Problématique de santé
Troubles du rythme
De quoi s'agit-il? La maladie du sinus Le nœud sino-auriculaire situé dans l'oreillette, contient des cellules qui envoient des signaux électriques vers les autres parties du cœur. Il y a différente type de troubles de conduction sino auriculaire, elle va du simple ralentissement à l'interruption complète. Elles peuvent être soit aigu ou chronique, permanent ou paroxystique. Il y a différentes étiologies: L'infarctus du myocarde, surtout de localisation inférieure du cœur. Les surdosages médicamenteux. Le plus souvent c'est une dégénérescence fibreuse du sinus, apparaissant surtout chez les sujets âgés. Dans cette étiologie, elle peut-être associé à des accès de fibrillation ou flutter auriculaire paroxystique. Il en résulte une interruption partielle de la conduction sino auriculaire qui entraînera une bradycardie (rythme lent du cœur). Les symptômes peuvent aller de la lipothymie à la syncope. Le traitement consistera à la mis en place d'un stimulateur cardiaque avec deux sondes l'un dans l'oreillette et l'autre dans le ventricule droit. Les blocs auriculo-ventriculaire C'est la déficience de la conduction auriculo ventriculaire, allant du ralentissement à l'interruption complète. Elle témoigne de lésions du tissu de conduction qui siège au niveau du nœud auriculo-ventriculaire. Il y a plusieurs étiologies: L'infarctus du myocarde. Le bloc auriculo-ventriculaire aigus inflammatoire et/ou idiopathique. Les surdosages médicamenteux. Mais l'étiologie la plus fréquente est une dégénérescence fibreuse du tissu de conduction auriculo-ventriculaire. Elle est d'origine indéterminée. Elle apparaît chez les sujets âgés. Les manifestations cliniques peuvent être asymptomatique, c'est-à-dire ne rien ressentir, mais c'est essentiellement un rythme lent (bradycardie) qui se caractérise par une fatigue voir des syncopes itératives. Il y a plusieurs classifications: Le bloc auriculo-ventriculaire du 1er degré (qui ne nécessite pas de stimulateur cardiaque). Le bloc auriculo-ventriculaire du 2ème degré qui se divise en Mobitz I et II. Le bloc auriculo-ventriculaire du 3ème degré. Le traitement consiste en la mise en place d'un stimulateur cardiaque avec deux sondes l'une dans l'oreillette et l'autre dans le ventricule droit. Les fibrillations La fibrillation auriculaire est une affection cardiaque caractérisée par une activité de contraction aléatoire des oreillettes (les petites cavités du cœur), de telle sorte que le rythme global du cœur devient irrégulier. Il s'agit du trouble du rythme cardiaque le plus fréquent dans la population, responsable de complications gravissimes, telles les embolies cérébrales, qui sont en fait des petits caillots sanguins qui vont bloquer des artères du cerveau et qui constituent une des causes des accidents vasculaires, ou A.V.C. Cette pathologie, plus fréquente chez les sujets de plus de 60 ans, peut avoir plusieurs causes: Une maladie cardiaque (valve mitrale, un infarctus du myocarde... ). Une maladie non cardiaque (un excès d'hormones thyroïdiennes, une infection pulmonaire, une embolie pulmonaire, la consommation d'alcool... ). Parfois, aucune cause n'est trouvée : on parle alors de fibrillation auriculaire idiopathique. Le diagnostic sera suspecté par le médecin lors de son examen clinique, qui constate principalement que le pouls est rapide et irrégulier. Mais parfois, la fibrillation auriculaire n'est pas permanente, ce qui complique le diagnostic. Les médecins parlent alors de fibrillation auriculaire paroxystique. Traitement Les troubles du rythme cardiaque sont pris en charge à la Clinique de rythmologie.  