier ou d'annuler un rendez-vous via formulaire, grâce à votre code unique. Services Téléphone Retrouvez les numéros nécessaires à la prise de rendez-vous par téléphone via les page services ainsi que les boutons "Mon rendez-vous". Vous trouverez des numéros spécifiques à certaines consultations ou le numéro général. S'il vous est demandé d'utiliser le numéro général, vous serez amené effectuer des choix lors de l'appel via le clavier de votre téléphone. Ces choix vous guideront vers le bon l'interlocuteur. Services F.A.Q. : Rosa Comment trouver un praticien de santé et prendre rendez-vous ? Sélectionnez la modalité qui vous convient le mieux pour prendre rendez-vous : téléphone, formulaire, MyHUB ou Rosa.Si vous avez sélectionné Rosa, suivez ces étapes :Accédez à l'annuaire de l'hôpital : Rendez-vous sur le registre Rosa de l’hôpital, par exemple via ce lien pour l’Hôpital Universitaire de Bruxelles.Saisissez le nom du praticien : Utilisez la barre de recherche pour taper le nom du médecin ou du spécialiste que vous recherchez.Consultez les détails du praticien : Cliquez sur le nom du praticien pour voir son profil, incluant sa spécialité, ses qualifications et les créneaux horaires disponibles.Ce processus vous permet de trouver facilement et de réserver des rendez-vous avec des professionnels de santé spécifiques. Comment trouver une spécialité ou un département ? Sélectionnez la modalité qui vous convient le mieux pour prendre rendez-vous : téléphone, formulaire, MyHUB ou Rosa.Si vous avez sélectionné Rosa, suivez ces étapes :1. Accédez à l'annuaire de l'hôpital : Rendez-vous sur le registre Rosa de l’hôpital, par exemple via ce lien pour l’*Hôpital Universitaire de Bruxelles*.2. Parcourez ou recherchez des spécialités : Vous pouvez soit parcourir la liste des spécialités médicales disponibles, soit taper le nom de la spécialité que vous recherchez dans la barre de recherche.3. Sélectionnez une spécialité : Cliquez sur la spécialité souhaitée pour voir plus d'informations sur les services offerts, y compris les praticiens disponibles dans ce département.4. Vérifiez les options de rendez-vous : Souvent, la page du département fournira des informations sur la manière de prendre un rendez-vous avec des spécialistes dans ce domaine. Cela peut inclure des détails tels que l'âge du patient ou l'expertise spécifique que vous recherchez.Ce processus vous aide à localiser efficacement le département médical spécifique dont vous avez besoin et à accéder aux services pertinents. Comment mes données sont-elles utilisées avec Rosa ? Politique de protection de la vie privée & Conditions de service pour les visiteurs et les utilisateurs  Quelle est la différence entre Rosa et MyHUB ? MyHUB est l’application mobile développée par l’Hôpital Universitaire de Bruxelles. Cet outil vous permet de gérer vos relations avec l’hôpital. Vous pouvez prendre vos rendez-vous et consulter l’agenda de vos consultations ainsi que de vos hospitalisations programmées. Il vous est également possible de tenir à jour vos coordonnées : adresse, numéro de téléphone ou le nom de votre médecin traitant. Avant votre hospitalisation, vous pouvez nous indiquer vos préférences, qu’il s’agisse du menu, du type de chambre ou d’autres options. Vous avez aussi accès aux informations essentielles pour préparer sereinement votre séjour à l’hôpital. Enfin, vous pouvez enregistrer vos traitements afin de recevoir un rappel au moment de leur prise et de pouvoir les communiquer facilement à votre médecin.Rosa est une plateforme en ligne indépendante qui vous permet de prendre vos rendez-vous avec les spécialistes de l’H.U.B :1. Pas de connexion requise pour les créneaux de rendez-vous : Les patients peuvent consulter les créneaux de rendez-vous disponibles sans avoir à se connecter. Cet accès simplifié permet une prise de décision et une planification plus rapides, ce qui améliore la commodité pour les utilisateurs qui préfèrent ne pas gérer plusieurs comptes.2. Vitesse de la plateforme : L'annuaire hospitalier est généralement plus rapide et plus réactif, ce qui permet aux utilisateurs de naviguer facilement et de trouver rapidement les informations dont ils ont besoin. Cette rapidité améliore l'expérience globale de l'utilisateur, facilitant l'accès des patients aux services requis.3. Accès centralisé : L'annuaire hospitalier intègre les informations de diverses spécialités et départements au sein d'une seule plateforme. Cette approche centralisée simplifie le processus pour les patients à la recherche de différents types de soins, leur permettant de trouver et de réserver des rendez-vous dans plusieurs services sans naviguer à travers différents portails.
