Rich page
Les options endoscopiques dans la prise en charge de l'obésité
L’obésité est une pathologie chronique qui peut entraîner de nombreuses complications métaboliques et cardiovasculaires. Lorsque les approches conventionnelles comme le régime et l’activité physique ne suffisent pas, des solutions endoscopiques peuvent être envisagées. Ces techniques, peu invasives, permettent une prise en charge efficace en limitant les risques liés à la chirurgie bariatrique. Obésité : quelle prise en charge médicale à l'H.U.B ? Le Service de Gastro-Entérologie de l’Hôpital Erasme propose une prise en charge multidisciplinaire de l’obésité avec des options endoscopiques innovantes. Parmi celles-ci, la pose d’un ballon gastrique permet de réduire la sensation de faim et de favoriser la perte de poids. Une autre alternative est la sleeve gastroplastie endoscopique, qui consiste à réduire la taille de l’estomac sans intervention chirurgicale lourde.Nos équipes associent ces techniques à un suivi nutritionnel et comportemental personnalisé afin d’optimiser les résultats. Une collaboration étroite entre gastroentérologues, endocrinologues, diététiciens et psychologues assure une approche globale et adaptée à chaque patient.Il est essentiel d’adopter une hygiène de vie saine avant et après une intervention endoscopique pour l’obésité. Une alimentation équilibrée, riche en fibres et en protéines, ainsi qu’une activité physique régulière, sont recommandées pour maximiser les résultats. À la prise en charge endoscopique s’associe des rendez-vous multidisciplinaire chez le gastroentérologue, la diététicienne et la psychologue, afin de renforcer les changements du mode de vie. Découvrez la Clinique d'Endoscopie de l'H.U.B
Article
Les risques de l'exposition aux écrans pour les enfants
Pour protéger la santé oculaire des plus jeunes, envisagez d'autres options. Les risques L'exposition excessive aux écrans peut présenter plusieurs risques pour les enfants, notamment sur leur santé physique et mentale. Passer trop de temps devant un écran peut entraîner des problèmes de vision, comme la fatigue oculaire, et augmenter le risque de troubles du sommeil en perturbant leur rythme circadien. De plus, un usage prolongé des écrans peut nuire au développement social et émotionnel des enfants, limitant les interactions en face à face et favorisant l'isolement. Enfin, l'exposition constante à des contenus inappropriés ou violents peut avoir un impact négatif sur leur comportement et leur bien-être psychologique. Il est donc essentiel de limiter le temps d'écran et de favoriser des activités diversifiées pour un développement équilibré. Les alternatives Il existe de nombreuses alternatives aux écrans qui permettent aux enfants de se divertir tout en stimulant leur créativité, leur motricité et leurs interactions sociales. Par exemple, la lecture de livres favorise le développement du langage et de l’imagination, tout en offrant un moment de calme. Les jeux de société sont également une excellente option pour renforcer les liens familiaux et encourager la coopération ou la compétition saine. Les activités en plein air, comme le vélo, la randonnée ou les jeux de ballon, sont idéales pour améliorer la condition physique et passer du temps dans la nature. De plus, les arts créatifs comme le dessin, la peinture ou la musique permettent aux enfants d’exprimer leurs émotions et de développer leur esprit créatif. Enfin, passer du temps avec d’autres enfants, que ce soit pour jouer dans un parc ou participer à des activités collectives, aide à renforcer leurs compétences sociales et leur développement émotionnel. Ces alternatives sont essentielles pour offrir un équilibre entre les activités numériques et celles qui favorisent un développement sain. Parlez-en à notre service d'ophtalmologie et ophtalmologie pédiatrique, à l'Hôpital Erasme (Campus Anderlecht) et l'Hôpital des Enfants (Campus Laeken).  Ophtalmologie Ophtalmologie pédiatrique
Article
Les troubles de la parole et du langage après un AVC