L'électrocardiogramme permet de mettre en évidence l'activité irrégulière, anarchique et rapide de l'oreillette. Lorsque l'électrocardiogramme est normal mais que le médecin a une forte présomption sur l'existence d'une fibrillation auriculaire, il fera réaliser par le cardiologue un enregistrement de l'électrocardiogramme durant 24 heures (examen appelé holter de 24 heures). Il existe divers traitements pour soigner ou prévenir les complications de cette maladie. Globalement, de nombreux médicaments, appelés antiarythmiques, sont capables de traiter une grande majorité de patients. En cas de mauvaise réponse aux traitements médicamenteux, c'est-à-dire quand le patient continue à avoir des symptômes difficilement tolérables (palpitations gênantes, malaises, syncopes,...), ou bien quand il ne supporte pas les médicaments que son cardiologue lui a prescrits, il existe une méthode plus radicale, qui consiste à « brûler » les régions du cœur à l'origine du trouble, de manière à restaurer un rythme cardiaque régulier. Cette brûlure est réalisée par l'application d'une source d'énergie (radiofréquence généralement) directement sur la paroi intérieure des oreillettes. Cette technique, à cœur battant, généralement utilisée dans certains centres de cardiologie routiniers consiste en l'ablation ou l'isolation des veines pulmonaires (responsables du trouble) par l'introduction à l'intérieur du cœur de quelques sondes, ou cathéters, sous contrôle de radioscopie. Cette manière de procéder offre l'avantage d'être réalisée sous anesthésie locale, par ponction (= premier temps de la montée d'un cathéter) au niveau de l'aine et éventuellement au niveau du cou. Malheureusement, cette technique peut être fastidieuse, longue, et doit parfois être répétée quelques jours après. Le résultat final ne peut être prédit avec certitude, mais on s'attend actuellement, dans les meilleurs centres à un taux de guérison de la fibrillation auriculaire symptomatique (appelée aussi paroxystique) de 50 à 60 %. Il faut cependant noter que ces résultats vont probablement s'améliorer avec l'apparition de nouvelles évolutions technologiques. Depuis Juin 2003, nous avons développé une approche chirurgicale qui a pour but d'augmenter les chances de succès de la procédure d'isolation des veines pulmonaires, tout en gardant son caractère peu agressif. Il s'agit d'encercler les foyers potentiellement responsables de la fibrillation auriculaire (les veines pulmonaires) en passant par l'extérieur du cœur, grâce à l'utilisation d'un robot chirurgical. Cet outil est en effet fort utile: non seulement il facilite le geste chirurgical (les poignets du robot ont un degré de mobilité bien plus grand que les mains du chirurgien) mais il permet également de réaliser une opération sur le cœur sans réellement ouvrir le sternum ou le thorax, si ce n'est par trois petites incisions entre les côtes de moins de 1 cm.
Troubles du rythme
Problématique de santé
Troubles intellectuels et de mémoire
Les troubles neurocognitifs et comportementaux étant source d'angoisse, de stress, de dépression, d'anxiétés, de handicaps et de difficultés au quotidien, il est important d'apporter aide et soutien aux patients souffrant de tels troubles ainsi qu'à leurs proches. Pour venir en aide à ces personnes, l'Unité Mémoire de l'Hôpital Erasme travaille sur plusieurs axes : l'expertise médicale, la qualité des explications, la diversité des services - neuropsychologie, psychologie, ergothérapie et logopédie - et le soutien au niveau administratif. Les troubles cognitifs et comportementaux sont source d'angoisses, de stress, de dépressions, d'anxiétés, de handicaps et de difficultés pouvant mener à des pertes d'autonomie justifiant de plus ou moins grands besoins d'aide et de soutien. L'investigation de ces troubles exige une écoute active et un regard avisé sur toutes les capacités et incapacités résiduelles. Outre la rigueur scientifique indispensable à toute prise en charge médicale, chaque approche est individuelle et à taille humaine, ce qui permet une réponse systématique aux besoins spécifiques de chacun. La rencontre du corps médical et paramédical, la découverte des examens utiles à la pose d'un diagnostic, l'annonce du diagnostic et les propositions thérapeutiques sont autant de moments de stress