Apnées obstructives du sommeil

apnée du sommeil

Que sont les apnées obstructives du sommeil?

La plus fréquente des pathologies respiratoires du sommeil est le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAHOS), il touche environ 1 personne sur 20 en Belgique.

Il correspond à des arrêts de respiration – au moins 10 secondes – pendant le sommeil, lié à un collapsus des voies aériennes secondaire au relâchement musculaire nocturne. Le SAHOS s’accompagne souvent de ronflements, mais pas toujours. Il affecte la qualité du sommeil, avec des réveils nocturnes, un sommeil non récupérateur, une fatigue ou une somnolence diurne. A terme, le SAHOS peut entrainer de nombreuses conséquences physiologiques et/ou psychologiques, notamment cardiovasculaires, pulmonaires, métaboliques, psychiatriques (dépression) ou encore cognitives (troubles de la mémoire, de la concentration, etc.). Loin d’être anodin, le SAHOS altère significativement la qualité de vie.

Les principaux facteurs de risque de ces pathologies sont la consommation de tabac et le surpoids.

Prise en charge

Diagnostic 

L’examen diagnostique incontournable pour ce type de maladie est un examen du sommeil pratiqué à l’Unité Fonctionnelle du Sommeil Adulte. Celui-ci consiste à venir dormir une nuit à l’hôpital pour enregistrer les différents paramètres du sommeil afin de faire un bilan complet des différentes pathologies du sommeil comme le syndrome des jambes sans repos.

Comment se passe un test du sommeil ?  

Vous arrivez généralement vers 14h au laboratoire du sommeil. Un membre du personnel vous installe dans une chambre individuelle. Avant le coucher, on vous colle plusieurs capteurs, reliés aux différents appareils de mesure. Selon les cas, une caméra peut vous enregistrer durant la nuit. Ceci permet à l’équipe de repérer d’éventuels mouvements anormaux (ex. : mouvements de jambes, parasomnies, etc.), de veiller à votre sécurité en cas de trouble du comportement nocturne ou encore de venir rebrancher un capteur détaché pendant votre sommeil. Le lendemain, les nombreuses données recueillies sont analysées. Cette analyse permet de confirmer le diagnostic de SAHOS et/ou de repérer les potentielles autres pathologies du sommeil. Un bilan secondaire chez un autre médecin spécialiste est parfois nécessaire.

Traitement 

Selon les causes, l’origine et le degré de sévérité du SAHOS, divers traitements sont possibles :  

  • Les personnes dont le SAHOS est causé par le fait de dormir sur le dos se voient proposer un traitement positionnel afin, justement, de rectifier leurs positions de sommeil.
  • Le surpoids et l’obésité étant le premier facteur de risque du SAHOS, une perte de poids est toujours proposée aux personnes concernées.
  • L’alcool, le tabagisme et les médicaments myorelaxants (les benzodiazépines, par exemple) pouvant aussi aggraver un SAHOS. Les personnes concernées peuvent alors être orientées vers des prises en charge spécialisées pour les aider à réduire, voire se sevrer de ces substances.
  • La pression positive continue (CPAP) est un masque (le plus souvent) nasal, à porter pendant la nuit, qui permet de corriger les apnées.
  • L’orthèse d’avancée mandibulaire est généralement indiquée pour un SAHOS léger à modéré (< 30 apnées/heure). Cette orthèse est réalisée sur mesure en ORL et stomatologie.
  • La chirurgie maxillofaciale permet, chez les personnes concernées, de corriger la position de la mandibule (mâchoire du bas) et du maxillaire (mâchoire du haut), notamment en cas de SAHOS modéré à sévère (> 30 apnées/heure).