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Les options endoscopiques dans la prise en charge de l'obésité
L’obésité est une pathologie chronique qui peut entraîner de nombreuses complications métaboliques et cardiovasculaires. Lorsque les approches conventionnelles comme le régime et l’activité physique ne suffisent pas, des solutions endoscopiques peuvent être envisagées. Ces techniques, peu invasives, permettent une prise en charge efficace en limitant les risques liés à la chirurgie bariatrique. Obésité : quelle prise en charge médicale à l'H.U.B ? Le Service de Gastro-Entérologie de l’Hôpital Erasme propose une prise en charge multidisciplinaire de l’obésité avec des options endoscopiques innovantes. Parmi celles-ci, la pose d’un ballon gastrique permet de réduire la sensation de faim et de favoriser la perte de poids. Une autre alternative est la sleeve gastroplastie endoscopique, qui consiste à réduire la taille de l’estomac sans intervention chirurgicale lourde.Nos équipes associent ces techniques à un suivi nutritionnel et comportemental personnalisé afin d’optimiser les résultats. Une collaboration étroite entre gastroentérologues, endocrinologues, diététiciens et psychologues assure une approche globale et adaptée à chaque patient.Il est essentiel d’adopter une hygiène de vie saine avant et après une intervention endoscopique pour l’obésité. Une alimentation équilibrée, riche en fibres et en protéines, ainsi qu’une activité physique régulière, sont recommandées pour maximiser les résultats. À la prise en charge endoscopique s’associe des rendez-vous multidisciplinaire chez le gastroentérologue, la diététicienne et la psychologue, afin de renforcer les changements du mode de vie. Découvrez la Clinique d'Endoscopie de l'H.U.B
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Les risques de l'exposition aux écrans pour les enfants
Pour protéger la santé oculaire des plus jeunes, envisagez d'autres options. Les risques L'exposition excessive aux écrans peut présenter plusieurs risques pour les enfants, notamment sur leur santé physique et mentale. Passer trop de temps devant un écran peut entraîner des problèmes de vision, comme la fatigue oculaire, et augmenter le risque de troubles du sommeil en perturbant leur rythme circadien. De plus, un usage prolongé des écrans peut nuire au développement social et émotionnel des enfants, limitant les interactions en face à face et favorisant l'isolement. Enfin, l'exposition constante à des contenus inappropriés ou violents peut avoir un impact négatif sur leur comportement et leur bien-être psychologique. Il est donc essentiel de limiter le temps d'écran et de favoriser des activités diversifiées pour un développement équilibré. Les alternatives Il existe de nombreuses alternatives aux écrans qui permettent aux enfants de se divertir tout en stimulant leur créativité, leur motricité et leurs interactions sociales. Par exemple, la lecture de livres favorise le développement du langage et de l’imagination, tout en offrant un moment de calme. Les jeux de société sont également une excellente option pour renforcer les liens familiaux et encourager la coopération ou la compétition saine. Les activités en plein air, comme le vélo, la randonnée ou les jeux de ballon, sont idéales pour améliorer la condition physique et passer du temps dans la nature. De plus, les arts créatifs comme le dessin, la peinture ou la musique permettent aux enfants d’exprimer leurs émotions et de développer leur esprit créatif. Enfin, passer du temps avec d’autres enfants, que ce soit pour jouer dans un parc ou participer à des activités collectives, aide à renforcer leurs compétences sociales et leur développement émotionnel. Ces alternatives sont essentielles pour offrir un équilibre entre les activités numériques et celles qui favorisent un développement sain. Parlez-en à notre service d'ophtalmologie et ophtalmologie pédiatrique, à l'Hôpital Erasme (Campus Anderlecht) et l'Hôpital des Enfants (Campus Laeken).  Ophtalmologie Ophtalmologie pédiatrique
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Les troubles de la parole et du langage après un AVC
À l’occasion des ateliers de l’AVC qui sont organisés par la Clinique Neurovasculaire de l’Hôpital Erasme – H.U.B, Laura Moraldo et Costanza Rollo Collura, Logopèdes, et Agnès Brison, Neurolinguiste, nous expliquent concrètement les implications des troubles de la parole et/ou du langage qui apparaissent chez les patients ayant fait un ou plusieurs AVC.  Ce mot que l’on a sur le bout de la langue... Pouvez-vous expliquer la différence entre les troubles du langage et de la parole ?Un trouble du langage acquis (aussi appelé “aphasie”) est celui qui se manifeste chez les patients qui avaient normalement développé le langage avant leur AVC. Ce trouble se traduit par l’incapacité du patient à utiliser le langage pour comprendre l’autre ou s’exprimer, tant à l’oral qu’à l’écrit. Il touche le lexique (les mots), la syntaxe (la phrase) ou encore les aspects “pragmatiques” de la communication, comme la compréhension de l’humour, de l’implicite, du second degré, tout ce qui est compliqué dans la relation du patient avec les autres.Le trouble de la parole (aussi appelé “dysarthrie”), touche, quant à lui, la capacité du patient à produire les mots qui sont dans sa tête, à enchaîner des sons lorsque les phrases sont longues ou que les séquences de sons sont complexes (ex. successions de consonnes, sons proches comme p/b ; l/n). Donc, la dysarthrie est une difficulté à articuler correctement. Elle peut aussi poser des problèmes quant à l’utilisation de la voix.Le trouble de la parole et le trouble du langage peuvent tous deux résulter d’un AVC ou d’un traumatisme crânien. Ils peuvent co-exister ou survenir indépendamment l’un de l’autre. “Dans la plupart des cas, les troubles de la parole et du langage ne viennent pas seuls. Ils sont souvent accompagnés par d’autres troubles, tels que des troubles moteurs ou cognitifs, engendrés par les lésions cérébrales que l’AVC a provoqué dans différentes zones du cerveau. C’est pourquoi la prise en charge du patient doit être multidisciplinaire”.Quelles sont les conséquences des troubles du langage et de la parole ?  