difficiles à gérer et nécessitant un temps particulier qu'il faut adapter à chacun. Grace à notre travail en équipe et à nos collaborations étroites avec le Service de Gériatrie, de tels parcours de soins particuliers et spécifiques sont possibles. Nos axes de travail L'Unité Mémoire de l'Hôpital Erasme travaille sur plusieurs axes : 1) L'expertise médicale : Dans le cadre du diagnostic et de l’accompagnement des syndromes démentiels, une psychoéducation est proposée aux proches des patients lorsque cela est utile (Projet ASAPP). Le service, ses médecins et ses équipes assurent une prise en charge médicale adaptée individuellement mais basée sur des données scientifiques systématiquement actualisées. Le patient est évalué sur tous les plans – physique, cognitif, comportemental et social – au moyen de tests modernes et fiables ; Le traitement est choisi avec le patient après avoir analysé chaque bénéfice/risque individuel ; Un plan de soins est aussi proposé systématiquement avec possibilités de consultations post-annonce diagnostic rapides si nécessaire ; Le patient  a accès à des outils de communication modernes (téléphone, mail, fax, etc.) lui permettant de communiquer facilement et sans délais avec son équipe médicale ; Une psychoéducation est proposée aux proches des patients lorsque cela est utile ; Ce programme de psychoéducation, unique en Belgique, est soutenu par un financement particulier du Protocole 3 (INAMI) permettant d'y adjoindre des séances d'art-thérapie avec les patients et un plan de soutien au domicile du patient via une infirmière spécialisée ; Des protocoles d'étude clinique portant tant sur de nouvelles voies thérapeutiques que sur des approches plus fondamentales sont régulièrement proposés aux patients et à leurs proches s'ils en sont demandeurs. Les patients ainsi que leurs proches restent toujours parfaitement libres de refuser d'y participer. 2) Les explications : Outre l'écoute dynamique au sein de chaque consultation, nos équipes se réunissent formellement deux fois par semaine pour discuter de chacun plus spécifiquement ; Les consultations post-annonce diagnostic sont organisées au sein de l'Hôpital gériatrique de Jour, avec lequel la collaboration est très étroite ; Les séances de psychoéducation et d'art-thérapie sont organisées au sein de la MRS « Les Jardins de la Mémoire », adjacente à l'institution (792, route de Lennik). (Projet ASAPP) 3) La neuropsychologie, la psychologie, l'ergothérapie et la logopédie : Le patient et son entourage sont accompagnés et soutenus tout au long de leurs difficultés. Des réunions personnalisées et communes avec d'autres patients sont aussi proposées. 4) L'administration : Le patient est épaulé au niveau administratif pour chaque demande auprès de sa mutuelle, ses activités, etc. Téléchargez le dépliant du Projet ASAPP (Aide et Soutien aux Aidants Proches et Personnes atteintes de la maladie d'Alzheimer ou apparentée) File depliant_asapp.pdf Formation Dans un désir de promotion de la communication en réseau et de la continuité des soins de l’hôpital au domicile (y compris en MRPA/MRS), nous proposons une adaptation de la formation de psychoéducation pour les professionnels travaillant avec des personnes atteintes de syndromes démentiels (nous nous déplaçons notamment en MRPA/MRS). L’objectif global est, outre l’apport d’explications sur les syndromes démentiels et leurs principaux troubles, d’amener une réflexion autour des meilleures façons de prendre en charge et d’interagir avec les personnes en perte d’autonomie physique et psychique. Il s'agit donc d’une formation théorique mais également interactive, l'idée étant que chaque participant y amène les difficultés, questionnements, problèmes auxquels il est confronté afin que nous puissions réfléchir ensemble aux meilleures manières d'y réagir (via des discussions, des exercices, des jeux de rôle, ...). Le contenu de la formation peut (dans certaines limites) être adapté selon les demandes.
