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Môle hydatiforme
Qu'est-ce que la môle hydatiforme ?
Les maladies trophoblastiques gestationnelles (MTG) constituent un groupe très rare (1 grossesse sur 1 000) d’affections qui surviennent en cas de développement anormal d’un œuf fécondé dans l’utérus.
Le terme « trophoblastique » fait référence au trophoblaste qui permet à l’embryon de s’implanter dans la paroi utérine et évoluent ensuite pour former le placenta.
La môle hydatiforme (grossesse molaire), est la forme la plus fréquente de MTG (80%). C’est une affection bénigne, c’est-à-dire non cancéreuse, mais considérée comme pré-maligne, car elle peut parfois évoluer vers une forme maligne. Même en cas d’évolution invasive, elle reste généralement très sensible au traitement.
Prise en charge / Clinique / traitement - bilan et diagnostic
Dans une grossesse molaire un déséquilibre génétique entraîne un développement anormal de l’œuf fécondé. Au lieu d’évoluer vers une grossesse normale, le tissu prolifère de manière incontrôlée, formant des vésicules remplies de liquide, donnant un aspect en « grappe de raisin » à l’intérieur de l’utérus, visible à l’échographie transvaginale précoce.
Il existe deux types de grossesses molaires, selon l’anomalie génétique survenue lors de la fécondation : La môle complète et la môle partielle (figure 1). Pour la môle complète, dans la majorité des cas, l’évacuation du tissu molaire suffit à traiter la situation. Toutefois, environ 15 à 20 % des patientes peuvent développer une néoplasie trophoblastique gestationnelle (NTG) post-molaire. Parmi celles-ci, environ 3 % présentent un choriocarcinome, une forme rare mais maligne de MTG. Dans la mole partielle, parfois, l’échographie peut montrer la présence d’un fœtus, mais celui-ci présente toujours des anomalies sévères et n’est pas viable. Dans la majorité des cas, l’évacuation du tissu molaire suffit à traiter la situation. Toutefois, environ 3 % des patientes peuvent développer une NTG post-molaire. Parmi celles-ci, environ 0,5 % présentent un choriocarcinome.
Les patientes sont vues et suivis dans notre institution aux consultations de Early Pregnancy Unit (EPU), où un gynécologue sénior et une sage-femme s’occupent du couple du début à la fin, à travers le diagnostic, le traitement et le suivi après curetage (voire brochure patiente). Le suivi garantie une accompagnant à la fois clinique et émotionnel, toute au long des prise de sang hebdomadaire à réaliser (jusqu’à négativation des hCG) et permets de baliser au mieux la future grossesse. Finalement grâce à la présence de la sage-femme une coordination est garantie avec l’équipe multidisciplinaire et les référents du territoire.
Conseils
Se présenter aux urgences si :
- saignements abondants : saignements sans arrêt, sans la possibilité de contenir le saignement
- douleurs insupportables : si pas d’amélioration après prise maximale des antidouleurs ou si vous avez perdu connaissance
- fièvre supérieure à 38.5°C
Les antidouleurs à prendre (sans prescription) :
- Paracétamol 1g max 4x/j
- Buscopan® 10 mg max 3x/j
- Ibuprofen 400 mg max 3x/j (pendant le repas)
Pour toute question, merci de nous contacter :
- EPU: +32 (0)2 555 38 64 (l-v 13-17h)
- gynécologue de garde : +32 (0)2 555 53 80 (24/24h)
Équipe multidisciplinaire
- Gynécologues EPU : Pr Garofalo G, Dr Imperiale I, Dr Valcarenghi M, Pr Fastrez M ( Chef de la clinique de gynécologie ), Pr Delbaere A (Chef de service)
- Sage-femme de coordination de l'EPU : Mme Décourt M
- Pathologue: Pr Noël JC
- Génétique : Dr Okutman O
- Imagerie : Dr Massez A
Focus / Recherche
Le service de gynécologie participe via le groupe ONCOGF (crgolf.be) aux lignes guide nationales. Nous inscrivons nos patientes au registre nationale des grossesses molaires après son accord (mole-chorio.be): cela permet d’améliorer nos connaissances et d’uniformiser la pratique clinique.
Aux seins de notre institution nous avons mené une étude rétrospective et descriptive, dans le cadre d’une mémoire de fin d’études en médicine, au sein de l’EPU. Nos résultats sont en ligne avec la littérature et enthousiasmant. Il nous incite à poursuivre dans l’investissement formative et clinique dans ce domaine. Notre équipe multidisciplinaire a également publiée des reports des cas.
Services associés
Version du 05/11/2026