Problématique de santé
Maladies des voies biliaires
Que sont les maladies des voies biliaires ? (Sténose, Lithiase et fuites) Différentes maladies peuvent donner un obstacle sur les voies biliaires (rétrécissement bénin, cicatrice, cancer, lithiase (calcul),..) entraînant des symptômes comprenant la jaunisse, des démangeaisons, des infections, des douleurs… Après bilan par imagerie, certaines situations nécessitent une intervention endoscopique pour traiter l’obstacle biliaire. De cette manière, il est possible de réaliser ces interventions de manière mini-invasive sous contrôle radiologique en passant un endoscope par la bouche (cholangio-pancréatographie rétrograde endoscopique (CPE) afin d’extraire le(s) calcul(s), de poser une / des prothèse(s) biliaire(s) (stents), de réaliser des prélèvements. Dans certains cas, il est nécessaire d’utiliser une mini camera pour remonter dans les voies biliaires pour évaluer directement ou traiter sur place ces mêmes maladies (cholangioscopie). Après traumatisme ou chirurgie, il arrive qu’il y ait une fuite sur les voies biliaires. De la même manière, par CPE, il est possible de résoudre ces complications sans nouvelle chirurgie.Si vous avez l’un ou l’autre des symptômes suivants (yeux ou peau jaune, urines foncées, démangeaisons, douleurs abdominale, fièvre), veuillez consulter votre médecin. Après réalisation d’une prise de sang et d’une imagerie (échographie abdominale ou scanner abdominal), une suspicion de maladie des voies biliaire sera possiblement mise en évidence. Dans certains cas, une IRM (imagerie par résonance magnétique) abdominale sera nécessaire au diagnostic. Dans tous ces cas, une consultation médicale avec un spécialiste doit être demandée, voire une visite aux urgences qui pourrait être suivie d’une hospitalisation.  Prendre rendez-vous pour une consultation Maladies des voies biliaires : quelle prise en charge médicale à l'H.U.B ? Au sein de la Clinique d’Endoscopie, toutes les techniques nécessaires au traitement des maladies des voies biliaires sont disponibles dans les mains de l’équipe de gastroentérologie (cholangiographie endoscopique rétrograde et percutanée, drainage biliaire sous échoendoscopie), ce qui permet de traiter les patients dans un délai court. Par ailleurs, l’approche multidisciplinaire, permettant de discuter le traitement idéal pour chaque patient avec les différents intervenant (radiologue, pathologiste, oncologue, chirurgien,…) est un atout de notre clinique. Découvrez la Clinique d'Endoscopie de l'H.U.B Maladies des voies biliaires : quelles innovations scientifiques et médicales à l'H.U.B ? L’Hôpital Erasme est pionnier dans le traitement endoscopique des maladies des voies biliaires depuis les années 1970s, où de nombreuses innovations ont vu le jour sous la direction du Pr Cremer, puis du Pr Devière. Cette expertise établie se poursuit de nos jours, ainsi que de multiples innovations y étant liées, comme en témoignent les nombreuses publications du service.   Nos contributions à la recherche scientifique En tant que membres d'un hôpital académique de premier plan, nos professionnels de santé mènent des projets de recherche scientifique afin de faire avancer la médecine et de toujours améliorer la qualité des soins apportés aux patients. Consulter la liste de nos publications scientifiques
Maladies des voies biliaires
Article
Maladies du foie liées à l’alcool : un enjeu de santé publique et d’équité sociale