Est-ce irréversible ? Image Généralement, nous expliquons au patient que les zones qui ont été touchées ne feront plus leur travail, mais que d’autres zones qui n’étaient pas nécessairement habilitées ou dont ce n’était pas le rôle vont prendre le relais. C’est ce que l’on appelle la « plasticité cérébrale », le cerveau a des capacités de réorganisation des connexions nerveuses. La récupération va dépendre de nombreux facteurs tels que la localisation et la taille de la lésion, l’âge, la motivation, la présence ou non de difficultés cognitives plus larges (mémoire, attention, etc.).Pour le patient, l’impact est surtout d’ordre psycho-social car il rencontre des difficultés majeures à échanger et interagir avec son entourage (personnel et professionnel). Cette incapacité à communiquer altère ses liens sociaux, son travail. Elle entraîne de véritables frustrations, surtout quand le patient est conscient de son trouble et de ses difficultés. “Les patients disent souvent “J'ai le mot en tête, mais il ne veut pas sortir”, ils ont vraiment le sentiment d’avoir le mot sur le bout de la langue sans pour autant parvenir à l’exprimer. Cela nous arrive à tous, mais dans le cas de l’aphasie, cela arrive parfois à chaque mot. Quand vous vivez cela toute la journée au quotidien, cela devient vite hyper frustrant et entraîner une forme d’isolement, la baisse de l’estime de soi, impact dans la vie pro du patient”.L’aidant proche est aussi fortement impacté au quotidien et doit fournir des efforts importants pour comprendre et interpréter ce que le patient tente de dire. Ces efforts permanents peuvent créer une surcharge cognitive, mentale et surtout émotionnelle pour les aidants proches qui doivent aussi apprendre à vivre avec une personne qui n’est plus celle qu’elle était avant.  Image “Le risque de burn-out est bien réel et, au-delà des problèmes de communication, les  troubles du langage et de la parole peuvent perturber la relation l’aidant et le patient dans le sens où, les rôles s’inversent. La personne qui, autrefois, était le pilier du foyer, de la famille, devient celle qui doit être pris en charge, assistée. Ce changement de dynamique peut être difficile à assumer et il existe des groupes de parole pour accompagner les aidants proches dans cette épreuve”.Les troubles de la parole et du langage chez les patients qui ont fait un ou plusieurs AVC constituent également un défi pour les soignants. La communication est clé dans le processus de revalidation, qu’il s’agisse de celle entre le soignant et le patient, le soignant et la famille du patient, les soignants entre eux. Comment aider quelqu’un à aller mieux si on ne comprend pas ou si on interprète mal ce qu’il nous dit ? C’est pourquoi nous disposons de toute une série d’outils qui, en fonction des capacités du patient, nous permettent, dans la plupart des cas, de le comprendre et de répondre à ses besoins. Nous utilisons des images, des mots écrits, des questions orales fermées (à laquelle il faut répondre par oui ou par non), l’écriture ou encore le dessin pour permettre au patient de s’exprimer et d’atténuer sa frustration. “Nous travaillons avec l’ensemble des thérapeutes impliqués dans le parcours de soin du patient afin de nous assurer que chacun comprenne au mieux ses besoins. Nous voulons  éviter les situations où les patients, excédés et découragés par leur incapacité à s’exprimer et à se faire comprendre, s’énervent et pleurent devant des professionnels de la santé qui veulent vraiment les aider et se sentent totalement impuissants”.Quelles sont les prises en charges médicales actuellement disponibles à l’Hôpital Erasme - H.U.B pour prévenir/limiter/traiter ( ?) les troubles du langage et de la parole chez les patients qui ont fait un/des AVC ? Lors d’un AVC, il faut agir le plus rapidement possible. Au niveau médical, l’H.U.B dispose d’une unité AVC (aussi appelée “Stroke Unit”) dans la Clinique Neurovasculaire qui effectue des interventions chirurgicales (la thrombectomie et la thrombolyse) pour déboucher les artères et refaire passer le flux sanguin normalement afin de limiter au maximum les lésions cérébrales.Au niveau paramédical, Le Centre de revalidation fonctionnelle neurologique ambulatoire pour adulte (CRFNA) rassemble une équipe multidisciplinaire composée de logopèdes, de kinésithérapeutes, d’ergothérapeutes, d’une psychologue, de neuropsychologues, de médecins et d’une assistante sociale qui place le patient au cœur de la prise en charge et travaillent tous en étroite collaboration pour répondre au mieux à ses besoins, mais aussi à ses objectifs personnels.Les ergothérapeutes proposent, en collaboration avec les logopèdes, des outils de communication, notamment en phase aigüe, et observent la façon dont le patient se débrouille, ils analysent ses capacités et évaluent la sévérité du trouble. Ils proposent aussi des exercices, comme par exemple, faire des catégories, assembler des mots ou encore récupérer le geste moteur pour l’écriture et mieux contrôler les mouvements pour la précision. Ces exercices sont nécessaires à toute une série d’activités qui seront menées avec les autres professionnels de la santé qui ont intervenir dans le trajet de soin du patient.  