Troubles intellectuels et de mémoire
Problématique de santé
Troubles psychotiques - Mise en observation (MEO)
La maladie mentale peut prendre différentes formes. Il peut s’agir d’un trouble psychotique avec délire et/ou hallucinations, d’un trouble de l’humeur avec agitation, insomnie, tristesse ou idées de suicide. Le patient peut être hospitalisé sur un mode volontaire ou involontaire. Dans tous les cas, une prise en charge multidisciplinaire est proposée en vue d’une réhabilitation. L’hospitalisation involontaire a lieu dans des conditions particulières fonctionnant selon la loi de la mise en observation (loi du 26 juin 1990). Elle a pour but de le mettre à l’abri en périodes de crise et de le soigner lorsqu'il n'est plus en mesure de demander de l’aide. La loi de mise en observation prévoit que l’on peut programmer un hospitalisation sous contrainte pendant une période limitée lorsqu’il n’y a pas d’autre solution. L’objectif est de permettre au patient de retrouver son autonomie et une bonne qualité de vie. L'hospitalisation prévoit une prise en charge multidisciplinaire. Celle-ci implique qu’en plus du suivi psychiatrique et de l’accompagnement par l’équipe infirmière, il participe à des activités thérapeutiques, seul ou en groupe. L’ergothérapeute et le kinésithérapeute proposent différentes activités centrées sur le corps et la créativité. Généralement, un suivi ambulatoire à la Consultation de Psychiatrie de l'Hôpital Erasme ou dans un autre centre (selon vos préférences) sera mis en place. Le patient pourra également être orienté vers un centre de jour.
Troubles psychotiques - Mise en observation (MEO)
Problématique de santé
Tuberculose
En Belgique, moins de 1000 cas par an de la forme active, contagieuse car pulmonaire dans 75% des localisations, sont diagnostiqués et suivis. Ces formes sont le plus souvent bactériologiquement prouvées après une mise au point adéquate clinique en collaboration étroite avec le laboratoire. Son isolement permet de vérifier la sensibilité du bacille de Koch aux différents antituberculeux. Le retour à domicile peut être rapide et évite les isolements hospitaliers difficiles à organiser à l’époque actuelle de pénurie en lits liée au Covid mais le traitement est long et doit être adapté aux éventuelles résistances (heureusement rares en Belgique). Il doit souvent être supervisé car une compliance parfaite est obligatoire pour garantir son efficacité et donc la guérison des patient(e)s. Les toxicités doivent également être guettées. Le Fares (francophone) et la VRGT (néerlandophone) assurent cette tâche via le programme BeltaTBnet tout en tenant à jour le registre belge. L’hôpital Erasme est particulièrement impliqué dans le fonctionnement de ces ASBLs.   Travailler à l'éradication Dans notre pays, où l’éradication de la maladie est visée à moyen terme selon l’OMS, il s’agit également de détecter les formes latentes et de traiter celles-ci afin qu’elles ne se réactivent pas. Le but est d’enrayer le cycle de la maladie. L’interprétation des tests in vivo (intradermoréaction à la tuberculine) est complexe par son manque de spécificité et la sensibilité des dosages in vitro après stimulation (quantiféron), aujourd’hui prônée par beaucoup, est insuffisante.Les personnes les plus à risque de développer une tuberculose active au départ d’une forme « dormante » sont les immunodéprimés et les expositions récentes (virage des tests de dépistage).Le  service de pneumologie assure la prise en charge de ces personnes notamment  dans la perspective d’une immunothérapie, (en particulier d’une biothérapie, le dépistage d’une forme latente est alors obligatoire), en présence d’une maladie atteignant les défenses de l’organisme ou suite à un contact sur le milieu du travail (collaborateurs adressés par la médecine du même nom).Les interactions cliniques sont fréquentes et excellentes avec le service de médecine interne (centre de référence SIDA et clinique des maladies infectieuses).  D'autres pathologies infectieuses des poumons Les infections pulmonaires par des mycobactéries atypiques (induites per ces germes moins virulents et environnementaux) font également partie de l’activité d’expertise assurée par le service de pneumologie.Elles sont plus rares mais surviennent très souvent dans un contexte de pathologies pulmonaires préexistantes et favorisantes (BPCO, mucoviscidose…)  La mise en évidence du germe n’en fait pas un pathogène, c’est l’évolution des lésions qui lui est attribuée qui entraine ou non la mise en route d’un traitement long et contraignant. Chaque cas doit ainsi faire l’objet d’une réflexion pluridisciplinaire ciblée.La disparition de la mycobactérie ne permet pas d’affirmer la guérison qui est plutôt une stabilisation. Le suivi est donc continu.