Et si notre foie racontait notre quotidien ? Entretien avec le Dr. Laura Weichselbaum, Gastro-Entérologue à l'H.U.B, qui vient de publier un article sur le sujet dans la revue Journal of Hepatology Reports. Lire la suite. Et si notre foie racontait notre quotidien ? Le foie, cet organe discret mais essentiel, est aujourd’hui au cœur d’une alerte sanitaire silencieuse. La Dr Laura Weichselbaum a récemment rédigé un article de revue dans “JHEP Reports” (Journal of Hepatology Reports) expliquant que les maladies du foie liées à la consommation d’alcool touchent plus durement les populations en situation socio-économique défavorisée. Une réalité qui mérite d’être regardée avec humanité, lucidité… et responsabilité collective.Des comportements à risque liés à un contexte de vieContrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’une affaire de « grands crus » ni d’une consommation festive ponctuelle. Ce sont des habitudes comme le binge drinking (boire beaucoup en peu de temps) associées à une mauvaise alimentation, un indice de masse corporelle élevé, et encore une forte consommation de tabac, qui forment un cocktail dangereux. Ces comportements à risque sont souvent exacerbés par des contextes de vie marquées par l’insécurité économique et sociale, un accès limité aux soins de santé, ainsi qu’ un entourage insuffisamment informé. “Aujourd’hui, de nombreuses analyses montrent qu’ à consommation égale d’alcool, les dommages pour la santé sont trois fois plus élevés chez les personnes défavorisées, et ce, même en tenant compte d’ autres  facteurs de risque tels que l’obésité ou la consommation de tabac” indique la Dr Weichselbaum Des inégalités face à la santéLes données montrent que les maladies du foie liées à l’alcool sont surreprésentées dans les milieux défavorisés. Cela ne s’explique pas nécessairement par une consommation plus élevée, mais plutôt par une exposition fréquente à plusieurs facteurs de risque simultanés. De plus, lorsque la maladie du foie se développe, le dépistage intervient souvent tardivement, en raison d’un suivi médical insuffisant.« La maladie du foie est silencieuse.  En tant que soignant, il est de notre devoir d’être sensible au vécu de notre patient afin de lui proposer le parcours de soin adapté et éventuellement l’inviter à se faire dépister.» Agir tôt, agir mieux : pour une santé plus équitableLa bonne nouvelle ? Il est possible d’agir.En sensibilisant sans culpabiliser, pour que chacun·e puisse comprendre les risques et les signaux d’alerte.En proposant un dépistage plus accessible, notamment en conscientisant les médecins généralistes et spécialistes aux risques associés au statut socio-économique.En accompagnant les publics concernés à se faire dépister et en informant davantage sur les risques liés à l’alcool. Et si la fiscalité devenait un levier de prévention ?Dans certains pays, certaines taxes ont été mises en place pour limiter la consommation d’alcool. “Peut-être devrions-nous sensibiliser nos décideurs belges à mettre en place des taxes ciblées sur les produits alcoolisés ou conditionnés pour favoriser le binge drinking et ainsi limiter la consommation à risque, tout en finançant des actions de santé publique.”  Ensemble, prenons soin de notre foie… La sensibilisation, la prévention et le dépistage pourraient éviter des maladies du foie parfois incurables. “Je me permets de rappeler que, même si l’idéal reste de limiter la consommation d’alcool au minimum, il est recommandé de ne pas dépasser 2 verres par jour pour les femmes et 3 pour les hommes.” Pour toute information complémentaire ou prise de rendez-vous pour un dépistage sur la santé de votre foie, contactez le service de Gastro-Entérologie par email à Cons [dot] GastroMed [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (Cons[dot]GastroMed[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be) ou par téléphone au +32 (0)2 555 35 04. 
Problématique de santé
Maladies infectieuses et tropicales
La Clinique des Maladies infectieuses et tropicales se réfère à l'infectiologie, qui consiste en l'étude de la physiopathologie, de la prévention, du diagnostic, du traitement des maladies infectieuses, tant extra-hospitalières qu'intra-hospitalières (nosocomiales). Le Service des Maladies infectieuses et tropicales de l’Hôpital Erasme est un centre agréé par le Ministère de la Santé et porte dès lors la dénomination "Travel Clinic".
