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Maladie de Parkinson : mieux comprendre pour mieux accompagner
À l’occasion de la journée mondiale de la Maladie de Parkinson ce 11 avril 2026, le Dr Vincent Leclercq, Neurologue et Spécialiste en mouvements anormaux à l’H.U.B, nous éclaire sur les réalités actuelles de la maladie et sur l’importance d’une prise en charge adaptée.  La Maladie de Parkinson est souvent citée, parfois redoutée, mais encore mal comprise. Tremblements, maladie qui concerne uniquement les personnes âgées… Les idées reçues sont nombreuses. Pourtant, les connaissances et les traitements ont considérablement évolué ces dernières années. À l’occasion d’une journée d’information pour les patients organisée ce samedi 11 avril 2026. Le Dr Vincent Leclercq, Neurologue et Spécialiste en mouvements anormaux au sein de la Clinique des Mouvements Anormaux de l’H.U.B, nous éclaire sur les réalités actuelles de la maladie et sur l’importance d’une prise en charge adaptée.  Une maladie qui ne concerne pas que les personnes âgées Contrairement à une idée répandue, la maladie de Parkinson n’est pas uniquement une maladie de la personne âgée. « C’est avant tout une maladie de l’adulte », explique le Dr Leclercq. En moyenne, les premiers symptômes apparaissent autour de la cinquantaine. Mais il existe des formes précoces, parfois dès la vingtaine, comme des diagnostics à 80 ou 90 ans. La maladie touche aussi bien les hommes que les femmes. En Belgique, elle concerne environ 5 % de la population, ce qui en fait une pathologie fréquente et un véritable enjeu de santé publique.  Les premiers signes qui doivent alerter La maladie de Parkinson ne se résume pas aux tremblements. Trois grands symptômes dits « cardinaux » doivent attirer l’attention : Le tremblement au repos. Il apparaît le plus souvent au niveau d’une main, d’un seul côté au début, et survient lorsque la main est au repos.La bradykinésie (lenteur des mouvements). Les gestes deviennent plus lents, moins précis : écriture qui se modifie, difficulté à boutonner une chemise, perte de dextérité fine.Les troubles de la marche. La marche ralentit, les pas deviennent plus petits, le corps peut se pencher vers l’avant. Mais la maladie comporte aussi de nombreux symptômes non moteurs, souvent moins visibles et pourtant très invalidants : Troubles digestifs ou urinaires,Difficultés de concentration,Ralentissement de la pensée,Troubles de la déglutition. Ces symptômes sont parfois la plainte principale des patients. En cas de doute, une orientation vers une consultation spécialisée est essentielle.  Image Un diagnostic clinique, parfois posé dès la première consultation La maladie de Parkinson fait partie des rares maladies neurologiques dont le diagnostic est avant tout clinique. Il repose sur l’observation des symptômes et l’examen neurologique. Des examens complémentaires peuvent être réalisés en cas de doute, mais ils ne sont pas systématiques. L’annonce du diagnostic constitue souvent un choc. « C’est un moment qui bouleverse la vie du patient », souligne le Dr Leclercq. L’équipe veille à annoncer le diagnostic avec le temps nécessaire pour répondre aux questions, permettre l’expression des émotions et poser les bases d’une prise en charge rassurante. Car un message essentiel doit être entendu : on peut vivre de manière autonome avec une bonne prise en charge.  Image Une prise en charge adaptée à chaque stade de la maladie Aux stades précoces de la maladie Le traitement repose principalement sur la dopathérapie : on apporte au cerveau la dopamine qui lui manque. Les résultats peuvent être spectaculaires : Amélioration nette des symptômes,Qualité de vie préservée pendant plusieurs années. Les patients restent parfois longtemps stables, avec des consultations de suivi principalement destinées à ajuster le traitement. Aux stades plus avancés de la maladie Après 5 à 10 ans d’évolution, l’efficacité des médicaments peut devenir fluctuante. Des périodes « on » (où le traitement agit bien) alternent avec des périodes « off ». Des thérapies avancées peuvent alors être proposées : Pompe sous-cutanée délivrant la dopamine en continu via une petite aiguille.Pompe digestive administrant la dopamine directement dans l’estomac via une sonde placée par endoscopie.Stimulation cérébrale profonde : une intervention de neurochirurgie permettant d’implanter des électrodes dans des structures profondes du cerveau, reliées à un générateur placé sous la peau, à la manière d’un pacemaker. Cette stimulation continue compense l’activité électrique déficiente. Ces solutions permettent, dans de nombreux cas, de retrouver une meilleure stabilité et d’améliorer significativement la qualité de vie.  