Tuberculose
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Types de consentement
Dans le domaine de la santé, le principe d'autonomie de la personne implique qu'aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. Le consentement doit être libre, c'est-à-dire en l'absence de contrainte, et éclairé, c'est-à-dire précédé par une information. En pratique, ce consentement de la personne peut être obtenu de différentes manières. Consentement oral Types de consentement Dans le domaine de la santé, le principe d'autonomie de la personne implique qu'aucun acte médical ni aucun traitement ne peut être pratiqué sans le consentement libre et éclairé de la personne et ce consentement peut être retiré à tout moment. Le consentement doit être libre, c'est-à-dire en l'absence de contrainte, et éclairé, c'est-à-dire précédé par une information. En pratique, ce consentement de la personne peut être obtenu de différentes manières. Consentement explicite Ce type de consentement formalisé par la signature d'un document de consentement par les 2 parties (thérapeute - patient; chercheur - participant) est quant à lui la norme en recherche clinique prospective. Il doit répondre à certaines conditions largement développées dans la page "Obtention du consentement éclairé du sujet ou participant à une recherche clinique". Consentement présumé Ce type de consentement (aussi appelé consentement implicite par opposition au consentement explicite) répond à l'adage "Qui ne dit mot, consent". Dans le domaine de la santé, toute la dynamique de la transplantation d'organe s'appuie sur le consentement présumé du citoyen au don d'organes. En recherche clinique, ce type de consentement impose que les hôpitaux et les personnes qui exercent une profession de santé communiquent de manière générale aux personnes qui peuvent participer à une expérimentation que leurs données peuvent être utilisées pour une expérimentation, qu'elles ont la possibilité de refuser et à quel point de contact elles peuvent s'adresser pour manifester leur opposition éventuelle. Champs d'application: Les études observationnelles rétrospectives, exclusivement basées sur l'utilisation des données que le chercheur peut trouver dans le dossier médical du patient. Certaines études observationnelles (non interventionnelle) prospectives (art.3, §3 LEPH) pour autant qu'elles soient liées à la qualité des activités des personnes exerçant une profession dans le domaine des soins de santé (études de type audit) et qui sont effectuées à l'initiative d'un service public fédéral ou d'un organisme d'intérêt public. Les études sur matériel corporel humain résiduel, exclusivement basées sur l'utilisation de matériel corporel prélevé dans le cadre diagnostique ou thérapeutique et utilisé ensuite dans un but de recherche. §3 Dans le cadre de la recherche clinique, certains estiment que le principe éthique d'autonomie du patient n'est pas totalement respecté dans la mesure où il ne sait pas quand et dans quelle recherche ses données et/ou son matériel corporel sont utilisés. Une alternative au consentement présumé tel que décrit plus haut permet de répondre à cette critique d'entorse à l'autonomie du patient en l'informant que sans opposition de sa part, il participera à une recherche clinique qu'on lui décrit (présentation des objectifs de la recherche et de ses droits de participant) dans un document d'information mis à sa disposition qui précisera notamment comment il peut manifester son opposition. Cette alternative peut par exemple être utilisée quand le patient est présent dans l'institution et que le consentement présumé est applicable à la recherche.