À l’occasion des ateliers de l’AVC qui sont organisés par la Clinique Neurovasculaire de l’Hôpital Erasme – H.U.B, Laura Moraldo et Costanza Rollo Collura, Logopèdes, et Agnès Brison, Neurolinguiste, nous expliquent concrètement les implications des troubles de la parole et/ou du langage qui apparaissent chez les patients ayant fait un ou plusieurs AVC.  Ce mot que l’on a sur le bout de la langue... Pouvez-vous expliquer la différence entre les troubles du langage et de la parole ?Un trouble du langage acquis (aussi appelé “aphasie”) est celui qui se manifeste chez les patients qui avaient normalement développé le langage avant leur AVC. Ce trouble se traduit par l’incapacité du patient à utiliser le langage pour comprendre l’autre ou s’exprimer, tant à l’oral qu’à l’écrit. Il touche le lexique (les mots), la syntaxe (la phrase) ou encore les aspects “pragmatiques” de la communication, comme la compréhension de l’humour, de l’implicite, du second degré, tout ce qui est compliqué dans la relation du patient avec les autres.Le trouble de la parole (aussi appelé “dysarthrie”), touche, quant à lui, la capacité du patient à produire les mots qui sont dans sa tête, à enchaîner des sons lorsque les phrases sont longues ou que les séquences de sons sont complexes (ex. successions de consonnes, sons proches comme p/b ; l/n). Donc, la dysarthrie est une difficulté à articuler correctement. Elle peut aussi poser des problèmes quant à l’utilisation de la voix.Le trouble de la parole et le trouble du langage peuvent tous deux résulter d’un AVC ou d’un traumatisme crânien. Ils peuvent co-exister ou survenir indépendamment l’un de l’autre. “Dans la plupart des cas, les troubles de la parole et du langage ne viennent pas seuls. Ils sont souvent accompagnés par d’autres troubles, tels que des troubles moteurs ou cognitifs, engendrés par les lésions cérébrales que l’AVC a provoqué dans différentes zones du cerveau. C’est pourquoi la prise en charge du patient doit être multidisciplinaire”.Quelles sont les conséquences des troubles du langage et de la parole ?  Est-ce irréversible ? Image Généralement, nous expliquons au patient que les zones qui ont été touchées ne feront plus leur travail, mais que d’autres zones qui n’étaient pas nécessairement habilitées ou dont ce n’était pas le rôle vont prendre le relais. C’est ce que l’on appelle la « plasticité cérébrale », le cerveau a des capacités de réorganisation des connexions nerveuses. La récupération va dépendre de nombreux facteurs tels que la localisation et la taille de la lésion, l’âge, la motivation, la présence ou non de difficultés cognitives plus larges (mémoire, attention, etc.).Pour le patient, l’impact est surtout d’ordre psycho-social car il rencontre des difficultés majeures à échanger et interagir avec son entourage (personnel et professionnel). Cette incapacité à communiquer altère ses liens sociaux, son travail. Elle entraîne de véritables frustrations, surtout quand le patient est conscient de son trouble et de ses difficultés. “Les patients disent souvent “J'ai le mot en tête, mais il ne veut pas sortir”, ils ont vraiment le sentiment d’avoir le mot sur le bout de la langue sans pour autant parvenir à l’exprimer. Cela nous arrive à tous, mais dans le cas de l’aphasie, cela arrive parfois à chaque mot. Quand vous vivez cela toute la journée au quotidien, cela devient vite hyper frustrant et entraîner une forme d’isolement, la baisse de l’estime de soi, impact dans la vie pro du patient”.L’aidant proche est aussi fortement impacté au quotidien et doit fournir des efforts importants pour comprendre et interpréter ce que le patient tente de dire. Ces efforts permanents peuvent créer une surcharge cognitive, mentale et surtout émotionnelle pour les aidants proches qui doivent aussi apprendre à vivre avec une personne qui n’est plus celle qu’elle était avant.  Image “Le risque de burn-out est bien réel et, au-delà des problèmes de communication, les  troubles du langage et de la parole peuvent perturber la relation l’aidant et le patient dans le sens où, les rôles s’inversent. La personne qui, autrefois, était le pilier du foyer, de la famille, devient celle qui doit être pris en charge, assistée. Ce changement de dynamique peut être difficile à assumer et il existe des groupes de parole pour accompagner les aidants proches dans cette épreuve”.Les troubles de la parole et du langage chez les patients qui ont fait un ou plusieurs AVC constituent également un défi pour les soignants. La communication est clé dans le processus de revalidation, qu’il s’agisse de celle entre le soignant et le patient, le soignant et la famille du patient, les soignants entre eux. Comment aider quelqu’un à aller mieux si on ne comprend pas ou si on interprète mal ce qu’il nous dit ? C’est pourquoi nous disposons de toute une série d’outils qui, en fonction des capacités du patient, nous permettent, dans la plupart des cas, de le comprendre et de répondre à ses besoins. Nous utilisons des images, des mots écrits, des questions orales fermées (à laquelle il faut répondre par oui ou par non), l’écriture ou encore le dessin pour permettre au patient de s’exprimer et d’atténuer sa frustration. “Nous travaillons