Image Une évolution imprévisible, mais un accompagnement structuré La maladie de Parkinson est une maladie neurodégénérative. Son évolution varie fortement d’une personne à l’autre. Certains patients évoluent très lentement, d’autres plus rapidement. À ce jour, il n’est pas possible de prédire précisément la vitesse d’évolution. La perte d’autonomie peut survenir avec le temps, notamment en raison : Des troubles de la marche,Du risque de chutes,Des difficultés de déglutition. Mais les choses ont changé. Autrefois, ce sont souvent les complications (chutes, fausses routes, infections) qui entraînaient le décès. Aujourd’hui, grâce à une prise en charge adaptée et multidisciplinaire, on ne meurt plus de la maladie de Parkinson lorsqu’elle est correctement encadrée. Afin de préserver l’autonomie le plus longtemps possible et prévenir les complications, notre consultation travaille en étroite collaboration avec : Des kinésithérapeutesDes logopèdesD’autres professionnels spécialisés  Une journée d’information pour comprendre et échanger  « Cet évènement est important parce que la maladie reste méconnue et souvent confondue avec d’autres pathologies neurodégénératives. Parce que 30 minutes de consultation tous les trois mois ne suffisent pas à aborder tous les aspects de la maladie. Parce que les proches et aidants n’ont pas toujours l’occasion d’exprimer leurs questions ou leurs difficultés », explique le Dr. Leclercq. Au programme, l’équipe de la Clinique des Mouvements Anormaux a proposé aux participants : Des sessions thématiques animées par différents intervenants,Des explications claires et accessibles,Des moments d’échanges et de questions-réponses,Un espace de dialogue sans tabou. Valoriser l’expertise et renforcer les liens Au-delà de l’information destinée aux patients et au grand public, cette journée est aussi l’occasion de mettre en lumière l’expertise de notre consultation spécialisée Parkinson : Une équipe expérimentée,Une approche multidisciplinaire,Une maîtrise des thérapies avancées,Un accompagnement humain et individualisé, des patients, mais aussi de leurs proches. Parce que mieux comprendre la maladie, c’est déjà mieux la vivre. Et parce qu’un patient bien informé et bien entouré reste acteur de son parcours de soins.Ensemble, faisons avancer la compréhension et la prise en charge de la maladie de Parkinson. Pour toute question, vous pouvez contacter le secrétariat de la consultation de neurologie par email à secmed [dot] neuro [at] erasme [dot] ulb [dot] ac [dot] be (secmed[dot]neuro[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be)Pour en savoir plus sur la Clinique des Mouvements Anormaux, cliquez ici  Dr Vincent Leclercq  Neurologue et Spécialiste en mouvements anormaux
Problématique de santé
Maladie de Parkinson et mouvements anormaux
Qu'est-ce que la Maladie de Parkinson ? La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique, évolutive et dégénérative. Elle affecte principalement le contrôle des mouvements, ce qui peut entraîner des tremblements, une lenteur des gestes, une rigidité musculaire et des troubles de l’équilibre et de la posture. Avec le temps, la maladie peut également toucher d’autres fonctions, comme le sommeil, l’humeur, l’attention, la mémoire ou certaines fonctions automatiques du corps (par exemple la digestion ou la tension artérielle). La maladie est liée à la destruction progressive de neurones situés dans une zone du cerveau appelée la substance noire. Ces neurones produisent la dopamine, un messager chimique indispensable à la coordination et au contrôle des mouvements volontaires. La diminution de la dopamine perturbe la communication entre les différentes zones du cerveau impliquées dans le mouvement, ce qui explique l’apparition des symptômes. Symptômes Symptômes moteursLes signes les plus connus sont :Tremblements au repos,Ralentissement des mouvements (bradykinésie),Rigidité musculaire,Troubles de l’équilibre et de la marche. Symptômes non moteursLa maladie s’accompagne aussi souvent de symptômes moins visibles :troubles du sommeil,perte d’odorat,constipation,troubles de l’humeur (anxiété, dépression),fatigabilité, douleurs, troubles cognitifs.  Causes et facteurs de risques Les causes exactes ne sont pas encore entièrement connues, mais plusieurs éléments sont impliqués :Facteurs génétiques : certaines variations génétiques rares augmentent le risque.Facteurs environnementaux : l’exposition à certains produits chimiques (pesticides, métaux lourds), certains solvants ou traumatismes crâniens pourrait augmenter le risque.Âge avancé : la maladie est plus fréquente chez les personnes âgées, même si des cas jeunes existent (avant 40 ans).  Prévalence en Belgique Le nombre de personnes vivant avec la maladie de Parkinson en Belgique est estimé entre 30.000 et 50.000, avec environ 2.000 à 3.000 nouveaux diagnostics par an. Elle représente la deuxième maladie neurodégénérative la plus fréquente après Alzheimer dans le pays.  Prise en charge médicale Screening et diagnosticLe diagnostic est clinique et repose sur l’examen neurologique attentif du patient. Il n’existe pas de test sanguin unique qui confirme la maladie, mais certains examens (IRM, scintigraphie dopaminergique) peuvent aider à éliminer d’autres causes. Le médecin traitant oriente souvent vers un neurologue spécialisé, qui établit le diagnostic et propose un plan de traitement adapté.Traitements symptomatiquesActuellement, il n’existe pas de traitement curatif, mais plusieurs options permettent de bien gérer les symptômes :Médicaments dopaminergiques, comme la lévodopa, qui remplacent la dopamine manquante dans le cerveau.Agonistes dopaminergiques et autres classes de médicaments, utilisés selon les symptômes et leur évolution.Médicaments qui modulent l’action ou le métabolisme de la dopamine :Les inhibiteurs de la MAO (IMAO) et les inhibiteurs de la COMT (ICOMT), qui permettent à la dopamine ou à la lévodopa d’agir plus longtemps dans le cerveau ;L’amantadine, qui