Image Les neuropsychologues travaillent sur les fonctions cognitives telles que la mémoire, l’attention, et la concentration, qui sont indispensables à la rééducation du langage et de la parole. Les kinésithérapeutes aident le patient à travailler sa posture, car cette dernière joue sur la respiration et donc sur l’expression orale. Nous avons également une psychologue dédiée au service qui accompagne le patient, mais aussi les aidants proches, dans la gestion émotionnelle et mentale de la vie après un AVC.Certains logopèdes sont présents à la “Stroke Unit” et rencontrent les patients en phase dite “aigüe”, c’est-à-dire, quand ils viennent de faire un AVC. Ils évaluent si le patient souffre d’un trouble de la déglutition pour déterminer s’il est apte à manger ou pas.Ensuite, le patient qui en a besoin est pris en charge dans le service de Revalidation Neurologique, en hospitalisation, car même si les patients sont plus stables médicalement, ils ont souvent encore besoin d’un suivi médical. Les patients ont également besoin d’un accompagnement par rapport à la perte d’autonomie qui est souvent importante au début (notamment, des troubles de la marche).D'autres logopèdes poursuivent le suivi des troubles de la déglutition (dysphagie) s’ils ne sont pas résolus et les troubles du langage (aphasie) et de la parole (dysarthrie) seront pris en charge. La rééducation pourra alors démarrer.Enfin, quand le patient entre en phase chronique, c’est-à-dire quand il doit vivre à moyen ou long terme avec les troubles induits pas l’AVC, logopèdes et neurolinguistes interviennent pour comprendre comment les choses se passent à domicile et pour faire le lien entre ce qui se passe dans le bureau et ce qui se passe à l’extérieur : il s’agit d’une étape importante, le transfert des acquis. Qu’est-ce que le patient, et/ou éventuellement l’aidant proche, peut mettre en place à domicile pour améliorer/retrouver une communication optimale ?Le patient a besoin d’un environnement calme.“L’aphasie, ce n’est pas de la surdité, c’est juste un problème de compréhension. Il ne sert donc à rien de parler fort, ni de crier pour communiquer”. Les patients qui rencontrent des troubles du langage et de la parole ont évidemment besoin de plus de temps pour formuler des mots et des phrases, il est important, même si la tentation est forte, de ne pas finir leur phrase à leur place, de ne pas les interrompre, de ne pas faire semblant de les comprendre car c’est très infantilisant et cela risque de “casser” leur désir de communication et leur motivation. Les questions fermées, celles auxquelles il faut répondre par oui ou par non, sont une excellente technique de communication. Les exercices du récapitulatif ou de reformulation sont aussi très utile aux aidants qui souhaitent s’assurer qu’ils ont bien compris ce que le patient a voulu dire. Un patient qui a fait un AVC ressent une fatigue extrême jusqu'à 2 ans après son accident. Il a donc besoin de repos pour se remettre, mais aussi pour laisser le temps à son cerveau de réorganiser les connaissances. “Souvent les personnes qui entourent le patient demandent ce qu’elles peuvent leur faire faire, mais le rôle de la famille ou de l’entourage est d’encourager et de motiver le patient dans ses efforts afin de maintenir son désir de communication. La rééducation, c’est notre métier. Ce dont les patients ont besoin de la part de leur famille, c’est de la patience et de la bienveillance”.Laura Moraldo, LogopèdeCostanza Rollo Collura, LogopèdeAgnès Brison, Neurolinguiste
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L'hôpital et VOUS
Le magazine de votre hôpital Que vous soyez patient, parent de patient, futur patient ou visiteur, découvrez le nouveau magazine de l’H.U.B « L'hôpital et VOUS». Une multitude d'informations et d'actualités sur nos soignants, nos soins, nos domaines d'expertise et nos innovations! Votre santé est au cœur de nos préoccupations. Retrouvez l'intégralité de nos éditions juste ici et soyez à la page des activités de l'H.U.B! N°1 - DECEMBRE 2023 Découvrez le premier numéro File hub_decembre_2023.pdf
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L’H.U.B adopte la gouvernance collaborative en psychiatrie
Inspirée de modèles internationaux, cette démarche marque un tournant dans la manière de concevoir le soin en santé mentale. En savoir plus. Repensons la psychiatrie : du diagnostic au réseau Longtemps, la psychiatrie s’est appuyée sur un modèle biomédical classique, cherchant une relation de cause à effet entre les événements de vie et les symptômes psychiatriques — « il est dépressif parce qu’il a perdu son emploi », par exemple. Or, cette vision linéaire et causaliste ne suffit plus.La nouvelle approche adoptée par l’H.U.B. repose sur un modèle en réseau, où chaque élément de la vie d’une personne — santé, relations familiales, emploi, démarches administratives, environnement — est considéré comme un nœud interconnecté. Ensemble, ces nœuds forment une cartographie vivante de la problématique du patient.Chaque membre de l’équipe soignante (psychiatres, psychologues, infirmiers, ergothérapeutes, assistants sociaux…) y apporte sa lecture, pour construire une compréhension partagée et évolutive de la situation.