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Un centre de référence à Erasme (H.U.B) pour les troubles de l’alimentation (TCA) chez les jeunes
Le service de pédopsychiatrie du H.U.B, actif à la fois sur les sites d’Erasme et de l’Hôpital des Enfants, a été reconnu par l’INAMI comme Centre de Référence Supra-Régional pour les Troubles du comportement alimentaire (TCA) chez les jeunes  de 0 à 23 ans. Troubles du comportement alimentaire chez les jeunes : une prise en charge multidisciplinaire Ce centre innovant offre une approche multidisciplinaire, coordonnée et spécialisée pour les jeunes souffrant d’anorexie, de boulimie ou d’hyperphagie boulimique, tout en assurant un accompagnement renforcé des familles.Dans cette interview, découvrez les spécificités de ce nouveau centre, les bénéfices pour les patients, et les ambitions portées par les équipes du H.U.B. (Hôpital Erasme et Hôpital des Enfants) Notre centre prend en charge toutes les tranches d’âge, du bébé jusqu’à 23 ans, avec une approche multidisciplinaire, adaptée à chaque situation Judith DEREAU Pédopsychiatre, Responsable médicale du Centre ambulatoire TCA (H.U.B) 1. En quoi le Centre TCA que vous dirigez se distingue-t-il dans la prise en charge des troubles du comportement alimentaire chez les jeunes ?Notre centre a la spécificité de prendre en charge toutes les tranches d’âge, du bébé jusqu’à l’âge de transition (23 ans), avec une longue expérience, tant au niveau de la prise en charge somatique des cas graves que psychiatrique. Nous proposons des soins adaptés à chaque situation : consultations spécialisées multidisciplinaires (avec pluralisme des approches, dont la Family-Based Therapy (FBT) et la thérapie multifamilles), ambulatoire intensif, hospitalisations de jour pour les plus jeunes, hospitalisations complètes… y compris pour les formes atypiques comme l’ARFID, qui est un trouble de l'alimentation sélective sans préoccupation du poids ou de l'image corporelle.2. Quelle est la plus-value du trajet de soins mis en place par l’INAMI pour les patients et leurs familles ?La mise en place du "trajet de soins TCA" il y a un an a permis d'offrir aux patients et aux familles une prise en charge plus lisible, coordonnée et mieux soutenue. Cela a renforcé l’accès aux soins et valorisé le travail en réseau. L'INAMI, qui a aussi prévu un soutien régional avec l’extension de l'offre de soins (équipes ambulatoires de soutien de la première ligne et équipes de traitement à temps partiel), vient maintenant compléter ces dispositifs par des centres suprarégionaux, qui seront tant au service des patients et de leurs familles que des professionnels de 1ère et 2ème ligne pour les trajets de soins complexes.3. Que signifie concrètement pour votre équipe d’être reconnue comme centre de référence suprarégional ?C’est une reconnaissance précieuse de notre expertise. Cela va permettre de clarifier les niveaux d'intervention, de donner une visibilité accrue à notre travail et de développer encore notre offre, pour mieux répondre aux besoins des jeunes, de leurs familles et des professionnels qui le demandent. Avec la désignation du centre, nous allons pouvoir renforcer l'équipe avec l'engagement de collègues.4. Quelles sont les prochaines étapes ou ambitions pour ce centre dans les années à venir ?Nous voulons contribuer à améliorer le travail en réseau, la concertation indispensable et la formation des professionnels prenant en charge les troubles des conduites alimentaires, soutenir les collègues au-delà de Bruxelles, et étoffer l'offre de soins, entre autres en y intégrant des pair-aidants dans nos dispositifs.Infos H.U.B : Centre de Référence Supra-Régional pour les Troubles du comportement alimentaire (TCA) chez les jeunes Pédopsychiatrie - Psychiatrie du bébé, de l'enfant, de l'adolescent et du jeune adulte | Hôpital Erasme  Liens: Convention INAMIBruxelles https://tca-bru.be/BWhttp://www.archipelbw.be/initiatives/trajet-de-soins-tca-et-equipe-emas/Luxembourghttps://matilda-lux.be/trajet-de-soins-tca-troubles-des-conduites-alimentaires/Liègehttps://realism0-18.be/trajet-tca/Hainauthttps://www.rheseau.be/___-emas/
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Un colloque ancré dans la pratique clinique et la dynamique de réseau