peut améliorer certains symptômes moteurs et aider à réduire les mouvements involontaires liés aux traitements.Thérapies de rééducation (kinésithérapie, ergothérapie, orthophonie) pour maintenir la mobilité, l’équilibre, la parole et la qualité de vie.Stimulation cérébrale profonde (SCP), proposée chez certaines personnes lorsque les médicaments ne contrôlent plus suffisamment les symptômes, par implantation d’électrodes dans le cerveau. Vos spécialistes à l'H.U.B L'Hôpital Universitaire de Bruxelles dispose d'une clinique spécialisée dans le diagnostic et la prise en charge des troubles du mouvement, dont ceux induits par la Maladie de Parkinson (la Clinique des Mouvements Anormaux). Nous proposons une prise en charge personnalisée, centrée sur la qualité de vie et sur les objectifs du patient grâce, entre autres, à une approche multidisciplinaire intégrant les dimensions motrices et non motrices (cognition, sommeil, douleur, humeur, autonomie, …). Lorsque cela est nécessaire, nous orientons les patient.e.s vers des thérapies avancées et des parcours de soins spécialisés. L'équipe de la Clinique des Mouvements Anormaux de l'H.U.B compte des médecins spécialisés ainsi que du personnel soignant multidisciplinaire avec des neurologues spécialisés dans les mouvements anormaux, une kinésithérapeute, une logopède, des neuropsychologues et une psychologue. Découvrez la Clinique des Mouvements Anormaux Dr. Frédéric Supiot, Directeur de la Clinique de Mouvements Anormaux Fonction : Neurologue, Spécialiste en mouvements anormaux.Consulte pour la maladie de Parkinson, les tremblements, les dystonies et d’autres troubles du mouvement.Investigateur principal en recherche clinique (Programme Enroll HD pour la maladie de Huntington)Réalisation d’injection de toxine botulinique pour certains troubles du mouvement tels que dystonies, hémispasme.Expertise dans la mise en place et le réglage de DBS (stimulation cérébrale profonde).Expertise dans l’initiation, l’ajustement et le suivi des patients bénéficiant d’un traitement par pompe à Duodopa. Dr. Virginie Destrebecq Fonction : Neurologue, Spécialiste en mouvements anormaux. Consulte pour la maladie de Parkinson, les tremblements, les dystonies et d’autres troubles du mouvement., ainsi que des affections dégénératives du cervelet (ataxie) et des troubles neurologiques fonctionnels.Référente en maladies rares pour les ataxies au sein du réseau européen (ERN-RND)Investigateur principal en recherche clinique et transversale (sur le tremblement essentiel).  Dr. Vincent Leclercq Fonction : Neurologue, Spécialiste en mouvements anormaux.Consulte pour la maladie de Parkinson, les tremblements, les dystonies et d’autres troubles du mouvement.Porte une attention particulière aux symptômes non-moteurs (troubles du comportement, troubles de l’humeur, troubles sexuels, troubles urinaires et digestifs, douleurs, …).Encourage une approche globale, avec, si nécessaire, des liens vers la rééducation neurologique (kinésithérapie, ergothérapie, logopédie, neuropsychologie, …).Réalise les réglages de DBS (stimulation cérébrale profonde) et les injections de toxine botulique. Dr. Alexandra Boogers Fonction : Neurologue, Spécialiste en mouvements anormaux.Consulte pour la maladie de Parkinson, les tremblements, les dystonies et d’autres troubles du mouvement.Expertise dans la mise en place et le réglage de DBS (stimulation cérébrale profonde).
Maladie de Parkinson et mouvements anormaux
Problématique de santé
Maladie de Raynaud
Qu'est-ce que la maladie de Raynaud? La maladie de Raynaud est un trouble qui affecte la circulation sanguine principalement les doigts et les orteils, et parfois les oreilles, les mamelons, les genoux ou le nez. Elle est caractérisée par un vasospasme - contractions soudaines des vaisseaux sanguins qui réduisent considérablement le flux sanguin vers les extrémités - le plus souvent provoqué par une exposition au froid, mais aussi par un stress émotionnel. Elle peut exister en tant que condition isolée (Raynaud primaire) ; dans ce cas elle est observée plus fréquemment chez les femmes et les personnes vivant dans des climats plus froids. La cause exacte de la maladie de Raynaud primaire est inconnue.  La maladie de Raynaud survient également chez les hommes et les femmes qui ont des maladies auto-immunes ou du tissu conjonctif ainsi que d'autres maladies, notamment :  Sclérodermie systémique  Lupus érythémateux disséminé Maladie de Sjögren  Polyarthrite rhumatoïde  Polymyosite  Hypertension pulmonaire Maladie de Buerger (thromboangéite oblitérante) On parle alors de Raynaud secondaire. Quels sont les facteurs de risque ?  