« On ne peut pas réduire une personne à ses symptômes psychiatriques, ni à une seule cause. Ce modèle collaboratif permet de relier les éléments médicaux, psychologiques et sociaux entre eux. Le patient n’est plus “pris en charge” par un seul regard, mais accompagné par une véritable équipe qui pense et agit ensemble. », explique le Pr. Pierre Oswald, Directeur du Service de Psychiatrie de l’H.U.B.Une gouvernance réellement collaborativeDans cette nouvelle dynamique, chaque professionnel a voix au chapitre. L’équipe définit, discute et réévalue chaque semaine les priorités de soin du patient, dans une dynamique horizontale où la communication et la confiance priment sur les canevas hiérarchiques traditionnels.Le rôle de l’infirmier y prend une dimension nouvelle : garant de la cohérence, moteur du lien entre disciplines et porte-parole de la réalité quotidienne du patient.« Ce modèle redonne du sens à notre travail. On ne se contente plus d’exécuter des prescriptions : on réfléchit ensemble, on échange nos points de vue, on apprend à écouter les autres métiers. Cela renforce la cohésion de l’équipe et, surtout, la qualité des soins et d’accompagnement du patient. », témoigne Anthony Arend, Infirmier chef du Service de Psychiatrie de l’ H.U.BUn changement de culture plutôt qu’un protocole hospitalierL’objectif de cette approche est avant tout humain et organisationnel. Il vise à favoriser une prise en charge réellement inter et multidisciplinaire, non centrée sur le diagnostic, mais sur l’ensemble des dimensions qui influencent la vie et le rétablissement du patient. Ce modèle invite aussi à repenser les liens avec l’extérieur : le réseau familial, les acteurs de première ligne et les structures communautaires sont intégrés à la réflexion dès l’hospitalisation, afin de préparer une sortie plus fluide et un retour à la vie quotidienne plus stable.Une inspiration pour le futur des soins psychiatriquesLe Service de Psychiatrie de l’H.U.B. souhaite devenir, à terme, un pôle de référence pour ce type de collaboration intégrée et encourage d’autres institutions — hôpitaux psychiatriques comme services de psychiatrie généraux — à s’en inspirer.« Ce n’est pas une méthode miracle, mais une évolution nécessaire », souligne le Pr. Oswald. « Nous voulons ouvrir un espace de réflexion et de coopération entre soignants, redonner du souffle à nos pratiques, et replacer le patient au centre, non pas comme un objet de soin, mais comme une personne au cœur d’un réseau vivant. »
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L’H.U.B contribue à une avancée majeure dans la recherche sur l’hépatite associée à l’alcool
Le Prof. Christophe Moreno, Directeur du Service de Gastro-Entérologie de l’H.U.B, nous explique l’intérêt de cette étude et rappelle des points essentiels sur le dépistage de cette maladie.L’Hépatite associée à l'alcool, une maladie méconnue et mortelleL’étude a testé une molécule chez des patients atteints d’hépatite sévère associée à l’alcool. La maladie du foie évolue de manière asymptomatique chez les patients qui consomment de l’alcool de manière excessive pendant des années et qui, sans le savoir, développe une cirrhose du foie. Or, 15 à 20 % des patients [1] qui ont une consommation excessive d’alcool vont un jour développer une cirrhose. Lorsque le patient présente une jaunisse, c’est que la maladie a déjà atteint un stade avancé et que le foie est abîmé. Il existe des formes plus sévères que d’autres. Lorsque le patient fait une jaunisse sans présenter les symptômes d'une insuffisance hépatique, il peut vite se remettre. Dans le cas où les stigmates d’une insuffisance hépatique sont observés parce que le patient souffre, sans le savoir, d’une cirrhose du foie, le pronostic est alors très mauvais."L’hépatite associée à l’alcool est la forme la plus sévère chez les patients atteints d’une maladie du foie : 25% d’entre eux décèdent dans le mois qui suit l’apparition des symptômes. L’hôpital Erasme – H.U.B est un centre de référence dans la prise en charge de l’hépatite associée à l’alcool. Nous suivons environ 30 à 40 cas par an."Peu de solutions thérapeutiques pour les patients réfractaires au traitement standard Image Actuellement, on utilise des corticoïdes pour traiter les patients atteints d’une hépatite sévère associée à l’alcool. Cette approche thérapeutique est celle qui recommandée par les sociétés européennes et américaines d’hépatologie. À ce stade, aucun médicament n’a été approuvé par les autorités réglementaires dans cette indication.L’hépatite associée à l’alcool est une maladie encore relativement méconnue et elle a fait l’objet de très peu d'investissement de la part de l’industrie. En d’autres termes, il y a très peu de recherches scientifiques sur le sujet. De plus, quand les patients sont diagnostiqués, le taux de mortalité est tellement élevé à court terme, qu’il est difficile de proposer un traitement médicamenteux suffisamment efficace à temps. "Il faut savoir que, si le taux de mortalité des patients atteints de cette maladie est de 25 % à un mois, il monte jusqu’à 75% pour les patients réfractaires aux corticoïdes." [2]Cela peut sembler paradoxal, mais l’arrêt de l’alcool n’exerce aucune influence sur le taux de survie du patient à court terme. En revanche, si le patient répond bien aux corticoïdes et qu’il est vivant à 3 ou 6 mois, l’arrêt de l’alcool va jouer un rôle déterminant dans l’évolution de la maladie et dans le pronostic du patient au long cours. Une étude qui met en avant le rôle central de la régénération hépatique Image L'étude à laquelle nous avons contribué a été menée au niveau mondial chez un peu plus de 300 patients. Nous sommes le centre clinique qui a recruté le plus de patients en Europe. Le but de cette étude est d'évaluer