avec l’ensemble des thérapeutes impliqués dans le parcours de soin du patient afin de nous assurer que chacun comprenne au mieux ses besoins. Nous voulons  éviter les situations où les patients, excédés et découragés par leur incapacité à s’exprimer et à se faire comprendre, s’énervent et pleurent devant des professionnels de la santé qui veulent vraiment les aider et se sentent totalement impuissants”.Quelles sont les prises en charges médicales actuellement disponibles à l’Hôpital Erasme - H.U.B pour prévenir/limiter/traiter ( ?) les troubles du langage et de la parole chez les patients qui ont fait un/des AVC ? Lors d’un AVC, il faut agir le plus rapidement possible. Au niveau médical, l’H.U.B dispose d’une unité AVC (aussi appelée “Stroke Unit”) dans la Clinique Neurovasculaire qui effectue des interventions chirurgicales (la thrombectomie et la thrombolyse) pour déboucher les artères et refaire passer le flux sanguin normalement afin de limiter au maximum les lésions cérébrales.Au niveau paramédical, Le Centre de revalidation fonctionnelle neurologique ambulatoire pour adulte (CRFNA) rassemble une équipe multidisciplinaire composée de logopèdes, de kinésithérapeutes, d’ergothérapeutes, d’une psychologue, de neuropsychologues, de médecins et d’une assistante sociale qui place le patient au cœur de la prise en charge et travaillent tous en étroite collaboration pour répondre au mieux à ses besoins, mais aussi à ses objectifs personnels.Les ergothérapeutes proposent, en collaboration avec les logopèdes, des outils de communication, notamment en phase aigüe, et observent la façon dont le patient se débrouille, ils analysent ses capacités et évaluent la sévérité du trouble. Ils proposent aussi des exercices, comme par exemple, faire des catégories, assembler des mots ou encore récupérer le geste moteur pour l’écriture et mieux contrôler les mouvements pour la précision. Ces exercices sont nécessaires à toute une série d’activités qui seront menées avec les autres professionnels de la santé qui ont intervenir dans le trajet de soin du patient.  Image Les neuropsychologues travaillent sur les fonctions cognitives telles que la mémoire, l’attention, et la concentration, qui sont indispensables à la rééducation du langage et de la parole. Les kinésithérapeutes aident le patient à travailler sa posture, car cette dernière joue sur la respiration et donc sur l’expression orale. Nous avons également une psychologue dédiée au service qui accompagne le patient, mais aussi les aidants proches, dans la gestion émotionnelle et mentale de la vie après un AVC.Certains logopèdes sont présents à la “Stroke Unit” et rencontrent les patients en phase dite “aigüe”, c’est-à-dire, quand ils viennent de faire un AVC. Ils évaluent si le patient souffre d’un trouble de la déglutition pour déterminer s’il est apte à manger ou pas.Ensuite, le patient qui en a besoin est pris en charge dans le service de Revalidation Neurologique, en hospitalisation, car même si les patients sont plus stables médicalement, ils ont souvent encore besoin d’un suivi médical. Les patients ont également besoin d’un accompagnement par rapport à la perte d’autonomie qui est souvent importante au début (notamment, des troubles de la marche).D'autres logopèdes poursuivent le suivi des troubles de la déglutition (dysphagie) s’ils ne sont pas résolus et les troubles du langage (aphasie) et de la parole (dysarthrie) seront pris en charge. La rééducation pourra alors démarrer.Enfin, quand le patient entre en phase chronique, c’est-à-dire quand il doit vivre à moyen ou long terme avec les troubles induits pas l’AVC, logopèdes et neurolinguistes interviennent pour comprendre comment les choses se passent à domicile et pour faire le lien entre ce qui se passe dans le bureau et ce qui se passe à l’extérieur : il s’agit d’une étape importante, le transfert des acquis. Qu’est-ce que le patient, et/ou éventuellement l’aidant proche, peut mettre en place à domicile pour améliorer/retrouver une communication optimale ?Le patient a besoin d’un environnement calme.