Bien que l'on ne sache pas pourquoi certaines personnes développent la maladie de Raynaud, certains facteurs de risque sont connus : Connectivite préexistante Maladie auto-immune Tabagisme Force répétitive exercée sur les mains, par exemple en utilisant des outils vibrants (électriques) Blessures ou traumatisme Exposition aux produits chimiques Effets secondaires de certains médicaments (bêtabloquants) Etc. Symptômes et diagnostic Il existe des symptômes très fréquents de la maladie de Raynaud, mais chaque patient peut éprouver des symptômes différents. Les doigts ou les orteils deviennent blancs, puis bleus - généralement après avoir été exposés à de l'air ou à des objets froids, ou après avoir subi un stress - et deviennent ensuite rouges après réchauffement. Dans les cas graves, des plaies se développent sur le bout des doigts ou des orteils. Dans de rares cas, les doigts ou les orteils peuvent être infectés ou gangrenés, ce qui peut entraîner une amputation s'ils ne sont pas traités. Comment diagnostiquer la maladie de Raynaud ? Les patients de notre clinique médicale sont évalués initialement dans un premier temps par un rhumatologue et en fonction de la sévérité de l’atteinte, ils peuvent être aussi examinés par un spécialiste en médecine vasculaire. Une grande partie du diagnostic se concentrera sur l'évaluation des symptômes. En plus des antécédents médicaux complets et d'un examen médical, notre équipe commandera généralement au moins un type de test sanguin. Un patient peut également subir un test de provocation à froid pour faire ressortir les changements de couleur dans les mains ou les pieds. Avec le phénomène de Raynaud secondaire, il est également important d'identifier - et de traiter- la maladie auto-immune sous-jacente qui peut être à l'origine du phénomène de Raynaud (par exemple Sclérodermie systémique : voir le centre de référence de sclérodermie systémique de l’Hôpital Erasme). Un examen par vidéo capillaroscopie est réalisé. Cet examen non invasif et non douloureux permet la visualisation des capillaires au niveau de lit de l’ongle. En cas de phénomène de Raynaud secondaire, comme dans la sclérodermie systémique, on observe une diminution du nombre des capillaires et la présence des capillaires dilatés.   Prise en charge Après une évaluation approfondie, l'équipe de médecins élaborera un plan de traitement basé sur le type et l'étendue de la maladie, l'état de santé général du patient et les préférences du patient. Bien qu’il n’existe pas de guérison pour la maladie de Raynaud, elle peut normalement être bien gérée avec un traitement approprié, tel que: Changements de style de vie Limiter l'exposition au froid en s'habillant chaudement : gants, chaussettes, écharpe, chapeau et superposition de couches Cesser de fumer pour améliorer la circulation et la santé générale Éviter l'utilisation d'outils vibrants. Thérapies médicales Les alpha-bloquants suppriment la réponse du système nerveux sympathique qui conduit à une vasoconstriction (rétrécissement des vaisseaux sanguins). D'autres médicaments améliorent le flux sanguin vers les doigts et les orteils en dilatant les vaisseaux sanguins, tels que les inhibiteurs calciques ou les inhibiteurs de la phosphodiestérase. Éviter l'utilisation de bêta-bloquants, généralement utilisés pour traiter l'hypertension artérielle, qui ralentissent la fréquence cardiaque et réduisent le flux sanguin vers les extrémités. Pour les patients qui ne répondent pas suffisamment aux médicaments ci-dessus, il peut y avoir des options de médicaments expérimentaux - des médicaments qui peuvent être utilisés dans les essais cliniques.
Maladie de Raynaud
Problématique de santé
Maladie de Sjögren
Qu'est ce que la maladie de Sjögren? La maladie de Sjögren (aussi appelée syndrome de Sjögren) est une maladie auto-immune chronique caractérisée par l’infiltration des glandes salivaires et lacrymales par des cellules du système immunitaire (les lymphocytes). Cette atteinte des glandes exocrines explique l’apparition du syndrome sec caractérisé par des yeux secs et une bouche sèche. La maladie de Sjögren est caractérisée par la dysfonction des glandes exocrines (on parle « d’exocrinopathie »), responsable de la sécheresse des yeux et de la bouche, mais aussi du nez, de la gorge, des bronches, de la peau et de la muqueuse vaginale. Cette sécheresse généralisée est très invalidante, impacte négativement la qualité de vie et peut être source de complications locales : kératoconjonctivite sèche, mycose orale, infection des glandes salivaires, etc. Par ailleurs, la maladie de Sjögren n’en reste pas moins une maladie autoimmune systémique pouvant affecter virtuellement tous les organes. Ces atteintes dites extraglandulaires peuvent résulter de trois mécanismes différents : 1/ l’apparition d’une infiltration lymphocytaire dans d’autres tissus que les glandes exocrines (cirrhose biliaire primitive, atteinte tubulaire rénale, atteinte bronchique), 2/ des atteintes auto-immunes liées à la présence de complexes immuns ou d’auto-anticorps spécifiques et 3/ une prolifération non régulée des lymphocytes B chroniquement stimulés (pneumopathie interstitielle lymphocytaire, lymphome). Epidémiologie La maladie de Sjögren est, après la polyarthrite rhumatoïde, la plus fréquente des connectivites avec une prévalence de 0.1-0.6% dans la population générale. C’est une maladie touchant préférentiellement les femmes (9 femmes pour 1 homme), généralement vers 40-50 ans. Son apparition aux alentours de la ménopause chez la femme et ses manifestations peu spécifiques (sécheresse, douleurs, fatigue) expliquent pourquoi cette maladie est souvent diagnostiquée avec retard. Manifestations cliniques La triade sécheresse - fatigue - douleurs (Sicca Asthenia Polyalgia) La triade sécheresse – fatigue – douleurs, appelée par certains le syndrome SAP (Sicca-Asthenia-Polyalgia) constitue les plaintes centrales exprimées par les patients atteints de la maladie de Sjögren. La maladie apparaissant dans les glandes exocrines, il n’est pas étonnant que