la sécurité et l’efficacité d’un médicament, le Larsucosterol, dont l’un de ses principaux effets est une amélioration de la régénération hépatique. Cette régénération hépatique est centrale dans le traitement de cette maladie, car il a été constaté que l’une des raisons pour lesquelles le taux de mortalité est si élevé à court terme est que le foie ne se régénère plus. "On a longtemps cru que l’hépatite associée à l’alcool était très inflammatoire, ce qui est le cas d’ailleurs. Aujourd’hui, on sait qu’elle est également associée à un défaut de régénération."Bien que les résultats de l’étude n’aient pas atteint les objectifs initialement fixés, on observe que le traitement présente un bénéfice pour un segment de patients aux États-Unis. Ces résultats ont fait l’objet d’une publication dans la prestigieuse revue New England Journal of Medicine – Evidence et permettent le lancement d’une nouvelle étude de phase III (étude qui, a priori, devrait évaluer la meilleure dose de médicament à administrer à une population de patients encore plus importante que celle de l’étude de phase IIa).L’H.U.B, un centre clinique leader dans le domaine de l'hépatite associée à l'alcoolNous faisons partie des deux centres qui ont été sélectionnés pour mener cette étude clinique en Belgique. L’hépatite associée à l’alcool est une thématique de recherche importante dans notre service de Gastro-Entérologie. Nous avons étudié, dans des modèles animaux, la physiologie de la maladie et nous avons développé une réelle expertise clinique via plusieurs études qui nous ont permis de tester plusieurs molécules et stratégies thérapeutiques.Ce qui fait de l’H.U.B un pionnier dans la prise en charge de l’hépatite associée à l’alcool, c’est notre programme de transplantation hépatique en procédure accélérée. “Nous sommes, avec des chercheurs et médecins de Lille (France), les premiers au monde à avoir développé une solution thérapeutique pour les patients atteints d’hépatite associée à l’alcool et réfractaires aux corticoïdes”. La transplantation hépatique représente la seule chance de survie pour ces patients, mais elle ne s’adresse qu’à une partie d’entre eux, ceux qui sont éligibles à une greffe du foie. Nous avons réalisé la première greffe en procédure accélérée en 2006. Aujourd'hui, l’H.U.B est vraiment reconnu en Belgique et à l’international pour cette activité. Image Au début, le fait de greffer des foies sains à des patients atteints d’hépatite associée à l’alcool (qui par définition n’avaient une abstinence que depuis quelques semaines) a été très débattu dans la communauté scientifique et médicale. Aujourd'hui, cette approche est préconisée par les sociétés européennes et américaines d’hépatologie. Le combat a été long et difficile, mais il a considérablement amélioré les chances de survie des patients et, par extension, a profondément modifié l’éthique dans le domaine.Il a également représenté une occasion pour l’H.U.B de consolider son expertise via le développement d’une équipe pluridisciplinaire avec : des chirurgiens, des hépatologues, un psychiatre rattaché au service de Gastro-Entérologie spécialement pour maladies du foie associées à l’alcool, un psychologue, une assistante sociale et une équipe d’infirmier.e.s énormément investie aussi dans l’évaluation de ces patients. Nous discutons tous ensemble de chaque cas pour décider si, oui ou non, les patients seront candidats à la transplantation, en utilisant des critères les plus objectifs possibles. Au-delà de cette procédure, le suivi du patient est bien évidemment indispensable.Vers un autre regard et une autre prise en charge de la maladieIl y a encore un an, on faisait la distinction entre les patients atteints d’une maladie du foie “gras” et ceux atteints d’une maladie du foie associée à l’alcool. On s’est rendu compte que cette segmentation n’avait aucun sens, car les maladies du foie, qu’elles soient liées à un problème métabolique (comme le diabète ou l’obésité) ou à une consommation excessive d’alcool, forment un continuum chez la plupart des patients. On observe, bien souvent, que les patients qui souffrent de dysfonctionnements métaboliques sont à risques de développer une maladie du foie. De même, les patients qui développent une cirrhose liée à une consommation excessive d’alcool, présentent généralement d’autres facteurs de comorbidité avec du diabète, de l’obésité ou encore de l’hypertension.La nouvelle nomenclature commune créée par les sociétés scientifiques devrait susciter plus d’intérêt de la part de l’industrie pharmaceutique. Si peu d’entreprises ont investi dans la recherche sur les maladies du foie associées à l’alcool, nombre d’entre elles se penchent sur les maladies métaboliques. Or, comme les mécanismes physiopathologiques de toutes ces maladies du foie sont très proches, elles pourront désormais tester les nouvelles molécules chez tous les patients, qu’ils souffrent d'une hépatite associée à des troubles métaboliques ou à une consommation excessive d’alcool.Cette évolution notoire, qui s’inscrit aussi dans les recommandations émises par l’Organisation Mondiale de la Santé, devrait contribuer, à terme, à déstigmatiser cette maladie qui reste la première cause de mortalité d’origine hépatique. Nous espérons que des molécules encore plus efficaces seront développées pour augmenter les chances de survie des patients. Nous souhaitons aussi que la greffe ne soit plus un sujet tabou et s’ouvre à tous les patients motivés qui fourniront les efforts nécessaires pour rester abstinents.Pour un renforcement de la prévention et du dépistage de première ligneMême s’il n’existe