“L’aphasie, ce n’est pas de la surdité, c’est juste un problème de compréhension. Il ne sert donc à rien de parler fort, ni de crier pour communiquer”. Les patients qui rencontrent des troubles du langage et de la parole ont évidemment besoin de plus de temps pour formuler des mots et des phrases, il est important, même si la tentation est forte, de ne pas finir leur phrase à leur place, de ne pas les interrompre, de ne pas faire semblant de les comprendre car c’est très infantilisant et cela risque de “casser” leur désir de communication et leur motivation. Les questions fermées, celles auxquelles il faut répondre par oui ou par non, sont une excellente technique de communication. Les exercices du récapitulatif ou de reformulation sont aussi très utile aux aidants qui souhaitent s’assurer qu’ils ont bien compris ce que le patient a voulu dire. Un patient qui a fait un AVC ressent une fatigue extrême jusqu'à 2 ans après son accident. Il a donc besoin de repos pour se remettre, mais aussi pour laisser le temps à son cerveau de réorganiser les connaissances. “Souvent les personnes qui entourent le patient demandent ce qu’elles peuvent leur faire faire, mais le rôle de la famille ou de l’entourage est d’encourager et de motiver le patient dans ses efforts afin de maintenir son désir de communication. La rééducation, c’est notre métier. Ce dont les patients ont besoin de la part de leur famille, c’est de la patience et de la bienveillance”.Laura Moraldo, LogopèdeCostanza Rollo Collura, LogopèdeAgnès Brison, Neurolinguiste
Rich page
Leur fertilité, leur histoire : découvrez leur témoignage
Edith : parcours de FIV avec DPI Edith est suivie à l'Hôpital Erasme pour un parcours de FIV avec DPI, c’est-à-dire un Diagnostic Pré-Implantatoire. Tout a commencé lorsqu’on lui a diagnostiqué une maladie génétique provoquant des troubles du rythme cardiaque, avec un risque de mort subite, transmissible aux enfants avec une chance sur deux.... Écouter le témoignage Céline et Marie : deux mamans, la FIV, le DPI et le recours au don Céline et Marie (noms d'emprunt) sont en couple. Elles sont déjà mamans d'une petite fille de presque 3 ans, qui est née d'une FIV avec donneur et Diagnostic Pré-Implantatoire (DPI) sur les embryons pour cause génétique. Aujourd'hui, elles aimeraient donner un frère ou une soeur à leur fille, idéalement avec le même donneur... Écouter le témoignage Sarah : du parcours bébé à l'infertilité Sarah (nom d'emprunt) avait décidé de faire un bébé toute seule. Et il n’est jamais venu. Au début, elle pensait entamer un “parcours bébé”. Quelque chose de simple, de naturel, peut-être un peu long… mais accessible. Elle ne savait pas encore qu'elle entrait dans un parcours d’infertilité. Un chemin beaucoup plus solitaire, beaucoup plus exigeant aussi... Écouter le témoignage Elise : un long parcours de PMA en solo Elise (nom d'emprunt) a toujours voulu fonder une famille depuis sa plus tendre enfance. Cela semblait être la continuité logique suite à des études et le fait de décrocher un job. À 35 ans, elle décide de se lancer dans ce projet seule. Si au début, rien ne semblait poser problème, le parcours a été beaucoup plus long et fastidieux que prévu... Écouter le témoignage Eva : le syndrome de la Belle au bois dormant Eva voulait des enfants, mais pas trop tôt. Tandis qu'elle commence son projet, elle apprend très vite qu'elle a souffre du syndrome de la Belle au bois dormant qui empêche son cerveau d'envoyer les bons signaux à son corps pour sécréter certaines hormones, notamment celles pour tomber enceinte... Écouter le témoignage
Problématique de santé
Liaison interne gériatrique
Notre rôle L’Arrêté Royal définissant le Programme de Soins pour le patient gériatrique stipule que les patients âgés de 75 ans et plus fragiles doivent être évalués par une équipe mobile gériatrique pluridisciplinaire, ou équipe de liaison interne. Les unités de soins dépistent la fragilité de leurs patients dès l’admission et contactent ensuite s'il le faut l’équipe de liaison interne. Celle-ci évalue alors le patient et remet des recommandations pour que la prise en charge soit adaptée à la situation médicale et psychosociale de chaque patient. L'équipe de liaison apporte ensuite tout au long de l'hospitalisation de la personne âgée une expertise gériatrique aux services médicaux et chirurgicaux de l'hôpital. Un rapport est également transmis au médecin traitant. Image Nos spécialités La trajectoire de soins empruntée par le patient âgé gériatrique commence à domicile. L’hôpital n’est qu’un passage, et la coordination des soins, que ce soit au domicile ou en institution, est essentielle. L’équipe de gériatrie entretient des contacts solides avec les médecins traitants, les services de soins à domicile, les centres de revalidation, les centres de jour et les maisons de repos et de soins pour coordonner au mieux les soins prodigués. Elle assure également les transports et la formation continue du personnel des maisons de repos et de soins. Une bonne communication est indispensable. Les missions de l'hospitalisation sont d'évaluer le potentiel et les ressources des patients âgés fragiles ne pouvant être