près de 96% des patients présence une sécheresse oculaire et buccale, souvent très invalidante. Cette sécheresse peut être plus générale et toucher les voies respiratoires (toux) et la muqueuse vaginale (sécheresse intime chez la femme). La fatigue est un symptôme rapporté par plus de 50% des patients Sjögren. Enfin, près d’un patient sur 2 présente des douleurs articulaires et musculaires chroniques sans cause anatomique claire, se rapprochant du syndrome fibromyalgique. Ces manifestations « SAP » peuvent être très invalidantes, empêcher le patient de travailler et réduire considérablement la qualité de vie des patients atteints par le syndrome de Sjögren. Les manifestations extraglandulaires d’origine autoimmune Souvent réduite à sa triade symptomatique ci-dessus, la maladie de Sjögren n’en reste pas moins une maladie rhumatologique systémique d’origine autoimmune pouvant toucher n’importe quel organe du corps, parfois de manière grave. Elle se rapproche sur cette dimension de son cousin: le lupus érythémateux disséminé (LED). La maladie de Sjögren peut ainsi se manifester par un phénomène de Raynaud, des manifestations constitutionnelles (fièvre d’origine inexpliquée, perte de poids), des manifestations glandulaires (gonflements importantes des glandes salivaires parotides et sous-maxillaires), des manifestations ganglionnaires (gonflements de ganglions appelés adénopathies), des manifestations articulaires (douleurs inflammatoires avec dérouillage matinal de plus de 30 minutes, polyarthrites), des manifestations musculaires (myosite inflammatoire), des atteintes neurologiques (polyneuropathies, vasculites cérébrales, tableau mimant une sclérose en plaque SEP), des atteintes pulmonaires bronchiques ou du tissu pulmonaire, des atteintes rénales (protéinurie, insuffisance rénale, lésions glomérulaires, lésions tubulointerstitielles compliquées d’acidose tubulaire ou d’ostéomalacie), des manifestations hématologiques autoimmunes (anémie, thrombopénie, leucopénie) et biologiques (cryoglobulinémie, consommation du complément, hypergammaglobulinémie). Le lymphome non-Hodgkinien L’activation intense du système immunitaire peut mener à une multiplication importante des lymphocytes B. Si ceux-ci perdent leurs mécanismes de régulation, une sous-population B va continuer à proliférer sans aucune limite: c’est le cancer du système immunitaire, appelé lymphome non-Hodgkinien. Il complique 5 à 10% des maladies de Sjögren. Généralement lent et peu bruyant, il faut le rechercher face à un gonflement unilatéral chronique d’une glande salivaire, des adénopathies ou une fièvre inexpliquée par exemple. Le rhumatologue peut dépister les personnes à risque de développer un lymphome secondaire à la maladie de Sjögren en traquant les anomalies cliniques et biologiques traduisant l’apparition d’une prolifération B excessive et les suivre de manière plus rapprochée. Prise en charge De part ses manifestations non spécifiques fréquentes - fatigue, douleurs et sécheresse - et ses manifestations systémiques pouvant être polymorphes (atteintes neurologiques, rénales, pulmonaires, dermatologiques,…), le diagnostic de maladie de Sjögren peut être compliqué. De plus, il n’existe pas actuellement de test unique permettant de poser le diagnostic. Le diagnostic est basé sur un faisceau d’arguments cliniques et biologiques : Sécheresse subjective oculaire ou buccale ; Objectivation d’une altération du fonctionnement des glandes salivaires et lacrymales - Mise en évidence d’une atteinte de la surface oculaire par l’ophtalmologue ; - Mise en évidence d’une diminution du flux lacrymal par le test de Schirmer ; - Mise en évidence d’une diminution du flux salivaire par sialométrie ; - Mise en évidence d’une dysfonction des glandes salivaires par scintigraphie ; - Mise en évidences d’anomalies IRM ou échographique dans les glandes salivaires. Infiltration lymphocytaire sur une biopsie de glandes salivaires accessoires ; Mise en évidence d’auto-anticorps anti-Ro/SSA et/ou anti-La/SSB dans le sang. Traitement Actuellement, il n’y a pas de traitement curatif pour la maladie de Sjögren. La prise en charge est basée sur 3 dimensions : Le syndrome sec, la fatigue et les douleurs chroniques (évalués par le score ESSPRI) sont pris en charge de manière symptomatique et pluridisciplinaire en collaboration avec le service d’Ophtalmologie, le service de Kinésithérapie et la Clinique de la Douleur. La mise au point initiale vise à exclure la participation de certaines manifestations systémiques à la fatigue et à la douleur (hypothyroïdie, anémie, ostéomalacie, lymphome) ainsi que de dépister les facteurs de limitations persistances (troubles du sommeil, dépression, kinésiophobie,…) avant de proposer un traitement multimodal. Ces interventions vont de la prescription de larmes ou de salive artificielles jusqu’à l’insertion de clous méataux ou à l’usage de gouttes oculaires à base de sérum autologue. La pilocarpine est également une préparation magistrale couramment prescrite permettant d’augmenter les sécrétions de salive et de larmes. La maladie de Sjögren est reconnue « pathologie lourde », ce qui ouvre le droit à 60 séances de kinésithérapie par an. Suite au diagnostic posé par votre rhumatologue, votre mutuelle peut également vous octroyer une aide financière mensuelle pour l’achat des gouttes oculaires