pas encore de médicaments approuvés et que les corticoïdes restent le seul traitement disponible, on comprend mieux la maladie du foie associée à l’alcool. Quand un patient développe une jaunisse dans un contexte de consommation excessive d’alcool, il est dans une situation grave et urgente qui requiert une hospitalisation dans un centre expert. “Si le patient est réfractaire aux corticoïdes et qu’il peut bénéficier d’une greffe, il doit être admis dans un hôpital académique comme l’H.U.B, qui a la possibilité d’effectuer des transplantations hépatiques et, dans notre cas, de proposer une procédure accélérée”.Bien que ces solutions soient proposées pour améliorer le pronostic des patients, la prévention et le dépistage de l’hépatite associée à l’alcool sont essentiels. Les médecins traitants jouent un rôle majeur dans le dépistage de cette maladie qui, rappelons-le, se développe dans le temps et reste asymptomatique jusqu’au jour où le foie se dégrade et dysfonctionne. Si le médecin constate que son patient a une consommation excessive d’alcool, il peut effectuer un dépistage simple et non-invasif. La première étape de dépistage est de faire une prise de sang pour calculer le Fib4, un score qui permet d’évaluer si le patient a du tissu fibreux dans le foie. Si les résultats de ce score suggèrent la présence de fibrose, le médecin généraliste a la possibilité de prescrire un fibroscan (un examen non invasif qui évalue le degré de fibrose hépatique) à son patient et de le référer à l’hôpital pour effectuer la procédure. Le patient ne doit pas forcément consulter un spécialiste, il peut retourner chez son médecin traitant qui aura reçu les résultats de l’examen. Bien entendu, si l’état du patient le requiert, il faudra qu’il consulte aussi un hépatologue pour bénéficier d’une prise en charge optimale.En matière de prévention, il est impératif de sensibiliser les patients à risques sur le caractère asymptomatique de cette maladie. L’objectif n’est pas de culpabiliser les patients, ni de le “forcer” à arrêter leur surconsommation d’alcool ou de nourriture, mais bien de les encourager à être attentifs à leur corps et à ne pas attendre les symptômes pour consulter un médecin. La détection précoce de l’hépatite associée à l’alcool peut éviter une dégradation sévère du foie et une issue quasi irréversible. [1] Source : The Lancet – actions > Search in PubMed > Search in NLM Catalog > Add to Search> . 1995 Oct 14;346(8981):987-90. doi: 10.1016/s0140-6736(95)91685-7.[2] Source : Hepatology. 2007 Jun;45(6):1348-54. doi: 10.1002/hep.21607.  Prof. Christophe MORENODirecteur du Service de Gastro-Entérologie de l’H.U.BPrésident du consortium Européen SALVE (Study for alcohol-related liver disease in Europe)
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L’H.U.B facilite l’accès à une prise en charge spécialisée pour la dépression résistante
Le Service de Psychiatrie de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) ouvre une consultation ambulatoire spécialisée, offrant un accès rapide à des traitements innovants et à une prise en charge globale des patients atteints de dépression résistante. En savoir plus. Interview avec le Pr. Pierre Oswald, Directeur du Service de Psychiatrie et le Dr. Youssouf Ramdani, Psychiatre. La dépression est une maladie fréquente. Elle peut toucher n’importe qui, à n’importe quel moment de la vie. Dans la plupart des cas, les traitements permettent une amélioration sensible. Mais pour certaines personnes, malgré des traitements bien suivis, les symptômes restent très présents : fatigue, perte de plaisir, douleurs, anxiété, perte d’espoir… On parle alors de dépression résistante.Qu’est-ce que la dépression résistante ?Cela signifie simplement que les traitements habituels n’ont pas suffisamment aidé, pas que « rien ne peut fonctionner ». La dépression résistante n’est pas une maladie incurable, ni une fatalité. C’est une forme de dépression récurrente qui nécessite d’autres approches, parfois plus intensives ou plus innovantes.D'après le Pr Pierre Oswald : « Une personne en dépression résistante n’est pas “condamnée”. Nous disposons aujourd’hui de nombreuses options thérapeutiques efficaces pour l’aider. »Pourquoi la dépression peut-elle résister ?Parce que la dépression touche la personne dans sa globalité :L’humeur,L’énergie,Le sommeil,La concentration,L’appétit,Les douleurs,La vie relationnelle,La manière de se voir, de voir le passé et l’avenir.Il est donc logique qu’un traitement unique ne suffise pas toujours. C’est pourquoi l’H.U.B propose une prise en charge complète, qui agit à la fois sur le corps, le mental et le mode de vie.Quelles sont les solutions proposées à l’H.U.B ?1. Les traitements médicamenteux classiques et renforcésIl existe plusieurs familles de médicaments antidépresseurs. Lorsqu’un premier traitement ne fonctionne pas suffisamment, le psychiatre peut changer de molécule, augmenter progressivement la dose ou associer deux traitements pour en améliorer l’efficacité.Ces ajustements sont courants, ils permettent simplement de trouver la formule qui convient à chaque personne, car nous ne réagissons pas tous de la même façon.Dans certains cas plus sévères, un traitement peut être donné par injection ou par perfusion, ce qui permet d’agir plus rapidement. Ce type d’intervention se déroule toujours dans un cadre sécurisé et accompagné.2. Les thérapies psychologiquesLes thérapies jouent un rôle majeur dans l’amélioration et la prévention des rechutes. Elles ne remplacent pas les médicaments, mais elles complètent très efficacement les traitements.Voici quelques exemples :La