Maladies infectieuses et tropicales
Problématique de santé
Maladies inflammatoires systémiques et auto-immunes
La dénomination « maladies inflammatoires systémiques et auto-immunes » couvre un ensemble d’affections différentes, qui ont comme point commun une activation anormale et persistante du système immunitaire, qui mène à une altération de la fonction de plusieurs organes, tissus, et/ou systèmes. Elle concerne notamment : Les maladies auto-immunes, tels que le lupus érythémateux disséminé, le syndrome de Sjögren, la sclérodermie (ou sclérose systémique), et les polymyosites Les vasculites, telles que le granulomatose avec polyangéite (anciennement maladie de Wegener), la granulomatose éosinophilique avec polyangéite (anciennement syndrome de Churg-Strauss), l’artérite giganto-cellulaire (encore appelée Maladie de Horton), et la maladie de Behçet Les granulomatoses non-infectieuses, telle que la sarcoïdose Les maladies auto-inflammatoires, tels que la fièvre méditerranéenne familiale et le TRAPS Et diverses autres pathologies, incluant la maladie à IgG4 et la polychondrite atrophiante. Depuis 2011, plusieurs départements de l’Hôpital Erasme ont fédéré leurs compétences en immunologie clinique pour créer une plateforme de prise en charge trans-disciplinaire de ces affections, appelée plateforme MISIM (pour « Maladies Inflammatoires Systémiques et Immuno-Médiées). De nombreux médecins-spécialistes gravitent autour de cette plateforme unique. La trans-disciplinarité est en effet essentielle pour identifier, suivre, et traiter de la façon la plus appropriée les complications directement liées aux maladies qui peuvent affecter des organes et tissus différents, mais aussi les complications des traitements prolongés. Les services activement impliqués dans cette plateforme incluent : La médecine interne La rhumatologie La néphrologie La pneumologie La gastroentérologie La neurologie La dermatologie L'ophtalmologie La cardiologie La prise en charge optimale des maladies inflammatoires chroniques repose aussi souvent sur la réalisation de tests sanguins spécifiques, dont l’interprétation peut être délicate, nécessitant un échange entre biologistes du laboratoire et cliniciens. C’est pourquoi un biologiste de laboratoire d’immunologie est également impliqué dans la plateforme. La création d’une plateforme unique pour des maladies aussi diverses est justifiée pour une série de raisons liées aux maladies elles-mêmes (la façon dont elles se manifestent, leurs complications), et à leur prise en charge. En effet, même si chacune de ces maladies a ses spécificités, elles partagent de nombreux points communs : Au plan des manifestations et des complications, il y a un important chevauchement entre ces maladies. Par exemple, l’inflammation des poumons qu’on peut rencontrer dans la sclérodermie ou le syndrome de Sjögren est la même ; elle nécessite les mêmes tests diagnostiques, et les mêmes traitements. Au plan de la prise en charge médicale, la démarche est similaire, notamment en ce qui concerne les examens aboutissant au diagnostic, le type de médicaments prescrits, la prévention des complications des traitements, et le suivi.
Maladies inflammatoires systémiques et auto-immunes
Problématique de santé
Maladies rares
Fonction Maladies Rares Les patients atteints d’une maladie rare doivent bénéficier d’une prise en charge adéquate et spécifique: un diagnostic aussi rapide que possible et un suivi dans des unités de soins formées à ces pathologies rares. La Fonction Maladies Rares (8 en Belgique) a pour mission de coordonner, avec les équipes qui possèdent l’expertise, les parcours de soins et les projets de recherche scientifique et de formations de tous les acteurs impliqués pour une prise en charge adaptée et en constante évolution.
Maladies rares
Article
Maladies rares : 8 questions à se poser
Saviez-vous que 8 questions posées à vos patients peuvent déjà vous orienter en cas de maladie rare ? Si vous pouvez répondre à la plupart de ces 8 questions par « oui » et que votre intuition le confirme, il serait judicieux d’envisager une maladie rare. Le patient présente-t-il des symptômes aigus ou chroniques inexplicables, incohérents ou non spécifiques ou des symptômes à un âge inhabituellement jeune ? Existe-t-il des antécédents familiaux ? Y a-t-il eu un certain nombre de périodes de maladie en raison de symptômes différents ou identiques ? Y a-t-il des antécédents de consultations de différentes spécialités médicales sans résultat satisfaisant ? Y a-t-il des résultats pathologiques ou limites, qui ne sont pas concluants à la première impression ? Y a-t-il déjà eu des soupçons d’étiologie psychosomatique ? Y a-t-il eu des phases de la maladie remontant à plusieurs années ? Certains scénarios d’exposition sont-ils connus (en ce qui concerne l’alimentation, les loisirs, le logement, les animaux, les voyages ou le travail) ? N'hésitez pas à orienter votre patient vers un spécialiste de la santé ou un généticien, de préférence lié à un de nos centres d’expertise désignés pour les maladies rares, qui est mieux placé pour établir un diagnostic.  Plus d'informations? https://ulbgenetics.be/fonctions-maladies-rares/ * Ces 8 questions ont été rédigées par des experts en Maladies Rares ayant participé au projet EMRaDi.
Article
Manifeste : La nutrition n’est pas un soin accessoire, c’est un soin fondamental !
« Un hôpital ou une maison de repos qui néglige la nutrition oublie que soigner, c’est aussi nourrir, et nourrir de façon adaptée à la situation de la personne ! » Par ONCA Belgium – Be ONCA Découvrez le manifeste  Manifeste