et autres traitements de la sécheresse. Les manifestations extraglandulaires d’origine autoimmune (évaluées avec l’aide du score ESSDAI) peuvent être de siège et de gravité très variables. En fonction des organes atteints et de la gravité de cette atteinte inflammatoire, un traitement immunosuppresseur / immunomodulateur peut vous être prescrit par le rhumatologue: corticoides (Médrol), hydroxychloroquine (Plaquenil), méthotrexate, azathioprine, mycophenolate mofétil, rituximab ou cyclophosphamide. Au sein de notre Institution, la prise en charge multidisciplinaire des maladies systémiques complexes - dont la maladie de Sjögren fait partie – est une des missions de la plate-forme MISIM (Maladies Inflammatoires Systémiques Immuno-Médiées) comprenant des rhumatologues, internistes généraux, néphrologues, pneumologues, dermatologues,… ayant un tropisme et une expertise pour les maladies autoimmunes. La maladie de Sjögren – de part l’activation intense des lymphocytes B - peut se compliquer chez certains patients d’un lymphome non-Hodgkinien (prolifération cancéreuse des lymphocytes). Ce risque explique la mise en place d’un suivi clinique et biologique au minimum annuel chez les patients souffrant d’une maladie de Sjögren. En cas d’apparition d’un lymphome chez un patient suivi pour une maladie de Sjögren, celui-ci sera pris en charge en collaboration avec le service d’Hématologie de notre hôpital.  
Maladie de Sjögren
Problématique de santé
Maladies des globules rouges
Quelles sont les maladies des globules rouges ? Les globules rouges sont les principaux éléments du sang et servent à transporter l’oxygène à travers le corps. Ils sont composés d’une membrane contiennent principalement de l’hémoglobine mais également d’autres composants nécessaires à leur bon fonctionnement (enzymes, protéines, …). L’ensemble de ces composants peuvent être concernés par une maladie génétique (ou héréditaire) ou acquise (qui apparait au cours de la vie) par exemple auto-immunitaire.Parmi ces pathologies, on peut citer :La Thalassémie et d’autres maladies de l’hémoglobine.La sphérocytose héréditaire et d’autres maladies de la membrane (elliptocytose, stomatocytose).Les déficits enzymatiques comme le déficit en G6PD ou en pyruvate kinase.L’anémie hémolytique auto-immune.D’autres maladies plus rares, comme la dysérythropoïèse congénitale par exemple, sont également traitées dans notre service. Ces maladies résultent en une anémie d’importance variable qui peut mener à une nécessité de transfusion régulière. La destruction chronique a également des conséquences sur le foie et le métabolisme du fer. La prise en charge des maladies des globules rouges Ces différents maladies ayant des conséquences et des prises en charge spécifiques, la première étape est l’établissement d’un diagnostic précis.Pour cela, notre Service d'Hématologie collabore étroitement avec le laboratoire de Chimie Erythrocytaire, de Génétique, d’Immuno-Hématologie/Transfusion de l’Hôpital.La prise en charge consiste en l’amélioration de l’anémie chronique et de ses conséquences. Ceci peut nécessiter le recours régulier à des transfusions ou à des médicaments visant à augmenter la production de globules rouges (érythropoïétine) ou à en diminuer la destruction (immunosuppresseurs, traitements ciblés).La destruction chronique des globules rouges et l’anémie qui en découlent, de même que la transfusion, sont régulièrement responsables d’une surcharge en fer.Cette surcharge cause des lésion au niveau du foie, mais également des organes responsables de la régulation hormonale. Elle doit donc faire l’objet d’un suivi et d’un traitement spécifique (chélateur du fer). Conseils La transmission de ces maladies étant le plus souvent génétique/héréditaire, il est important que les patients et leur famille puissent bénéficier d’une consultation spécifique appelée conseil génétique.  LIEN UTILE - Filière de santé maladies constitutionnelles rares du globule roug… Nos spécialistes Dr. Martin ColardHématologueProfesseur Associé à l'Hôpital Universitaire de Bruxelles.  Prendre rendez-vous Dr. Aude TheunissenHématologue Prendre rendez-vous Service d'Hématologie L’hématologie est la spécialité médicale qui prend en charge les maladies du sang et du système immunitaire. Notre service offre une prise en charge complète et spécialisée pour les patients atteints de ces maladies. Notre mission est de fournir des soins spécialisés et personnalisés à chaque patient. Si vous n’avez pas encore de diagnostic précis, vous pouvez prendre rendez-vous en hématologie générale et vous serez ensuite redirigé vers l’un de nos experts. Découvrez notre Service d'Hématologie Red Blood Cell Day 2025 Le jeudi 20 février 2025, le groupe "Globule Rouge" de la Société Belge d'Hématologie et l'H.U.B. organisent le prochain Red Blood Cell Day. Un évènement ouvert aux professionnels et aux patients. Découvrez le programme et les intervenants En savoir plus
Maladies des globules rouges
Problématique de santé
Maladies des voies biliaires