A l'occasion du 5ème colloque de Néphrologie, Dialyse et Transplantation organisé par l'H.U.B le 12 février prochain, le Pr. Alain Le Moine, Directeur du Service de Néphrologie, nous donne un aperçu de ce que nous réserve cette 5ème édition. Lire l'article Le Cinquième Colloque Transversal de Néphrologie, Dialyse et Transplantation, organisé par le service de néphrologie de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B), s’inscrit dans une logique de continuité et de formation médicale continue. Plus qu’un rendez-vous axé sur la nouveauté à tout prix, l’événement assume une ambition claire : actualiser les connaissances à la lumière des données scientifiques récentes et interroger les pratiques actuelles, tout au long du parcours du patient néphrologique, de maladie rénale chronique à la dialyse et la transplantation.« Chaque année, nous faisons le choix de revenir sur des thématiques déjà abordées, mais en les mettant à jour à partir de la littérature scientifique la plus récente », explique le Pr. Alain Le Moine, Directeur du service. Une approche qui reflète la maturité du colloque et sa volonté de rester étroitement connecté à la réalité du terrain.Autonomie du patient, personnalisation des soins au cœur des échangesLe programme de cette cinquième édition met en avant plusieurs enjeux majeurs de la néphrologie contemporaine, au premier rang desquels figure l’autonomie du patient dialysé. La présence de Thierry Lobbedez (CHU de Caen), référence internationale dans le domaine de la dialyse péritonéale et de l’autonomisation du patient, illustre cette priorité. Son centre est aujourd’hui considéré comme un modèle mondial, avec lequel l’H.U.B entretient des échanges étroits, tant sur le plan clinique que scientifique.La personnalisation des traitements constitue un autre fil conducteur fort du colloque. Qu’il s’agisse de la dialyse – avec des discussions autour de la fréquence, du débit et de l’adaptation « à la carte » des modalités d’épuration extra-rénale – ou de la transplantation, l’objectif est clair : sortir d’une approche standardisée pour mieux répondre aux besoins individuels de chaque patient.Dans ce contexte, les avancées en médecine de précision et en exploitation des données occupent une place centrale. Les travaux présentés par Valentin Goutaudier proche collaborateur d’Alexandre Loupy (Paris Transplant Group) illustrent le potentiel des outils biostatistiques et informatiques nécessaires à analyser des masses de données biologiques issues de nouvelles technologies. Ceci pour affiner la prise en charge immunologique des patients transplantés, avec, à terme, un impact attendu sur la survie des greffons et des patients.Questionner les limites et les responsabilités en transplantationLe colloque aborde également des questions sensibles et essentielles, telles que l’utilisation de donneurs à critères élargis. Les travaux de Rachel Hellemans (UZA Antwerpen) interrogent le devenir de certains greffons et rappellent la responsabilité éthique et scientifique de suivre rigoureusement leurs résultats chez les receveurs.Dans la même logique, la présentation de Nada Kanaan (Cliniques Universitaires Saint-Luc) revient sur les premiers cas d’utilisation de l’imlifidase chez des patients hyperimmunisés jusque-là exclus de la transplantation, illustrant l’évolution progressive des possibilités thérapeutiques dans des situations complexes, tout en soulignant la nécessité d’un suivi prudent et rigoureux.Un colloque avant tout conçu comme un temps fort du réseauPlus qu’un congrès destiné à débattre de techniques émergentes, ce colloque se veut avant tout un moment de rassemblement et de partage pour le réseau de néphrologie. Il s’adresse prioritairement aux médecins et professionnels de santé impliqués dans la dialyse et la transplantation, avec pour objectif de partager les dernières recommandations, harmoniser les pratiques et renforcer les collaborations existantes.« C’est un congrès d’information et de mise en commun, pensé pour notre réseau, avec des experts internes et invités », souligne le Pr. Le Moine. Une manière de valoriser le rôle académique et fédérateur de l’ H.U.B qui est engagé dans une mission de collaboration étroite avec ses partenaires en Belgique.Dans un cadre scientifique mais convivial, cette cinquième édition entend ainsi mettre en lumière les pratiques actuelles, questionner les évolutions en cours et renforcer les liens entre les acteurs du parcours de soins néphrologique, au bénéfice direct des patients. Programme complet et inscription