évalués en Hôpital de Jour dans le but de proposer un plan de soin et de sortie visant au maintien de l'autonomie du patient âgé. Le service offre l'expertise d'une équipe pluridisciplinaire qui évaluera le potentiel fonctionnel, cognitif, nutritionnel, social, etc. du patient âgé tout en traitant les maladies selon les recommandations actuelles. Les principaux syndrômes pédiatriques traités par l'équipe dont notamment les chutes, les troubles de la mémoire, la confusion, la perte d’autonomie, la malnutrition et la dysphagie, l'incontinence urinaire, etc. Salle d'hospitalisation aigüe Les missions de l'hospitalisation sont d'évaluer le potentiel et les ressources des patients âgés fragiles ne pouvant être évalués en Hôpital de Jour dans le but de proposer un plan de soin et de sortie visant au maintien de l'autonomie du patient âgé. Le service offre l'expertise d'une équipe pluridisciplinaire qui évaluera le potentiel fonctionnel, cognitif, nutritionnel, social, etc. du patient âgé tout en traitant les maladies selon les recommandations actuelles. Une gériatrie "de liaison" L’Arrêté Royal définissant le Programme de Soins pour le patient gériatrique stipule que les patients âgés de 75 ans et plus fragiles doivent être évalués par une équipe mobile gériatrique pluridisciplinaire. Les unités de soins dépistent la fragilité de leurs patients dès l’admission et contactent ensuite l’équipe de liaison, qui remet des recommandations de prise en charge adaptées à la situation médicale et psychosociale de chaque patient. L'équipe de liaison apporte une expertise gériatrique aux services médicaux et chirurgicaux de l'hôpital. Les syndromes gériatriques Le gériatre a donc de multiples affections à traiter, parmi lesquelles on retrouve notamment les syndromes gériatriques : La polymédication et la prescription inappropriée les déficits sensoriels, comme la surdité ou la malvoyance les chutes et les traumatismes, qui peuvent avoir des conséquences plus importantes qu’à un âge moins avancé (citons par exemple la fracture du col du fémur) l’ostéoporose et l’arthrose les maladies neurologiques, comme la démence les troubles dépressifs les pathologies cardio-vasculaires et respiratoires les troubles nutritionnels les troubles du sommeil les problématiques sociales complexes. L'intervention d'un gériatre dans un parcours de soins Les problèmes de santé rencontrés fréquemment par les personnes âgées nécessitent parfois d’envisager une intervention chirurgicale programmée, une chimiothérapie ou une radiothérapie en cas de cancer, des techniques interventionnelles minimales invasives comme le TAVI (traitement de la sténose de la valve aortique) ou encore une dialyse en cas d’insuffisance rénale sévère. La décision d’intervenir peut dépendre de nombreux facteurs, à la fois liés à la maladie en elle-même, mais aussi aux autres maladies que la personne peut présenter, ou au cumul de problématiques spécifiques de la personne âgée comme la dénutrition, les troubles de la mémoire ou les troubles de l’humeur, la perte de mobilité, etc. Le médecin spécialiste, chirurgien ou autre, sollicite dès lors l’avis du gériatre et de son équipe afin de préparer au mieux le patient avant l’intervention ou le traitement, en corrigeant les problématiques gériatriques. Cette évaluation se déroule soit en hospitalisation, soit en hospitalisation de jour gériatrique. Focus La prescription inappropriée de médicaments chez les personnes âgées   La somme des maladies présentées par les personnes âgées peuvent amener à une accumulation de médicaments qui présentent des effets secondaires, interagissent négativement entre eux et mènent parfois à des hospitalisations qui auraient pu être évitées. Le gériatre et le pharmacien clinicien peuvent émettre des recommandations en matière de traitement, afin d’éviter les complications liées à la prescription inappropriée. Nos spécialistes Services associés
Liaison interne gériatrique
Rich page
Liens
Liens SPF Santé publique, Sécurité de la Chaine Alimentaire et Environnement Agence Fédérale des Médicaments et des Produits de Santé, AFMPS Médicaments à usage humain Essais Cliniques - Textes Légaux Produits de santé Dispositifs/Appareillages médicaux Matériel Corporel Humain (MCH) Commission fédérale pour la recherche médicale et scientifique sur les embryons in vitro European Commission: Clinical trials EU Legislation - Eudralex EudraLex - Volume 10 Clinical trials guidelines European Medicines Agency - EMA Committee for Medicinal Products for Human Use (CHMP) EudraCT Législation belge Moniteur belge Avis du Comité consultatif de Bioéthique de Belgique