Que sont les maladies des voies biliaires ? (Sténose, Lithiase et fuites) Différentes maladies peuvent donner un obstacle sur les voies biliaires (rétrécissement bénin, cicatrice, cancer, lithiase (calcul),..) entraînant des symptômes comprenant la jaunisse, des démangeaisons, des infections, des douleurs… Après bilan par imagerie, certaines situations nécessitent une intervention endoscopique pour traiter l’obstacle biliaire. De cette manière, il est possible de réaliser ces interventions de manière mini-invasive sous contrôle radiologique en passant un endoscope par la bouche (cholangio-pancréatographie rétrograde endoscopique (CPE) afin d’extraire le(s) calcul(s), de poser une / des prothèse(s) biliaire(s) (stents), de réaliser des prélèvements. Dans certains cas, il est nécessaire d’utiliser une mini camera pour remonter dans les voies biliaires pour évaluer directement ou traiter sur place ces mêmes maladies (cholangioscopie). Après traumatisme ou chirurgie, il arrive qu’il y ait une fuite sur les voies biliaires. De la même manière, par CPE, il est possible de résoudre ces complications sans nouvelle chirurgie.Si vous avez l’un ou l’autre des symptômes suivants (yeux ou peau jaune, urines foncées, démangeaisons, douleurs abdominale, fièvre), veuillez consulter votre médecin. Après réalisation d’une prise de sang et d’une imagerie (échographie abdominale ou scanner abdominal), une suspicion de maladie des voies biliaire sera possiblement mise en évidence. Dans certains cas, une IRM (imagerie par résonance magnétique) abdominale sera nécessaire au diagnostic. Dans tous ces cas, une consultation médicale avec un spécialiste doit être demandée, voire une visite aux urgences qui pourrait être suivie d’une hospitalisation.  Prendre rendez-vous pour une consultation Maladies des voies biliaires : quelle prise en charge médicale à l'H.U.B ? Au sein de la Clinique d’Endoscopie, toutes les techniques nécessaires au traitement des maladies des voies biliaires sont disponibles dans les mains de l’équipe de gastroentérologie (cholangiographie endoscopique rétrograde et percutanée, drainage biliaire sous échoendoscopie), ce qui permet de traiter les patients dans un délai court. Par ailleurs, l’approche multidisciplinaire, permettant de discuter le traitement idéal pour chaque patient avec les différents intervenant (radiologue, pathologiste, oncologue, chirurgien,…) est un atout de notre clinique. Découvrez la Clinique d'Endoscopie de l'H.U.B Maladies des voies biliaires : quelles innovations scientifiques et médicales à l'H.U.B ? L’Hôpital Erasme est pionnier dans le traitement endoscopique des maladies des voies biliaires depuis les années 1970s, où de nombreuses innovations ont vu le jour sous la direction du Pr Cremer, puis du Pr Devière. Cette expertise établie se poursuit de nos jours, ainsi que de multiples innovations y étant liées, comme en témoignent les nombreuses publications du service.   Nos contributions à la recherche scientifique En tant que membres d'un hôpital académique de premier plan, nos professionnels de santé mènent des projets de recherche scientifique afin de faire avancer la médecine et de toujours améliorer la qualité des soins apportés aux patients. Consulter la liste de nos publications scientifiques
Maladies des voies biliaires
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Maladies du foie liées à l’alcool : un enjeu de santé publique et d’équité sociale
Et si notre foie racontait notre quotidien ? Entretien avec le Dr. Laura Weichselbaum, Gastro-Entérologue à l'H.U.B, qui vient de publier un article sur le sujet dans la revue Journal of Hepatology Reports. Lire la suite. Et si notre foie racontait notre quotidien ? Le foie, cet organe discret mais essentiel, est aujourd’hui au cœur d’une alerte sanitaire silencieuse. La Dr Laura Weichselbaum a récemment rédigé un article de revue dans “JHEP Reports” (Journal of Hepatology Reports) expliquant que les maladies du foie liées à la consommation d’alcool touchent plus durement les populations en situation socio-économique défavorisée. Une réalité qui mérite d’être regardée avec humanité, lucidité… et responsabilité collective.Des comportements à risque liés à un contexte de vieContrairement aux idées reçues, il ne s’agit pas d’une affaire de « grands crus » ni d’une consommation festive ponctuelle. Ce sont des habitudes comme le binge drinking (boire beaucoup en peu de temps) associées à une mauvaise alimentation, un indice de masse corporelle élevé, et encore une forte consommation de tabac, qui forment un cocktail dangereux. Ces comportements à risque sont souvent exacerbés par des contextes de vie marquées par l’insécurité économique et sociale, un accès limité aux soins de santé, ainsi qu’ un entourage insuffisamment informé. “Aujourd’hui, de nombreuses analyses montrent qu’ à consommation égale d’alcool, les dommages pour la santé sont trois fois plus élevés chez les personnes défavorisées, et ce, même en tenant compte d’ autres  facteurs de risque tels que l’obésité ou la consommation de tabac” indique la Dr Weichselbaum Des inégalités face à la santéLes données montrent que les maladies du foie liées à l’alcool sont surreprésentées dans les milieux défavorisés. Cela ne s’explique pas nécessairement par une consommation plus élevée, mais plutôt par une exposition fréquente à plusieurs facteurs de risque simultanés. De plus, lorsque la maladie du foie se développe, le dépistage intervient souvent tardivement, en raison d’un suivi médical insuffisant.« La maladie du foie est silencieuse.  