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Un conseil médical unique, une évidence pour avancer ensemble
L’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B), composé de l’Hôpital Erasme, de l’Institut Jules Bordet et de l’Hôpital Universitaire des Enfants Reine Fabiola, compte plus de 800 médecins. Pour améliorer les collaborations, la communication intra-services et les trajets de soins, les médecins ont voté fin décembre pour la mise en place d’un Conseil Médical unique. Une unicité vue comme une évidence et qui respecte les identités de chaque hôpital. Cette forme de représentation du corps médical transversale permet de soutenir les projets respectifs et communs, pour la médecine d’aujourd’hui et de demain.  L’ensemble du corps médical sous une même coupole Le rattachement universitaire de chaque hôpital à l’Université Libre de Bruxelles (ULB) a permis aux 3 conseils médicaux respectifs de  coopérer régulièrement dans le passé. La formation de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B), en tant qu’Hôpital académique de la Ville de Bruxelles en octobre 2021, a consolidé cette coopération. Dans cette logique, une gouvernance commune s’est donc vite avérée être une évidence. Ainsi, le 20 décembre 2022, les médecins de l’Hôpital Universitaire de Bruxelles (H.U.B) se sont réunis et ont opté, avec plus de 80% des votes, pour le déploiement d’un conseil médical unique. Cette forme de représentation du corps médical au sein de la gouvernance hospitalière vise à faciliter et à améliorer la collaboration inter-services et la bonne répartition des activités. Pour la suite, les futurs représentants des médecins au sein du Conseil Médical Unique seront désignés lors des nouvelles élections à la rentrée académique. Les votes se feront par voie électronique. Unifier tout en respectant les identités de chaque hôpital Le Conseil Médical a notamment pour rôle la coordination de l'activité médicale, la promotion de soins de qualité et l’harmonisation de trajets patients accessibles à tous au sein des réseaux hospitaliers tout en préservant un esprit de collaboration entre les médecins. Si l’Hôpital Universitaire de Bruxelles se déploie au travers de sa gouvernance et de sa transversalité, la volonté de préserver l’identité de chaque institution, tant pour les collaborateurs que pour les patients, reste une priorité. En effet, chacun d’eux est reconnu à l’échelle nationale et internationale pour ses projets et ses avancées médicales, qu’elles soient oncologiques, pédiatriques ou spécialisées. La communication, le véritable défi Afin que le déploiement d’un projet médical commun unique soit partagé par tous, il exige des réunions régulières de tous les médecins que compose l’H.U.B. La localisation distincte des deux sites hospitaliers (Anderlecht et Laeken) reste le plus grand challenge en termes de communication pour les équipes, surtout lorsque celle-ci nécessite une présence des membres du corps médical. Utiliser des moyens de communication pertinents aux bons moments reste un point d’attention pour le bon fonctionnement de l’institution. Une union en concordance avec la triple mission : soins, recherche et enseignement L’Hôpital Universitaire de Bruxelles, en tant que structure universitaire composée de nombreux chercheurs et de médecins chercheurs, offre un environnement stimulant qui permet un recrutement continu de jeunes spécialistes. Une jeunesse qui prend une vraie place au sein de l’institution et bénéficie d’une oreille attentive de la part des ainés de service. Le corps médical interagit également de manière étroite tant avec les nombreuses équipes para-médicales qu’avec les services de support (informatique, ressources humaines, …), et aussi avec les médecins généralistes et ce, dans le but de garantir perpétuellement les meilleurs soins aux patients.  
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Un numéro unique pour joindre l'H.U.B
Faites le +32 (0)2 555 55 55 pour tous les services de l'Hôpital Erasme, de l'Institut Jules Bordet et de l'Hôpital des Enfants Dès aujourd'hui, un seul numéro est nécessaire pour joindre tous les services de l’Institut Jules Bordet, de l’Hôpital Erasme et de l’Hôpital des Enfants : le +32 (0)2 555 55 55. Composez-le simplement et vous pourrez ensuite vous laisser guider confortablement par notre système qui vous amènera le plus vite possible vers l’interlocuteur que vous recherchez.