thérapie cognitivo-comportementale (TCC) - Elle aide à repérer les pensées automatiques négatives (“je ne vaux rien”, “rien ne changera jamais”) et à les remplacer par des pensées plus réalistes et plus apaisantes. Elle donne aussi des outils concrets pour agir au quotidien.La Désensibilisation et le Retraitement par les Mouvements Oculaires (EMDR) - Cette approche est utilisée lorsque des souvenirs douloureux ou des traumatismes entretiennent la dépression. Elle permet de “désensibiliser” l’émotion liée à ces souvenirs pour qu’ils fassent moins souffrir.La Relaxation, la méditation, le mindfulness - Ces techniques aident à calmer le mental, réduire les ruminations, diminuer l’angoisse et ramener la personne dans l’instant présent. Elles sont très utiles lorsque la dépression s’accompagne de stress ou d’épuisement.Les thérapies psychocorporelles - Elles passent par le corps : respiration, mouvements doux, prise de conscience des sensations. Elles sont particulièrement efficaces lorsque la dépression provoque des douleurs physiques, une tension constante ou une sensation de “blocage”.Pourquoi ces thérapies sont si importantes ?Parce qu’elles permettent d’agir sur les symptômes que les médicaments traitent moins bien : la culpabilité, les pensées envahissantes, la douleur morale, les difficultés relationnelles ou la perte de confiance en soi.3. Les traitements physiquesDans certaines situations, des traitements agissant sur le cerveau peuvent être proposés.Electroconvulsivothérapie (ECT) qui est un traitement moderne, médicalement très encadré et sans rapport avec les images véhiculées par certains films. Voici la réalité de l’ECT :Elle se déroule sous anesthésie courte (comme pour une petite intervention médicale),La personne ne ressent rien, aucune douleur,Tout est surveillé par une équipe médicale formée et expérimentée.L’ECT est utilisée uniquement dans des cas particuliers, comme par exemple, lorsque la dépression est extrêmement sévère, avec un risque vital ou une impossibilité totale de s’alimenter. Dans ces situations, elle peut être très efficace et très rapide, ce qui peut sauver des vies. Le psychiatre prend toujours le temps d’expliquer et de répondre à toutes les questions. Rien n’est fait sans l’accord du patient.4. Le travail sur le mode de vieIl ne s’agit pas de “donner des conseils” : le mode de vie fait réellement partie du traitement. Lorsque le sommeil ou l’alimentation sont perturbés depuis longtemps, ou que l’activité physique est très faible, le cerveau lui-même en souffre et la dépression se renforce. À l’H.U.B, les équipes accompagnent les patients à améliorer :Le sommeil - Comprendre le rythme du corps, retrouver des horaires réguliers, traiter l’insomnie (ne pas réussir à dormir ou se réveiller souvent) ou l’hypersomnie (trop dormir).L’alimentation - Certaines personnes perdent l’appétit, d’autres mangent pour calmer une douleur morale. Un soutien personnalisé permet d’éviter les carences et de stabiliser l’énergie.L’activité physique - Elle améliore l’humeur autant que certains médicaments et aide à diminuer l’anxiété. Aucun niveau sportif n’est demandé : quelques minutes par jour suffisent pour commencer.La gestion du stress - Respiration, relaxation, pleine conscience, organisation du quotidien : autant d’outils qui rendent les journées plus légères et préviennent les rechutes.Une nouvelle consultation ambulatoire dédiée à la dépression résistante : un accès rapide et efficaceL’H.U.B a ouvert une consultation spécialisée, permettant d’accéder à un traitement innovant : l’eskétamine. Ce traitement agit différemment des antidépresseurs classiques et permet, chez 60 % des patients, une amélioration notable lorsque les autres traitements n’ont pas fonctionné.Pourquoi est-ce une avancée importante ?Le traitement est remboursé pour les épisodes dépressifs résistants (selon les règles de l’INAMI).Il ne nécessite pas d’hospitalisation : tout se fait en consultation, avec une surveillance infirmière et médicale.Une fois la démarche validée par un psychiatre, les rendez-vous sont rapides, alors que d’autres centres belges ont des listes d’attente très longues.Il s’agit d’un traitement complémentaire, qui vient s’ajouter aux antidépresseurs habituels.Pour le Dr Youssouf Ramdani : « Ce traitement n’est pas miraculeux, mais il offre une chance supplémentaire à des personnes parfois bloquées dans une souffrance qui dure depuis longtemps. »Pourquoi une prise en charge en ambulatoire ?Parce qu’il n’est plus nécessaire, aujourd’hui, d’être hospitalisé pour bénéficier d’un traitement spécialisé. L’objectif est de :Proposer des solutions flexibles et de proximité aux habitants de la région,Raccourcir les délais pour recevoir de l’aide,Assurer une continuité de suivi avec les soignants habituels.L’H.U.B : un lieu où l’on prend soin de toute la personneLa prise en charge de la dépression se fait en équipe : psychiatres, psychologues, infirmiers, spécialistes du sommeil, diététiciens, algologues, etc. L’objectif est que plus aucun patient ne doive “errer” entre différents services ou centres.« Les troubles psychiques et physiques sont liés. Une personne ne se résume jamais à ses symptômes. Notre mission est de l’accompagner dans sa globalité. » conclut Pr Pierre Oswald Vous cherchez de l’aide ? Vous pensez être concerné.e ?Contactez le Service de Psychiatrie de l’H.U.BTéléphone : +32 (0)2 555 43 20Email: Cons [dot] Psy [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be ( Cons[dot]Psy[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)Des solutions existent. Vous n’êtes pas seul.e. Contacter la consultation