En tant que soignant, il est de notre devoir d’être sensible au vécu de notre patient afin de lui proposer le parcours de soin adapté et éventuellement l’inviter à se faire dépister.» Agir tôt, agir mieux : pour une santé plus équitableLa bonne nouvelle ? Il est possible d’agir.En sensibilisant sans culpabiliser, pour que chacun·e puisse comprendre les risques et les signaux d’alerte.En proposant un dépistage plus accessible, notamment en conscientisant les médecins généralistes et spécialistes aux risques associés au statut socio-économique.En accompagnant les publics concernés à se faire dépister et en informant davantage sur les risques liés à l’alcool. Et si la fiscalité devenait un levier de prévention ?Dans certains pays, certaines taxes ont été mises en place pour limiter la consommation d’alcool. “Peut-être devrions-nous sensibiliser nos décideurs belges à mettre en place des taxes ciblées sur les produits alcoolisés ou conditionnés pour favoriser le binge drinking et ainsi limiter la consommation à risque, tout en finançant des actions de santé publique.”  Ensemble, prenons soin de notre foie… La sensibilisation, la prévention et le dépistage pourraient éviter des maladies du foie parfois incurables. “Je me permets de rappeler que, même si l’idéal reste de limiter la consommation d’alcool au minimum, il est recommandé de ne pas dépasser 2 verres par jour pour les femmes et 3 pour les hommes.” Pour toute information complémentaire ou prise de rendez-vous pour un dépistage sur la santé de votre foie, contactez le service de Gastro-Entérologie par email à Cons [dot] GastroMed [dot] erasme [at] hubruxelles [dot] be (Cons[dot]GastroMed[dot]erasme[at]hubruxelles[dot]be) ou par téléphone au +32 (0)2 555 35 04. 
Problématique de santé
Maladies infectieuses et tropicales
La Clinique des Maladies infectieuses et tropicales se réfère à l'infectiologie, qui consiste en l'étude de la physiopathologie, de la prévention, du diagnostic, du traitement des maladies infectieuses, tant extra-hospitalières qu'intra-hospitalières (nosocomiales). Le Service des Maladies infectieuses et tropicales de l’Hôpital Erasme est un centre agréé par le Ministère de la Santé et porte dès lors la dénomination "Travel Clinic".
Maladies infectieuses et tropicales
Problématique de santé
Maladies inflammatoires systémiques et auto-immunes
La dénomination « maladies inflammatoires systémiques et auto-immunes » couvre un ensemble d’affections différentes, qui ont comme point commun une activation anormale et persistante du système immunitaire, qui mène à une altération de la fonction de plusieurs organes, tissus, et/ou systèmes. Elle concerne notamment : Les maladies auto-immunes, tels que le lupus érythémateux disséminé, le syndrome de Sjögren, la sclérodermie (ou sclérose systémique), et les polymyosites Les vasculites, telles que le granulomatose avec polyangéite (anciennement maladie de Wegener), la granulomatose éosinophilique avec polyangéite (anciennement syndrome de Churg-Strauss), l’artérite giganto-cellulaire (encore appelée Maladie de Horton), et la maladie de Behçet Les granulomatoses non-infectieuses, telle que la sarcoïdose Les maladies auto-inflammatoires, tels que la fièvre méditerranéenne familiale et le TRAPS Et diverses autres pathologies, incluant la maladie à IgG4 et la polychondrite atrophiante. Depuis 2011, plusieurs départements de l’Hôpital Erasme ont fédéré leurs compétences en immunologie clinique pour créer une plateforme de prise en charge trans-disciplinaire de ces affections, appelée plateforme MISIM (pour « Maladies Inflammatoires Systémiques et Immuno-Médiées). De nombreux médecins-spécialistes gravitent autour de cette plateforme unique. La trans-disciplinarité est en effet essentielle pour identifier, suivre, et traiter de la façon la plus appropriée les complications directement liées aux maladies qui peuvent affecter des organes et tissus différents, mais aussi les complications des traitements prolongés. Les services activement impliqués dans cette plateforme incluent : La médecine interne La rhumatologie La néphrologie La pneumologie La gastroentérologie La neurologie La dermatologie L'ophtalmologie La cardiologie La prise en charge optimale des maladies inflammatoires chroniques repose aussi souvent sur la réalisation de tests sanguins spécifiques, dont l’interprétation peut être délicate, nécessitant un échange entre biologistes du laboratoire et cliniciens. C’est pourquoi un biologiste de laboratoire d’immunologie est également impliqué dans la plateforme. La création d’une plateforme unique pour des maladies aussi diverses est justifiée pour une série de raisons liées aux maladies elles-mêmes (la façon dont elles se manifestent, leurs complications), et à leur prise en charge. En effet, même si chacune de ces maladies a ses spécificités, elles partagent de nombreux points communs : Au plan des manifestations et des complications, il y a un important chevauchement entre ces maladies. Par exemple, l’inflammation des poumons qu’on peut rencontrer dans la sclérodermie ou le syndrome de Sjögren est la même ; elle nécessite les mêmes tests diagnostiques, et les mêmes traitements. Au plan de la prise en charge médicale, la démarche est similaire, notamment en ce qui concerne les examens aboutissant au diagnostic, le type de médicaments prescrits, la prévention des complications des traitements, et le suivi.
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